L’Étoile du Pays imaginaire de River Hale

Cela fait quatorze ans que Peter Pan a disparu et que l’étoile du Pays imaginaire s’est éteinte. Depuis, un manteau de givre s’est abattu à sa surface, et une ombre dévorante menace tous ceux qui y vivent. Et Peter Pan est le seul à pouvoir l’arrêter.

Avec L’Étoile du Pays imaginaire, River Hale revisite le mythe de Peter Pan à travers une fantasy mélancolique, où le temps, la mémoire et le désir prennent une place centrale.

Le roman imagine un Pays imaginaire transformé. Depuis la disparition de Peter Pan, l’île s’est figée sous le givre et une ombre menaçante gagne du terrain. Cette vision crépusculaire contraste fortement avec l’image traditionnelle du monde éternellement enfantin.

L’originalité du récit tient au renversement des rôles. C’est ici Capitaine Crochet qui devient moteur de l’histoire. Loin du simple antagoniste, il apparaît comme celui qui tente de sauver le Pays imaginaire… et Peter lui-même.

La découverte d’un Peter Pan devenu adulte constitue le cœur émotionnel du livre. Il a oublié son passé, perdu ses capacités et semble coupé de ce qu’il était. Cette perte de mémoire transforme le personnage en figure tragique : celui qui incarnait l’éternelle enfance est désormais confronté au temps.

Le roman développe une relation complexe entre Peter et Crochet. Leur antagonisme historique devient ambigu, traversé par une attirance inattendue. Les combats qu’ils doivent rejouer pour réveiller les souvenirs de Peter prennent alors une dimension intime autant que symbolique.

River Hale joue avec les thèmes de la nostalgie et de la transformation. Que reste-t-il des aventures d’enfance lorsqu’on grandit ? Peut-on retrouver ce qui a été perdu ?

L’atmosphère, très marquée par le froid et l’obscurité, renforce cette tonalité mélancolique. Le Pays imaginaire apparaît moins comme un refuge que comme un monde en train de disparaître.

Le récit mêle fantasy, romance et réinterprétation littéraire, tout en conservant des éléments emblématiques de l’univers original.

L’Étoile du Pays imaginaire propose ainsi une lecture plus adulte et émotionnelle du mythe de Peter Pan.

Un roman à la fois sombre et tendre, où les souvenirs perdus deviennent la clé du salut d’un monde entier.

  • Éditeur ‏ : ‎ Eden
  • Date de publication ‏ : ‎ 14 janvier 2026
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 368 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2824626569
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2824626567

D’autres printemps de Virginie Grimaldi

Flora vient de voir son plus grand rêve s’effondrer. Pourtant, quand on l’appelle au chevet de sa grand-mère, elle envoie tout valser pour la retrouver. 

Avec D’autres printemps, Virginie Grimaldi explore les liens familiaux et la transmission à travers un récit de fuite et de retrouvailles, entre émotion et lumière.

Le roman débute dans un moment de rupture pour Flora. Fragilisée par l’effondrement d’un projet personnel, elle se retrouve entraînée dans une aventure inattendue lorsque sa grand-mère, Line, lui demande de l’aider à quitter l’hôpital pour rejoindre un village de Toscane.

Ce point de départ installe immédiatement une dynamique de road trip. Mais le voyage n’est pas seulement géographique : il devient aussi un déplacement intérieur pour les deux femmes. Flora avance vers un avenir incertain, tandis que Line se rapproche d’un passé qu’elle a longtemps gardé enfoui.

La relation entre la grand-mère et la petite-fille constitue le cœur du roman. Les générations se confrontent, se découvrent autrement, partagent des silences autant que des confidences. Cette progression donne au récit une tonalité intime.

Le secret entourant la Toscane agit comme moteur narratif. Pourquoi ce lieu ? Pourquoi maintenant ? Virginie Grimaldi construit progressivement cette révélation, en mêlant émotion et suspense léger.

L’autrice conserve ce qui caractérise souvent ses romans : une écriture fluide, accessible, capable d’alterner humour, tendresse et moments plus mélancoliques. Les dialogues jouent un rôle important dans la proximité créée avec les personnages.

