Disponible sur Prime Video, Ballard enrichit l’univers de Bosch en nous plongeant dans les enquêtes de Renée Ballard, une détective obstinée et indocile. Marquée par une histoire personnelle trouble et un sens aigu de la justice, Ballard s’attaque aux dossiers que personne ne veut rouvrir. Mais sa ténacité l’expose aussi à des ennemis redoutables. Alors, que révèle la fin de cette première saison ? Et surtout… qui est le véritable tueur ?
Olivas : victime du cartel ou coup monté ?
La saison se clôt sur un meurtre retentissant : celui d’Olivas, ex-policier compromis avec un cartel. S’il s’apprêtait à coopérer avec la justice, tout laisse penser que le cartel a voulu l’éliminer avant qu’il ne parle. Théorie logique. Pourtant, c’est Ballard qui devient la principale suspecte, ce qui soulève bien des questions : pourquoi les enquêteurs ont-ils ignoré la piste évidente ? Ont-ils été influencés par des tensions internes ou manipulés par de fausses preuves ? Quelqu’un a-t-il utilisé son arme pour la piéger ?
Samira Parker, coupable inattendue ?
Parmi les suspects émergents, Samira Parker, la femme d’Olivas, apparaît comme une figure potentielle du crime. Trompée, trahie, profondément blessée, aurait-elle été poussée à bout ? Un message vocal de Ballard semble l’avoir fait vaciller… jusqu’au point de rupture ? Si l’on ne peut encore trancher, sa présence émotionnelle dans les derniers épisodes la place au centre des soupçons.
Et le père de Ballard ? Un mystère non résolu
Autre fil narratif intrigant : la disparition du père de Ballard, supposément mort dans un accident de surf… mais dont le corps n’a jamais été retrouvé. Un détail loin d’être anodin. En parallèle de l’enquête principale, Ballard tente de se reconstruire en façonnant une planche de surf à la main — un symbole fort de deuil, mais aussi d’une quête de vérité encore inaboutie. Cette énigme personnelle pourrait bien resurgir dans la saison 2.
Conclusion : pas de réponse nette, mais des pistes brûlantes
La saison 1 de Ballard s’achève sans désigner formellement le coupable. Entre règlement de comptes mafieux, vengeance intime et manipulation policière, la série entretient le doute… tout en installant les bases d’une suite pleine de tension. Une chose est sûre : Ballard devra désormais naviguer en eaux troubles, et apprendre à ne faire confiance à personne — pas même à ses propres souvenirs.
Sorti le 9 juillet sur Netflix, Ziam mêle film de zombies, action martiale et thriller post-apocalyptique dans une Thaïlande dévastée. Réalisé par Kulp Kaljareuk, ce survival thaïlandais met en scène Mark Prin Suparat (Singh) et Nychaa Nuttanicha (Rin), dans une lutte désespérée contre une épidémie aussi brutale que mystérieuse. Mais que signifie vraiment la fin ? Singh est-il mort ? Voici l’explication.
Une mort héroïque… ou presque
Alors que le toit de l’hôpital croule sous l’assaut des zombies, Singh reste en arrière pour couvrir l’évacuation de Rin et Buddy. L’explosion ravage le bâtiment, et tout laisse croire que le héros a péri dans un dernier acte de bravoure. Rin, dévastée, s’envole sans savoir si elle le reverra un jour.
Mais dans une scène post-générique inattendue, le film révèle que Singh a survécu. Il surgit d’un conteneur métallique, tue un zombie d’un violent coup de pied, et se tient debout, prêt à continuer le combat. Il aurait donc trouvé refuge dans ce caisson avant l’explosion, usant de son agilité et de son instinct de survie.
Singh, survivant jusqu’au bout
Le film suggère que Singh n’a pas survécu par chance, mais par détermination. Motivé par son amour pour Rin et un souvenir d’enfance partagé, il refuse de mourir. Dans une scène clé, on le voit écrire sur une vieille photo : “Our dream has finally come true.” Une phrase prémonitoire qui annonce qu’il n’abandonnera pas leur histoire, même au bord de la mort.
Certains signes renforcent cette idée : dans les derniers plans, Rin semble remarquer une silhouette familière à l’horizon. Son regard change. Est-ce Singh ? Rien n’est explicite, mais l’émotion dans ses yeux laisse entrevoir un espoir de retrouvailles.
