Marcel et Monsieur Pagnol de Sylvain Chomet

À l’apogée de sa gloire, Marcel Pagnol reçoit la commande d’une rédactrice en chef d’un grand magazine féminin pour l’écriture d’un feuilleton littéraire, dans lequel il pourra raconter son enfance, sa Provence, ses premières amours… En rédigeant les premiers feuillets, l’enfant qu’il a été autrefois, le petit Marcel, lui apparaît soudain. Ainsi, ses souvenirs ressurgissent au fil des mots : l’arrivée du cinéma parlant, le premier grand studio de cinéma, son attachement aux acteurs, l’expérience de l’écriture. Le plus grand conteur de tous les temps devient alors le héros de sa propre histoire.

Avec Marcel et Monsieur Pagnol, Sylvain Chomet signe un film d’animation délicat, tendre et profondément cinéphile. Le réalisateur des Triplettes de Belleville s’empare de la figure de Marcel Pagnol non comme d’un monument figé, mais comme d’un homme traversé par ses souvenirs, ses doutes et son besoin vital de raconter. Le film, présenté à Cannes en 2025, revient sur Pagnol à l’heure où il se replonge dans son enfance et dans la Provence qui a nourri toute son œuvre.

Le récit trouve sa belle idée dans cette rencontre imaginaire entre Marcel adulte et le petit Marcel. À travers ce dialogue intérieur, les souvenirs reprennent vie : la famille, les premières émotions, l’arrivée du cinéma parlant, la naissance des studios, l’amour des acteurs et cette passion de l’écriture qui devient une manière de retenir le temps. Chomet compose un portrait affectueux, parfois mélancolique, où l’hommage ne tombe jamais dans la simple illustration scolaire.

Visuellement, le film séduit par son élégance. L’animation garde cette patte artisanale, légèrement rétro, qui donne aux personnages une présence chaleureuse. Les couleurs de Provence, les décors, les silhouettes et les détails graphiques créent un univers entre mémoire, théâtre et cinéma. L’image du DVD restitue bien cette douceur picturale : les contrastes sont équilibrés, les teintes lumineuses sans excès, et les scènes plus intimes conservent une belle lisibilité.

Côté son, l’édition accompagne efficacement le charme du film. Les dialogues restent clairs, essentiels dans une œuvre consacrée à un immense conteur. La musique de Stefano Bollani accompagne le mouvement des souvenirs avec finesse, sans jamais écraser l’émotion.

Verdict : un très beau DVD, à la fois patrimonial et accessible, qui célèbre Marcel Pagnol avec poésie. Un film tendre, élégant et idéal pour redécouvrir l’homme derrière l’écrivain, le cinéaste et le conteur populaire.

Classé ‏ : ‎ Tous publics

Audio description : ‏ : ‎ Français

Réalisateur ‏ : ‎ Sylvain Chomet

Durée ‏ : ‎ 1 heure et 31 minutes

Date de sortie ‏ : ‎ 15 mai 2026

Langue ‏ : ‎ Français (DTS-HD 2.0), Français (DTS-HD 5.1)

Studio  ‏ : ‎ Wild Side Video

Mamie Luger: La tentation du mâle de Nicolas Keramidas

Berthe Gavignol, 102 ans, est arrêtée par la police après avoir tiré sur un homme avec un Luger, un vieux pistolet allemand.

Avec Mamie Luger : La tentation du mâle, Nicolas Keramidas livre une bande dessinée explosive qui mélange polar noir, humour burlesque et satire sociale.

Le point de départ est aussi absurde qu’efficace : Berthe Gavignol, 102 ans, est arrêtée après avoir tiré sur un homme avec un vieux Luger allemand. Mais l’interrogatoire révèle rapidement que cette vieille dame au caractère bien trempé cache un passé autrement plus dangereux qu’il n’y paraît.

Le récit repose sur le contraste entre l’image traditionnelle de la « petite mamie » et la réalité du personnage. Berthe détourne immédiatement les attentes : langage cru, tempérament incontrôlable, souvenirs violents. Cette opposition nourrit une grande partie de l’humour noir de l’album.