Les paysages italiens participent également à l’atmosphère du livre. La Toscane devient un espace de mémoire, de réconciliation et de redécouverte.

Au-delà du voyage, D’autres printemps parle du temps qui passe, des choix de vie et des secrets familiaux qui façonnent les générations suivantes.

Un roman sensible et lumineux, où une fugue improvisée devient l’occasion de réparer, comprendre et transmettre.

  • Éditeur ‏ : ‎ FLAMMARION
  • Date de publication ‏ : ‎ 6 mai 2026
  • Édition ‏ : ‎ 1er
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 350 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2080510657
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2080510655

L’intruse de Freida McFadden

La petite maison de Casey, perdue au cœur de la forêt, n’est pas faite pour affronter la tempête qui s’abat cette nuit-là. Le vent hurle, les murs tremblent… et quelqu’un observe. Depuis sa fenêtre, Casey aperçoit une jeune fille, seule. Couverte de sang, un couteau à la main, elle refuse de dire qui elle est et d’expliquer ce qui s’est passé.

Avec L’Intruse, Freida McFadden retrouve les ingrédients qui ont fait le succès de ses thrillers : huis clos oppressant, tension psychologique et révélations en cascade.

Le roman s’ouvre dans une atmosphère immédiatement anxiogène. Une maison isolée au cœur de la forêt, une tempête qui coupe le monde extérieur, puis cette apparition : une jeune fille ensanglantée tenant un couteau. Dès les premières pages, le doute s’installe.

Casey, héroïne du récit, fait un choix qui déclenche tout : ouvrir sa porte. Ce geste de compassion devient progressivement une erreur potentielle. L’inconnue refuse d’expliquer ce qui lui est arrivé, et chaque réponse semble soulever de nouvelles questions.

Freida McFadden construit son intrigue sur l’inconfort. Les incohérences s’accumulent lentement, créant un sentiment de menace diffuse. Le danger n’est pas immédiat ; il se glisse dans les détails, dans les silences, dans ce qui n’est pas dit.

Le huis clos fonctionne pleinement. La tempête isole les personnages, empêchant toute fuite ou aide extérieure. Cette contrainte transforme la maison en piège, renforçant la tension psychologique.

L’autrice joue également avec la perception du lecteur. Peut-on faire confiance à l’inconnue ? Mais surtout, peut-on faire confiance à ce que l’on croit comprendre ? Comme souvent chez McFadden, les apparences deviennent instables.

Le rythme est rapide, porté par des chapitres courts et une progression constante vers la révélation. Chaque découverte vient modifier la lecture des événements précédents.

L’Intruse s’inscrit dans la continuité des thrillers psychologiques contemporains, centrés sur la manipulation, les secrets et la peur de l’autre.

Un suspense efficace et immersif, qui transforme un acte de générosité en cauchemar sous haute tension.

  • Éditeur ‏ : ‎ City Edition
  • Date de publication ‏ : ‎ 6 mai 2026
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 368 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2824625252
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2824625256

Le Nuage de PEREZ (Auteur)

Dans le royaume où vivent Estella et sa mère, un terrible nuage dévaste la campagne tous les huit ans, forçant les habitants à tout reconstruire à chaque passage. La mère d’Estella, brillante ingénieure, disparaît tragiquement en tentant de mettre fin à ce fléau…

Avec Le Nuage, Perez propose une bande dessinée entre aventure, dystopie et récit initiatique, portée par une héroïne confrontée à un monde bâti sur le secret.

Le point de départ du récit repose sur une menace cyclique : un nuage destructeur ravage régulièrement le royaume, condamnant les habitants à reconstruire encore et encore. Cette catastrophe récurrente façonne toute l’organisation de la société et installe une atmosphère de fatalité.

Au centre de l’histoire, Estella grandit dans l’ombre d’une disparition. Sa mère, ingénieure brillante, a perdu la vie en cherchant à comprendre et arrêter le phénomène. Ce passé devient le moteur de la quête de l’héroïne, qui choisit à son tour la voie de l’ingénierie.