Une menace bien vivante
Si Singh est en vie, le monde, lui, est toujours en perdition. Les rues sont envahies, la capitale submergée. L’épidémie se propage, et la comparaison implicite avec le COVID-19 donne une lecture glaçante : impossible de contenir un virus aussi virulent. La pandémie zombie pourrait s’étendre bien au-delà de Bangkok.
Mais l’espoir persiste. Comme dans World War Z, l’idée que des poches de résistance ou des contre-attaques militaires puissent s’organiser n’est pas exclue. Ziam pose les bases d’un monde en ruine mais pas encore perdu.
En conclusion : Singh est vivant, mais la guerre ne fait que commencer.
Le film ne ferme aucune porte. Il offre un twist final inattendu, des pistes pour une suite, et une symbolique romantique forte : l’amour comme moteur de survie. Ziam pourrait bien devenir la pierre angulaire d’un nouveau souffle du genre zombie, à la sauce thaïlandaise.
Sorti en salles le 2 juillet 2025, Jurassic World: Renaissance marque un nouveau tournant dans la saga, entre promesses de renouveau et menaces sous-jacentes. Sa fin, ouverte et dense, prépare clairement le terrain pour une suite – peut-être même une nouvelle trilogie. Décryptage.
Un ADN convoité… et trahi
Au terme du film, la mission de l’équipage – récupérer l’ADN de trois espèces majeures (le Mosasaurus, le Titanosaurus et le Quetzalcoatlus) – semble atteinte. Mais la trahison de Martin Krebs change la donne : il s’empare seul des séquences génétiques et abandonne ses coéquipiers sur l’île d’Ela St. Hubair. Sa fuite est de courte durée : il meurt, brutalement, tué par le D-Rex. Le reste de l’équipage, lui, parvient à fuir l’île.
L’ADN devient open source… mais à quel prix ?
Plutôt que de vendre l’ADN aux puissants laboratoires de Parkagenics, le Dr Henry Lumis et Azora Bennett prennent une décision radicale : le rendre accessible à tous. Une utopie en apparence. Car l’ADN prélevé sur Ela St. Hubair – un lieu peuplé de créatures mutantes et hostiles – est peut-être instable, voire dangereux. Un podcast entendu en fond suggère que ces séquences pourraient, mal utilisées, provoquer davantage de chaos que de progrès.
Les mutants : une menace dormante
Peu explorés dans ce premier opus, les mutants – dont le D-Rex – sont laissés en liberté sur l’île. Certains fans spéculent déjà qu’ils pourraient jouer un rôle clé dans la suite, notamment comme porteurs potentiels d’un remède à la mystérieuse « maladie DX ». Une hypothèse qui renforcerait l’intérêt d’un retour futur à Ela St. Hubair.
Dolores, Disease X et la chute possible de l’humanité
Parmi les éléments les plus inquiétants : Dolores, un bébé Aquilops ramené sur le continent. Inoffensif en apparence, il pourrait être le vecteur du virus DX, une maladie fictive issue des romans Jurassic Park. Transmissible à l’homme, cette infection à prions provoquerait des effets dévastateurs. Un simple contact ou une morsure pourrait suffire à déclencher une pandémie mondiale.
Parkagenics et Monsieur Parker : les nouveaux visages du mal
Enfin, l’ombre de Parkagenics plane sur tout le récit. L’entreprise semble être une version modernisée de Biosyn, la multinationale des premiers films. Mentionné brièvement, « Monsieur Parker » pourrait être une réécriture du personnage de Lewis Dodgson, figure emblématique des romans. Sa présence annonce une confrontation future entre les survivants et une industrie génétique sans éthique.
Conclusion : La fin de Jurassic World: Renaissance ne clôt pas, elle ouvre. Entre virus potentiel, ADN instable et corporations menaçantes, tout est en place pour un second volet plus sombre, plus politique, et sans doute plus tragique. La renaissance pourrait bien annoncer l’apocalypse.
Réalisé par André Kadi et Karine Vézina, Hola Frida s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes curieux de redécouvrir l’icône mexicaine sous un jour nouveau. Porté par les voix d’Olivia Ruiz, Emma Rodriguez et Rebecca Gonzalez, ce long-métrage d’animation retrace avec tendresse l’enfance de Frida Kahlo à Coyoacán, son quartier natal aux mille couleurs.
