Cette année, Kaamelott revient sous la forme d’une tournée de ciné-concerts, après avoir connu le succès en tant que série télévisée et film. Alexandre Astier, qui a déjà joué le rôle principal, réalisé et écrit le scénario, est également le compositeur de la partition.
Réservez votre place : https://www.kaamelott.com/
Articles du site
Alain Chabat offre un magnifique cadeau aux fans avec « Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre ».
Dans une émission spéciale animée par Pierre Lescure, Alain Chabat a offert un magnifique cadeau aux fans d' »Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre ». Il a révélé la version intégrale du monologue culte interprété par Edouard Baer, qui incarne le scribe Otis dans le film.

Ce monologue est l’un des moments les plus mémorables du film, et les fans ont longtemps souhaité en voir la version complète. Alain Chabat a exaucé leur vœu en partageant cette scène dans toute sa splendeur.
Grâce à ce geste généreux, les fans ont pu apprécier l’intégralité du talent d’Edouard Baer et de son interprétation hilarante et décalée du personnage d’Otis. Le monologue est un véritable tour de force comique qui fait partie intégrante de l’expérience du film.
Cette révélation a créé un engouement sur les réseaux sociaux et a suscité une grande excitation parmi les fans. Ils ont exprimé leur gratitude envers Alain Chabat pour ce cadeau inattendu et ont partagé leur enthousiasme de pouvoir enfin découvrir cette version complète du monologue.
En offrant cet extrait exclusif, Alain Chabat a une fois de plus prouvé son attachement aux fans et sa volonté de leur faire plaisir. Cette initiative a permis de raviver la passion autour d' »Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre » et de rappeler pourquoi ce film reste une référence incontournable pour de nombreux spectateurs.
Alain Chabat a offert, pour les dernières minutes de la première saison de #BeauGeste de @pierrelescure sur @France2tv, un extrait de Mission Cleopâtre inédit : le monologue d’Otis dans son intégralité, avant le montage Alors, vous préférez la version originale ou montée ?
Guillaume Canet défend le succès d’Astérix avec 4,6 millions d’entrées et réfute toute idée d’échec.
Malgré les critiques mitigées, Guillaume Canet prend la parole pour défendre le film Astérix, qui a attiré 4,6 millions de spectateurs en salles. Selon lui, ces chiffres sont une preuve indéniable que le film n’est en aucun cas un échec.

Canet souligne que le nombre d’entrées est un indicateur significatif du soutien et de l’engouement du public pour le film. Il rejette les critiques négatives et affirme que le succès au box-office est la véritable mesure du résultat d’un film.
Il a été vendu dans le monde entier et a fait à ce jour plus de 2 millions d’entrées à l’international, avec des cartons en Europe, en Pologne par exemple. On oublie qu’avant qu’Avatar 2 ne lance en grand le mouvement au sortir de la pandémie, peu de films faisaient ces chiffres-là », argumente le réalisateur.
L’acteur-réalisateur exprime sa gratitude envers le public qui a répondu en grand nombre et affirme que l’objectif principal était de divertir et de faire sourire les spectateurs, ce qu’il estime avoir réussi à faire
Ce n’est jamais agréable mais je n’y peux rien. Moi, j’ai travaillé pendant cinq ans pour mener à bien ce que je voulais faire : un grand spectacle d’aventure. Ça plaît à certains, pas à d’autres. Les meilleures notes ou critiques ne vont pas toujours aux films qui attirent le plus de spectateurs », a confié le metteur en scène.
En avril dernier, le patron de Pathé, Ardavan Safaee, rejetait aussi l’idée d’un échec pour Astérix. « Je ne connais pas de films pour lesquels il y a une unanimité totale. Donc c’est normal qu’il plaise à certains, et moins à d’autres, j’en conviens.
Au-delà de sa carrière en salle, Astérix est un film qui va vivre très très longtemps. J’ai entendu parler parfois de catastrophe industrielle. Je pense que les gens n’ont pas forcément conscience de comment on imagine l’économie de films comme ceux-là. Il n’y a pas que la salle pour ces films », expliquait-il au micro de Box-office Pro.
Ainsi, selon Guillaume Canet, Astérix n’est en aucun cas un échec, mais plutôt un succès apprécié par des millions de spectateurs

La série « The Idol » : les raisons de la polémique qui l’entoure.
Plongez au cœur de la controverse entourant la série provocante « The Idol », réalisée par Sam Levinson (créateur d' »Euphoria ») et mettant en vedette Lily-Rose Depp et Abel Tesfaye (The Weeknd).

