A l’hiver 1986, l’Assemblée nationale vote les lois Devaquet en vue de rendre plus sélectives les universités. Mobilisés contre cette réforme jugée discriminante, des milliers d’étudiants organisent le blocage des facs.
Chronique : Un roman graphique sur l’histoire de Malik Oussekine, tué dans des violences policières le 6 décembre 1986, lors de manifestations étudiantes contre le projet de réforme de l’Université Devaquet. Étudiants français dont le patronyme se trouve du mauvais côté de la Méditerranée. Les chroniqueurs de droite sont complètement coupés des rues et de ceux qui les occupent… Revenir sur un scandale peut être oublié trop vite. D’ailleurs, tous les témoins n’étaient pas dupes. Des BD documentaires qui révèlent la vérité mais ne cherchent pas à découvrir la vérité : elle la révèle, et je la trouve occupée par l’histoire d’amour entre Olivier et Estelle et des personnages venus de toute la galaxie. Mais ce que nous savons de Malik vient de la police… Je pense que le personnage d’Oscar est le moins susceptible d’être dupé par ce qui va arriver… la ligne en noir et blanc est classique. Cela colle à l’intrigue.
Les lignes de Jeanne Puchol sont précises et nettes. Le scénario de Bollée est bien documenté et rend bien l’atmosphère d’une époque où la gauche avait un peu la gueule de bois, commençant au petit matin quand les franges conservatrices du pays pensaient que tout le pays allait tomber aux mains des Soviétiques, et où la plupart des électeurs de François Mitterrand, notamment les jeunes, pensent qu’on va enfin amener « l’imagination au pouvoir » avec tous les autres slogans de Mai 68. Les élections législatives qui ont porté Chirac au pouvoir ne les ont pas trompés… Depuis, le pragmatisme gris s’est développé lentement et dangereusement : réchauffement climatique, mondialisation… a augmenté sans relâche dans un sentiment général d’impuissance.
ÉPOUSTOUFLANTES, INCROYABLES, PRODIGIEUSES… laissez-vous conter l’histoire de 100 œuvres qui ont marqué l’histoire de l’art.
Chronique : Ce beau livre est véritablement l’occasion de découvrir les oeuvres d’art qu’il faut avoir vues à travers l’histoire de l’art. Gérard Denizeau invite également les lecteurs à apprendre à lire et à interpréter les peintures de grands peintres . Le contexte de l’œuvre est précisé : l’environnement dans lequel le tableau a été créé, la période de la vie de l’auteur, la destination de l’œuvre (pour qui ? Où ?). Tout au long de la page, les dieux et déesses célèbres sont appelés aux grands peintres (Promett de Gustave Moreau, Médée furieuse d’Eugène Delacroix, L’Elégance de Raphaël, Le Minotaure et le Cheval mort de Pablo Picasso, La Naissance de Vénus) de Botticelli…) , des épisodes célèbres de la mythologie et d’autres épisodes moins connus. La mythologie expliquée par le tableau est aussi l’occasion de découvrir des œuvres moins connues de peintres célèbres comme Pallas Athéna de Gustav Klimt
L’ouvrage est magnifiquement illustré, les reproductions de tableaux sont superbes et le livre dévoile les différentes facettes des œuvres et de ses splendeurs !! Ouvrage remarquable pour s’interroger sur l’art contemporain. Très bien documenté et très accessible
L’horreur à Dunwich proprement dite se manifesta entre la fête de la Moisson et l’équinoxe de 1928. Le docteur Armitage fut l’un des témoins de son abominable prologue.
Chronique : Le format est une belle surprise. Le contenu est également très bon.
L’histoire est un récit historique de « L’abomination de Dunwich » et se déroule dans une ville isolée du Massachusetts appelée… Dunwich. L’intrigue tourne autour de la naissance inhabituelle de Wilbur, de son développement précoce et de son endoctrinement dans les arts sombres par son grand-père sorcier et de ses tentatives ultérieures pour obtenir une version latine originale du redoutable Necronomicon. Wilbur a besoin du tome maléfique pour accomplir un rituel sinistre impliquant les « Anciens » et l’entité gardienne connue sous le nom de Yog-sothoth (prononcé comme son nom l’indique mais avec une gorge pleine de flegme).
Lovecraft prend son temps dans cette courte novelle et fait un superbe travail de mise en ambiance avec sa description de Dunwich et de la nature sauvage environnante. Les premières pages témoignent de l’influence d’Algernon Blackwood sur l’écriture de Lovecraft , car sa description de la vallée de Dunwich comme une présence malveillante, presque vivante, se lit comme le début de l’ouvrage de Blackwood.
C’est du Lovecraft classique et les fans de son œuvre devraient l’adorer. Si vous n’avez jamais lu aucune des œuvres et que vous cherchez un bon point de départ, vous pourriez faire bien pire que cette histoire qui fournit un excellent contexte sur le mythos de Cthulhu et les « Anciens ».
