Yellowstone (4 novembre 2016) de L. Albar

2056, la Terre se meurt du réchauffement climatique, de la pollution et des conflits interethniques. La lune et d’autres plates-formes sont en chantier pour préparer l’évacuation des futurs survivants vers Mars.

Critique : Haletant, choquant, prenant, dérangeant, puissant, on ne saurait trop comment décrire ce livre. Yellowstone mêle habilement le côté science-fiction avec une réalité plus qu’aisément identifiable, intrigante, voire effrayante ! Articulée sur la ligne de Thalys qui va de Liège à Paris, l’action se passe essentiellement dans la capitale française et l’enquête policière est sans temps morts, efficace et prenante. Les personnages se révèlent cohérents, humains, ambigus et mêmes s’il est parfois difficile d’être d’accord avec eux, ils sont efficacesNous avons donc un roman qui se déroule dans un futur proche, non encourageant et durant lequel l’apocalypse se déclenche sur la Terre. Dans ce cadre hyper sombre, nous suivons Frank Malissol, flic d’élite, contraint et force de mener une enquête infiltré dans un service corrompu, le département du contrôle des zones.
Le récit est dense, compact, mais sans être étouffant, car l’auteur ajoute des touches d’humour, à prendre souvent au second degré, tout le long de l’histoireMélange des genres savamment dosé, parfaitement maîtrisé, pour un résultat agréablement surprenant.

Note : 9/10

 

  • Poche: 480 pages
  • Editeur : MNEMOS (4 novembre 2016)
  • Collection : Hélios

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Paris est une fête (4 novembre 2016) de Ernest Hemingway et Seán Hemingway

Au cours de l’été 1957, Hemingway commença à travailler sur les «Vignettes parisiennes», comme il appelait alors Paris est une fête. Il y travailla à Cuba et à Ketchum, et emporta même le manuscrit avec lui en Espagne pendant l’été 59, puis à Paris, à l’automne de cette même année. Le livre, qui resta inachevé, fut publié de manière posthume en 1964. Pendant les trois années, ou presque, qui s’écoulent entre la mort de l’auteur et la première publication, le manuscrit subit d’importants amendements de la main des éditeurs. Se trouve aujourd’hui restitué et présenté pour la première fois le texte manuscrit original tel qu’il était au moment de la mort de l’écrivain en 1961. Ainsi, «Le poisson-pilote et les riches», l’un des textes les plus personnels et intéressants, retrouve ici ces passages, supprimés par les premiers éditeurs, dans lesquels Hemingway assume la responsabilité d’une rupture amoureuse, exprime ses remords ou encore parle de «l’incroyable bonheur» qu’il connut avec Pauline, sa deuxième épouse. Quant à «Nada y pues nada», autre texte inédit et capital, écrit en trois jours en 1961, il est le reflet de l’état d’esprit de l’écrivain au moment de la rédaction, trois semaines seulement avant une tentative de suicide. Hemingway y déclare qu’il était né pour écrire, qu’il «avait écrit et qu’il écrirait encore »…

Critique : C’est de manière poétique, légère et plutôt détaillée que l’auteur relate des souvenirs qui se sont déroulés durant les années 1920. Des souvenirs qui mettent en scène de nombreuses amitiés célèbres (Gertrude Stein ou encore Francis Scott Fitzgerald), amitiés furtives ou durables, dans des lieux plus ou moins connus (Paris, Lyon, ou encore l’Autriche). Cependant, la vie d’Hemingway et de son épouse n’est pas particulièrement rose, et les débuts de l’écrivain sont plutôt difficiles: ainsi, les thèmes de la faim, du manque d’argent, voire de la souffrance du froid reviennent assez régulièrement. Mais le livre laisse au lecteur une morale plutôt optimiste : la vie se doit d’être vécue au jour le jour, de la meilleure des manières, car tout finit un jour par s’arranger. Dans un texte sensible Hemingway évoque la rencontre avec sa seconde femme et sa vie partagée entre deux femmes qu’il aime.

Note : 10/10

 

  • Poche: 352 pages
  • Editeur : Folio; Édition : édition revue et augmentée (6 septembre 2012)
  • Collection : Folio

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Déserteur (17 août 2016) de Boris Bergmann

Qui se cache derrière le « je » de ce journal intime aux allures de fable postmoderne, nous l’ignorons. Il nous ouvre néanmoins les yeux jusqu’à en frôler la brûlure. « Je » est avant tout un jeune homme en quête d’engagement et d’action mais incertain quant à son ancrage dans un monde informe. Génie de l’informatique, il met son talent au service d’une pensée radicale, utilisant son clavier comme arme pour hacker les actions de l’État et de ses suppôts. Une déconvenue amoureuse va cependant le faire basculer idéologiquement : pour contrarier l’être aimé, il s’engage dans l’armée française. Son savoir-faire plaît et il se voit aussitôt confier la programmation des drones qui survolent nos conflits, les ratissant « cliniquement ». Après avoir passé quelque temps derrière un écran parisien à manier à distance les armes du futur, il est envoyé en mission sur le terrain. Le voilà alors propulsé vers une base militaire du Moyen-Orient, aux côtés de jeunes soldats dont la ferveur se fissure vite face à l’inaction de leur fonction. Les drones mènent désormais la guerre à leur place ; la chair à canon n’a plus lieu d’être. Ils errent dans l’ennui en espérant la blessure, alors que notre « je », ostracisé, pianote à l’infini la défense d’un pays qui déshumanise le combat pour mieux tuer.

