À bord du Charles de Gaulle, le danger ne vient pas seulement de l’horizon. Le dénouement du thriller fait converger les crimes commis sur le porte-avions et une opération hostile qui menace sa mission.
Attention, cet article contient des spoilers sur la première saison.
Une mort suspecte, une disparition, puis une nouvelle victime : l’enquête de Paul Fischer transforme progressivement le porte-avions en scène de crime. Dans cet espace où chacun dépend des autres, la présence d’une menace parmi les membres d’équipage fragilise autant la confiance que la sécurité du bâtiment.
Les derniers épisodes rapprochent les deux dimensions du récit : la recherche du responsable des meurtres et la nécessité de préserver un navire engagé dans une mission stratégique.
Des crimes qui dépassent le cadre d’une affaire individuelle
La réapparition d’Émilie Lafont, l’officier atomicienne portée disparue, relance les investigations. Son témoignage apporte de nouveaux éléments et fait apparaître des liens entre les événements survenus à bord.
L’enquête révèle ainsi une entreprise plus vaste : les violences ne constituent pas une succession de faits indépendants. Elles participent à une opération destinée à entraver la mission du Charles. La menace intérieure prend alors une autre ampleur, puisqu’elle accompagne un danger venu de l’extérieur.
Le dénouement repose sur cette convergence. Résoudre l’affaire criminelle devient indispensable pour permettre à l’équipage de faire face à l’offensive qui se prépare.
Helena Duval au centre de la crise
Pour Helena Duval, commandant en second, la difficulté consiste à agir sur plusieurs fronts. Elle doit identifier la menace embarquée, composer avec sa hiérarchie et maintenir la capacité de réaction du porte-avions.
La confrontation finale met donc à l’épreuve son autorité autant que son sang-froid. Dans un environnement régi par les procédures et la discipline, elle doit prendre des décisions alors que la confiance au sein du collectif est compromise.
Son parcours donne au final son enjeu humain : comment continuer à commander lorsque le danger peut venir de ceux avec lesquels on doit agir ?
Que signifie ce dénouement ?
La conclusion rapproche la vulnérabilité des individus de celle du bâtiment. Malgré sa puissance militaire, le Charles reste dépendant de la cohésion de son équipage. Une faille interne peut compromettre l’ensemble de sa mission.
C’est cette tension qui structure la fin de saison : l’enquête et l’action militaire deviennent les deux faces d’une même crise. Le porte-avions constitue à la fois un outil de défense, un lieu de vie et un piège dont personne ne peut simplement sortir.
Sous les situations comiques et les désaccords de ses deux héros,Ici et là-baspose une question : faut-il se transformer pour trouver sa place ? Le dénouement du film de Ludovic Bernard répond à travers deux parcours qui se complètent.
Attention, la suite contient des spoilers.
Sorti le 17 avril 2024, Ici et là-bas réunit Ahmed Sylla et Hakim Jemili dans une comédie sur l’appartenance et les préjugés. Adrien vit au Sénégal depuis quinze ans avec Aminata lorsqu’un problème de visa le contraint à rentrer en France. Il est accueilli par Sékou, un cousin de sa compagne, dont les ambitions professionnelles occupent une grande partie du quotidien.
Une tournée commerciale les entraîne sur les routes françaises. Leurs différences deviennent alors le moteur d’un voyage qui remet en question leur rapport aux autres, à leurs origines et à leur propre identité.
Sékou cesse de s’effacer pour réussir
Sékou envisage d’abord sa carrière comme un exercice d’adaptation permanent. Pour décrocher une promotion et devancer Julien Bergeron, son concurrent, il s’impose de correspondre aux attentes de son entreprise. Cette stratégie le conduit à supporter des comportements qu’il devrait pouvoir contester.
Sa confrontation avec sa patronne marque une rupture. En exprimant enfin ce qu’il pense, il refuse de faire dépendre sa valeur de l’approbation de sa hiérarchie. La reprise de son prénom de naissance donne une traduction personnelle à cette décision : sa réussite ne doit plus exiger qu’il dissimule une partie de lui-même.
Les excuses de Julien viennent également apaiser leur rivalité. Elles permettent de dépasser une compétition dans laquelle chacun s’est laissé entraîner trop loin.
Adrien rappelle que le foyer se construit
Le parcours d’Adrien éclaire autrement cette recherche d’appartenance. Français, il situe pourtant sa vie au Sénégal, auprès d’Aminata. Son retour en France ne constitue donc pas, à ses yeux, un retour chez lui.