Les illustrations de François Baranger sont incroyables et riches ; le fait qu’elles ajoute un cachet à cet univers d’inspiration horrifique !
Les récits de H.P. Lovecraft illustrés par François Baranger
François Baranger :
Fasciné depuis toujours par cet univers de monstres tapis dans les recoins les plus sombres et de créatures titanesques dont la seule vue suffit à vous faire sombrer dans la folie, François Baranger, illustrateur reconnu dans le monde pour ses talents de concept-artist pour le cinéma et le jeu vidéo, s’est attelé à la tâche cyclopéenne de mettre en image les principaux récits de H.P. Lovecraft.
Chaque ouvrage est proposé dans une magnifique édition reliée avec jaquette dans laquelle le texte intégral de Lovecraft est sublimé par des illustrations pleine page en couleurs.
L’Appel de Cthulhu illustré (édition augmentée)
ÉDITION AUGMENTEE, COMPRENANT CINQ ILLUSTRATIONS SUPPLEMENTAIRES.
Boston, 1926. Suite au décès, dans des circonstances étranges, de son grand-oncle, Francis Thurston découvre dans les documents dont il hérite l’existence d’une secte vouant un culte à une créature innommable, endormie depuis des millions d’années.
Sacrifices indicibles pratiqués dans les bayous de Louisiane, éliminations mystérieux perpétrés dans divers endroits du globe, artistes sombrant dans la démence après des visions nocturnes terrifiantes, renaissance de cultes ancestraux et surtout, une cité cyclopéenne surgissant de l’océan lors d’une tempête… Thurston va comprendre peu à peu que les recherches de son grand-oncle concernant le culte de Cthulhu étaient bien trop proches de la vérité et que, dans l’ombre, des adeptes œuvrent au réveil de leur dieu païen, prêts à faire déferler la folie et la destruction sur le monde.
Les astres sont alignés. La fin est-elle proche ?
EAN 9791028117849 ASIN B09HQFKYZ4
Les Montagnes hallucinées illustré – Partie 1
Arkham, 1933. Le professeur Dyer, éminent géologue, apprend qu’une expédition scientifique partira bientôt pour l’Antarctique pour suivre les traces de celle qu’il avait lui-même dirigée en 1931. Dans l’espoir de dissuader cette tentative, Dyer décide de faire un récit complet des tragiques événements auxquels il survécut…
Deux ans plus tôt, les navires affrétés par l’université Miskatonic avaient accosté le continent glacé au début de l’été austral, et le contingent de quatre professeurs et seize étudiants s’était mis aussitôt au travail. Le biologiste de l’expédition, le professeur Lake, était parti de son côté avec plusieurs membres de l’équipe afin de suivre une piste fossilifère prometteuse. Au bout de quelques jours à peine, il avait annoncé par radio avoir découvert de stupéfiants spécimens d’une espèce inconnue, extraordinairement ancienne, avant de cesser toute communication après une terrible tempête….
EAN 9791028110383 ASIN B07TPYXP8C
Les Montagnes hallucinées illustré – Partie 2
Après avoir atterri dans la cité inconnue, Dyer et Danforth ont pénétré dans la partie souterraine afin d’y mener des explorations préliminaires, poussés par la curiosité scientifique ainsi que la volonté de retrouver le jeune Gedney. Sous la glace, ils découvrent un gigantesque labyrinthe de pierre, inviolé depuis la nuit des temps, où d’innombrables bas-reliefs décrivent la civilisation qui vécut là, de son apogée à son déclin. Mais, bientôt, ils repèrent les traces du traineau de Gedney et remontent sa piste… jusqu’à son cadavre.
Si Gedney était déjà mort, qui suivent-ils depuis le début ? Quels êtres ont laissé ces traces, et semblent se déplacer dans cette cité comme des habitués des lieux ?
Glacés d’effroi, mais incapables de résister à leur désir d’en apprendre davantage sur les Anciens, les deux hommes descendent toujours plus profondément dans ce cimetière glacial, jusqu’aux limites de la peur et de la folie…
EAN 9791028114381 ASIN B08CM666TW
L’abomination de Dunwich illustré
À Dunwich, village reculé du Massachusetts, les anciennes histoires de sorcières sont encore vivaces et d’étranges bruits souterrains résonnent parfois sous les collines surmontées de mystérieux cercles de pierres. Dans une ferme isolée de la région, Lavinia Whateley, albinos simple d’esprit, met au monde un enfant, Wilbur, dont le père est inconnu. Le vieux Whateley, le père de Lavinia, élève Wilbur en suscitant la méfiance des habitants des environs, effrayés par la vitesse de croissance de l’enfant et son faciès repoussant. Depuis toujours, des rumeurs de sorcellerie courent sur le compte du vieux Whateley et, après sa mort, Wilbur, une fois adulte, semble décidé à accroître les connaissances impies qu’il lui a transmises. Dans ce but, il se rend à l’université Miskatonic d’Arkham afin d’y emprunter l’exemplaire du sinistre Necronomicon en leur possession…
EAN 9791028118051 ASIN B0B5KNMR68
ASIN : B0B5KNMR68 Éditeur : Bragelonne; Illustrated édition (5 octobre 2022) Langue : Français ISBN-13 : 979-1028118051
« Conan resta un instant sur le parapet, fasciné par les joyaux fabuleux aux reflets de givre qui l’éblouissaient : diamants, rubis, émeraudes, saphirs, turquoises, pierres de lune, aussi gros que des étoiles, tous incrustés dans la paroi argentée de la tour. »
Cet album illustre La Tour de l’Éléphant, l’une des plus célèbres nouvelles de Conan le Barbare.
