Laisse moi entrer de John Ajvide Lindqvist / bragelonne terreur / 11 mars

Résumé: Oskar a 12 ans et vit avec sa mère dans une banlieue glacée de Stockholm. Solitaire et discret, martyrisé au collège, Oskar n’a d’yeux que pour sa nouvelle voisine. Elle est si différente ! La petite fille ne sort que le soir, ne craint ni le froid ni la neige, et exhale une odeur douceâtre et indéfinissable. Oskar trouvera en elle un écho à sa propre solitude et ils deviendront vite inséparables. Mais que penser des meurtres et disparitions inexplicables qui se multiplient dans le quartier depuis son arrivée ?

Chronique: C’est par son second roman Le retour des morts que j’ai découvert Lindqvist et je garde un assez bon souvenir de cette lecture. J’avais trouvé sa relecture du mythe des morts-vivants, sous un prisme social, intéressante malgré quelques longueurs. C’est pourquoi je me suis lancé dans la lecture de son tout premier roman confiant dans ses talents.

Hors les longueurs c’est vraiment la seule chose que je retiens de cette nouvelle itération sur le thème du vampire. Sa vision du vampirisme n’apporte rien d’original. À sa décharge notons qu’il devient vraiment difficile de proposer quelque chose d’original sur ce thème. Cela étant dit cela n’excuse pas les errances de l’intrigue.

L’auteur multiplie les personnages avec leur propres arcs scénaristiques, non seulement ceux-ci se relèveront peu passionnants et sans véritables liens avec l’intrigue principale. L’aspect social est primordial dans ce premier récit de l’auteur suédois. La société suédoise des années 80 n’avait pas l’air d’être des plus reluisantes tant l’auteur insiste sur la misère sociale. Malheureusement il ne parvient pas à créer de l’empathie pour ses personnages que ce soit Tommy et sa crise d’adolescence sans relief ou Lacke et sa bande d’amis qui prennent une place trop importante alors que le véritable personnage de cette partie du récit est Virginia, qui n’est pas assez mise en avant pour que l’on ressente suffisamment d’empathie pour son sort.

À côté de ses digressions sans saveur, la relation entre Oskar et Eli est censée portée le récit. Oskar, personnage principal du roman, est crédible dans son rôle de tête de turc mais l’évolution du personnage est bancal, tantôt courageux et prêt à régler ses comptes avec ses tourmenteurs, tantôt passif comme si l’auteur ne parvenait pas à choisir comment faire évoluer son personnage. Quant à Eli son personnage est nimbé de mystère durant la majeure partie de l’histoire ce qui n’aide pas à créer une osmose entre ces deux parias. La révélation de ses origines arrivent trop tard et de manière trop succincte pour relancer le récit.

Une lecture assez mitigée donc et ce n’est pas la fin précipitée et narrée de manière maladroite qui va arranger les choses.

Note : 6/10

COLLECTIONL’Ombre
NOMBRE DE PAGES600
ISBN979-10-281-0345-3
TRADUCTEURSCarine Bruy

TEST BLU RAY : Underworld – Blood Wars ( 21 juin 2017) de Anna Foerster avec Kate Beckinsale, Theo James

Dans ce nouvel opus de la franchise de blockbusters,Underworld: Blood Wars suit la chasseuse de lycans Selene face aux agressions brutales des clans lycans et vampires qui l’ont trahie. Avec ses seuls alliés, David et son père Thomas, elle doit mettre fin à la guerre sempiternelle entre les deux clans, même si cela implique pour elle de faire le sacrifice ultime.

Chronique Film:  Depuis la création d’Underworld, Len Wiseman a multiplié ses suites à une vitesse étonnante et le sang n’a cessé de gicler dans la série. Ce nouvel épisode intitulé Blood Wars est loin d’être le pire du lot. Même si l’histoire est toujours la même… Le conflit entre les vampires et les Lycans est de retour et s’avère sans fin ! Tous veulent faire la peau à Selene, cette vampiresse. Et une menace est proche : le chef des loups-garous. Ce sont des péripéties répétitives à savoir des trahisons familiales, des dialogues risibles et de l’action à trop en faire, histoire de cacher un propos banal. Kate Beckinsale reste toujours aussi bonne dans son rôle et Theo James demeure assez charismatique et porte un rôle plus mature comparé aux Divergentes. Tobias Menzies de Game of Thrones qui interprète un méchant ne convainc guère, et est peu terrifiant… Seul, Lara Pulver étonne en vampiresse ambitieuse et diabolique, en se démarquant bien des autres. Les personnages ne sont pas suffisamment approfondis ! La nouvelle venue, Anna Foerster passant derrière la caméra propose cependant un peu de fraîcheur. La réalisation est plus maîtrisée que d’habitude et les scènes de combats sont mieux filmées, plus agréables à regarder.Ce qu’il faut retenir de ce cinquième de la licence est que Blood Wars n’est pas à prendre au sérieux. C’est une série B qui s’adresse uniquement à ces fans.