Ce décalage nourrit le sens du titre. « Ici » et « là-bas » changent selon celui qui parle : le pays familier pour l’un peut devenir un lieu de passage pour l’autre. Le foyer se définit aussi par les relations, les habitudes et les choix qui donnent une direction à une existence.
Une conclusion sur la liberté de se définir
La fin rapproche ainsi deux expériences différentes. Sékou apprend à défendre sa place sans s’effacer ; Adrien affirme un attachement qui dépasse son pays de naissance.
On peut y lire une invitation à laisser chacun définir ses appartenances. Derrière la mécanique du duo comique, Ici et là-bas défend cette liberté simple : pouvoir raconter soi-même qui l’on est, sans laisser les préjugés écrire toute l’histoire.
Gaston, c’est un des personnages les plus sympathiques de toute la bande dessinée franco-belge.
Gaston possède une énergie inépuisable, à condition de ne pas la consacrer à son travail. Ce paradoxe reste un formidable moteur comique pour ce tome 23, qui réunit Lewis Trondheim au scénario et Delaf au dessin. Leur défi : prolonger l’univers de Franquin en retrouvant ce mélange de fantaisie, de tendresse et de catastrophes qui fait son charme.
Réduire Gaston à sa paresse ferait oublier l’essentiel. Ce rêveur est aussi un inventeur obstiné, capable de déployer des efforts considérables pour suivre une idée. Le décalage entre son enthousiasme et les conséquences de ses initiatives nourrit une mécanique toujours séduisante : Gaston poursuit sa logique, tandis que son entourage tente d’en contenir les dégâts.
La galerie de personnages participe pleinement à cet équilibre. Prunelle incarne la tension permanente face à un employé qui échappe à toute organisation. De Mesmaeker apporte ses ambitions commerciales et son tempérament explosif. Quant à ’Moiselle Jeanne, son affection pour Gaston introduit une douceur précieuse au milieu du désordre. Chacun possède ses attentes, que le gaffeur vient involontairement contrarier.
L’arrivée de Lewis Trondheim au scénario suscite particulièrement la curiosité. Son goût de l’absurde et des situations qui dérapent trouve ici un terrain propice. L’enjeu consiste à renouveler les occasions de rire tout en préservant la singularité de Gaston : une manière de résister aux obligations, souvent sans même avoir conscience de provoquer qui que ce soit.
Le dessin de Delaf porte, de son côté, l’exigence de continuité graphique. Chez Gaston, le comique repose autant sur une expression ou une posture que sur la chute. La lisibilité d’une invention, la montée de l’exaspération et le mouvement d’une catastrophe constituent une véritable écriture visuelle.
Le titre, Des Boum et des Paf, annonce joyeusement la couleur : l’ordre du bureau reste précaire. Mais derrière les explosions demeure ce qui rend Gaston si attachant, cette liberté d’inventer et de s’émerveiller qui transforme les contraintes quotidiennes en terrain de jeu. Un héritage dont cette nouvelle association d’auteurs entend préserver la vitalité.
Éditeur : DUPUIS Date de publication : 21 octobre 2026 Édition : Illustrated Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 48 pages ISBN-10 : 2808513828 ISBN-13 : 978-2808513821
Au 13e Art, Fauve Hautot et Romain Guillermic réunissent neuf interprètes dans une création où la danse électro rencontre les danses de salon et le cinéma. Avec leur compagnie Same But Different, ils explorent la solitude, la rencontre et la force du collectif. Une proposition dont l’enjeu dépasse le croisement des styles : trouver comment avancer ensemble en conservant ce qui rend chacun singulier.
Let’s Go! : deux mots qui donnent une impulsion, presque un signal de départ. Le titre contient déjà une invitation à quitter sa place, à risquer un mouvement vers les autres. Cette dynamique constitue le point de rencontre entre Fauve Hautot et Romain Guillermic. Chorégraphes, metteurs en scène et interprètes, ils réunissent autour d’eux une troupe dont les histoires et les identités nourrissent la création. Leur compagnie, Same But Different, inscrit cette diversité au cœur de son projet.
L’association des deux artistes ouvre un terrain chorégraphique particulièrement fécond. Les danses de salon et l’électro possèdent leurs codes, leurs habitudes et leurs façons d’organiser la relation. Les faire dialoguer suppose de déplacer certains repères : apprendre à recevoir une autre énergie, découvrir une manière différente de marquer le rythme, trouver un équilibre entre son propre vocabulaire et celui du partenaire.