Chronique : La rencontre d’un auteur et d’un artiste. Figure de l’Heroic Fantasy, Conan est devenu une icône de la pop culture. Le dessinateur Valentin Sécher s’empare du personnage créé par Robert E. Howard pour livrer une immersion inédite dans l’univers du Cimmérien.
Cette histoire couvre plusieurs thèmes, Conan décide de faire une incursion dans la tour de l’éléphant (qui abrite le sorcier le plus maléfique de la ville) et de s’emparer du trésor de cet homme, le cœur de l’éléphant. En chemin, il rencontre un autre voleur, Taurus de Nemedia. Ils forment une trêve pour tenter de récupérer le joyau, mais Taurus se fait tuer par une araignée géante à l’intérieur. Conan trouve le bijou……. et cet alien éléphant venu de l’espace. L’alien raconte à Conan son histoire, qui est plutôt cool, puis demande à Conan de le tuer, de verser son sang sur le joyau, et de jeter un sort à Yara pour l’avoir emprisonné et fait de sa vie un enfer. Conan s’exécute, et s’échappe de la tour grâce à l’éléphant qui tue tous les gardes.
Analyse : cette histoire est géniale. Les dialogues sont bons, les illustrations sont bonnes, et les personnages sont bons. Les interactions entre Conan et Taurus sont en or, et l’histoire de Yag-Kosha (le dieu éléphant) est à la fois émouvante et tragique. On peut réellement voir qu’il est passé du statut de dieu puissant mais bienveillant à celui d’esclave d’un sorcier monstrueux intéressé par le pouvoir. Par conséquent, le fait que Conan l’aide à abattre Yara est infiniment satisfaisant.
J’avais vraiment hâte de la voir représentée sous forme graphique Valentin Sécher fait un vrai travail d’illustration qui nous offre une superbe vision de ce récit pour nous plonger au plus fort de l’histoire de ne ne pas lâcher le livre. Un livre juste magnifique que Bragelonne nous met en main.
ASIN : B09ZTNLBWW Éditeur : Bragelonne; Illustrated édition (5 octobre 2022) Langue : Français ISBN-13 : 979-1028117139
Au pays d’Oz, le jeune adolescent, Liir, a été vu pour la dernière fois dissimulé dans un recoin poussiéreux de Kiamo Ko, le fameux jour où Dorothy a éliminé la Sorcière.
Chronique : Ce livre était tellement satisfaisant. Liir, le fils d’Elphaba, s’épanouit et, après 266 pages, il commence à faire des choses incroyables pour aider les autres, diriger, unir, prendre la tête de l’héritage de sa mère. Et c’est tellement réaliste parce qu’il le fait alors qu’il est encore dans un état de confusion et de doute de soi, des obstacles qu’il ne surmonte jamais vraiment (Elphaba non plus d’ailleurs). J’adore la façon dont tout le monde lui dit « si seulement Elphaba était là pour voir ça… ». Le Congrès des oiseaux, alias la Nation des sorcières (chargée par Liir d’être les yeux d’Oz et de partager des informations avec les autres espèces et les humains pour déjouer les futurs despotes), se déplace en forme de sorcière sur un balai, et Liir se place en position d’œil de la sorcière.
J’ai adoré quand il a demandé à Nanny si elle pensait qu’Elphaba aurait une histoire et qu’elle a répondu : « Elle en a déjà une, ninnykins ! Je viens de la voir voler dans la vallée. Sa cape est partie derrière elle, un millier de morceaux en vol (les milliers d’oiseaux). Elle a presque touché les sommets à gauche et à droite. Si ce n’est pas une histoire, qu’est-ce que c’est ? » Donc, Liir lui DONNE une histoire. J’aime aussi la façon dont il devient sarcastique au milieu du livre, comme sa mère, après que la vie l’ait beaucoup malmené, qu’il soit dans le coma, etc. À un moment donné, il dit : « Quelle condition ? J’ai été dans cette condition toute ma vie. C’est la seule condition que je connaisse. L’amour amer, la solitude, le mépris de la corruption, l’espoir aveugle. C’est là que je vis. » J’aime aussi la façon dont il devient un homme plein d’humour et de charme, acceptant son destin de ne jamais connaître les réponses. Il dit au singe d’Elphaba « Elle t’a toujours préféré » et lui sourit. Le singe répond : « Vu qui elle était, c’est un compliment ou une insulte ? ».