La capitale, où elle part étudier, introduit un contraste fort. Présentée comme un lieu de savoir et de sécurité, épargné par le nuage, elle apparaît d’abord comme une utopie. Mais derrière cette perfection affichée, le récit dévoile progressivement des zones d’ombre.

L’album joue ainsi sur l’opposition entre connaissance et manipulation. Les découvertes scientifiques ne sont pas uniquement des outils de progrès ; elles peuvent aussi servir à maintenir des équilibres fragiles ou dissimuler des vérités.

Le parcours d’Estella est également celui d’une émancipation. Entourée de nouveaux alliés, elle apprend à remettre en question les discours officiels et à construire sa propre compréhension du monde.

Graphiquement, Le Nuage développe un univers visuel évoquant parfois le steampunk ou la fantasy scientifique. Les architectures de la capitale, les machines et les paysages marqués par les ravages du nuage renforcent l’immersion.

Le récit mêle aventure, enquête et réflexion sociale, tout en conservant un rythme accessible.

Le Nuage s’impose comme une bande dessinée qui interroge la manière dont les sociétés construisent leurs vérités et leurs mythes face à la peur.

Une œuvre immersive et mystérieuse, où science, mémoire et quête de vérité se croisent sous l’ombre d’une catastrophe récurrente

  • Éditeur ‏ : ‎ Les Humanoïdes Associés
  • Date de publication ‏ : ‎ 20 mai 2026
  • Édition ‏ : ‎ Illustrated
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 120 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2731669284
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2731669282

Encelade de BENASSAYA – URGELL (Auteur)

Quand l’humanité s’apprête à franchir une frontière interdite par les lois de la physique, une autre limite, plus fragile encore, menace de céder… Celle de la raison !

Avec Encelade, Benassaya et Urgell signent une bande dessinée de science-fiction ambitieuse, qui mêle exploration spatiale, thriller psychologique et réflexion philosophique.

Le récit débute sur Encelade, où une découverte scientifique bouleverse l’humanité : un cristal aux propriétés inconnues, capable de produire une énergie considérable. Cette matière mystérieuse devient rapidement le moteur d’un projet colossal : l’exode vers les étoiles.

Dix ans plus tard, l’action se déplace à bord de l’Arca XVII, gigantesque arche spatiale transportant des milliers de passagers vers un nouveau monde. Ce huis clos interstellaire constitue le véritable cœur du récit. Dans cet espace confiné, les tensions sociales, politiques et spirituelles se multiplient.

Le personnage de Sorany Desvœux occupe une position centrale. Liée à la découverte du cristal, elle devient malgré elle une figure symbolique, prise entre rationalité scientifique et dérive mystique. Cette ambiguïté nourrit l’intrigue.

L’un des axes majeurs de l’album est le rapport entre science et croyance. Le cristal, objet scientifique à l’origine, se transforme progressivement en relique sacrée aux yeux d’une secte clandestine. Cette bascule interroge la manière dont les humains recréent des mythes, même au cœur du progrès technologique.

Le « Seuil de Jupiter » agit comme une frontière symbolique autant que physique. À mesure que l’arche s’en approche, anomalies et comportements irrationnels se multiplient, faisant vaciller l’équilibre de la mission.

Graphiquement, l’album développe une esthétique de science-fiction sombre et immersive. Les espaces immenses du vaisseau contrastent avec le sentiment d’enfermement des personnages. Le travail sur les lumières et les décors renforce cette atmosphère de tension permanente.

Encelade s’inscrit dans une tradition de SF qui utilise le voyage spatial pour interroger les mécanismes humains : besoin de croire, peur de l’inconnu, tentation du pouvoir.

Une bande dessinée dense et captivante, où l’exploration de l’espace devient aussi une exploration des failles de l’esprit humain.

  • Éditeur ‏ : ‎ Les Humanoïdes Associés
  • Date de publication ‏ : ‎ 6 mai 2026
  • Édition ‏ : ‎ Illustrated
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 96 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2731655585
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2731655582

Le procès d’un immortel de Régis Penet

Depuis toujours, l’humanité rêve d’échapper à la mort.

