L’École des dragons sur la montagne de Ryoko Kui

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Un héros est de retour dans son village, un ange s’interroge sur son orientation après le collège, les centaures triment comme chevaux de trait et, comme d’habitude, des dragons volent au-dessus de l’école.

Avec L’École des dragons sur la montagne, Ryoko Kui – autrice déjà culte propose un recueil de neuf récits où le merveilleux côtoie le trivial avec une grâce déconcertante. Ici, les dragons survolent les écoles, les centaures peinent dans un monde qui les traite comme bêtes de somme, un ange doute de sa vocation, et les héros revenus de guerre cherchent leur place dans un village qui ne les attendait pas vraiment.

C’est toute la magie de Ryoko Kui : prendre les codes de la fantasy pour en faire autre chose. Quelque chose de plus humain, de plus doux, parfois drôle, parfois mélancolique. Elle détourne les créatures et les mythes, non pour épater ou effrayer, mais pour interroger nos propres vies, nos choix, nos fatigues.

Le trait est net, expressif, précis. Chaque case respire l’intelligence et l’ironie, avec un sens du détail qui rend chaque univers pleinement crédible. Les récits sont courts, mais profonds ; ils tiennent en quelques pages et pourtant laissent une trace durable. Pas de longues sagas ici, mais des instantanés d’âmes, de pensées, d’êtres en marge ou en transition.

L’École des dragons sur la montagne n’est pas un recueil comme les autres. C’est une série de miroirs tendus vers nous, où l’on voit, derrière les plumes, les sabots ou les ailes, les questions très humaines que chacun porte : où vais-je ? Que vaut ce que je fais ? Suis-je à ma place ? Et comment vivre avec les autres, quand on est un peu… différent ?

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN Date de publication ‏ : ‎ 18 juin 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 288 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203295554 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203295551

Les Années douces de HIROMI KAWAKAMI / JIRO TANIGUCHI

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 » Siroter du saké, l’un à côté de l’autre, dans notre habituel troquet… C’est plutôt cela, notre style de rencontre.  » Tsukiko est une jeune célibataire attachée à son indépendance.

Avec Les Années douces, Jirô Taniguchi s’empare pour la première fois d’un récit centré sur une relation amoureuse, mais fidèle à son style, il en fait tout sauf une romance banale. Adaptant le roman intimiste et contemplatif de Hiromi Kawakami, il offre un manga d’une rare élégance, à la fois pudique, profond et infiniment mélancolique.

Tsukiko, une femme célibataire d’une trentaine d’années, mène une existence paisible et solitaire à Tokyo. Un soir, dans le petit bistrot où elle a ses habitudes, elle reconnaît un vieil homme qui lui semble familier. C’est son ancien professeur de japonais au lycée, qu’elle commence, presque par jeu, à appeler simplement « le Maître ». Ils se croisent, puis se recroisent. Lentement, sans qu’aucun d’eux ne le décide, leurs rencontres deviennent régulières. Le lien se tisse dans le creux des habitudes : partager un plat, commenter un saké, se promener au marché ou sous les cerisiers en fleur.

Ce qui fait la force de ce récit, c’est la lenteur assumée de la relation, la façon dont le quotidien se fait le vecteur d’un attachement d’abord imperceptible. Pas de drame, pas de rebondissements : Les Années douces est un récit de surface tranquille, mais aux courants émotionnels profonds.

Taniguchi et Kawakami composent un duo de personnages profondément humains et touchants. Tsukiko est une héroïne atypique : elle n’est ni particulièrement belle ni extravertie. Elle est rêveuse, parfois maladroite, souvent perdue dans ses pensées. Le Maître, lui, est tout en retenue, d’un raffinement suranné, presque hors du temps. Leur lien repose sur la pudeur, l’attention aux détails, la cohabitation silencieuse des solitudes. C’est une forme d’amour que l’on ne lit pas souvent : celui qui s’insinue, avec le respect du temps, des silences, de la distance.

