Le Loup dans la bergerie – Le monstre de Caussols de Fabio M. Mitchelli / 4 février 2021

Commandant au sein de la criminelle de la P.J de Metz, Samuel Steiner est appelé en urgence à Nice. Dans une zone industrielle désaffectée, le corps d’un homme victime d’un règlement de comptes a été retrouvé calciné

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Chronique : Le Loup dans la bergerie s’inspire d’un véritable fait divers, d’un véritable tueur. Cela rend l’atmosphère encore plus angoissante, l’intrigue encore plus captivante : un page turner addictif qui ne vous laissera pas une seule minute de répit.
Au niveau de l’histoire en elle-même, elle est vraiment prenante du fait des chapitres qui sont courts et percutants, du fait du style propre à l’auteur et par ce serial killer dont les crimes sont absolument terribles. La première partie est plus lente et plus introductive mais le rythme prend de l’envergure et l’ensemble est génial ! On ressent tout le travail de l’écrivain sur le fond comme sur la forme pour rendre ce thriller véritablement unique ! Grâce aux différentes enquêtes nous ne nous ennuyons pas une seule seconde. Tous les éléments des enquêtes nous sont donnés au compte-goutte afin d’assembler petit à petit ce puzzle meurtrier.
Encore une fois, Fabio Mitchelli se sert d’un fait divers réel pour créer une histoire de toute pièce et encore une fois c’est une totale réussite.

Note : 9/10

Éditeur : Robert Laffont (4 février 2021) Langue : Français Broché : 384 pages ISBN-10 : 222118873X ISBN-13 : 978-2221188736

Le Poète de Michael Connelly

Le policier Sean McEvoy est retrouvé mort dans sa voiture. Chargé d’une affaire de meurtre abominable, son enquête n’avançait pas.

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Chronique : Mesuré par rapport à la norme établie par la plupart des auteurs de romans policiers, c’est un assez bon livre, mais par rapport à la norme établie par Michael Connelly, c’est une sorte de moyenne, quelque part au milieu du peloton du grand nombre de livres qu’il a maintenant produits.

Cela semble un peu étrange, car le protagoniste de ce livre est un journaliste et Connelly a lui-même été journaliste pendant un bon nombre d’années avant de devenir romancier. On pourrait penser que Connelly connaît bien ce personnage. En réalité, l’auteur ne parvient pas à habiter le personnage de Jack McEvoy de la même manière et avec la même profondeur que le personnage de sa série la plus connue, le détective Harry Bosch. McEvoy est bien dessiné, mais il est loin d’être aussi convaincant ou intéressant que Bosch.

Le livre s’ouvre sur le suicide apparent du frère jumeau de McEvoy, Sean, un inspecteur de la criminelle de Denver. Sean était gravement déprimé et se tourmentait parce qu’il n’avait pas réussi à résoudre un homicide particulièrement brutal. Tout le monde suppose que Sean était incapable de vivre avec son échec et qu’il a donc décidé de mettre fin à ses jours. Jack est réticent à l’idée que son frère puisse faire une telle chose, mais les preuves semblent accablantes et McEvoy finit par les accepter.

En tant que journaliste, Jack se spécialise dans les affaires d’homicide et décide de rédiger un article sur la mort de son frère. En faisant des recherches sur le sujet, il découvre qu’un certain nombre d’autres détectives de la criminelle à travers le pays se sont apparemment suicidés de la même manière que son frère, Sean. Jack commence à avoir des doutes et finit par conclure que Sean ne s’est pas suicidé mais qu’il a été victime d’un tueur en série qui s’en prend aux inspecteurs de la criminelle.

Jack finit par convaincre plusieurs services de rouvrir ces affaires et lorsqu’il devient évident que Jack a raison, le FBI entre en scène. Jack se fraie un chemin dans l’enquête et a ainsi une vue rapprochée de l’enquête et de la chasse à l’auteur du crime, connu sous le nom du Poète. En cours de route, Jack se lie avec une belle agent du FBI, Rachel Walling, et avant que tout ne soit dit et fait, Jack se retrouve dans la ligne de mire du Poète.