Il empoisonne tous les dragons de l’Empereur, ce qui permet de sauver des vies, de se venger de Cherrystone, de libérer le ciel pour les oiseaux, d’unir deux tribus en guerre qui pensaient que l’autre faisait le truc du dragon. Il trouve un moyen de faire sortir les voix des morts, ce qui permet à l’éléphante de mourir correctement. Il ne sait toujours pas s’il est le fils d’Elphaba jusqu’à la dernière phrase, lorsqu’il brandit sa fille nouveau-née sous la pluie pour la nettoyer (après l’avoir trouvée morte, enveloppée dans la cape d’Elphaba, et qu’il la ranime). Sa peau est verte.
REMARQUE : Maguire réussit à utiliser la « perception » de différents témoins et participants pour modifier notre « perception » de la célèbre histoire d’Oz grâce à des personnages qui doivent agir sans « connaître toutes les réponses » ou « avoir suffisamment d’informations ». Nous sommes tous confrontés à cela dans la vie. Il y a ceux qui n’agissent pas à cause de ce manque d’informations, ils sont retenus, ils sont prudents, et ils ne font jamais rien de significatif. Et puis il y a ceux qui prennent des risques et agissent (vous n’aurez jamais toutes les réponses ou assez d’informations) et ainsi font/changent l’histoire. Dans l’histoire traditionnelle d’Oz, tous les risques pris par Elphaba sont mal perçus. Il est donc fascinant de voir comment il utilise à nouveau ce même outil pour l’histoire de Liir, et tout ce qu’il fait pourrait être perçu comme mauvais… mais ne l’est pas. D’où l’immense satisfaction. Et puis vous obtenez des éléments d’information supplémentaires qui déterminent qu’il était sur la bonne voie, confirment ses décisions et ses actions. Pas de perception erronée, de réorientation, juste l’histoire d’un Joe-schmoe ordinaire qui fait des choses étonnantes. « Si seulement Elphaba était là pour voir ça… » Je parle de plus que de la fierté d’une mère et d’une justification personnelle. Je parle d’un redressement des torts dans le monde que son fils ingénieur.
Et encore une fois, je me demande si le fils aimera sa petite-fille comme il se doit, puisqu’il est le seul à s’en occuper. De toute évidence, oui, vu la façon dont il s’est occupé d’elle immédiatement, réparant ainsi les torts que sa mère avait commis à son égard. Quel genre de personne sera la petite-fille, quel héritage laissera-t-elle au monde ? Comment portera-t-elle le fardeau d’Elphaba, le fardeau d’être verte. Liir trouvera-t-il un jour Nor ?
Vert : frais comme le printemps, rosé, pas pourri. La première couleur que j’ai apprise dans le symbolisme littéraire. La lumière verte de la maison de Daisy que Jay Gatsby regarde tout le temps de l’autre côté de l’eau. Elle signifiait l’espoir, le renouveau, la croissance fraîche et nouvelle, un nouveau départ.
ASIN : B0B5KLS9ZB Éditeur : Bragelonne (5 octobre 2022) Langue : Français ISBN-13 : 979-1028117634 Âge de lecture : Dès 12 ans
L’auteur de science-fiction et initiateur du mouvement cyberpunk, William Gibson (Trilogie de la Conurb ; Trilogie du Pont…) avait écrit un premier scénario faisant suite au film Aliens, le Retour. Jamais adapté à l’écran et donc totalement inédit, son scénario est décliné en roman par Pat Cadigan avec Alien3.
Chronique : La première ébauche du scénario d’Alien par William Gibson, le fondateur du cyberpunk, transformée en roman par Pat Cadigan, la « reine du cyberpunk » récompensée par un Hugo.
Réaliser une suite au film Aliens de James Cameron, l’une des suites cinématographiques les plus réussies de tous les temps, n’a pas été une mince affaire. Avant que David Fincher (Fight Club, Gone Girl) ne se lance dans la réalisation d’Alien 3, le film a connu plusieurs itérations, passant du réalisateur de films d’action Renny Harlin (Die Hard 2, Deep Blue Sea) aux sensibilités plus sombres de Vincent Ward (What Dreams May Come).