Critique : Boris Bergmann a un style et sait écrire, c’est indéniable.En nous plongeant dans les entrailles d’une jeunesse aux causes floutées, Boris Bergmann nous livre un roman aussi dompté qu’agile. Une lecture ardente servie par un style vif et ingénieux qui nous transporte dans une fascinante expérience de terrain où le sol ne fait que se dérober. Déserteur signe le retour fracassant d’un jeune prodige, et l’arrivée d’un grand roman dessinant les nouveaux contours de l’engagement et de la résistance. Ainsi, les points positifs sont nombreux, c’est un sans faute concernant le scénario. Pour ce qui est de l’écriture, il n’y a aucune lourdeur, le style de Bergmann reste simple, rythmé et efficace. Aucun de ses personnages n’est stéréotypé, chacun a ses ambiguïtés, là aussi le travail est époustouflant.Quant aux décors et aux descriptions, on n’est pas déçu, on visualise les scènes.Mais ce n’est pas tout, impossible de révéler un des gros rebondissements de l’histoire, mais il nous fait basculer dans une autre dimension, tel un triller paranoïaque, il nous fait vibrer et nous questionner encore plus.Le livre est un vrai turn-over, on le dévore d’une traite, pour assécher cette soif de savoir qui nous conduit vers la fin.Un super roman à lire, où on ne s’ennuie jamais.

 Note : 9/10

  • Broché: 278 pages
  • Editeur : Calmann-Lévy (17 août 2016)
  • Collection : Littérature Française
  • Prix : 17 euros

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La tour Eiffel en Italie (7 juillet 2016) de Mymi Doinet et Mélanie Roubineau

La tour de Pise est d’humeur maussade. Pour la distraire, son amie la tour Eiffel lui fait voir du pays. Mais ni le Colisée de Rome, ni les pizzas de Naples n’arrivent à la réconforter. Alors, la tour Eiffel a une idée de génie : se rendre à Venise, pour le carnaval !

Critique : La collection premières lectures de chez Nathan est vraiment parfaite pour les apprentis lecteurs en CP et en CE1!
Des bulles et du texte (mélange histoire et BD) ce qui facilite la lecture des enfants en apprentissage.
Une nouvelle aventure adaptée aux jeunes lecteurs, aux illustrations douces et gaies à la fois avec des dominante de teintes pastel, c’est fascinant.A offrir sans modération ,très belle collection.

Note : 9/10

 

  • Poche: 32 pages
  • Editeur : Nathan (7 juillet 2016)
  • Collection : Premières lectures

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La disparue de Belleville (26 avril 2016) de PETIT CHRISTOPHE

Le détective Karbaï croise Éléanore Parvie avec qui il a eu une histoire damour et dont la sur reste introuvable. Il débute ses recherches par le Shan Fong, complexe détenu par la « 14K », mafia chinoise. En France, quarante mille disparitions par an ; trente mille sont retrouvées. Quen est-il des autres : une chute dans un ravin, une noyade ? Un suicide improvisé ou pas ? Un enlèvement ? Autant de possibilités, autant dangoisses pour les proches. Ny a-t-il rien de pire que de ne pas savoir ?

Critique :  Un petit roman policier qui ce lit très vite et où  l’auteur nous donne quelques clés dès les premières pages, il faut vraiment attendre le dénouement pour se saisir de tous les fils de l’intrigue. C’est bien mené, sans temps morts, c’est un roman policier qui répond à tous les codes du genre et qui nous fait découvrir  un nouvel auteur. On passe donc un moment agréable tout en voyageant, le seul point négatif est que le livre est bien trop court.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 204 pages
  • Editeur : Editions L’Harmattan (26 avril 2016)
  • Prix : 19,50 euros

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L’écureuil : Tome 1 (1 juin 2016) de Fabien Grolleau

Les Prussiens sont aux portes de la capitale, le peuple de Paris gronde.

Mais qui est donc cet étrange gamin roux qui danse ou plutôt vole littéralement de toit en toit ?
Pourquoi le terrible Hector, Empereur des bas-fonds de Paname, veut absolument « avoir sa peau » ?
Et enfin, que vient faire dans cette aventure de haut vol l’immense Victor Hugo

Critique : Un premier tome formidable qui raconte une aventure Poétique et historique sur les toits de Paris, portée par personnage attachant rempli d’aventure dans un Paris des plus poétiques et où le récit nous entraine dans une histoire à la Arsène Lupin où le lecteur rencontrera Victor Hugo et nous fera vivre à travers les toits de Paris un monde historique que les adolescents et adultes vont aimer se plonger. Le graphisme de l’album est très influencé par Sfar, Blain et le côté reconstruction de la ville est éblouissante. On a hâte d’être en mars 2017 pour la suite.

Note : 9/10

 

  • Editeur : Editions Sarbacane (1 juin 2016)
  • Collection : BD

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90+ Ways You Know You’re Becoming by Shari Leslie Segall, Lisa Vanden Bos et Judit Halász

Tout petit et plein de pépites, illustrations aquarelles, plein d’humour, de perspicacité, de belles illustrations et de clins d’œil, il ouvre un nouveau regard sur les expatriés anglo-saxons en France et sur leurs amis, collègues, commerçants, voisins et autres Français qui les accueillent.

Critique : Avec ce livre les auteurs nous offre un brin de fraîcheur et une vue extérieure de la France.
Tracé avec de belle illustrations, ce portrait de Paris accentue les spécialités du quotidien dans la capitale: Entre cafés ( and tea of course), bières, sortes, boulot, anglais, drague … ce livre est un concentré d’humour & on ne se lasse pas des préjugés.                                    
Bravo pour cette plume légère et chatouilleuse.

Note : 8/10

 

  • Paperback: 100 pages
  • Publisher: FUSAC Editions

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