Au fil des révélations, la BD dévoile une succession de secrets, de cadavres et de règlements de comptes. Derrière le ton déjanté, le livre aborde pourtant des thèmes sérieux, notamment les violences faites aux femmes et les mécanismes de domination.

Berthe apparaît alors comme une figure de résistance radicale. Refusant le statut de victime, elle transforme sa colère en arme. Le récit joue volontairement sur l’exagération, flirtant avec le grotesque sans perdre sa dimension critique.

Graphiquement, Nicolas Keramidas développe un style énergique et expressif. Les scènes d’action, les expressions et les dialogues participent pleinement à l’humour corrosif de l’ensemble.

L’album alterne entre enquête policière, souvenirs et scènes absurdes, créant un rythme très vivant. L’humour grinçant permet d’équilibrer la noirceur des sujets abordés.

Mamie Luger s’inscrit dans une tradition de polar satirique, où la violence et la comédie coexistent pour dénoncer certaines hypocrisies sociales.

Une bande dessinée irrévérencieuse et jubilatoire, portée par une héroïne aussi incontrôlable qu’inoubliable.

  • Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN
  • Date de publication ‏ : ‎ 13 mai 2026
  • Édition ‏ : ‎ Illustrated
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 80 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2203281812
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203281813

Le chat chelou venu d’ailleurs de J.M. Erre

Un drôle de chat apparaît chez Zazie…

Avec Le chat chelou venu d’ailleurs, J.M. Erre mêle humour absurde, aventure jeunesse et réflexion écologique dans un récit aussi décalé qu’inventif.

Tout commence avec l’apparition de Cachou, un chat étrange qui ressemble presque au Roudoudou de Zazie… à quelques détails près. Oreille écrabouillée, yeux fluorescents, langage improbable et habitudes alimentaires totalement absurdes : l’animal intrigue immédiatement.

Le livre joue beaucoup sur ce décalage. Cachou refuse les comportements classiques d’un chat domestique pour se nourrir de plastique, de pots d’échappement ou encore de poteaux électriques. Cette étrangeté nourrit l’humour du récit, tout en ouvrant progressivement vers une idée plus large.

Zazie, héroïne curieuse et débrouillarde, comprend rapidement que ce chat pourrait représenter bien plus qu’une bizarrerie. Son idée d’utiliser Cachou pour « sauver la Terre » donne au roman une dimension écologique légère mais présente.

Le récit adopte un ton volontairement fantaisiste. Les situations absurdes, les dialogues et le comportement imprévisible du chat créent un rythme dynamique et accessible aux jeunes lecteurs.

Derrière cette légèreté, le livre aborde des questions contemporaines : pollution, déchets, consommation. Mais plutôt que de délivrer un discours appuyé, l’auteur privilégie l’imaginaire et le comique.

Le personnage de Cachou fonctionne comme une figure venue perturber le quotidien, à mi-chemin entre l’animal fantastique et l’extraterrestre.

L’écriture de J.M. Erre conserve un ton vif et ludique, qui laisse une grande place au plaisir de lecture.

Le chat chelou venu d’ailleurs s’inscrit dans ces romans jeunesse capables d’aborder des sujets sérieux à travers le rire et l’absurde.

Un livre drôle et original, où un chat improbable pourrait bien devenir le héros inattendu d’une aventure écologique complètement déjantée

  • Éditeur ‏ : ‎ Rageot Editeur
  • Date de publication ‏ : ‎ 20 mai 2026
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 160 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2700288645
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2700288643
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 132 g

Vaillantes de Émilie Chazerand (Auteur), Cécile Becq (Illustrations)

Été 1936. La France découvre les premiers congés payés et, sur les plages, les frontières sociales semblent s’effacer.

Avec Vaillantes, Émilie Chazerand et Cécile Becq proposent une bande dessinée historique sensible, centrée sur l’émancipation féminine dans la France des années 1930.