Avec Le Procès d’un immortel, Régis Penet propose une bande dessinée ambitieuse, à la croisée de la science-fiction et du conte philosophique, où la quête d’immortalité devient matière à réflexion sur la condition humaine.

Le point de départ repose sur une obsession universelle : vaincre la mort. Traumatisé par une perte ancienne, un homme consacre sa fortune et la technologie à atteindre ce rêve impossible. Mais l’immortalité obtenue ne mène pas à une victoire triomphante : elle le conduit aux portes du monde des morts, sur les rives du Styx.

Le récit bascule alors dans une dimension mythologique. Le protagoniste croise des figures ayant, elles aussi, défié la mort, comme Orphée ou Gilgamesh. Ces présences inscrivent l’histoire dans une longue tradition de récits humains confrontés à la finitude.

L’idée centrale du « procès » structure le livre. L’immortalité n’est pas considérée comme un exploit scientifique, mais comme une transgression qui doit être jugée par les dieux. La présence de Perséphone, ici avocate et souveraine des enfers, apporte au récit une dimension à la fois symbolique et politique.

Le livre interroge ainsi plusieurs tensions : science contre sacré, progrès contre limites naturelles, désir individuel contre ordre cosmique. L’immortalité y apparaît moins comme une délivrance que comme une remise en cause de l’équilibre du vivant.

Graphiquement, Régis Penet développe un univers sombre et élégant, où se mêlent références antiques et esthétique futuriste. Les enfers prennent une dimension presque intemporelle, entre ruines mythologiques et visions de science-fiction.

Le récit avance comme une réflexion dramatique, alternant dialogues philosophiques et séquences plus spectaculaires.

Le Procès d’un immortel s’impose ainsi comme une œuvre hybride et ambitieuse, qui utilise les codes du fantastique pour questionner des enjeux profondément humains.

Une bande dessinée dense et fascinante, où la quête d’éternité devient un face-à-face avec les limites mêmes de l’existence

  • Éditeur ‏ : ‎ Pictavita
  • Date de publication ‏ : ‎ 6 mai 2026
  • Édition ‏ : ‎ Illustrated
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 192 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2849535958
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2849535950

Suzane réinvente “Virile” : un piano, une voix, et une intensité nouvelle

Avec Virile, Suzane avait déjà marqué les esprits. Un titre fort, engagé, devenu au fil des mois un véritable manifeste pop. Certifié single d’or et porté par plus de 15 millions de streams, le morceau s’impose aujourd’hui comme l’un des piliers de son répertoire.

Mais plutôt que de capitaliser sur ce succès, l’artiste choisit de le déconstruire.

Une relecture intime et épurée

Pour cette nouvelle version, Suzane s’entoure du pianiste virtuose Sofiane Pamart, figure incontournable de la scène néo-classique. Ensemble, ils livrent une interprétation piano-voix, dépouillée, presque fragile, qui tranche radicalement avec l’énergie initiale du titre.

Le résultat est saisissant : là où la version originale frappait par sa tension et son rythme, cette relecture mise sur la respiration, le silence, et une émotion à fleur de peau.

Quand la puissance devient vulnérabilité

Ce qui faisait la force de Virile — son discours frontal sur les normes de genre et la masculinité — se transforme ici en une introspection plus intime.

Le piano de Sofiane Pamart n’accompagne pas seulement : il dialogue avec la voix de Suzane, créant un espace presque suspendu, où chaque mot semble peser davantage.

Cette version révèle une autre lecture du morceau, plus sensible, presque mélancolique, comme si derrière la revendication se cachait une forme de fatigue ou de lucidité.

Une stratégie artistique assumée

Ce choix n’est pas anodin. Il s’inscrit dans une tendance actuelle où les artistes revisitent leurs propres titres pour en explorer de nouvelles dimensions émotionnelles.

En dépassant la simple relecture acoustique, Suzane propose ici une véritable relecture narrative de son propre morceau — une manière de prolonger son impact sans le répéter.