Jirô Taniguchi déploie ici tout son art de la narration silencieuse. Son dessin est sobre, clair, réaliste, presque photographique dans sa capacité à capter la lumière d’un lieu, la texture d’un plat, le vent qui fait voler un manteau. Chaque case semble suspendue dans le temps. Les visages parlent avec peu, mais tout y est : la gêne, le trouble, la douceur, le regret.

Il donne à voir un Tokyo sans fard, entre immeubles fades et ruelles familières, où l’on ressent chaque saison, chaque rituel. Le découpage lent, contemplatif, installe une atmosphère feutrée, à l’image du lien qui se crée entre les deux personnages. Le lecteur est invité à ralentir, à observer, à ressentir sans que l’histoire ne dise tout.

Les Années douces interroge aussi la différence d’âge, la solitude en ville, et les formes discrètes de l’amour qui ne se vivent pas comme des passions brûlantes mais comme une présence, une fidélité du cœur. C’est un manga sur le temps qui passe, sur ce que l’on n’a pas dit mais qu’on aurait voulu, sur l’amour tardif, celui que l’on reconnaît une fois qu’il s’en va.

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN Date de publication ‏ : ‎ 18 juin 2025 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 432 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203281634 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203281639

Beowulf de J. R. R.Tolkien

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La traduction par Tolkien du plus vieux récit épique de la littérature anglaise.

Les quatre textes réunis ici, dont la parution a été longtemps attendue, nous offrent un tableau remarquable d’un poème et d’un héros qui furent une source d’inspiration majeure pour J.R.R. Tolkien.

Bien avant que Frodo ne porte l’Anneau ou que Gandalf ne chevauche les ombres, J.R.R. Tolkien se penchait sur un autre mythe fondateur : celui de Beowulf, le plus ancien poème épique de la littérature anglaise. Avec cette traduction longtemps inédite, le lecteur plonge dans les racines profondes de l’imaginaire tolkienien – un monde de monstres, de dragons, de héros solitaires et de royaumes oubliés.

Tolkien, philologue avant d’être romancier, livre ici bien plus qu’une simple traduction en prose. Il redonne souffle et chair au texte originel, tout en respectant la sobriété rugueuse de la langue vieil-anglaise. Sous sa plume, Beowulf n’est pas seulement un guerrier mythique doté de la force de trente hommes : il devient un homme confronté à sa propre finitude, luttant contre les ténèbres extérieures comme contre l’écho de la mort.

L’ouvrage s’enrichit de commentaires passionnants, érudits mais accessibles, où l’on découvre la vision intime que Tolkien portait sur le texte : son admiration pour sa structure dramatique, sa mélancolie profonde, et ses valeurs de loyauté, d’honneur et de tragique grandeur. Sellic Spell, le « récit merveilleux » qu’il imagine pour reconstituer la légende d’origine, vient compléter ce travail d’explorateur littéraire, tout comme les versions bilingues du Lai de Beowulf.

L’ensemble est un véritable trésor pour tout amateur de Tolkien, de littérature médiévale ou de mythes. Car lire Beowulf par Tolkien, c’est un peu comme remonter la lignée des héros : on y entend les échos de ce qui deviendra plus tard Le Seigneur des Anneaux, mais on y goûte surtout une pureté brute, l’essence même de l’épopée.

Éditeur ‏ : ‎ Pocket Date de publication ‏ : ‎ 5 juin 2025 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 464 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2266344862 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2266344869

Les Enquêtes du département V : promessee Ole Christian Madsen Avec Ulrich Thomsen, Sofie Torp, Afshin Firouzi

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Le détective Carl Mørck envoie Rose (sa jeune collègue du département Q) sur l’île danoise isolée de Bornholm pour répondre aux demandes répétées de son ancien collègue Christian Habersaat.