Cette rencontre permet d’interroger ce que signifie partager une scène. Un interprète arrive avec une technique, mais aussi avec une présence, une mémoire corporelle et une manière personnelle de s’engager. Le collectif se construit à partir de ces éléments. Il demande à chacun de trouver sa place tout en restant attentif à celle des autres. Le nom de la compagnie prend alors une résonance concrète : une expérience commune peut réunir des personnalités sans les rendre interchangeables.
Dans sa critique, Classykêo décrit un parcours traversant la solitude, la confrontation, l’amitié et l’amour. Le mouvement devient ainsi le support d’une progression sensible, faite d’élans, de résistances et de rapprochements. Les passages les plus physiques alternent avec des instants plus suspendus, donnant plusieurs intensités à cette recherche du lien.
Cette alternance est essentielle à la lecture du projet. L’énergie peut traduire la joie de se retrouver, mais aussi le besoin de s’imposer ou de se protéger. Un retrait, une hésitation ou une distance entre deux corps peuvent raconter tout autant. La danse possède cette capacité à rendre perceptibles des états qui précèdent les mots. Elle donne une forme à ce moment fragile où l’on cherche encore comment entrer en relation.
La place accordée au groupe invite également à considérer autrement la virtuosité. Une prouesse individuelle attire naturellement le regard ; l’accord entre plusieurs interprètes engage une attention plus diffuse. Il faut observer les relais, la circulation d’une impulsion, la manière dont une présence en soutient une autre. Cette intelligence collective constitue un enjeu artistique à part entière. Elle fait du plateau un espace de négociation permanent, où chacun contribue à un équilibre vivant.
Le cinéma enrichit cette réflexion sur la présence. Classykêo souligne l’utilisation d’une caméra suivant les danseurs jusque dans les coulisses, ainsi que celle de miroirs qui prolongent les perspectives. L’image permet de franchir les limites habituelles du plateau et de rendre visibles certains espaces de fabrication du spectacle.
Le regard du public se trouve dès lors sollicité de plusieurs façons. Il peut embrasser un ensemble ou se rapprocher d’un détail, suivre un corps sur scène puis retrouver sa trajectoire à l’écran. Cette coexistence de points de vue pose une question stimulante : que choisit-on de regarder, et que découvre-t-on lorsqu’un autre regard nous guide ? Le dispositif fait ainsi écho au sujet de la pièce. Rencontrer quelqu’un, c’est aussi accepter de modifier sa perspective.
L’ouverture sur les coulisses possède une autre portée. Elle rappelle qu’une représentation repose sur une communauté de travail plus large que les seuls artistes exposés à la lumière. Montrer ce qui entoure le plateau donne une profondeur supplémentaire à l’idée de collectif. Le spectacle devient le résultat d’une coordination, d’une confiance et de gestes partagés.
La scénographie de Christophe Ouvrard, les lumières de Dimitri Vassiliu et les arrangements musicaux d’Alexandre Grynszpan participent à cet univers. Autour de Fauve Hautot et Romain Guillermic, la distribution parisienne rassemble Lexane Turc, Tianée Achille, Tonbee Lecter, Pauline Journé, Stefano Forlini, Clément Taugeron et Cacao.
Au cœur de Let’s Go!, la question de l’identité demeure donc inséparable de celle de la relation. Comment être reconnu pour ce que l’on apporte ? Comment rejoindre un groupe sans s’y effacer ? Comment faire d’une différence une possibilité d’échange ? Ces interrogations trouvent dans la danse un terrain particulièrement direct : elles passent par des distances, des rythmes, des appuis et des réponses physiques.
C’est cette dimension qui donne au projet sa portée. La rencontre y apparaît comme une pratique, quelque chose qui s’essaie et se construit. Il faut s’approcher, ajuster son geste, laisser une ouverture. Le mouvement partagé devient alors une manière d’explorer ce que chacun peut apporter aux autres et recevoir d’eux.
Let’s Go! porte ainsi une invitation généreuse : envisager le collectif comme un lieu où les singularités peuvent s’exprimer pleinement. Son titre prend tout son sens dans cette mise en mouvement commune. Partir ensemble suppose un premier élan ; la danse permet de lui donner corps.
Let’s Go! — Le 13e Art, Paris. Jusqu’au 8 novembre 2026, puis en tournée à partir du 10 novembre. Chorégraphie et mise en scène : Fauve Hautot et Romain Guillermic. Durée : 1 h 15.