Parmi les premiers scribes à s’attaquer au scénario d’Alien 3, on trouve le célèbre auteur de science-fiction William Gibson. Gibson (Neuromancer, Mona Lisa Overdrive) a contribué à l’émergence du sous-genre cyberpunk sur le papier et les producteurs Walter Hill et David Giler pensaient qu’il pourrait apporter une nouvelle vision à la franchise. En fin de compte, Hill et Giler n’ont pas retenu le scénario de Gibson et le film qui est sorti en salles a reçu des critiques largement négatives. Cela a conduit beaucoup de gens à spéculer : Hill et Giler ont-ils fait le bon choix ?
En se basant sur le scénario de Gibson, Titan propose une nouvelle plongée littéraire dans le monde d’Alien. Avec une prose écrite par l’auteur Pat Cadigan, lauréat d’un Hugo-award (Synners, Mindplayers), l’adaptation d’Alien 3 par Gibson vit désormais sous la forme d’une novelization.
Le Sulaco, le vaisseau de transport des Marines Coloniales transportant les survivants de LV-426 en cryo-sommeil, Ripley, Newt et Hicks, s’arrime à la station spatiale de recherche en armement Anchorpoint – mais pas avant que le Sulaco ne dérive par inadvertance dans l’espace aérien restreint d’un gouvernement socialiste rival, l’Union des peuples progressistes. Alors qu’il se trouve derrière les lignes ennemies, le Sulaco est intercepté par un vaisseau de sauvetage de l’UPP, dont l’équipage, Luc Hai et Ashok, s’empare du torse de Bishop, le quatrième survivant androïde d’Aliens, dans l’espoir d’obtenir des informations vitales du processeur neuronal du synthétique. Avant que l’UPP ne puisse ramener l’androïde susmentionné à sa base de Rodina Station, leur commandant Boris est victime d’un redoutable facehugger (parasite arachnéen qui implante des embryons de xénomorphes dans des hôtes humains). Ce facehugger particulier a éclos d’un œuf mystérieusement trouvé dans les entrailles de Bishop.
Lorsque Hicks sort de son cryo-sommeil à bord d’Anchorpoint, son réveil est brutal car il découvre rapidement qu’Anchorpoint et le Rodina mènent leurs propres expériences rivales sur du matériel génétique extraterrestre, déclenchant ainsi les prémices d’une course aux armements xénomorphes qui pourrait déstabiliser l’univers. Hicks et Bishop, ainsi que les nouveaux venus Spence, Tully, Jackson et les autres, pourront-ils arrêter l’infâme Weyland-Yutani ainsi que l’UPP (« ouais, vous me connaissez ! ») avant qu’il ne soit trop tard ?
L’intrigue du « xénomorphe en tant qu’expérience de laboratoire qui a mal tourné » a été bien faite (la bande dessinée Aliens : Labyrinth de Dark Horse), et elle a été mal faite (Alien : Resurrection). Le récit de Gibson se vautre quelque part entre les deux. La prose pince-sans-rire de Cadigan (qui qualifie Ripley de « folle aux chats » dans sa récapitulation des deux premiers films) ajoute une légèreté bien nécessaire à une narration qui, sans cela, serait routinière. Pourtant, il est facile de comprendre pourquoi cette histoire n’a pas été retenue pour un grand film. Elle tente de réintégrer le suspense du film Aliens de Cameron, mais en moins bien ; moins de marines, moins de suspense et moins de vrais extraterrestres. Si Alien 3 de Fincher manquait également d’armes et de hordes d’extraterrestres, le film de Fincher parvient à éviter les comparaisons en optant pour quelque chose de différent. Alien 3 de Fincher met de côté ses aspirations à être un simple fourrage d’action en faveur de l’horreur xénomorphe plus sobre et unique du premier film. Alien 3 de Gibson, en revanche, est un Aliens Lite, un Aliens diététique si vous voulez.
Hicks est vivant, Newt est vivant, mais mon intérêt est-il vivant ? N’offrant aucune des idées cyberpunk que l’on trouve dans Neuromancer, Gibson ne semble pas avoir l’intention d’adopter une approche minimale de l’horreur et ne souhaite pas non plus augmenter les sensations fortes de l’action d’Aliens. Il est surprenant que son histoire ne parvienne pas à résoudre la plupart des problèmes rencontrés par les spectateurs du film Alien 3. L’apparition mystérieuse (voire mal expliquée) d’un œuf sur le Sulaco, par exemple. De plus, comme Gibson a écrit cette histoire en 1987, la narration reste fixée sur un certain nombre de concepts désuets, notamment la guerre froide avec l’UPP (la représentation intergalactique de Gibson pour la défunte Union soviétique).