The Idol » ne laisse personne indifférent et suscite une vive polémique. Voici ce qui fait débat.
Tout d’abord, certains critiques remettent en question les choix artistiques et narratifs de la série. Ils estiment que les thèmes abordés et les scènes graphiques sont exagérés et exploitent la provocation à des fins purement sensationnalistes, sans véritable substance.
De plus, la représentation des personnages et des situations dans la série est au cœur des critiques. Certains estiment que les stéréotypes et les clichés sont utilisés de manière inappropriée, contribuant ainsi à la perpétuation de certaines idées préconçues et à la marginalisation de certaines communautés.
En outre, la série « The Idol » fait l’objet d’une discussion intense sur les réseaux sociaux en raison de son traitement de sujets sensibles tels que la sexualité, la drogue et la violence. Certains soutiennent que la série exploite ces thèmes de manière irresponsable, tandis que d’autres défendent sa représentation réaliste de la réalité contemporaine.
Enfin, la présence de Lily-Rose Depp et d’Abel Tesfaye (The Weeknd) dans les rôles principaux a également suscité des réactions mitigées. Certains saluent leur interprétation talentueuse, tandis que d’autres remettent en question leur choix de participer à une série aussi controversée.
Il est important de noter que la polémique entourant « The Idol » témoigne de la diversité des opinions et de l’impact que les productions artistiques peuvent avoir sur le public. Il revient aux spectateurs de se forger leur propre avis en visionnant la série et en participant à un débat constructif.

Sur Netflix, préparez-vous à être captivé par un film de guerre puissant, produit par les réalisateurs des Avengers. Attachez vos ceintures, ça va être intense !
« Mosul », un film de guerre remarquable, tendu à l’extrême, est disponible depuis 2020. Réalisé par les frères Russo, il raconte la dernière mission d’une unité d’élite irakienne chargée de libérer la ville de Mossoul des combattants restants de Daech. Préparez-vous à une expérience cinématographique intense et captivante.

Depuis 2020, « Mosul » est disponible sur la plateforme Netflix, offrant une plongée terrifiante et magistrale dans la dernière mission d’une unité d’élite irakienne dédiée à nettoyer la ville de Mossoul des derniers combattants de Daech.
Alors que la guerre en Irak touche à sa fin et que l’État islamique au Levant perd progressivement son emprise sur un pays ravagé par des années de conflit, la ville de Mossoul, deuxième plus grande ville du pays, reste le théâtre de violents affrontements. C’est particulièrement vrai dans les rues de Ninive, une banlieue en proie aux combats…

u cœur d’une ville en ruines, où la menace de la mort plane à chaque pas et où la survie ne tient qu’à un fil, littéralement, une unité héroïque a infligé tant de pertes à Daech que l’organisation terroriste ne leur accordait aucune chance de repentance. En effet, les soldats irakiens capturés se voyaient offrir le choix de changer de camp, à l’exception des membres de l’unité SWAT, qui étaient systématiquement exécutés.
Il est vrai que l’on ne s’attendait pas forcément à voir les frères Anthony et Joe Russo, connus des fans de l’univers Marvel, s’impliquer dans la production d’un film tel que « Mosul ». Pourtant, il aurait été sage de se méfier. En tant que co-producteurs de « Tyler Rake » et de sa suite, également pour Netflix, c’est grâce au triomphe mondial des derniers épisodes des Avengers qu’ils ont pu créer leur propre société de production, leur permettant ainsi de se consacrer enfin à des projets personnels qui leur tenaient à cœur.
nitialement intitulé « City of a Million Soldiers », tourné dans une approche semi-documentaire et d’un réalisme saisissant, « Mosul » est avant tout une histoire vraie. Écrite et réalisée par Matthew Michael Carnahan, qui en a fait son premier long métrage en tant que réalisateur.
Bien que le film ait bénéficié d’un budget confortable pour ce type de production, il est loin des sommes colossales hollywoodiennes. Cependant, cela n’enlève en rien – au contraire même – la puissance d’un film qui ne présente aucun acteur occidental, à l’exception d’Adam Bessa. Ici, tout le monde parle arabe.
Le résultat ? Une œuvre dense, nerveuse et tendue à l’extrême, qui frappe comme un uppercut puissant. Elle est portée par Adam Bessa (que nous avons déjà vu dans « Tyler Rake ») et, plus encore, par l’extraordinaire charisme de l’acteur irakien Suhail Dabbach, qui incarne le Major Jasem, le commandant de cette unité d’intervention qui a payé un lourd tribut entre 2016 et 2018. Le film leur est d’ailleurs dédié.
Ma douce étoile – Ma nature – Fort comme un arbre de Sophie Adriansen (Auteur), Lili La Baleine (Illustrations)
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Une collection d’histoires qui montre comment la nature peut inspirer les plus petits face aux problèmes de la vie…
Chronique : Ce livre est une collection d’histoires captivantes qui démontre comment la nature peut être une source d’inspiration pour les plus petits face aux défis de la vie.
Chaque mercredi, Alma et Jérémy partagent un goûter avec leur grand-père bien-aimé. Mais cette fois-ci, les deux enfants ne semblent pas très enthousiastes devant leur part de gâteau… Ils apprennent alors qu’ils devront quitter leur maison adorée pour déménager à l’autre bout du pays.
C’est à ce moment-là que leur grand-père les emmène dans le jardin pour leur expliquer que les enfants sont comme les arbres : avec le temps, ils grandissent en s’adaptant à leur environnement, en semant des graines d’amitié et en enracinant leurs racines dans le sol.
Ce livre illustre magnifiquement comment la nature peut inspirer dès le plus jeune âge. En observant et en imitant la nature, les enfants peuvent trouver des réponses à de nombreuses problématiques de la vie.
« Fort comme un arbre » est une lecture enrichissante qui encourage les enfants à puiser dans la force de la nature pour surmonter les obstacles et grandir avec confiance. Les illustrations de Lili La Baleine ajoutent une touche de magie à cette histoire inspirante.
Éditeur : Langue au Chat; Illustrated édition (20 avril 2023) Langue : Français Relié : 40 pages ISBN-10 : 2806312523 ISBN-13 : 978-2806312525