Le film met en scène une petite fille vive, différente, passionnée par tout ce qui l’entoure. Déjà confrontée à la maladie, à la solitude et aux douleurs physiques, Frida développe un imaginaire sans limites qui l’aide à affronter les épreuves. Ce parti pris narratif, loin d’un biopic classique, permet aux jeunes spectateurs de s’identifier à une héroïne résiliente, fantasque et profondément attachante.
L’animation, signée André Kadi, est d’une grande richesse visuelle. Elle mêle textures inspirées du folklore mexicain, motifs surréalistes et palette éclatante. Les transitions entre réalité et imaginaire sont fluides, poétiques, portées par une mise en scène inventive et dynamique. La musique originale, tout en douceur et en rythmes latinos, accompagne subtilement les émotions et les décors, renforçant l’ancrage géographique et affectif du récit.
🎤 Les voix et la direction artistique
Olivia Ruiz, dans le rôle de la narratrice adulte, incarne avec chaleur et justesse l’âme de Frida. Elle donne au personnage une dimension vivante et incarnée, entre fragilité et force intérieure. Rebecca Gonzalez et Emma Rodriguez complètent le casting vocal avec naturel et fraîcheur. La direction artistique fait le choix d’une sincérité douce, sans jamais verser dans la didactique ou la solennité.
💿 Édition DVD – Image & Son
Sorti récemment en DVD, Hola Frida bénéficie d’une édition soignée qui rend pleinement justice au travail visuel des réalisateurs.
Image : Le transfert est d’excellente qualité. Les couleurs éclatantes et les textures dessinées à la main conservent toute leur richesse, sans bavure ni perte de définition. Les contrastes sont nets, les contours précis, et les séquences oniriques conservent leur fluidité. Un vrai régal pour les yeux, notamment sur écran HD.
Son : La piste audio en français (Dolby Digital 5.1) est claire, bien spatialisée, avec une belle dynamique. Les voix sont parfaitement audibles, les ambiances sonores riches et équilibrées. La bande originale ressort avec ampleur, sans couvrir les dialogues. Une piste stéréo est également disponible pour les installations plus simples.
Bonus : L’édition propose un petit making-of de 10 minutes sur la fabrication du film, un jeu interactif pour les enfants, ainsi qu’un livret illustré de 12 pages retraçant les grandes lignes de la vie de Frida Kahlo.
🎯 Verdict
Hola Frida est un film d’animation rare : accessible, intelligent, esthétique, et profondément émouvant. Il réussit à parler aux enfants sans jamais simplifier à l’excès, et offre aux adultes un regard délicat sur la genèse d’une artiste majeure. L’édition DVD est à la hauteur de cette œuvre sensible et colorée, et constitue un bel objet à partager en famille. Une réussite à découvrir, à offrir, à conserver.
Rapport de forme : 1.78:1 Classé : Tous publics Dimensions du produit (L x l x h) : 13,5 x 1,6 x 19 cm; 104 grammes Réalisateur : André Kadi, Karine Vézina Format : PAL Durée : 1 heure et 18 minutes Date de sortie : 17 juin 2025 Sous-titres : : Français Langue : Français (Dolby Digital 5.1), Espagnol (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0), Espagnol (Dolby Digital 2.0) Studio : Blaq Out ASIN : B0DZYTXRFX
Une abeille qui butine, un départ en vacances, une bonne couche de crème solaire, un plongeon dans la mer et un ciel étoilé…
Avec Été pop, Aurore Petit célèbre la saison estivale dans toute sa simplicité et sa poésie. Pensé pour les tout-petits, ce charmant imagier cartonné propose six scènes en pop-up, chacune évoquant un moment-clé des vacances : l’abeille qui butine, le sac prêt pour le départ, la baignade dans la mer, la sieste à l’ombre ou encore le ciel étoilé. Des instantanés sensoriels, tendres et vivants.
Aurore Petit, déjà remarquée pour son travail sur les couleurs, poursuit sa série ludique et graphique autour des saisons. Son trait épuré et coloré, associé à des pliages astucieux, capte l’attention et éveille la curiosité des enfants. Chaque page est une invitation à nommer, décrire, ressentir, et surtout partager.