Le récit prend place durant l’été 1936, moment charnière marqué par l’arrivée des premiers congés payés après les grandes avancées sociales du Front populaire. Les plages deviennent alors des espaces nouveaux, où différentes classes sociales se croisent et où certaines barrières semblent temporairement s’effacer.

C’est dans ce contexte que se rencontrent Suzanne et Mabel. Tout les oppose : l’une est une paysanne française marquée par les épreuves et le poids des traditions, l’autre une Américaine en décalage avec les conventions du pays qu’elle découvre. Leur relation constitue le cœur du livre.

L’album explore la manière dont une amitié peut transformer le regard porté sur soi-même et sur le monde. Au fil de leurs échanges, les deux femmes remettent en question les normes sociales qui encadrent leurs vies.

Le thème de la liberté traverse tout le récit. Liberté de mouvement, de choix, d’existence : dans une société encore très codifiée, les héroïnes cherchent à devenir maîtresses de leur destin.

Graphiquement, Cécile Becq restitue avec finesse l’atmosphère de l’époque. Les paysages balnéaires, les vêtements, les lumières estivales donnent au livre une dimension à la fois historique et lumineuse.

Loin d’un récit militant frontal, Vaillantes privilégie une approche humaine et intime. Les grands bouleversements sociaux sont perçus à travers les trajectoires individuelles.

Le contraste entre légèreté estivale et poids des conventions donne au récit une tonalité particulièrement touchante.

Vaillantes s’impose ainsi comme une bande dessinée sur la rencontre, la solidarité et les petites révolutions personnelles qui accompagnent les grands changements historiques.

Une œuvre délicate et inspirante, qui célèbre le courage discret de celles qui osent choisir leur propre chemin.

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES Date de publication ‏ : ‎ 6 mai 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 144 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2810208336 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810208333

Mon amie Andreina de Alice Coppini

La petite Emma passe beaucoup d’après-midis chez sa grand-mère Lina.

vec Mon amie Andreina, Alice Coppini propose une bande dessinée jeunesse sensible, où le mystère familial rencontre le récit d’amitié et le voyage dans le temps.

Le récit débute dans un quotidien très simple : Emma passe ses journées chez sa grand-mère Lina, dans une maison où le temps semble parfois suspendu. L’ennui de l’enfant devient le point de départ de l’aventure lorsqu’elle découvre, dans le grenier, une boîte remplie de vieilles photographies.

La bascule fantastique survient avec l’orage. Propulsée dans le passé, Emma rencontre Andreina, une fillette qui ressemble étrangement à celle aperçue sur les photos. Cette apparition ouvre immédiatement un mystère familial qui structure tout l’album.

L’histoire fonctionne sur deux niveaux. D’un côté, une aventure accessible aux jeunes lecteurs, faite de découvertes et de complicité. De l’autre, une réflexion plus douce sur la mémoire, les générations et les liens invisibles qui unissent les familles.

La relation entre Emma et Andreina constitue le cœur émotionnel du livre. Leur amitié se construit progressivement, portée par la curiosité et le partage, tandis que le lecteur comprend peu à peu l’importance de cette rencontre.

Graphiquement, l’album privilégie une approche chaleureuse et expressive. Les décors de la maison ancienne, du grenier et du passé créent une atmosphère nostalgique, presque hors du temps.

Le fantastique reste délicat, jamais envahissant. Il sert avant tout à rendre possible une rencontre impossible entre deux époques et à explorer les souvenirs familiaux sous une forme poétique.

Mon amie Andreina s’inscrit dans la tradition des récits jeunesse où l’imaginaire permet de mieux comprendre l’histoire personnelle et familiale.

Une bande dessinée tendre et mystérieuse, qui mêle enfance, mémoire et amitié avec beaucoup de douceur.