Il s’agit d’un livre tendu, bien écrit et particulièrement éclairant sur les méthodes utilisées par le FBI pour profiler et poursuivre les tueurs en série. Il devrait plaire à un grand nombre de lecteurs de romans policiers, et même s’il n’est pas aussi bon que plusieurs autres romans de Connelly, c’est uniquement parce que Connelly lui-même a placé la barre très haut.

Note : 9,5/10

Éditeur : Le Livre de Poche Langue : Français Broché : 768 pages ISBN-10 : 2253085863 ISBN-13 : 978-2253085867

LEGO DC Comics 76182 Batman Cowl : les visuels officiels

Les fans de Batman peuvent maintenant découvrir le nouveau set LEGO DC Comics Super Heroes 76182 Batman Cowl qui permet d’obtenir le masque du Dark Knight (410 pièces, 22 cm de haut au total).

LEGO 76182 Batman Cowl

C’est Barnes and Noble qui a mis en ligne la fiche produit, et le set y est affiché au prix de 59,99$, donc très probablement 59,99€ en France si LEGO suit la même logique que pour les autres casques.

L’homme craie de C. J. Tudor, souvenons-nous des instants terribles

Et toujours les ombres du passé…

Cela fait longtemps que ce thriller me faisait de l’œil mais ma médiathèque n’ayant jamais daigné se le procurer, j’ai dû attendre de le trouver en promotion sur ma liseuse. C’est désormais chose faite et il est temps de vous parler de cette lecture somme toute plaisante.

Une petite ville tranquille, une bande d’amis qui ne pensent qu’à profiter de chaque minute de l’été avant la reprise de l’école… Cela ne vous fait penser à rien ? L’ombre de Stephen King plane sur les passages se déroulant dans le passé. De nombreuses scènes mettant en scène la petite bande d’amis rendent hommage à l’un des récits les plus célèbres du grand auteur, à savoir ÇA. Pour quiconque connaît l’œuvre de King l’hommage sera évident sans pour autant que cela soit gênant à la lecture. Le récit possède sa propre empreinte et, même si j’aurais personnellement préféré que le récit insiste encore plus sur cette bande de potes que le sort va marquer à vie, il faut reconnaître que l’auteure amène d’une belle façon les thèmes qu’elle veut inclure à son récit, la maladie d’halzeimer, le droit à l’avortement.

La double temporalité est menée avec malice, empilant les mystères et les questions qui trouveront leurs réponses trente ans plus tard. Le suspens est astucieusement dosé pour que l’on est envie de continuer la lecture. Le récit flirte parfois avec l’horreur lors de courtes scènes cauchemardesques ou lors de la scène d’ouverture qui m’a happé et convaincu sur les talents de conteuse de Tudor, la plume de l’auteure est attirée par ce genre comme un aimant cela se ressent énormément. En témoignent les scènes de cauchemars et toutes les inquiétudes autour des dessins à la craie. Pourtant l’ouvrage est bien un thriller, l’auteure a probablement voulu s’en tenir à un récit plus accessible pour sa première publication. Le tout forme un ensemble convaincant mais qui aurait mérité un peu plus de profondeur dans le style.

Un parfum de nostalgie imprègne le récit, y compris les passages se situant de nos jours. Tendresse des jours d’été passé à déambuler avec ses amis, regrets de ne pas avoir pu faire ou dire ce qu’il fallait au bon moment sans parler des griffures du destin qui cicatrisent mal, même trente ans après. Cette atmosphère en teinte sépia se teinte peu à peu d’un rouge écarlate à mesure que le dénouement approche. Un dénouement quelque peu prévisible malheureusement mais qui a le mérite de ne pas traîner en longueur.

L’homme craie signe pour son auteure une entrée convaincante dans le monde du polar. Placé sous l’influence d’une autre grande plume mais avec suffisamment de présence et de d’atmosphère pour se démarquer du reste de la production. Depuis l’auteure a publié un autre polar et un troisième et sur le point de paraître, une auteure suivre donc.

Résumé: Le problème, c’est que nous n’étions pas d’accord sur la manière dont ça avait commencé. Etait-ce lorsqu’on s’était mis à dessiner les bonhommes à la craie, ou lorsqu’ils sont apparus tout seuls ? Etait-ce à partir du terrible accident ? Ou quand ils ont découvert le premier corps ?