Un nouveau monde de Nathaniel H’Limi
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On raconte que, lorsqu’un bébé débarque, ses parents vivent un moment magique.
Chronique : « Un nouveau monde » de Nathaniel H’Limi est un charmant album qui aborde avec poésie et humour l’arrivée d’un enfant et les bouleversements qu’elle engendre dans la vie des parents.
L’auteur partage avec son enfant les moments magiques de leur rencontre et affirme avec tendresse que son bébé est le plus beau du monde. Cependant, il ne cache pas que cette nouvelle aventure peut également être fatigante et qu’il y a beaucoup à apprendre.
Nathaniel H’Limi réussit à capturer les émotions contradictoires liées à la parentalité, mêlant épatement, humour et beauté, tout en reconnaissant les difficultés qui accompagnent cette expérience.
L’album offre une lecture agréable à partager avec son enfant, qui sera toujours enchanté d’entendre raconter les moments de sa propre vie de bébé. Les jeunes papas trouveront également des situations auxquelles ils pourront s’identifier, ce qui ajoute une dimension d’authenticité à l’histoire.
En somme, « Un nouveau monde » est un doux moment de lecture qui aborde avec sensibilité et humour la merveilleuse aventure de la parentalité, créant ainsi un lien spécial entre le lecteur et son enfant.
ASIN : B0BTVFF3QG Éditeur : MARTINIERE J; Illustrated édition (5 mai 2023) Langue : Français Relié : 56 pages ISBN-13 : 979-1040113614

Nouvelle ère de Johan Heliot
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Un beau matin, une ville tout entière reste plongée dans un profond sommeil.
Enfin, presque
Chronique : « Nouvelle Ère » de Johan Heliot présente une intrigue captivante où une ville entière se retrouve plongée dans un profond sommeil, à l’exception de quelques individus. Parmi eux, nous rencontrons Eddy, Zora, Carla, Riad et Paul, qui se retrouvent confrontés à un monde transformé à leur réveil.
L’auteur explore habilement les thèmes de l’altruisme, de la pacifisme et de la responsabilité environnementale dans cette « Nouvelle Ère ». Les personnages principaux sont confrontés à un choix difficile : sacrifier leur identité et se conformer à cette vision idéale de la société, ou bien lutter pour préserver leur liberté.
Johan Heliot parvient à maintenir un bon rythme narratif tout au long du récit, en alternant les perspectives des différents personnages. Les situations qu’ils rencontrent sont fascinantes et mettent en lumière les dilemmes moraux auxquels ils sont confrontés.
L’intrigue est habilement construite, avec des rebondissements surprenants et une tension croissante. L’auteur réussit à maintenir l’intérêt du lecteur jusqu’à la fin du livre.
« Nouvelle Ère » est un roman captivant qui explore des thèmes importants tels que l’identité, la liberté et les idéaux sociaux. Johan Heliot offre aux lecteurs une histoire intrigante et bien construite, qui les pousse à réfléchir sur les compromis auxquels nous pourrions être confrontés dans un monde en constante évolution.
ASIN : B0BNKM1HD7 Éditeur : SEUIL JEUNESSE (12 mai 2023) Langue : Français Broché : 272 pages ISBN-13 : 979-102351835