Sous ses airs de petit album joyeux, Été pop est un précieux outil d’éveil visuel et langagier. Un livre-objet à manipuler encore et encore, pour faire entrer l’été dans les petites mains.
ASIN : B0DWSTSTSQ Éditeur : MARTINIERE J Date de publication : 20 juin 2025 Édition : Illustrated Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 12 pages ISBN-13 : 979-1040122111
Depuis ses débuts, Aurélie Wellenstein bâtit une œuvre singulière, tissée de cauchemars fantastiques, de figures animales et de personnages en quête de rédemption. Rencontre avec une autrice pour qui l’imaginaire est un miroir tendu à nos parts les plus sombres… et les plus lumineuses.
L’attirance pour l’ombre
Vos romans sont souvent traversés par une atmosphère sombre, presque suffocante. Qu’est-ce qui vous attire dans ces zones d’ombre de l’âme humaine ? C’est assez curieux, parce que je n’ai pas de réponse claire à cette question. J’ai le sentiment que beaucoup de choses s’enracinent dans l’enfance. Très tôt, j’éprouvais de l’empathie pour les anti-héros, je cherchais à comprendre les antagonistes, même dans des œuvres très manichéennes. Ce qui me fascinait, c’était les récits borderline, surtout ceux qui m’échappaient. Et puis, j’ai cette appétence pour le sombre, qui me vient naturellement. Je ne la contrôle pas. J’ai d’ailleurs constaté que c’était assez partagé parmi les auteurs de dark fantasy.
Un univers cohérent, hanté et viscéral
Depuis Le Roi des Fauves, vous développez un univers singulier. Quel en est, selon vous, le fil conducteur ? Je suis partie de ce que j’appelais les « devenir-démon », des trajectoires de chute. J’aime cette idée de « voix de l’ombre », ce petit murmure sombre et dissonant dans nos têtes. Un temps, j’ai vu l’écriture comme un exorcisme. Aujourd’hui, je considère que je n’exorcise plus mes démons, je les incarne. Je les fais passer dans notre monde.
Métamorphoses et douleurs du corps
Le corps, la douleur, la transformation sont récurrents dans vos romans. Pourquoi cette fascination ? Ça remonte au mythe du loup-garou. J’aurais adoré me transformer en loup à la pleine lune. Presque tous mes romans parlent de cette métamorphose, que j’ai fait évoluer pour ne pas me répéter. Le Roi des fauves, par exemple, devait au départ mettre en scène des personnages qui deviennent tous des loups. Souvent, je me dis en écrivant : « arrête avec tes loups ! » et l’histoire bifurque.
Animalité et empathie
L’animal est omniprésent dans vos livres. Pourquoi ? Il y a un aspect symbolique, totemique. Mais surtout, il y a une volonté militante : en incarnant les animaux, la fiction permet au lecteur de les voir comme des individus, avec des émotions, un passé. Cela favorise l’empathie. L’émotion est un levier puissant pour défendre la cause animale.
Des héros cabossés
Vos personnages ne sont pas des héros classiques… Pourquoi ce choix ? Je trouve plus intéressant de suivre des personnages blessés, borderline, porteurs de traumatismes. Cela dit, j’explore aussi des figures plus « héroïques ». Nathanaël (La Fille du Feu), Kabalraï (Le Désert des couleurs), ou Isaiah, le héros de mon prochain roman, sont tous porteurs d’une force positive tournée vers les autres. J’aime aussi raconter des « gentils ».
Évolution de l’œuvre
Avez-vous l’impression d’avoir affiné ou radicalisé vos thématiques ? Je cherche toujours le bon axe pour défendre la cause animale. Blé noir était frontal, presque trop. Mers mortes a mieux fonctionné car j’ai adopté le point de vue des animaux. J’ai repris cette idée dans La Fille du feu. Mon prochain roman, Isaiah, me semble incarner plus profondément encore la rage qui m’habite depuis l’enfance… même si je suis encore trop plongée dedans pour être objective.
Une fiction réparatrice
La Fille du Feu semble plus lumineuse. D’où vient ce virage ? Je voulais écrire une fiction « réparatrice », à l’opposé du destructeur Roi des fauves. La Fille du feu met en scène un personnage moralement aligné, incapable de fermer les yeux sur la souffrance, agissant sans cynisme. Ce qui le rend vulnérable, mais profondément humain.