La menace xénomorphe subit d’intéressantes modifications d’horreur corporelle dans la version de Gibson de cette créature terrifiante (horreur corporelle rappelant affectueusement The Fly de Cronenberg, The Thing de Carpenter ou même certains des plus récents jeux vidéo Resident Evil), mais il le fait au détriment d’un cycle de vie extraterrestre déjà établi. Si beaucoup ont reproché à Cameron d’avoir rendu les xenos plus semblables à des insectes dans Aliens, ils avaient au moins une hiérarchie et une structure de reproduction propres et facilement compréhensibles. L’approche de Gibson est un peu trop hétéroclite, avec de légers soupçons d’aléatoire dans les préquelles Alien de Ridley Scott. La volonté d’accepter ce que Gibson présente ici dépend largement de la volonté d’accepter la glu noire de Prometheus, les spores de Covenant ou la représentation de l’ovomorphisme dans le Director’s Cut d’Alien.
S’il est formidable d’avoir une auteure accomplie à la tête de ce livre, cela contraste fortement avec le fait que Ripley, notre protagoniste féminine des quatre premiers films, est presque entièrement mise à l’écart au profit de Hicks, un grogneur militaire (un report du scénario de Gibson auquel Cadigan était malheureusement attaché). Personnellement, je préférerais me procurer la novélisation originale d’Alan Dean Foster du film de Fincher. Alors qu’Alien 3 de Fincher a été largement critiqué au printemps 1992, le film a trouvé un public fidèle et dévoué au fil des ans (moi y compris). Bien qu’il y ait ceux qui, au sein de la fanbase, chercheront toujours à trouver l’une des demi-douzaine d’autres histoires d’Alien 3 qui flottent dans le cyberespace, le troisième volet du film de Fincher (avec tous ses défauts) reste le meilleur.
ASIN : B0B5KPW2D4 Éditeur : Bragelonne (5 octobre 2022) Langue : Français Broché : 384 pages ISBN-13 : 979-1028114053
Qu’est ce qui pourrait être pire, comme sort, que se transformer en loup-garou à chaque pleine lune? Surtout quand on est déjà un loup…
Chronique :Une histoire fabuleuse en revisitant le thème des loups-garous de manière originale. Des illustrations sombres permettent d’entrer dans le vif du sujet. La seule lumière est le clair de lune, la laine, les crocs et les éclairs dans les yeux des prédateurs. La couverture donne le ton, et la vue d’une meute de loups effrayée par la gueule du loup suffit à en effrayer plus d’un. Les enfants le réclament presque tous les soirs, il n’y a rien de mieux que d’avoir peur de jouer, et pour les parents, la lecture à haute voix peut vous donner la joie d’entendre le rugissement du loup. On adore être un mouton noir avec de gros yeux, surtout le reste des grosses mèches quand il était loup.
Dis papa, la vie c’est quoi ? De la poésie à n’en plus finir !
Un superbe album qui met en images la magnifique chanson d’Aldebert La vie c’est quoi?
Chronique : Expliquer la vie à son enfant ? Tout parent en rêve, mais la tâche est rude. Heureusement, en ce domaine comme en d’autres, on peut compter sur l’imagination des artistes et le pouvoir de la poésie pour nous montrer le chemin. Exemple, avec La vie c’est quoi ?, une chanson intelligente, drôle et touchante signée du génial Aldebert et qui es désormais en forme de livre chez Alice.
A travers ce livre les deux auteurs font une conversation entre une enfant et son papa et la petite pose toutes ses petites questions sur la signification de pleins de mots mais surtout le mot « La vie » qu’on a tendance à employer au quotidien mais qui, pour les plus petits, semblent être parfois des termes savants. La musique, l’émotion, l’enthousiasme, la bienveillance, mais aussi la routine, l’indifférence ou le racisme prennent soudainement et en même temps un sens tellement innocent mais tout aussi explicite car les réponses du papa son aussi simples que touchantes. Il s’adresse ainsi aux tout petits, tout en rappelant aux plus grands qui ont parfois tendance a oublié le vrai sens de tous ces mots autant que le vrai sens de la vie.
Le titre nous replonge un peu dans la réflexion et nous fait prendre conscience sur le fait que ce qui fait La vie peut devenir un peu trop régulier et finir par progressivement s’effacer.
Richard, Bob et Mitch, trois amis d’enfance, vivent à Pointe-Claire. Richard suit les traces de son grand-père et intègre la police, mais l’accueil qui lui est réservé n’est pas des plus chaleureux. Le soir même, à la nuit tombée, deux lueurs étranges se percutent dans le ciel. C’est alors que de mystérieux événements surviennent dans la ville…
Chronique : Après Hero Corp, Simon Astier revient sur nos écrans avec sa nouvelle série. Sous la bannière Warner TV, le réalisateur et scénariste s’intéresse cette fois à la vie extraterrestre.
Depuis la fin de Hero Corp en 2017, Simon Astier s’est fait plutôt discret. L’acteur et réalisateur a fait une incursion sur Netflix, pour réaliser quelques épisodes de la série Mortels .