Profitez de la musique comme l’artiste l’a voulue avec le casque sans fil à réduction de bruit Technics EAH-A1000E.
Avec le Technics EAH-A1000E, la marque japonaise propose un casque sans fil ambitieux, pensé pour les amateurs de musique qui recherchent une expérience d’écoute soignée sans sacrifier le confort ni les fonctionnalités modernes. Entre ses transducteurs de 40 mm à fluide magnétique, sa réduction active du bruit, sa compatibilité Hi-Res Audio et son autonomie annoncée de 45 heures, ce modèle affiche de solides arguments.
Dès le premier regard, sa finition Platinum Greige lui donne une identité élégante. Technics privilégie ici une esthétique sobre, loin des casques aux lignes trop démonstratives. Le résultat est un appareil qui semble aussi bien adapté aux déplacements professionnels qu’aux longues séances d’écoute à la maison.
Une conception tournée vers la qualité audio
Le principal intérêt de ce casque réside dans ses transducteurs de 40 mm utilisant un fluide magnétique. Cette technologie vise à mieux contrôler les mouvements de la membrane et à limiter les distorsions, avec l’objectif de restituer les morceaux de manière plus précise.
Sur le papier, cette conception est particulièrement séduisante pour les personnes qui apprécient les enregistrements détaillés, les instruments acoustiques ou les productions musicales riches en nuances.
La compatibilité avec le codec LDAC constitue également un argument important. Avec un smartphone compatible et des fichiers audio de bonne qualité, elle permet une transmission Bluetooth à débit élevé, même si les performances réelles dépendent de la source et des conditions de connexion.
La prise en charge annoncée du Dolby Atmos ajoute une dimension supplémentaire pour les contenus compatibles. L’objectif est de proposer une écoute plus enveloppante, avec une meilleure perception de l’espace sonore. Cela peut être intéressant pour certains albums, films ou concerts, sans pour autant remplacer la qualité intrinsèque de l’enregistrement.
Une réduction de bruit pensée pour le quotidien
La réduction active du bruit est devenue indispensable sur un casque de cette catégorie. Elle présente un intérêt évident dans les transports, les bureaux partagés ou les environnements bruyants.
Pouvoir atténuer les bruits ambiants permet de profiter de sa musique à un volume plus raisonnable, sans chercher systématiquement à couvrir les sons extérieurs.
Il reste toutefois important de distinguer les caractéristiques annoncées des performances réelles. L’efficacité de la réduction de bruit dépend notamment de la fréquence des sons, de l’ajustement des coussinets et de l’environnement. Seul un essai comparatif permettrait de situer précisément ce Technics face aux références de Sony, Bose ou Sennheiser.
Un confort essentiel pour les longues écoutes
Le format circum-aural, qui entoure les oreilles, est un choix cohérent pour un casque destiné à une utilisation prolongée. Il permet théoriquement de mieux répartir la pression et d’obtenir une isolation passive complémentaire.
C’est un point auquel j’accorde beaucoup d’importance : un casque peut proposer une excellente qualité sonore, mais perdre une grande partie de son intérêt s’il devient inconfortable après une heure.
La conception pliable est également appréciable pour les déplacements. Elle facilite le rangement et rend le casque plus pratique à transporter qu’un modèle dont l’arceau reste rigide.
La finition Platinum Greige apporte enfin une touche raffinée qui distingue ce casque des traditionnelles versions noires.
Bluetooth 6.0 et autonomie généreuse
Avec sa connexion Bluetooth 6.0, le Technics EAH-A1000E affiche une fiche technique moderne. Il faut néanmoins rappeler que la version Bluetooth ne suffit pas, à elle seule, à garantir une meilleure qualité sonore : les codecs pris en charge et leur implémentation jouent un rôle déterminant.
L’autonomie annoncée de 45 heures constitue en revanche un argument particulièrement convaincant. Pour une utilisation quotidienne de quelques heures, cela représente plusieurs jours d’écoute avant de devoir recharger le casque.
Cette endurance peut faire la différence lors des voyages, des longues journées de travail ou simplement pour ceux qui n’aiment pas multiplier les recharges. Il faudra cependant vérifier les conditions dans lesquelles cette autonomie est obtenue, notamment avec la réduction de bruit activée et l’utilisation du LDAC.