Le succès est immédiat : cette version a rapidement trouvé son public, cumulant plus d’un million de vues en 24 heures.

Une artiste en pleine expansion

Cette sortie s’inscrit dans une dynamique plus large. En tournée à travers la France, Suzane continue d’élargir son audience, avec en ligne de mire une date symbolique : l’Accor Arena en 2027.

Une trajectoire ascendante qui confirme son statut d’artiste majeure de la scène française contemporaine.


Avec cette version de Virile, Suzane ne se contente pas de revisiter un succès : elle le transforme.

En troquant l’énergie brute pour une émotion plus contenue, elle prouve une chose essentielle : sa musique ne repose pas sur une formule, mais sur une vision.

Et dans ce dialogue subtil avec Sofiane Pamart, c’est toute la profondeur de son écriture qui refait surface.

Charlotte Cardin conquiert Paris : une ascension confirmée

Il y a des trajectoires qui s’imposent avec évidence. Celle de Charlotte Cardin appartient désormais à cette catégorie rare d’artistes capables de franchir un cap symbolique : celui de transformer une popularité grandissante en véritable consécration scénique.

À Paris, dans l’enceinte mythique de l’Accor Arena, la chanteuse canadienne a signé l’un des moments marquants de sa carrière, réunissant près de 15 000 spectateurs pour son plus grand concert en tête d’affiche.

Une artiste désormais installée dans le paysage français

Longtemps perçue comme une voix singulière venue du Québec, Charlotte Cardin s’est progressivement imposée en France grâce à une identité musicale hybride, mêlant pop, électro et influences nord-américaines. Son titre “Feel Good”, devenu un phénomène radiophonique, a largement contribué à cette bascule vers le grand public.

Aujourd’hui, l’artiste ne se contente plus de séduire : elle fédère. Sacrée artiste féminine de l’année aux Victoires de la musique 2026, elle incarne une nouvelle génération d’artistes francophones capables de naviguer entre les langues, les styles et les territoires.

Un concert entre émotion et maîtrise

Sur scène, Charlotte Cardin joue la carte de l’émotion. Entre ballades introspectives et titres plus pop, elle alterne moments intimistes au piano et envolées plus spectaculaires.

Son attachement à Paris, ville où elle vit désormais, transparaît dans ses prises de parole comme dans ses interprétations, notamment lorsqu’elle évoque le rêve d’enfant que représente cette scène.

Le public, lui, répond présent, transformant certains morceaux en véritables chorales géantes. Une communion qui confirme l’ancrage profond de l’artiste dans le cœur du public français.

Une performance solide… mais encore perfectible

Si la performance séduit par sa sincérité et son élégance, elle reste volontairement épurée dans sa mise en scène. Un choix artistique assumé, mais qui laisse parfois entrevoir une certaine retenue dans le spectacle global.

Charlotte Cardin porte le concert presque seule, avec une efficacité indéniable, mais sans toujours franchir le cap du show spectaculaire attendu dans une salle de cette ampleur.

Le cap des grandes scènes

Ce concert marque néanmoins un tournant : celui du passage aux arènes, aux grandes tournées internationales, à une carrière qui dépasse désormais les frontières québécoises.

Avec un répertoire en pleine évolution — notamment son retour remarqué à la langue française — et une présence scénique en constante affirmation, Charlotte Cardin confirme qu’elle est aujourd’hui une figure incontournable de la pop contemporaine.


Plus qu’un simple concert, cette date parisienne acte une transformation : Charlotte Cardin n’est plus une promesse, mais une artiste installée.

Reste maintenant à franchir une dernière étape : transformer cette maîtrise en spectacle total.

Et si Paris est déjà conquis, la suite pourrait bien être mondiale.

Magic Olympe – tome 3, Pour l’amour des dieux de Théo Kotenka

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Une justice aveugle. Des amies dans la tourmente. Des alliances en danger…

Avec ce troisième tome de Magic Olympe, Théo Kotenka intensifie les enjeux de sa saga en mêlant conflits mythologiques et tensions humaines.