Dans ce cinquième opus des Enquêtes du département V, Ole Christian Madsen livre un polar nordique sombre et maîtrisé, fidèle à l’univers rugueux et énigmatique de Jussi Adler-Olsen. Exit le binôme classique : ici, c’est Rose – interprétée avec intensité par Sofie Torp – qui prend le relais en éclaireuse, envoyée sur l’île de Bornholm pour répondre à l’appel désespéré d’un ex-policier au bord du gouffre.

Le décor – une île danoise battue par les vents – devient rapidement un personnage à part entière. Lorsque Carl Mørck (Ulrich Thomsen, taiseux et glaçant à souhait) et Assad le rejoignent, l’enquête prend une tournure plus personnelle et inquiétante : une adolescente retrouvée pendue à un arbre, des témoins silencieux, et une communauté qui garde ses secrets derrière des sourires figés.

La mise en scène de Madsen joue habilement sur les codes du thriller nordique : paysages brumeux, tension sourde, silences lourds de sens. Mais Promesse creuse aussi le terrain psychologique, notamment à travers Rose, dont les fêlures personnelles viennent se mêler à la noirceur de l’affaire.

L’intrigue, à la fois policière et existentielle, interroge la fidélité, la responsabilité, les non-dits qui pourrissent lentement les âmes. Le trio fonctionne avec une sobriété efficace, porté par une direction d’acteurs précise et une photographie glacée qui renforce l’atmosphère oppressante.

Promesse mise avant tout sur l’atmosphère et la psychologie des personnages, ménageant un crescendo émotionnel, comme en témoignent cette image et ce son. Pour les amateurs de tension psychologique et d’esthétique nordique, l’expérience promet d’être marquante.

Classé ‏ : ‎ 12 ans et plus Dimensions du colis ‏ : ‎ 19,4 x 13,8 x 1,7 cm; 100 grammes Audio description : ‏ : ‎ Français Réalisateur ‏ : ‎ Ole Christian Madsen Format ‏ : ‎ PAL Durée ‏ : ‎ 2 heures et 1 minute Date de sortie ‏ : ‎ 4 juin 2025 Acteurs ‏ : ‎ Ulrich Thomsen, Sofie Torp, Afshin Firouzi, Hedda Stiernstedt, Joachim Fjelstrup Sous-titres : ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎ Français (Dolby Digital 5.1), Danois (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ Warner Bros. Entertainment France ASIN ‏ : ‎ B0F2BC8K6M

Dis-Moi Juste Que tu m’aimes avec Omar Sy Élodie Bouchez de Anne Le Ny

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Au bout de quinze ans de mariage, une crise met à l’épreuve l’union de Julien et Marie. Dans le couple, cette dernière a toujours été celle qui aimait le plus, aussi, au moment où Anaëlle, le grand amour de jeunesse de son mari Julien, réapparait dans le paysage, Marie panique.

Avec Dis-Moi Juste Que Tu M’aimes, Anne Le Ny livre un drame conjugal à double tranchant, entre finesse psychologique et glissement vers le thriller intime. Porté par un duo magnétique – Omar Sy, en mari rattrapé par ses fantômes, et Élodie Bouchez, bouleversante de vulnérabilité – le film ausculte avec une acuité douloureuse les failles d’un amour usé.

Julien et Marie, mariés depuis quinze ans, traversent une tempête silencieuse. Lorsque réapparaît Anaëlle, l’amour de jeunesse de Julien, les certitudes vacillent, les rancunes remontent, et Marie, celle qui a toujours aimé « plus fort », s’enfonce dans une spirale d’insécurité. Sa fuite dans les bras de Thomas, son nouveau patron au charme trouble, semble d’abord une tentative de revanche, avant de virer à la dérive émotionnelle. Jusqu’à l’irréparable.

Anne Le Ny, en scénariste habile, installe une tension douce mais implacable, où chaque regard, chaque silence, creuse le fossé entre les personnages. La mise en scène, sobre et élégante, laisse toute la place au jeu des acteurs. Omar Sy, tout en intériorité, déploie une gravité inattendue, tandis qu’Élodie Bouchez incarne avec brio la douleur sourde de celle qui doute d’elle-même.