  • Éditeur : Pygmalion (17 janvier 2018)
  • Langue : Français
  • Broché : 384 pages
  • ISBN-10 : 2756421731
  • ISBN-13 : 978-2756421735
  • Poids de l’article : 420 g
  • Dimensions : 13.6 x 2.6 x 21 cm

Partir un jour / 24 mars 2021 / de Manu Boisteau

Comment quitter son job (ennuyeux) pour réaliser son rêve (écrire un roman) sans passer pour un crétin irresponsable ? Partir un jour, sans retour…

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Chronique : Ecrit avec l’ambition de traiter d’un sujet grave avec humour d’une part et d’aider les lecteurs dont le parcours entrerait en résonance avec le sien, Partir un jour aborde de manière drôle et délicate le sujet de la crise de la quarantaine. Cette bd est écrit de manière simple et accessible . Elle ne se lit pas tant comme un guide utile mais d’un sentiment que l’auteur Manu Boisteau nous fait resentir , et j’ai adoré la façon dont les choses ont été maintenues professionnelles et pourtant très…chaleureuses et on à le sourire tout le long du récit. Ce que je préfère dans ce Bd, ce sont les illustrations . Elles ont contribue à donner une impression agréable tout au long du recit et ont évité que les choses ne deviennent trop ennuyeuses. Les différentes polices de caractères et les dessins utilisés tout au long du livre ont contribué à rendre la lecture très agréable !

Partir un jour est un livre important que je n’hésiterais pas à recommander – il connaît ses limites, et c’est précisément pour cela qu’il fonctionne. Il ne change peut-être pas la vie, mais il a tout le potentiel pour donner un coup de pouce dans la bonne direction, et n’est-ce pas justement ce dont nous avons tous besoin parfois ?

Note : 9,5/10

Éditeur : CASTERMAN (24 mars 2021) Langue : Français Relié : 128 pages ISBN-10 : 2203211490 ISBN-13 : 978-2203211490

LEGO Star Wars 75308 R2-D2 UCS : premier teaser

LEGO Star Wars 75308 R2-D2 UCS 2021

C’est dans la vidéo de présentation du nouveau set LEGO Star Wars 75306 Imperial Probe Droid, sur la boutique officielle LEGO, qu’on peut découvrir un premier aperçu du futur set 75308 R2-D2 UCS, attendu pour le mois de mai prochain.

On ne voit que le haut de cette nouvelle édition du droïde culte, mais cela permet déjà de le comparer à la précédente version Ultimate Collector Series de 2012, le set 10225 R2-D2 qui était à l’époque commercialisé au tarif de 199,99€ (voir ci-dessous).

Difficile de savoir si il s’agit d’une maladresse ou d’un teasing volontaire, avec LEGO tout est possible…

LEGO Star Wars 75308 10225 R2-D2 UCS

Prochainement offert chez LEGO : The Adventures of the USS Cardboard, le gagnant du concours LEGO Ideas Space “Out of this World”

Le gagnant du concours LEGO Ideas “Out of this world” autour du thème de l’Espace est maintenant connu : c’est le projet The Adventures of the USS Cardboard par Bulldoozer qui gagne et qui deviendra prochainement un cadeau offert par LEGO (GWP), comme l’ont déjà été les mini-sets LEGO Ideas 40335 Space Rocket Ride et LEGO Ideas 40448 Vintage Car ces dernières années.

LEGO Ideas The Adventures of the USS Cardboard

L’auteur de ce projet est en fait Ivan Guerrero, le fan designer du set 21324 123 Sesame Street.

Le projet va maintenant être retravaillé par les designers LEGO. Il faudra être patient, les précédents cadeaux basés sur des concours LEGO Ideas ont généralement mis environ un an entre l’annonce des résultats et l’opération promotionnelle : ça ne sera donc vraisemblablement pas pour cette année. A noter qu’il y a aussi toujours dans les tuyaux le joli petit voilier qui avait gagné un concours LEGO Ideas l’été dernier, et qui sera donc probablement offert autour de cet été.

Vous pouvez retrouver le classement des 15 finalistes sur le billet du blog LEGO Ideas

Mignonnes de Maïmouna Doucouré remporte le Prix Alice Guy 2021

Mignonnes de Maïmouna Doucouré décroche le 4ème prix Alice Guy, qui distingue le meilleur film réalisé par une femme de l’année écoulée. ADN de Maïwenn, Antoinette dans les Cévennes, Un Divan à Tunis et Woman étaient en lice face à Mignonnes.