Le choc originel
Quelle image a déclenché l’écriture de La Fille du Feu ? Les incendies en Australie. Ces koalas brûlés qui sortaient des forêts dévastées m’ont bouleversée. Ces scènes mêlaient compassion et horreur. Le roman cherche à incarner cette double dimension, traumatique et solidaire.
Une œuvre en écho permanent
Ce roman vous paraît-il plus intime que les précédents ? Pas nécessairement. On met toujours de soi dans un texte. Certains romans contiennent des éléments vécus, méconnaissables car fondus dans la fiction. Pas La Fille du feu. Mais c’est un texte très habité, comme tous les autres.
S’inscrit-il dans un dialogue avec vos œuvres passées ? Oui. Mes romans se donnent la main. Chaque livre laisse une trace dans le suivant. La Fille du feu est aussi la reconstruction d’un roman précédent, refusé par tous les éditeurs car trop radical.
L’image comme point de départ
Qu’est-ce qui déclenche un roman chez vous ? Souvent une image forte, un concept visuel. Une mer fantôme, un désert qui efface la mémoire, un enfant dans l’œil d’un cerf… Cela commence flou, comme une vision dans une boule de cristal, puis l’image prend forme.
Une fin, pour frapper juste
Vous apportez un soin particulier à vos fins. Que doivent-elles produire selon vous ? Je veux que ça choque, que ça marque. Pas nécessairement un twist, mais une fin forte. Je crois qu’on se souvient plus d’un roman moyen avec une bonne fin que d’un excellent roman à la fin faible. Je ne prévois jamais mes fins à l’avance : je les laisse surgir.
Pour découvrir votre univers…
Quel roman conseilleriez-vous à un nouveau lecteur ? S’il lit déjà de l’imaginaire : L’Épée, la Famine et la Peste. Sinon : Mers mortes ou Le Désert des couleurs, selon sa sensibilité au sombre.
Vos sources d’inspiration ?
Stephen King, Jack London, Serge Brussolo pour l’imaginaire. David Lynch pour l’onirisme. Le peintre Zdzislaw Beksinski. Les jeux From Software pour la dark fantasy. Et aussi… les shonen ! Naruto, Bleach, Jujutsu Kaisen, Demon Slayer. Et bien sûr, Berserk.
Une flamme d’espoir
Que souhaitez-vous que le lecteur ressente en refermant La Fille du Feu ? Une émotion douce. Une chaleur lumineuse — pas celle des flammes, mais celle de l’espoir.
Et s’il suffisait d’une toute petite erreur, d’un mauvais numéro, d’un coup de fil imprévu, pour changer votre vie à tout jamais ?
Et si une erreur d’aiguillage sur le clavier d’un téléphone suffisait à bouleverser une vie ? C’est le point de départ de Mauvais numéro – bon mec, romance contemporaine au goût de retrouvailles, signée Riley Flowers. L’autrice y convoque tous les ingrédients du genre : une héroïne forte mais vulnérable, un milliardaire aussi charismatique que blessé, un enfant inattendu et des secrets enfouis depuis trop longtemps.
L’histoire repose sur une étincelle passée — un coup de foudre sur la plage, sept ans plus tôt — et un coup de fil imprévu qui ranime des braises jamais éteintes. Kelsey, fruit de cette rencontre éphémère, n’a jamais connu son père. Mais le destin, ou plutôt un mauvais numéro, remet Jason Monroe sur la route de la narratrice. Dès lors, c’est un chassé-croisé d’émotions : entre attraction brûlante, colère contenue, et peur de révéler la vérité.
Le roman ne se contente pas de jouer la carte du « secret de paternité » : il explore aussi les conséquences du choix d’une mère de partir, seule, de protéger son enfant, de taire une vérité trop lourde à porter. Et Jason ? Loin du cliché de l’homme d’affaires inaccessible, il se révèle au fil des pages plus touchant, plus complexe, et surtout prêt à remettre en question sa vie bien rangée.
