Na zdrowie (15 mai 2014) de Didier Fossey

Un braquage qui tourne mal, des souvenirs de Sarajevo, 1996, la mission IFOR, le deuxième régiment étranger parachutiste et voilà Mandoline en vadrouille dans les Balkans pour voler au secours d’Élisa. Certains apprendront à leurs dépens que seules les montagnes ne se croisent pas, et qu’il ne vaut mieux pas mettre l’Embaumeur en colère. Didier Fossey nous emmène dans un road-movie paramilitaire, où la musique n’est pas d’Alfred Newman, mais de Mikhaïl Timofeïevitch Kalachnikov. Didier Fossey est né le 11 décembre 1954. Son père est policier et lui inoculera le virus, car en plus d’écrire des polars, Didier Fossey fait partie de la grande maison. De 1986 à 2000, il oeuvre au sein de la brigade anti-criminalité de nuit en groupe d’investigation, puis en 2001, il est affecté au groupe de recherches et d’investigations dans le 13e à Paris. Il y prend en charge le bureau de police administrative. La scène de départ de ce Mandoline, seul un flic qui l’a vécue est capable de l’écrire de la sorte… Luc Mandoline, un personnage sombre, mystérieux et attachant. Ancien légionnaire, aventurier, et enquêteur à ses heures perdues. Luc Mandoline est l’Embaumeur.

Critique : Une nouvelle aventure de  Luc Mandoline avec ici Didier Fossey à l’écriture
qui va nous offre un gigantesque carnage qui met en avance un braquage faramineux. Avec tout ses personnage qui sont à la limite stéréotypé avec le bon vieux personnage de l’indic du cousin un peu trouble, ect…l’auteur arrive à jouer avec nos nerf.
Un bon roman, qui joue avec les codes du genre et nous promène en Europe via un circuit touristique pas toujours de tout repos, et nous montre une police qui doit faire le ménage dans ses propres rangs,par contre un roman un peut trop destiné et mis sur l’accent masculine.Didier Fossey dresse un portrait de Luc Mandoline des plus charismatiques, le tout avec une intrigue originale et prenante. A découvrir !

Note : 8,5/10

 

  • Poche: 234 pages
  • Editeur : L’atelier Mosésu (15 mai 2014)
  • Collection : L’Embaumeur

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Harpicide (22 octobre 2013) de Michel Vigneron

Premier épisode des aventures de Luc Mandoline.
Un polar « aventurier » dont l’action se déroule Guyane.
Un légionnaire s’est fait Tuer lors d’une mission Harpie. Le chef de corps du 3ème REI fait appel à Luc, ancien de ce régiment, afin de s’occuper du défunt, et surtout de faire la lumière sur cette affaire. Et pour cela Luc à carte blanche, ce qui n’est pas pour lui déplaire.
Nous voici plongé dans l’univers de l’orpaillage clandestin, de sa violence, des garimpeiros et de la prostitution. Un roman sans concession, violent et réaliste.
Michel Vigneron à mis toute la verve qui le caractérise dans l’écriture de cet opus de l’Embaumeur.

Critique : Harpicide est le premier roman d’une série intitulée l’embaumeur, qui met en scène Luc, un ancien légionnaire reconverti comme embaumeur, c’est-à-dire qu’il prépare les corps avant les enterrements.
Ici pas trop de détails sur le métier de Luc même s’il est évoqué, on découvre principalement une partie du passé qui a façonné Luc, la Légion. Avec pour décor la Guyane. On fait connaissance avec Luc mais aussi avec ses deux meilleurs amis, d’abord Élisa, amie d’enfance , jeune femme forte et fragile à la fois et ensuite Sullivan, ancien légionnaire, dur à cuire, qui a inspiré à Luc sa vocation, lui qui se rêvait médecin légiste, il deviendra thanatopracteur « remplaçant » ainsi amené à voyager pour prêter main forte ou remplacer un collègue. de Luc, on entrevoit déjà pas mal de choses, mais l’accent est porté ici sur un côté plus sombre que son amie Élisa va découvrir dans leur voyage en Guyane.Michel Vigneron nous décrit l’environnement guyanais en nous entraînant dans le trafic d’or. On a la sensation d’être sur les lieux tant l’écriture semble coller à la réalité. Une ultra violence accompagne le texte qui se trouve adoucie par un humour très présent dans les dialogues, une contre balance qui permet d’oublier certaines scènes qui vous tordent instinctivement de douleurs imaginaires. Grâce à ce livre, nous comprenons mieux la situation de l’orpaillage en Guyane et nous nous familiarisons avec la mission Harpie débutée en février 2008, où gendarmes et forces militaires combattent ensemble contre ce trafic doré.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 279 pages
  • Editeur : l’Atelier Mosésu
  • Édition : L’atelier Mosésu (30 novembre 2012)
  • Collection : L’EMBAUMEUR

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