Un casque destiné aux auditeurs exigeants
Ce Technics semble avant tout s’adresser aux personnes qui recherchent un casque polyvalent, capable d’accompagner aussi bien les déplacements que les moments d’écoute attentive.
Son principal intérêt est de réunir plusieurs caractéristiques haut de gamme dans un seul appareil : une conception acoustique ambitieuse, des technologies audio avancées, une réduction active du bruit, un design soigné et une autonomie confortable.
Quelques réserves méritent néanmoins d’être soulignées. Les performances du Dolby Atmos et du LDAC dépendent des appareils et des contenus utilisés. Le confort reste personnel, tandis que l’efficacité de la réduction de bruit demande une véritable mise à l’épreuve. Enfin, les 45 heures d’autonomie constituent une valeur annoncée par le fabricant, et non une mesure vérifiée ici.
Verdict : une proposition ambitieuse et élégante
Le Technics EAH-A1000E possède de nombreux arguments pour séduire les amateurs de belle restitution sonore. Sa technologie de transducteurs, sa compatibilité avec les formats audio haute qualité et son autonomie généreuse témoignent d’une volonté de proposer davantage qu’un simple casque Bluetooth.
J’apprécie particulièrement l’équilibre recherché entre sophistication technique et utilisation quotidienne. Le design reste discret, le format pliable répond à un besoin concret et les fonctionnalités audio semblent suffisamment complètes pour accompagner des usages variés.
Il reste à confirmer, lors d’un véritable essai, si la restitution sonore, le confort et la réduction de bruit sont à la hauteur de cette fiche technique prometteuse.
Un casque premium séduisant sur le papier, qui pourrait intéresser les mélomanes autant que les utilisateurs à la recherche d’un compagnon audio élégant pour leurs déplacements.
Une fille surgie du passé, un fils gagné par la rancœur et un ennemi qui sait exploiter les blessures familiales : la quatrième saison de Lupin conduit Assane Diop vers un dénouement où ses talents de cambrioleur ne suffisent plus à protéger les siens. Derrière le suspense entourant sa survie, cette conclusion interroge surtout sa place de père.
Attention : la suite dévoile les événements de la fin de la saison 4.
Assane Diop a toujours une explication, une diversion ou un tour d’avance. Pourtant, au terme de cette quatrième saison, une réalité lui échappe : l’ampleur de la souffrance de Raoul. À force de disparaître pour accomplir ses projets, régler ses comptes ou protéger sa famille, il a laissé son fils grandir avec le sentiment de passer après tout le reste.
Le dénouement transforme cette distance en véritable menace. Pellegrini comprend que, pour atteindre Assane, il peut s’appuyer sur les déceptions accumulées par Raoul. La découverte d’Adèle vient alors fragiliser davantage une relation déjà abîmée.
Adèle, une révélation qui bouleverse la famille d’Assane
L’un des principaux retournements concerne Adèle Kapoor. La jeune femme est la fille d’Assane et de Juliette Pellegrini. Après sa naissance, Hubert Pellegrini l’a envoyée dans un orphelinat en Angleterre, la privant de la possibilité de grandir auprès de ses parents.
Sa recherche de ses origines explique son rapprochement avec Assane, mais aussi la méthode choisie pour attirer son attention. Grâce à des technologies sophistiquées, elle s’approprie l’identité de Lupin. Ce qui apparaît d’abord comme une provocation dirigée contre le célèbre voleur prend ainsi une dimension familiale.
Adèle utilise le personnage qui a rendu son père insaisissable pour l’obliger à la regarder. Sa supercherie peut se lire comme une manière de provoquer une rencontre qu’elle ne savait pas obtenir autrement. Derrière l’imposture se trouve une jeune femme qui cherche à retrouver sa place dans une histoire dont elle a été écartée.
Pour Assane, cette découverte ouvre la possibilité d’un lien nouveau. Mais elle lui impose également de mesurer ce que son enthousiasme peut provoquer chez Raoul.
Pourquoi Raoul se retourne-t-il contre son père ?
La trahison de Raoul s’enracine dans une succession de déceptions. Son père affirme agir pour sa famille, mais ses intentions ne se traduisent pas par la stabilité que son fils attend. Les retrouvailles et les promesses peinent à compenser les absences.
L’arrivée d’Adèle rend ce manque plus douloureux. Raoul voit Assane construire une relation avec une fille qu’il vient de découvrir, alors que lui attend depuis des années de pouvoir compter sur sa présence. Il peut avoir le sentiment que cette nouvelle relation bénéficie d’une attention qui lui a longtemps été refusée.