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES Date de publication ‏ : ‎ 6 mai 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 184 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2810210764 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810210763

Ultimage, le maître des magies – Tome 7, La fin des ultimages de Adrien Tomas (Auteur), Elisabeth Jammes (Illustrations)

Maël et son ancien ennemi, Léothax, partent à la recherche de Wuna et Qana, enlevées par un puissant mage mort-vivant dénommé Norguld.

Avec La fin des ultimages, septième tome de la saga Ultimage, Adrien Tomas poursuit l’évolution de son univers de fantasy jeunesse en renforçant les enjeux émotionnels et les menaces à l’échelle du monde.

Le récit place Maël face à une nouvelle urgence : sauver Wuna et Qana, capturées par Norguld, un mage mort-vivant animé par un désir de vengeance. Cette quête personnelle donne immédiatement au roman une forte intensité dramatique.

L’alliance entre Maël et Léothax constitue l’un des éléments marquants du tome. Ancien adversaire devenu allié de circonstance, Léothax introduit une relation plus complexe que la simple opposition entre héros et ennemi. Cette collaboration forcée enrichit les dynamiques du récit.

Le roman approfondit également son système magique. La magie de l’esprit, que Maël doit apprendre en urgence, devient centrale. Contrairement à une puissance purement offensive, elle implique maîtrise mentale et compréhension intérieure, renforçant la dimension initiatique du personnage.

Face à eux, Norguld incarne une menace plus sombre encore. Son statut de mage mort-vivant et sa quête de vengeance lui donnent une présence inquiétante, mais c’est surtout son nouveau type de magie qui fait basculer l’intrigue vers des enjeux apocalyptiques.

Le monde d’Oara, déjà fragilisé par les conflits précédents, se retrouve une nouvelle fois au bord du chaos. Le titre lui-même, La fin des ultimages, suggère un tournant majeur dans la saga.

L’écriture d’Adrien Tomas conserve un rythme dynamique, alternant scènes d’action, progression magique et relations entre personnages. Les illustrations d’Elisabeth Jammes accompagnent cet univers en renforçant son aspect épique et fantastique.

Le roman continue ainsi de développer des thèmes classiques de fantasy — transmission, responsabilité, pouvoir — tout en restant accessible à un lectorat jeunesse.

Un tome intense et spectaculaire, où la magie devient autant une arme qu’un danger capable de faire vaciller tout un monde.

Éditeur ‏ : ‎ Rageot Editeur Date de publication ‏ : ‎ 13 mai 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 192 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2700284232 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2700284232

Le Grand Voyage de Mo de Yeonju Choi

Par une chaleur étouffante, Mo et ses frères et soeurs s’ennuient, lorsqu’un perroquet

Avec Le Grand Voyage de Mo, Yeonju Choi poursuit les aventures de son petit héros dans un album jeunesse mêlant exploration, humour et douceur familiale.

Le récit débute dans une atmosphère de chaleur écrasante, propice à l’ennui. L’arrivée d’un perroquet messager vient soudain rompre le quotidien : Grand Papicha, inventeur et réparateur passionné de vieux ventilateurs, a besoin de vis à tête étoilée pour terminer sa dernière création.

Mo accepte immédiatement la mission. Ce simple service devient alors un véritable voyage initiatique. En quittant le cadre familial pour traverser une forêt tropicale foisonnante, le personnage découvre un monde à la fois fascinant et déroutant.

L’album repose sur l’idée de déplacement et de perte de repères. Mo se retrouve confronté à l’inconnu : comment s’orienter ? À qui faire confiance ? Chaque rencontre devient une étape d’apprentissage.

Le décor joue un rôle essentiel. La jungle luxuriante, pleine de couleurs et de détails, transforme le voyage en expérience sensorielle. Les illustrations de Yeonju Choi privilégient une atmosphère chaleureuse et vivante, où la nature semble constamment en mouvement.

Mais au-delà de l’aventure, le livre parle aussi de la famille et de la transmission. Grand Papicha, figure inventive et affectueuse, incarne une mémoire familiale tournée vers la réparation et la créativité. Cette dimension donne au récit une tonalité tendre.