Note : 8/10

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Test Blu Ray :

Image : La cinquième édition de la franchise se manifeste à la lumière de la journée avec une superbe codage 1080p / AVC MPEG-4 de référence ce qui en fait le meilleur de la série. La photographie stylisée baigne l’écran entier avec des ombres sombres et sinistres qui pénètrent profondément dans l’écran tout en révélant les détails plus fins dans les parties les plus sombres. Le noir dans le vêtement, les tenues de latex, les voitures de luxe et divers meubles, bien que le contraste soit fortement maîtrisé, les blancs brillent brillamment et la visibilité sur la distance reste excellente dans chaque scène. Il y a très peu de couleur , mais il y a plusieurs flashs de bleus lumineux et électrisants et les rouges écarlates, tandis que les coups de feu et les explosions ajoutent des flammes ardentes d’orange.Présenté dans un rapport d’aspect 2.40: 1, le transfert numérique fraîchement découpé affiche des lignes pointues dans la maison baroque de Semira, les meubles gothiques élaborés et la salle de sport brillante et stérile où les jeunes vampires s’entraînent pour se battre.

Son :  Fait intéressant, le design sonore pour Blood Wars a été initialement enregistré pour Dolby Atmos, mais Sony a équipé le Blu-ray avec une bande sonore DTS-HD Master Audio 5.1, tandis que les propriétaires Ultra HD ont la possibilité de profiter du format. D’autre part, cette version est absolument incroyable, remplissant toute la pièce avec une variété de bruit et d’activité du début à la fin.  L’action est également répartie dans les trois canaux avant où beaucoup d’activité et de mouvement de fond offrent au film une présence attrayante et spacieuse. Les vocaux ne sont pas seulement bien priorisés et distincts, mais beaucoup de conversations se déplacent de manière convaincante hors écran, ce qui ajoute à la conception un sens impressionnant de l’espace. Le milieu de gamme est vaste et incroyablement dynamique, affichant des détails clairs et nets lors des moments les plus bruyants et les plus chaotiques. Et, comme d’autres ensembles dans la série, cette cinquième entrée arrive avec un fou d’un coup de foudre, qui fournit à chaque coup de feu, explosion, coup de poing et le pied de la patte de Lycan une sensation lourde et puissante. Avec quelques instants d’ici et là atteignant les profondeurs ultra-basses.

Bonus : Le roman graphique est une nouvelle version du film où les utilisateurs peuvent feuilleter les pages via leurs curseurs à distance. Les making off  détaillant la production, son design et son emplacement dans la franchise, mette en vedette des interviews de casting et d’équipage avec beaucoup de séquences.

 

  • Acteurs : Kate Beckinsale, Theo James, Tobias Menzies, Lara Pulver, Charles Dance
  • Réalisateurs : Anna Foerster
  • Audio : Anglais, Français
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région B/2
  • Rapport de forme : 2.35:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Sony Pictures
  • Date de sortie du DVD : 21 juin 2017
  • Durée : 91 minutes

 

Comment se débarrasser d’un vampire avec du ketchup, des gousses d’ail et un peu d’imagination de J.M. Erre

Depuis que Zazie a reçu un joli carnet, elle lui donne chaque jour un nom différent
et lui raconte tout par écrit : son abominable cousin Lucas, son chat Roudoudou et… son nouveau maître. Ses lectures, le teint blafard et les lèvres rouge sang de M. Labat la persuadent qu’il est un vampire. Aussi décide-t-elle de le combattre avant qu’il n’extermine toute la classe.

Critique: Voici le nouveau roman de J.M.Erre l’auteur de la superbe : Mystère Sherlock. Voici un livre de pur régal où nous nous trouvons avec Zazie une petite fille débordante d’imagination, impertinente et très drôle. Il n’y a rien de plus drôle que de suivre ses aventures. On y retrouve de l’humour, des illustrations nombreuses pour ponctuer l’écriture écrite tel un journal intime sur la rencontre de cette jeune fille avec un maître d’école vampire !
Le suspense est bien mené, jusqu’à un final très bien pensé qui fera sûrement naître des vocations.
Un petit roman très drôle et très intelligent.

Note : 9,5/10

  • Broché: 176 pages
  • Editeur : Rageot Editeur (20 janvier 2016)
  • Collection : Hors collection

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