Riley Flowers excelle à faire monter la tension — émotionnelle autant que romantique. Les scènes intimes sont sensuelles sans être gratuites, et les dialogues, souvent mordants, traduisent à merveille le tiraillement intérieur des deux protagonistes. Le tout est porté par une écriture fluide, addictive, où l’on tourne les pages avec l’urgence d’en savoir plus.
Mauvais numéro – bon mec est une romance qui assume pleinement ses codes, tout en insufflant une belle dose d’humanité et de gravité. On y parle d’amour bien sûr, mais aussi de pardon, de parentalité, et de choix difficiles. Un roman qui ravira les amateurs de « seconde chance romance » et qui pourrait bien vous décrocher quelques larmes. Une lecture coup de cœur, entre appel du passé et promesse d’avenir.
Quand la populaire Isabelle Coleman disparaît, tous les habitants de la petite ville de Denton se joignent aux recherches. Ils ne trouvent aucune trace de la jolie blonde, mais à cette occasion l’inspectrice Josie Quinn trouve une deuxième jeune fille dont ils ignoraient la disparition.
Avec Jeunes disparues, Lisa Regan livre un premier tome redoutablement efficace qui donne le ton d’une série policière à haute tension. Dès les premières pages, le décor est posé : la disparition d’Isabelle Coleman, jeune fille populaire de la ville de Denton, fait éclater la tranquillité de cette petite communauté soudée, où chacun croit tout savoir sur son voisin. Et pourtant, l’horreur rôde plus près qu’on ne l’imagine.
Lorsque l’inspectrice Josie Quinn découvre une seconde victime, inconnue de tous, réduite au silence par des traumatismes indicibles, l’enquête prend un tournant vertigineux. Lisa Regan déploie alors un récit haletant, construit sur une mécanique de suspense maîtrisée : secrets de famille, affaires classées trop vite, fausses pistes, mensonges institutionnels… Rien n’est laissé au hasard.
Josie Quinn, en tête d’affiche, s’impose d’emblée comme une héroïne forte, cabossée mais déterminée. Empêtrée dans ses propres blessures, confrontée à la défiance de sa hiérarchie et à la complexité d’un système qu’elle soupçonne de complicité, elle incarne cette génération d’enquêtrices que la colère rend plus lucide, et dont la vulnérabilité n’entrave en rien la force d’action. Sa quête n’est pas seulement judiciaire : elle est personnelle, viscérale, presque rédemptrice.
Le roman joue habilement sur les nerfs du lecteur, entre tension psychologique et rebondissements narratifs. Lisa Regan excelle à distiller les indices avec parcimonie, à poser ses révélations là où on s’y attend le moins. L’atmosphère de Denton, faussement paisible, devient au fil des pages un véritable personnage secondaire, pesant, inquiétant, nourri d’ombres et de non-dits.
Si certaines scènes flirtent avec l’insoutenable, elles ne tombent jamais dans le voyeurisme gratuit. La violence y est toujours ancrée dans la logique du récit, au service d’une dénonciation implicite : celle du silence complice, de l’aveuglement volontaire, et de l’incapacité des institutions à protéger les plus vulnérables.
Jeunes disparues est un page-turner dans la plus pure tradition du thriller nord-américain, mais il a ce petit supplément d’âme qui le rend inoubliable : une héroïne en clair-obscur, une intrigue percutante, et une tension qui ne relâche jamais. Premier opus d’une série qui promet de s’installer durablement dans les bibliothèques des amateurs de polar, ce roman vous tiendra éveillé bien au-delà de la dernière page. Un début fracassant.
Le jour où Jeanne a croisé le chemin de Lord Barton Hosting Shicton-Wave, son existence a viré au cauchemar. Séduite, dupée, la jeune femme est devenue la mère d’un enfant non désiré aux pouvoirs fabuleux et inquiétants.
Avec Les Démoniaques, Serge Brussolo signe l’un de ses textes les plus sombres et les plus fascinants. Publié initialement dans les années 1990 et longtemps introuvable, ce diptyque ressort enfin dans une édition soignée qui redonne toute sa puissance à un récit aujourd’hui considéré comme un classique du steampunk et du fantastique à la française. Plus qu’un simple roman d’horreur ou d’aventures ésotériques, il s’agit ici d’une relecture magistrale du roman gothique anglais, portée par une langue flamboyante et une imagination aussi fertile que dérangeante.