L’album conserve un rythme accessible aux jeunes lecteurs, alternant moments drôles, découvertes et petites inquiétudes, sans jamais perdre sa légèreté.

Le Grand Voyage de Mo s’inscrit dans la continuité des albums jeunesse qui valorisent la curiosité, l’autonomie et l’imaginaire.

Un livre lumineux et dépaysant, où chaque détour devient une aventure et chaque rencontre une occasion de grandir.

Éditeur ‏ : ‎ hélium Date de publication ‏ : ‎ 6 mai 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 168 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2330220294 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2330220297

Tous mes mensonges de Nelle Lamarr

Assistante d’une célèbre romancière, Sloan découvre le corps sans vie de sa patronne dans son manoir. Paniquée mais fascinée, elle commet l’irréparable et s’empare de son dernier manuscrit. Une fois publié, ce livre volé devient un best-seller qui propulse Sloan au sommet du succès.

Avec Tous mes mensonges, Nelle Lamarr plonge dans un thriller psychologique centré sur la culpabilité, l’usurpation et les conséquences destructrices du mensonge.

Le roman démarre sur une scène fondatrice : Sloan découvre sa patronne, une célèbre romancière, morte dans son manoir. Dans un mouvement mêlant panique et fascination, elle commet un acte irréversible : voler le dernier manuscrit inédit de l’autrice.

Ce choix fait basculer le récit. Une fois publié, le texte devient un immense succès et transforme Sloan en figure reconnue. Mais cette ascension repose sur une fraude, et le roman construit toute sa tension autour de cette fragilité.

Très vite, quelqu’un semble connaître la vérité. Messages anonymes, cadeaux inquiétants, menaces indirectes : la pression monte progressivement. Le suspense repose alors sur une question essentielle : qui sait, et jusqu’où cette personne ira-t-elle ?

Le personnage de Sloan se retrouve piégé par ses propres décisions. Chaque tentative pour protéger son secret entraîne de nouveaux mensonges, dans une spirale qui devient incontrôlable. Le roman explore ainsi la manière dont une faute initiale peut contaminer toute une existence.

L’univers littéraire joue un rôle important dans l’intrigue. Le succès, la reconnaissance publique, l’image de l’écrivain et le rapport à la création deviennent des éléments centraux du récit.

Nelle Lamarr privilégie une tension psychologique continue. L’angoisse vient moins de l’action que de l’effondrement progressif du contrôle de Sloan sur sa vie.

Le livre s’inscrit dans la tradition des thrillers domestiques et littéraires, où l’identité sociale construite par les personnages menace de s’écrouler à tout instant.

Tous mes mensonges propose ainsi une réflexion sombre sur l’ambition, la culpabilité et le prix du succès.

Un thriller efficace et addictif, où chaque mensonge devient une nouvelle prison, et où la vérité se rapproche inexorablement

  • Éditeur ‏ : ‎ City Edition
  • Date de publication ‏ : ‎ 4 mars 2026
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 416 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2824625899
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2824625898

Les mensonges de nos mères de Hannah Beckerman

En apparence, c’est un tragique mais banal accident : Isla, 17 ans, est tuée par un chauffard qui prend la fuite. Mais Abby, sa mère, ne peut pas supporter que le coupable soit en liberté alors qu’il a fauché sa fille à l’aube d’une vie pleine de promesses.

Avec Les mensonges de nos mères, Hannah Beckerman construit un thriller psychologique où le deuil devient le point de départ d’une enquête intime et destructrice.

Le roman débute sur ce qui semble être un drame routier : Isla, adolescente brillante de dix-sept ans, meurt renversée par un chauffard qui prend la fuite. Mais très vite, sa mère, Abby, refuse l’idée d’un simple accident. Cette impossibilité d’accepter une version trop simple déclenche toute l’intrigue.

À mesure qu’Abby enquête, l’image parfaite de sa fille se fissure. Les secrets émergent progressivement, révélant une jeune fille plus complexe qu’elle ne l’imaginait. Cette découverte bouleverse non seulement le regard de la mère, mais aussi celui du lecteur.