Le récit s’inscrit dans une guerre ouverte entre dieux et titans, toile de fond épique qui donne au roman une dimension plus large. Mais l’intérêt principal reste centré sur les personnages, et notamment sur la relation entre Nour et Mégane.

L’amitié, jusque-là solide, se fissure. Le comportement de Mégane intrigue, son silence crée une distance. Cette tension intime devient le cœur du récit. Nour, incapable de rester dans l’incertitude, franchit une limite en utilisant les pouvoirs d’Athéna pour pénétrer les pensées de son amie.

Ce geste, irréversible, introduit une question centrale : jusqu’où peut-on aller pour comprendre l’autre ? La trahison, même motivée par l’inquiétude, a des conséquences. C’est dans cette faille que s’engouffre Thémis, figure de justice détournée ici en élément perturbateur.

Le roman joue ainsi sur une double tension : l’affrontement mythologique et le drame relationnel. Les alliances, qu’elles soient divines ou humaines, deviennent fragiles.

L’univers de Magic Olympe continue de se développer, en intégrant des références à la mythologie grecque tout en les adaptant à un cadre accessible à un public jeunesse. Les pouvoirs, les figures divines et les conflits sont intégrés à une narration centrée sur les émotions.

Le style reste fluide, rythmé, avec une progression claire. L’auteur privilégie une lecture immersive, portée par les choix et les conséquences.

Pour l’amour des dieux marque une étape dans la saga, en mettant en avant les dilemmes moraux des personnages autant que les enjeux de pouvoir.

Un tome plus intense, où la loyauté est mise à l’épreuve et où les erreurs personnelles peuvent faire basculer un monde.

ASIN ‏ : ‎ B0G4VDY3HJ Éditeur ‏ : ‎ MARTINIERE J Date de publication ‏ : ‎ 17 avril 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 224 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1040120896 Poids de l’article ‏ : ‎ 263 g

Sukeroku: Ma vie de petit hamster de Gotte (Auteur), Watsumi (Auteur)

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Moi, c’est Sukeroku. Mon nom se prononce « Soukérokou ». Je suis un petit hamster. Il paraît que je suis craquant, gourmand, très curieux, et un peu maladroit aussi. Si tu venais découvrir ma vie quotidienne, ma maison et mes amis ? Tu me suis ?

Avec Sukeroku : Ma vie de petit hamster, Gotte et Watsumi proposent un album illustré centré sur le quotidien, porté par un personnage immédiatement attachant.

Sukeroku, petit hamster gourmand et curieux, devient le guide de ce livre. À travers une succession de scènes simples, il présente son univers : sa maison, ses habitudes, ses petites aventures. Le récit adopte une forme proche du carnet, où chaque page correspond à un moment de vie.

L’intérêt du livre réside dans cette observation du quotidien. Manger, dormir, explorer, faire des petites erreurs : autant d’actions banales qui prennent ici une dimension ludique. Le personnage, légèrement maladroit, crée un lien de proximité avec le lecteur.

Graphiquement, l’ouvrage s’inscrit dans une esthétique kawaii. Les formes rondes, les couleurs douces et les expressions exagérées participent à une ambiance apaisante. Chaque illustration est pensée pour être lisible immédiatement, tout en offrant des détails à observer.

Le livre s’adresse principalement à un jeune public, mais son format et son ton permettent aussi une lecture plus libre, basée sur le feuilletage et la découverte visuelle.

Au-delà de son aspect mignon, l’album valorise des notions simples : la curiosité, le plaisir des petites choses, l’attention portée à son environnement.

Sukeroku : Ma vie de petit hamster s’inscrit dans une tradition d’albums du quotidien, où l’identification au personnage prime sur l’intrigue.

Un livre doux et accessible, qui transforme les gestes les plus simples en moments de partage et d’observation. 🐹📚✨

ASIN ‏ : ‎ B0G4SWRHKV Éditeur ‏ : ‎ SEUIL JEUNESSE Date de publication ‏ : ‎ 30 avril 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 128 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1023523003