Dès les premières pages, Brussolo nous immerge dans un univers où le bizarre est la norme, où la science se confond avec la magie noire, et où la monstruosité ne réside pas toujours là où on l’attend. Le personnage de Jeanne, jeune femme piégée dans une spirale infernale après sa rencontre avec l’énigmatique Lord Barton Hosting Shicton-Wave, incarne à la fois l’innocence sacrifiée et la résilience face à l’indicible. Enceinte d’un enfant doté de pouvoirs surnaturels qu’elle n’a pas souhaité porter, manipulée par un protecteur plus démon que noble, elle est le point d’ancrage émotionnel d’un récit qui n’a de cesse de brouiller les frontières entre le rationnel et le cauchemar.
Lord Barton, figure d’aristocrate décadent à mi-chemin entre le savant fou et l’alchimiste, incarne quant à lui toute l’ambiguïté morale et esthétique du roman. À travers lui, Brussolo interroge le pouvoir, la manipulation, la fascination du mal et l’orgueil humain face aux forces qu’il croit pouvoir maîtriser. À ses côtés défilent une galerie de personnages secondaires tour à tour grotesques, inquiétants ou pathétiques, tous pris au piège d’un monde dont les lois obéissent davantage aux pulsions et à l’ésotérisme qu’à la logique.
Ce premier volume est marqué par un rythme haletant et une atmosphère dense, presque suffocante, renforcée par une écriture sensorielle, baroque et visuelle. Brussolo excelle à décrire les décors — châteaux délabrés, laboratoires décadents, brumes lourdes de présages — comme à instiller l’inquiétude dans les gestes les plus anodins. Tout dans ce récit évoque la démesure : des dialogues ciselés, des scènes à la limite du grotesque et du sublime, des visions hallucinées qui convoquent les maîtres du genre, de Mary Shelley à Lovecraft, en passant par Poe et Lautréamont.
Mais Les Démoniaques ne se limite pas à un exercice de style. Derrière le vernis du fantastique, Brussolo tisse une réflexion sur la condition féminine, sur le pouvoir patriarcal et sur les enfants comme objets de fantasme et de contrôle. C’est un roman où le politique affleure dans les plis de l’horreur, où le destin individuel devient métaphore d’une époque hantée par ses excès scientifiques et moraux.
La réédition de ce premier volume constitue donc un véritable événement littéraire. Pour les lecteurs déjà familiers de l’œuvre de Brussolo, elle permet de redécouvrir l’une de ses œuvres les plus ambitieuses et les plus abouties. Pour les autres, c’est une porte d’entrée idéale dans un univers littéraire singulier, foisonnant, et profondément marquant. Le second tome viendra, on l’espère, clore cette fresque avec autant de souffle et d’éclat.
Une histoire tendre aux couleurs de l’été avec des reflets dorés sur toutes les pages !
Avec Cap sur l’été !, Jo Hoestlandt signe une histoire ensoleillée pleine de fraîcheur, d’humour et de tendresse, superbement illustrée par Crescence Bouvarel. C’est l’été, il fait chaud, très chaud dans la forêt… alors les animaux se rassemblent au bar-nénufar de Verte la grenouille pour se rafraîchir. L’ambiance est à la sieste, jusqu’à ce que surgisse Colette la mouette : dynamique, fantasque, elle pousse la bande à partir… à la mer !
L’aventure est lancée, et le récit devient une belle odyssée collective, où chacun participe à sa façon, entre enthousiasme, inquiétude et solidarité. Comment traverser les collines, les rivières, les obstacles ? Ensemble, ils trouveront les solutions – et la magie du voyage opère.
Ce qui frappe dès les premières pages, c’est la qualité graphique : des couleurs éclatantes, des détails tendres et surtout, des reflets dorés qui illuminent chaque illustration. L’effet scintillant donne à cette histoire une dimension sensorielle, presque magique, qui capte l’œil autant que le cœur.
Un album joyeux, idéal à lire à l’ombre d’un arbre ou avant un départ en vacances. Une fable lumineuse sur l’élan collectif, la découverte et la beauté de l’été partagé. À offrir sans hésiter aux petits explorateurs
Éditeur : Grund Date de publication : 5 juin 2025 Édition : Illustrated Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 32 pages ISBN-10 : 232403722X ISBN-13 : 978-2324037221