Le roman explore ainsi la distance qui peut exister entre parents et enfants, même dans les familles les plus proches. Que savons-nous réellement de ceux que nous aimons ?

L’enquête déborde rapidement du cadre familial. Les révélations touchent les voisins, les couples, les adolescents du quartier. Chaque foyer semble cacher ses propres failles. Le récit devient alors une radiographie des apparences sociales et des mensonges du quotidien.

Hannah Beckerman privilégie une tension émotionnelle plus que spectaculaire. Le suspense repose sur les non-dits, les relations fragilisées et la peur de voir certaines vérités éclater.

Le personnage d’Abby incarne cette obsession de comprendre, quitte à provoquer des fractures irréversibles autour d’elle. Sa quête de vérité devient aussi une remise en question de son rôle de mère et de tout ce qu’elle croyait savoir.

L’écriture, fluide et psychologique, met l’accent sur les émotions et les dynamiques familiales, tout en maintenant un mystère constant.

Les mensonges de nos mères s’inscrit dans la lignée des thrillers domestiques contemporains, où les secrets familiaux deviennent le véritable terrain du danger.

Un roman tendu et émotionnel, qui montre comment une tragédie peut faire exploser les illusions soigneusement construites autour d’une famille

  • Éditeur ‏ : ‎ City Edition
  • Date de publication ‏ : ‎ 1 avril 2026
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 372 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2824625813
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2824625812

L’Étoile du Pays imaginaire de River Hale

Cela fait quatorze ans que Peter Pan a disparu et que l’étoile du Pays imaginaire s’est éteinte. Depuis, un manteau de givre s’est abattu à sa surface, et une ombre dévorante menace tous ceux qui y vivent. Et Peter Pan est le seul à pouvoir l’arrêter.

Avec L’Étoile du Pays imaginaire, River Hale revisite le mythe de Peter Pan à travers une fantasy mélancolique, où le temps, la mémoire et le désir prennent une place centrale.

Le roman imagine un Pays imaginaire transformé. Depuis la disparition de Peter Pan, l’île s’est figée sous le givre et une ombre menaçante gagne du terrain. Cette vision crépusculaire contraste fortement avec l’image traditionnelle du monde éternellement enfantin.

L’originalité du récit tient au renversement des rôles. C’est ici Capitaine Crochet qui devient moteur de l’histoire. Loin du simple antagoniste, il apparaît comme celui qui tente de sauver le Pays imaginaire… et Peter lui-même.

La découverte d’un Peter Pan devenu adulte constitue le cœur émotionnel du livre. Il a oublié son passé, perdu ses capacités et semble coupé de ce qu’il était. Cette perte de mémoire transforme le personnage en figure tragique : celui qui incarnait l’éternelle enfance est désormais confronté au temps.

Le roman développe une relation complexe entre Peter et Crochet. Leur antagonisme historique devient ambigu, traversé par une attirance inattendue. Les combats qu’ils doivent rejouer pour réveiller les souvenirs de Peter prennent alors une dimension intime autant que symbolique.

River Hale joue avec les thèmes de la nostalgie et de la transformation. Que reste-t-il des aventures d’enfance lorsqu’on grandit ? Peut-on retrouver ce qui a été perdu ?

L’atmosphère, très marquée par le froid et l’obscurité, renforce cette tonalité mélancolique. Le Pays imaginaire apparaît moins comme un refuge que comme un monde en train de disparaître.

Le récit mêle fantasy, romance et réinterprétation littéraire, tout en conservant des éléments emblématiques de l’univers original.

L’Étoile du Pays imaginaire propose ainsi une lecture plus adulte et émotionnelle du mythe de Peter Pan.

Un roman à la fois sombre et tendre, où les souvenirs perdus deviennent la clé du salut d’un monde entier.

  • Éditeur ‏ : ‎ Eden
  • Date de publication ‏ : ‎ 14 janvier 2026
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 368 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2824626569
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2824626567