« Killers of the Flower Moon » : Le nouveau film de Scorsese éblouit Cannes.
Le cinéaste nous offre un drame puissant, mêlant western et enquête policière, sur les terres des Osages. Les performances de De Niro et DiCaprio sont dignes d’un Oscar.
De notre envoyée spéciale à Cannes

Les applaudissements nourris résonnent à la fin du générique de « Killers of the Flower Moon ». La projection cannoise réservée à la presse du nouveau film de Martin Scorsese, dans la salle Debussy du palais des Festivals, se termine par une ovation chaleureuse après près de trois heures et demie d’immersion implacable dans une grande fresque criminelle qui marquera sans doute les esprits.
Basé sur un roman « true crime » de David Grann publié en 2017 (Killers of the Flower Moon: Oil, Money, Murder and the Birth of the FBI, traduit en français sous le titre La Note américaine), le scénario coécrit par Eric Roth et Scorsese aborde une tragédie authentique : celle d’une série de meurtres non résolus qui ont secoué la communauté amérindienne des Osages dans les années 1920, en Oklahoma.

Le tout nouveau Bureau of Investigation (BOI), qui deviendra bientôt le Federal Bureau of Investigation (FBI) dirigé par J. Edgar Hoover, envoie plusieurs enquêteurs sur place, dont les recherches se dirigent rapidement vers William Hale (interprété par Robert De Niro), un notable influent de la région. Hale, un éleveur de bétail proche des Osages, est soupçonné d’organiser depuis des années un système odieux de spoliation et de meurtres des natifs afin de s’approprier leurs revenus pétroliers.
Produit pour 200 millions de dollars par Apple et distribué en salles par le studio Paramount, ce blockbuster historique est un requiem-hommage à la nation osage et à l’ensemble du peuple amérindien. Il rejoint dès maintenant les rangs des grands films hollywoodiens qui mettent en lumière l’une des périodes les plus sombres de l’histoire des États-Unis.
Dans un mélange d’univers à la fois proches de Michael Cimino, Paul Thomas Anderson, Peckinpah et Leone, « Killers of the Flower Moon » se concentre sur la relation entre Ernest Burckhart (incarné par Leonardo DiCaprio), neveu de William Hale, et sa riche épouse osage, Molly (jouée par Lily Gladstone). Leur patrimoine suscite la convoitise du vieil Hale, donnant lieu à un drame captivant.

recouvrent les prairies chaque mois de mai pendant les grandes lunes, évinçant les violettes et les bleuets de plus petite taille. Cette métaphore poétique reflète la manière dont la culture indienne a été étouffée et les terres des natifs se sont retrouvées entre les mains des colons lors de la conquête de l’Ouest.
Dans « Killers of the Flower Moon », ce meurtre à petit feu des Indiens osages, déplacés de force de leurs terres dans les vallées de l’Ohio et du Mississippi pour s’installer en Oklahoma à la fin du XIXe siècle, prend une ampleur systémique et machiavélique.
Après la découverte de pétrole sur leurs nouvelles terres en 1894, les tribus osages attirent une horde de spéculateurs et de représentants de compagnies à qui elles louent leurs gisements. Malgré leur nouvelle richesse, les Osages sont placés sous tutelle des autorités qui contrôlent étroitement leur patrimoine, en profitant au passage.
Dans le film, William Hale, qui a accumulé sa fortune en exploitant les terres louées par le peuple osage, pousse son neveu Ernest à épouser la belle native Molly. Il orchestre ensuite méthodiquement la mort des proches de Molly pour s’assurer de l’héritage de leurs biens.
Les performances de De Niro et DiCaprio dans leurs rôles respectifs sont véritablement dignes d’un Oscar. « Killers of the Flower Moon » explore une zone morale trouble où la vilenie et la cupidité se manifestent sous des visages humains, ajoutant une dimension ambiguë au film.