Pellegrini exploite précisément ce décalage. Il trouve dans la colère du jeune homme un moyen d’affaiblir son adversaire. La manipulation fonctionne parce qu’elle s’appuie sur une blessure réelle : Raoul n’a plus confiance dans les engagements de son père.
Cette évolution donne au conflit une portée plus intime. Assane sait déjouer des dispositifs complexes, mais il peine à comprendre que son fils ne demande aucune prouesse. Il attend de lui une place durable dans sa vie.
Quel rôle joue le vol des joyaux de la Couronne ?
Adèle et Juliette entraînent Assane dans un projet visant les joyaux de la Couronne française. Le trésor est détenu par un groupe de riches gardiens qui entendent le conserver, parmi lesquels figure Pellegrini.
Le braquage relie ainsi la découverte d’Adèle à l’affrontement ancien entre Assane et son ennemi. Les enjeux familiaux et criminels se trouvent de nouveau mêlés, au risque de rendre toute décision plus lourde de conséquences.
Pellegrini occupe une position centrale dans cet enchevêtrement. Il est lié au passé d’Adèle et intervient désormais dans la relation entre Assane et Raoul. Son pouvoir repose autant sur les secrets et les rancœurs que sur les obstacles matériels qu’il peut dresser.
Assane meurt-il dans le dernier épisode ?
La fin ne confirme pas la mort d’Assane. Lors des tirs policiers visant l’hélicoptère, il protège Raoul et reçoit une balle. Claire, Benjamin, Adèle et Juliette se précipitent à son secours, mais la saison s’arrête sans révéler s’il survit à sa blessure.
Il faut donc distinguer ce que montre la scène de ce qu’elle laisse craindre. Assane est touché, son état suscite l’inquiétude de ses proches, mais aucune issue définitive n’est donnée. Annoncer sa mort reviendrait à trancher une question que le récit maintient volontairement ouverte.
Son geste apporte néanmoins une réponse immédiate à la trahison de Raoul. Au moment du danger, Assane cherche à sauver son fils. Sa réaction montre que leur conflit n’efface pas son attachement.
Une preuve d’amour qui ne résout pas tout
Le sacrifice d’Assane donne au final sa force émotionnelle. Pourtant, il ne suffit pas à réparer les années de déception. S’il survit, il devra encore affronter ce qui a permis à Pellegrini de manipuler Raoul.
Être prêt à mourir pour son enfant et réussir à être présent pour lui au quotidien sont deux engagements différents. Assane accomplit le premier dans l’urgence, tandis que le second reste au cœur de ses difficultés.
La conclusion laisse donc la famille dans une situation incertaine. La survie d’Assane constitue le suspense le plus immédiat, mais la confiance de Raoul représente un enjeu tout aussi décisif. Si le père et le fils ont encore une chance de se retrouver, elle devra se construire au-delà des sauvetages spectaculaires et des nouvelles promesses.
À la fin du Journal de Samuel, Bérénice et Samuel s’avouaient enfin leurs sentiments. Quatre mois ont passé, l’année scolaire est finie, les grandes vacances arrivent et, avec elles, l’inévitable séparation jusqu’à la rentrée. Bérénice raconte sur son blog son départ avec sa mère et son frère pour la Corse. Toujours aussi acerbe, elle pose un regard aimant mais cassant sur sa mère fraîchement séparée et son frère qui, à l’approche du lycée, semble quitter définitivement l’enfance…
Après les sentiments enfin avoués à la fin du Journal de Samuel, voici le temps de la séparation estivale. Émilie Tronche confie cette fois le récit à Bérénice, qui raconte sur son blog des vacances en Corse auprès de sa mère et de son frère. Un changement de regard qui place la famille, le manque et les transformations de l’adolescence au premier plan.
Quatre mois ont passé depuis que Samuel et Bérénice se sont dit ce qu’ils ressentaient. La fin de l’année scolaire vient pourtant interrompre leur proximité quotidienne. Les grandes vacances ouvrent une parenthèse : comment vivre l’éloignement lorsque la relation commence à peine à trouver sa place ?
Le départ en Corse inscrit cette attente amoureuse au cœur d’un séjour familial. Bérénice observe sa mère, fraîchement séparée, et son frère, dont l’entrée prochaine au lycée semble précipiter la sortie de l’enfance. Chacun traverse une transition, avec ses envies et ses incertitudes. La famille part ensemble, mais tous ne vivent pas le même été.