5 ans après la conclusion des aventures de John, Klaus et Doug, il revient cette fois avec un travail qu’il porte à bout de bras, de l’écriture à la réalisation, et même devant la caméra. Le one-man-band a encore frappé. Que vaut sa nouvelle symphonie
En 2019, Warner TV lance un appel à projets en France. Avec la volonté de s’implanter sur le territoire français, les studios cherchent leur vaisseau-mère. C’est Simon Astier qui remporte la mise avec sa série Visitors. Maintenant, il atterrit enfin sur nos écrans.
Dans la petite ville de Pointe-Claire, Richard s’apprête à passer sa première journée dans les forces de l’ordre, mais l’accueil qui lui est réservé n’est pas des plus chaleureux. Le soir même, deux lumières étranges se sont percutées dans le ciel, l’une d’elles semble s’être écrasée sur la ferme du sale John Collins. C’est alors que de mystérieux événements se produisent dans la ville…
Simon Astier le confiait lors de Séries Mania à Lille, il s’était nourri des films de SF des années 80. Sa série entend donc rendre hommage à la filmographie de Spielberg, qui a particulièrement nourri son histoire. Il distille quelques références plus ou moins subtiles, de rouler dans le panier d’un vélo aux substances visqueuses qui coulent des robinets, le scénariste s’amuse avec les éléments visuels et les clichés du cinéma américain pour construire son pastiche. . X Files , AND ou Alien les clins d’œil sont nombreux.
Une imagerie rétro et fluo qui fonctionne à merveille, et qui contribue à faire des Visitors un objet non identifié du panorama français. Il faut dire que sous la bannière Warner Bros, les moyens alloués à cette production sont d’autant plus importants que ceux dont elle a pu bénéficier avec Hero Corp.
Une facture finalement plutôt bien mise à profit, avec des décors anachroniques et des costumes à souhait. Côté effets numériques, Visitors en revanche n’est pas très gourmand et c’est tant mieux.
Dans les premiers épisodes, aucune brûlure de la rétine n’est à déplorer. Simon Astier préfère mettre le tangible dans le surnaturel, avec des créatures visqueuses et verdâtres, rappelant les premières heures du cinéma de genre.
Visitors n’est pas seulement une incursion dans l’étrange, la série est aussi et surtout une fable de personnages. Une galerie de protagonistes denses qui ont bénéficié d’une écriture soignée et efficace. Simon Astier, très solennel, fait face à une foule d’opposés comiques admirablement incarnés. Une dynamique que l’on retrouvait déjà chez Hero Corp mais qui fonctionne toujours aussi bien dans ce registre.
Parmi les personnages notables, on note la performance de Damien Jouillerot juste à chaque instant. Un tendre nounours qui fait le parfait acolyte du policier en herbe incarné par Simon Astier. D’autres trublions gravitent autour du protagoniste principal, à commencer par l’irrésistible duo Palmashow.
Caricature à peine déguisée de Fox Mulder, David Marsais rend hommage à la partition absurde qui lui a été confiée. Grégoire Ludig s’implique un peu moins, se contentant du rôle d’animateur peu scrupuleux sur la chaîne de télévision locale. Julie Bargeton et Tiphaine Daviot s’en sortent également avec les honneurs, mais c’est Delphine Baril qui mérite la palme d’or. Hilarante, l’actrice campe une policière rustre qui nous fait esquisser quelques sourires francs, avec son langage de chartier et sa personnalité un peu schizophrène.
Dans l’orchestre de Simon Astier, aucun instrument n’est dissonant, permettant à la partition du metteur en scène d’atteindre des sommets comiques. Des moments plus tendres sont aussi au programme.
La force de Simon Astier réside sans doute dans son style d’écriture, son goût pour les dialogues percutants. Si Hero Corp avait déjà accouché de répliques cultes, Visitors promet de suivre le même chemin. La série est peuplée de joutes verbales toutes plus magistrales les unes que les autres.
Ce style inimitable permet à la série de gagner un capital sympathie au fur et à mesure des épisodes qui s’enchaînent. De notre côté, nous n’avons pas boudé notre plaisir même si le curseur est loin d’avoir été poussé aussi loin qu’avec Hero Corp. Le film nous rappelle aussi les plus belles heures du cinéma parodique, comme Qui a tué Pamela Rose ? de Kad et O ou encore The City of Fear Dummies. Astier donne naissance à un divertissement constant, un pastiche réussi d’un genre que nous aimons.
Son rythme est maîtrisé, les rebondissements sont nombreux, au point qu’il est très difficile d’attendre la suite des aventures de Richard et de ses compagnons. On terminera rapidement avec la musique originale, composée au synthé par Polérik Rouvière. Une partition rétro et grinçante, qui complète le tableau des Visitors.
Visitors est une vraie réussite. La série s’impose comme un divertissement maîtrisé, ponctué de références SF et incarné avec brio par un casting interstellaire.