Lancé en 2018, le Prix Alice Guy emprunte son nom à la réalisatrice française, grande pionnière du cinéma, pour récompenser le meilleur film de production majoritairement française, mise en scène par une femme et sorti en salle lors de l’année écoulée. 

Pour cette quatrième édition, le prix est remporté par la réalisatrice Maïmouna Doucouré pour Mignonnes, sorti le 19 août 2020. Le film suit Amy, 11 ans, qui va rencontrer un groupe de danseuses appelé « Les Mignonnes ». Fascinée, elle s’initie à une danse sensuelle, dans l’espoir d’intégrer leur bande et de fuir un bouleversement familial…

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Ghost of Tsushima : le réalisateur de John Wick prépare l’adaptation live du jeu vidéo

Ghost of Tsushima, le jeu vidéo événement sorti en juillet 2020 sur PS4, va avoir droit à son adaptation cinématographique ! Et c’est Chad Stahelski, réalisateur de la saga John Wick, qui va mettre en scène le film.

Grande nouvelle pour les fans du jeu vidéo Ghost of Tsushima ! Une adaptation live va voir le jour, réalisée par Chad Stahelski, l’homme derrière la saga John Wick.

À peine un an après sa sortie sur Playstation 4, le jeu va donc prendre une nouvelle dimension sur grand écran.

Mort de Bertrand Tavernier : une pluie d’hommages pour un immense réalisateur

Décédé ce 25 mars à 79 ans, Bertrand Tavernier laisse une empreinte indélébile dans le cinéma français, désormais orphelin d’un maître. De nombreux hommages saluant sa mémoire et son œuvre lui ont été rendus…

Décédé ce 25 mars à l’âge de 79 ans, Bertrand Tavernier, immense cinéaste multi césarisé, amoureux viscéral du cinéma et de son Histoire, militant infatiguable pour l’exception culturelle française ou la lutte pour le respect du droit des auteurs, laisse un grand vide dans le cinéma français. Un totem s’en est allé…

Si l’annonce de son décès a été faite par le journal La Croix, saluant un « cinéaste passionné et lyrique », l’Institut Lumière à Lyon, dont Tavernier était le président, a très promptement réagi, confirmant l’annonce de son décès

Gilles Jacob, l’ancien président du festival de Cannes, évoque « un auteur si précieux » et « un ogre de cinéma »…

Même émotion à La Cinémathèque Française, qui salue un cinéaste « qui avait le cinéma dans le sang », et déplore la disparition du réalisateur alors même qu’il devait être le parrain d’un festival du film restauré qui devait se tenir au mois de mars, annulé pour raisons sanitaires

Invité hier dans l’émission C à vous sur France 5, Philippe Torreton, qui doit son César du Meilleur acteur au cinéaste en 1996 pour son extraordinaire composition dans Capitaine Conan, lui a rendu un vibrant hommage :

« C’était quelqu’un de toujours à l’écoute, c’était l’anti dictateur des plateaux !. Heureusement qu’il reste ses films. Mais sa langue, sa langue, son envie de raconter le cinéma vont me manquer (…). Son regard [aussi], qu’il a eu constamment sur tous les cinémas, sans barrière, sans œillères. Il aimait bien même les nanars, il arrivait toujours à puiser une petite scène, une réplique, qui faisait son bonheur et sa joie. »

L’actrice Laura Smet a publié sur Instagram l’affiche du long-métrage L’Appât, accompagnée du message : « Ce film entre autre m’a donné envie de faire ce métier/ Au revoir Maestro »…

Régulièrement sollicité par les éditeurs de DVD et Blu-ray, Bertrand Tavernier, cinéphile encyclopédique, se prêtait de bonne grâce pour remettre en perspective les oeuvres. L’éditeur Sidonis, spécialisé dans l’édition de westerns, rend hommage au cinéaste :

Parmi les réactions politiques, évidemment très nombreuses, notamment du côté de Lyon, terre natale du cinéaste, on citera volontiers celle du Ministère des Affaires étrangères, qui salue le réalisateur de Quai d’Orsay