Le blog offre à Bérénice un espace pour commenter ce qui l’entoure. Son regard acerbe permet de faire coexister l’affection et l’agacement, deux sentiments souvent inséparables lorsque l’on partage ses journées avec ses proches. Une remarque cassante peut aussi révéler une attention précise à leurs changements.
C’est cette position d’observatrice qui donne au projet son intérêt. Bérénice voit sa mère et son frère évoluer, tout en traversant elle-même une période nouvelle. Derrière ses jugements se pose la question de sa propre place : comment rester proche de ceux que l’on aime lorsqu’ils deviennent un peu différents ?
Émilie Tronche propose ainsi de prolonger l’univers du Journal de Samuel à travers une voix qui possède ses aspérités et sa tendresse. Entre la Corse et la rentrée attendue, L’Été de Bérénice explore ce moment où les vacances suspendent les habitudes, mais laissent les sentiments et les liens familiaux poursuivre leur mouvement.
Éditeur : CASTERMAN Date de publication : 28 octobre 2026 Édition : Illustrated Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 204 pages ISBN-10 : 2203296607 ISBN-13 : 978-2203296602
Demain, Catriona fera ses premiers pas en tant que sorcière et elle ne sait pas du tout ce qui l’attend. Ce sera aussi Samhain, la dernière nuit d’octobre, une nuit magique où la porte s’ouvre entre le monde des vivants et celui des défunts, une fête ancestrale où l’on célèbre le passage de la clarté de l’été à l’obscurité de l’hiver.
La Petite Sorcière de bruyère : franchir le seuil de l’inconnu
Une forêt inquiétante, un corbeau pour compagnon et une nuit où les frontières entre les mondes s’effacent : Hélène Druvert accompagne les premiers pas de Catriona sur le chemin de la sorcellerie. Illustrations et découpes laser donnent une dimension particulière à ce voyage initiatique nourri de traditions celtiques.
Demain, Catriona deviendra sorcière. Mais comment se préparer à une expérience dont on ignore tout ? Sa mère, Arabella, guérisseuse, la conduit jusqu’à une clairière. Elle doit ensuite avancer seule, accompagnée de son corbeau Malcolm. Ce départ installe un enjeu sensible : recevoir un héritage, puis trouver la confiance nécessaire pour se l’approprier.
Le passage se déroule au moment de Samhain, à la fin d’octobre. Le basculement de la lumière estivale vers l’obscurité hivernale accompagne celui que traverse l’héroïne. La saison devient ainsi une composante du récit, tandis que l’ouverture entre vivants et défunts donne à son apprentissage une portée mystérieuse.
Sorcière bleue, chouette gardienne des grands arbres, fairies maléfiques : les rencontres annoncées composent une nature habitée, dont Catriona doit découvrir les forces et les dangers. Les lochs, la lande et la forêt forment un territoire à parcourir, mais aussi un monde à écouter et à comprendre.
La relation entre la mère et la fille apporte un ancrage affectif à cette exploration. Arabella peut guider Catriona jusqu’au seuil ; elle ne peut pas accomplir le voyage à sa place. Cette articulation entre transmission et autonomie rejoint une expérience familière aux enfants : oser essayer lorsque la présence rassurante d’un parent s’éloigne.
Les découpes laser trouvent ici une belle résonance avec le sujet. Leur jeu d’ouvertures et de superpositions fait écho aux passages, aux présences cachées et au voile entre les mondes. L’objet livre participe ainsi à l’imaginaire de l’histoire, en invitant le regard à chercher ce qui se révèle derrière une première apparence.
La Petite Sorcière de bruyère associe le plaisir du conte fantastique à une réflexion sur ce que l’on reçoit et ce que l’on apprend par soi-même. Une aventure où devenir sorcière signifie autant affronter l’inconnu que découvrir sa place au sein du vivant.
ASIN : B0H64ZS58Y Éditeur : MARTINIERE J Date de publication : 2 octobre 2026 Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 40 pages ISBN-13 : 979-1040125686
Au royaume des squelettes, la reine s’ennuie à mourir. Elle ne rêve que d’une chose : retourner dans le monde des vivants pour y vivre de nouvelles aventures avec son amie Garance.
Un doudou disparu peut suffire à faire vaciller tout un monde. Denis Baronnet et Gaëtan Dorémus prennent ce chagrin d’enfance au sérieux et lui donnent les dimensions d’une quête fantastique. Garance retrouve Skeletos pour une aventure où l’amitié traverse la frontière entre vivants et squelettes.