VISITORS – SAISON 1
Synopsis
Richard, Bob et Mitch, trois amis d’enfance, vivent à Pointe-Claire. Richard suit les traces de son grand-père et intègre la police, mais l’accueil qui lui est réservé n’est pas des plus chaleureux. Le soir même, à la nuit tombée, deux lueurs étranges se percutent dans le ciel. C’est alors que de mystérieux événements surviennent dans la ville…
LE CASTING
Simon Astier KaamelottHero CorpOff Prime
Florence Loiret-Caille Le Bureau des LégendesAzuroL’Effet aquatique
Vincent Desagnat Les 11 CommandementsBabysittingLa Beuze
Alban Lenoir Les crevettes pailletées KaamelotBalle perdue
Les avis presse
LE FIGARO
« S’il apprécie le flegme des comédies britanniques, teinté d’un côté potache, Simon Astier aime manier l’humour avec sérieux. C’est ainsi que ce casting éclectique, auquel il ne faut pas oublier d’ajouter Vincent Deniard ou Florence Loiret-Caille, touche par sa sincérité, son premier degré dans le jeu. »
PREMIERE
« Comme il l’avait fait autour des comics avec Hero Corp, Simon Astier s’amuse de toutes ces références 80’s ou 90’s, dans une série euphorisante, dopée à la nostalgie, à l’esthétique cinématographique étonnante (…) Les mystères des extraterrestres ne sont pas uniquement secondaires, et permettent de soutenir solidement le reste de la farce. Car Visitors est une comédie fantastique réussie. On rigole franchement. »
SUD OUEST
« La série fonctionne à merveille, par son efficacité et son rythme intense, grâce en partie à son format de 26 minutes par épisode. »
TELERAMA
« Tartinés d’humour pince-sans-rire, la marque de la maison, parfois drôle, parfois moins, les premiers épisodes distillent un mystère extraterrestre pas déplaisant. »
Description du produit
Intégrale saison 1 (8 x 30′)
Détails sur le produit
Rapport de forme : 2.40:1
Classé : Tous publics
Dimensions du colis : 17.3 x 13.6 x 1.4 cm; 110 grammes
Réalisateur : Simon Astier
Format : Cinémascope
Durée : 4 heures
Date de sortie : 21 septembre 2022
Acteurs : Simon Astier, Florence Loiret-Caille, David Marsais, Arnaud Tsamère, Vincent Deniard
Doublé : : Français
Langue : Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0)
Ce que Cleo Constanza, 19 ans, n’avait pas prévu en allant faire du babysitting, c’est le tueur fantomatique qui la pourchasserait sur le trajet de retour, ni qu’elle serait sauvée in extremis par trois personnes –; une fillette de 10 ans avec un masque de dinosaure et un fusil, une quadra taciturne et une vieille femme malvoyante aux mains recouvertes de bandelettes égyptiennes.
Chronique : A travers ce côté merveilleux, nous découvrirons l’incarnation des dieux qui doivent combattre les fantômes. Pourquoi ? comment ? Il faut lire jusqu’au bout pour comprendre ! Personnellement, je l’ai lu comme un livre froid, sans prise de tête. Il faut y voir un road trip avec Cleo et ses sosies pour découvrir leurs origines. Nous avons de l’action, des rebondissements et quelques révélations pour pimenter le roman, ainsi que des tonnes d’humour pour vous détendre ! Sans parler de quelques passages émouvants, car je suis déjà profondément attaché à Bethany en plus de Cleo, et il y a de beaux passages entre les deux. Nous avons eu une fin tendue et bourrée d’action qui a répondu à toutes nos questions !
J’apprécie davantage la mythologie utilisée et mise en scène dans le reste de l’histoire, qui apporte des éléments surnaturels et intéressants, mais aussi remis en question. Pour moi, cependant, le reste des personnages et des héroïnes sont du même genre, et malgré leurs différences et les fragments du don original qu’ils ont, aucun d’entre eux ne me donne envie de rester dans l’histoire. Par contre, j’ai beaucoup de sympathie pour le pauvre Maddox, et j’aime beaucoup sa façon de voir les choses dans l’épilogue.
L’intrigue est palpitante et excitante, et l’ouverture est vigoureuse. L’histoire a un rythme qui ne nous laisse que peu de répit. Cela ne commence à s’accumuler qu’à la moitié du roman, puis après quelques pages, je trouve qu’il stagne. Cette petite baisse de vitesse ramène vraiment l’histoire à son apogée finale épique. Le personnage de Cleo est très charismatique et est un élément clé de tout le roman. L’écriture est très bonne et j’ai vraiment apprécié cette lecture. Si vous aimez les rebondissements et les histoires mystérieuses, je vous conseille ce roman !
ASIN : B09XTPGHGB Éditeur : 404 Editions (15 septembre 2022) Langue : Français Broché : 480 pages ISBN-13 : 979-1032405642 Âge de lecture : 13 – 18 ans