Au début du récit, William Hale se présente comme un parrain bienveillant, parlant la langue osage et se faisant passer pour un ami des clans de l’Oklahoma. Malgré ses paroles sincères sur la beauté du peuple osage, il orchestre néanmoins des meurtres crapuleux. Robert De Niro, dans un rôle de mafieux mystérieux, incarne Hale d’une manière captivante et indéchiffrable. Leonardo DiCaprio joue le rôle d’Ernest, un homme faible et opportuniste, qui est à la fois méprisable et touchant. Scorsese livre un drame puissant, entre western et enquête policière, qui explore les terres des Osages et met en lumière l’histoire sombre des États-Unis. Le film aborde le meurtre systématique des Indiens osages et les conséquences de la conquête de l’Ouest. Scorsese élargit sa vision pour raconter les fondations de l’Amérique, avec une reconstitution historique précise et une exploration de thèmes tels que la fin de l’Ouest, l’assimilation des Amérindiens et la justice fédérale émergente.
Avec une bande son marquée par un duo percussion-basse lancinant et des mélodies de vieux blues envoûtantes supervisées par le compositeur Robbie Robertson, Killers of the Flower Moon adopte le rythme d’une marche funèbre. Même la victoire de la justice, avec l’arrestation, le jugement et l’emprisonnement de Hale et Burckhart, laisse un goût amer.
La caméra, sobre et impériale, capture des plans somptueux, tels que l’arrivée d’un train à locomotive à Fairfax ou un dézoomage sur un vaste champ de puits de pétrole. Martin Scorsese livre un grand spectacle rigoureux et exigeant, filmé du point de vue du peuple osage à travers le personnage émouvant de Molly, interprété avec force par Lily Gladstone.
Présenté hors compétition à Cannes, selon le souhait de Scorsese, Killers of the Flower Moon sortira en salle le 18 octobre prochain. Espérons que ce récit cinématographique éblouissant séduira un large public.

Festival de Cannes 2023 : On a adoré « Indiana Jones et le Cadran de la Destinée » !
INDY : La réception triomphale de l’ultime opus d’Indiana Jones expliquée (sans spoiler) lors de sa projection dans la grande salle Lumière du Festival de Cannes.
De notre envoyée spéciale à Cannes

près des années d’attente, Indiana Jones et le Cadran de la Destinée de James Mangold a ravi les fans et effacé l’amertume laissée par le quatrième volet décevant. Harrison Ford brille aux côtés de Phoebe Waller-Bridge, Mads Mikkelsen et du jeune Ethann Isidore. Sans en dévoiler trop pour ne pas gâcher le plaisir, le film sortira bientôt, le 28 juin.
Harrison Ford incarne Indy avec brio, qu’il soit rajeuni pour des flash-back ou arborant fièrement ses rides (et ses sous-vêtements). Son charme et son autodérision, déjà présents dans le premier volet en 1981, le rendent irrésistible dans cet ultime opus.
Cependant, Harrison Ford n’est pas le seul à briller. Il laisse ses partenaires s’exprimer, notamment la pétillante Phoebe Waller-Bridge (connue pour son rôle dans la série Fleabag) qui rivalise aussi bien avec les héros qu’avec les méchants, dont un Mads Mikkelsen à la fois doux et sadique. Ce personnage féminin érudit et combatif est un vrai plaisir à voir, suscitant même l’espoir d’un spin-off dédié à cette superbe héroïne.

C’est une histoire captivante.
Le réalisateur astucieux James Mangold a peaufiné son scénario avec brio. Résultat : une jonglerie entre les époques à la poursuite de l’objet mythique, le célèbre Cadran de la Destinée, et un régal assuré !
L’histoire et l’Histoire s’entremêlent de manière amusante, et les scènes d’action impressionnantes laissent souvent place à de beaux moments entre les personnages. Parfois, nous avons même versé une petite larme.
Les seconds rôles et les références sont bien présents. Nous retrouvons bien évidemment de vieux amis d’Indy, ainsi que de nouveaux personnages incarnés brillamment par Antonio Banderas et Toby Jones. Les méchants secondaires sont également remarquables.
James Mangold a l’intelligence de ne jamais forcer les références aux opus précédents. Il fait preuve de délicatesse dans ses clins d’œil subtils, évitant ainsi le piège du simple « fan service ».
Et bien sûr, Harrison Ford est là, encore et toujours. On ne le dira jamais assez, Indiana Jones ne serait rien sans lui. Le festival lui a rendu hommage à juste titre et lui a décerné la Palme d’or d’honneur devant une foule enthousiaste ce jeudi soir. Quand on reçoit autant d’amour pendant tant d’années, c’est qu’on l’a mérité, n’est-ce pas ?