Au royaume des squelettes, la reine s’ennuie. Elle voudrait rejoindre Garance et repartir à l’aventure, malgré les rappels à l’ordre de son sceptre. Mais cette fois, c’est son amie qui entreprend le voyage. Après que les frères Taviani s’en sont pris à Graziella, la peluche qu’elle avait emportée à l’école, Garance se lance à sa recherche.
Le point de départ touche à une expérience familière : grandir expose parfois à la moquerie ce qui nous rassure encore. Pour Garance, Graziella représente un attachement précieux. Sa disparition donne ainsi un enjeu affectif concret à l’exploration du royaume des squelettes.
L’univers des doudingues prolonge cette idée de manière particulièrement inventive. Cette planète où échouent les doudous perdus ou abandonnés offre une existence imaginaire à tous ces compagnons dont on ignore ce qu’ils deviennent. Elle ouvre aussi une question sensible : à quel moment cesse-t-on d’avoir besoin d’eux, et qui décide qu’il faudrait s’en séparer ?
Le contraste entre les préoccupations de Garance et celles de Skeletos nourrit l’humour du récit. L’une affronte les difficultés de la vie d’enfant ; l’autre rêve d’échapper à son quotidien royal. Leur désir de se retrouver donne à l’aventure sa chaleur, tandis que le sceptre rappelle avec malice les règles que la reine aimerait contourner.
Le secours apporté par Skeletos inscrit enfin cette quête dans une relation réciproque. Garance prend l’initiative et affronte l’inconnu, mais elle peut compter sur son amie. Cette présence permet d’aborder la séparation et la peur de perdre sans laisser l’héroïne seule face à son chagrin.
À la poursuite de Graziella associe une fantaisie joyeusement macabre à une inquiétude très enfantine. Derrière le voyage se dessine une jolie idée : grandir peut aussi signifier apprendre à défendre ce qui compte pour soi, même lorsque les autres trouvent cela ridicule.
ASIN : B0GXNXFRV9 Éditeur : SEUIL JEUNESSE Date de publication : 2 octobre 2026 Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 80 pages ISBN-13 : 979-1023522969
Hari et Taemu sont mariés et plus amoureux que jamais, alors que Yeongsuh et Sunghoon subissent la pression de la famille, du mariage et de la maternité.
Hari et Taemu sont désormais mariés et toujours aussi amoureux. Mais autour d’eux, la vie sentimentale reste soumise à des attentes bien moins légères. Ce neuvième tome d’A Business Proposal, signé Perilla, Narak et Haehwa, met en regard le bonheur des jeunes époux et les pressions qui pèsent sur Yeongsuh et Sunghoon.
Le mariage de Hari et Taemu ouvre une nouvelle étape de leur histoire. Après les complications de leur rencontre, leur relation offre ici un point d’ancrage rassurant : le plaisir de suivre un couple dont l’attachement demeure intact au-delà de la conquête amoureuse.
Ce bonheur contraste avec la situation de Yeongsuh et Sunghoon. La famille, le mariage et la maternité deviennent des sujets de pression, plaçant leur relation au contact d’attentes qui dépassent leurs seuls sentiments. S’aimer suffit-il à avancer sereinement lorsque l’entourage semble avoir déjà décidé de la suite ?
Cette différence entre les deux couples apporte un angle intéressant au tome. Un même événement peut représenter un accomplissement pour certains et une injonction pour d’autres. Le mariage engage un projet commun, mais il peut aussi devenir une échéance imposée. La perspective de la parentalité soulève, elle aussi, la question du choix et du rythme de chacun.
L’enjeu se déplace ainsi vers la possibilité de construire une vie à deux sans laisser les autres en fixer toutes les étapes. Les sentiments restent essentiels, tandis que les décisions concrètes demandent de se parler, de se comprendre et de poser des limites.
Ce neuvième volume poursuit la romance au-delà de la déclaration et des noces. Entre la complicité de Hari et Taemu et les tensions rencontrées par Yeongsuh et Sunghoon, A Business Proposal invite à considérer ce qui fait durer un couple : pouvoir décider ensemble de l’avenir que l’on souhaite partager.
Éditeur : Kotoon Date de publication : 15 octobre 2026 Édition : Illustrated Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 272 pages ISBN-10 : 2488290130 ISBN-13 : 978-2488290135