Le film touche par ce qu’il dit des déséquilibres amoureux, du besoin d’être vu, reconnu, désiré – et de ce que l’on risque quand ce manque devient gouffre. Sans manichéisme, Dis-Moi Juste Que Tu M’aimes interroge aussi les zones grises du consentement et les violences symboliques. Car si Marie se perd, c’est aussi parce qu’un homme toxique a su s’immiscer dans ses failles.

Un drame intimiste et glaçant, où l’on passe sans prévenir de la tendresse à la menace. Et un film qui, sous ses airs feutrés, laisse une brûlure durable.

L’image – un poster à la fois élégant et chargé de tension – montre Omar Sy (Julien) dos à Élodie Bouchez (Marie). Le cadrage révèle une distance émotionnelle : lui regarde ailleurs, tandis qu’elle semble submergée, son regard baissé évoquant la nostalgie et la peur. Les couleurs sont froides, presque désaturées, suggérant une atmosphère de tension et d’incertitude dans un couple usé

La bande‑son, signée Benjamin Esdraffo, joue un rôle essentiel : elle capte les émotions intimes du film. On peut notamment écouter « Générique début », « L’Invitation » ou « L’Hôtel de charme » des titres qui portent tour à tour la douceur, la montée de tension et l’oppression émotionnelle ressenties par Marie et Julien La musique évolue avec les personnages : de la mélancolie lancinante au crescendo angoissant, elle sert magnifiquement la narration et amplifie la glissade vers le thriller.

  • Classé ‏ : ‎ Tous publics
  • Réalisateur ‏ : ‎ Anne Le Ny
  • Format ‏ : ‎ PAL
  • Durée ‏ : ‎ 1 heure et 47 minutes
  • Date de sortie ‏ : ‎ 19 juin 2025
  • Acteurs ‏ : ‎ Omar Sy, Élodie Bouchez, Vanessa Paradis, José Garcia, Marie Ayissi
  • Langue ‏ : ‎ Français (Dolby Digital 5.1)
  • Studio  ‏ : ‎ M6 Vidéo
  • ASIN ‏ : ‎ B0DXWZWL75

L’Enfant prodige de Eva Garcia Saenz de Urturi

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La nouvelle enquête du profiler espagnol Kraken !

Avec L’Enfant prodige, Eva García Sáenz de Urturi offre une nouvelle plongée dans l’esprit torturé du profiler Kraken, ce héros aussi méthodique que hanté. Mais cette fois, l’enquête dépasse la simple logique criminelle : elle devient une chasse intime, labyrinthique, où les morts semblent plus agissants que les vivants.

Unai López de Ayala pensait avoir enterré ses douleurs, et surtout sa mère. Pourtant, un appel venu de nulle part rouvre brutalement le caveau familial : il a une semaine pour retrouver un mystérieux livre d’heures noir du XVe siècle, sinon sa mère… mourra. Absurde ? Sauf que dans l’univers d’Eva García Sáenz, la frontière entre réel, mémoire et manipulation est toujours trouble.

Entre Vitoria et Madrid, l’autrice tisse un thriller d’une tension constante, mêlant histoire de l’art, marché noir et collectionneurs fous. Le livre ancien devient objet de convoitise, mais aussi clé symbolique du passé, catalyseur d’une vérité bien plus déstabilisante qu’un simple vol.

La grande force de ce roman réside dans son équilibre entre érudition et suspense : on y apprend, on frissonne, on doute. Et Kraken, plus vulnérable que jamais, nous entraîne dans une course contre le temps qui est aussi une quête existentielle.

L’Enfant prodige confirme qu’Eva García Sáenz de Urturi est passée maîtresse dans l’art du thriller cérébral et émotionnel.

Éditeur ‏ : ‎ Fleuve éditions Date de publication ‏ : ‎ 15 mai 2025 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 400 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 226515640X ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2265156401

Version 1.0.0

La Fille du feu de Aurélie Wellenstein

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Laissez-vous emporter par le chant du feu…

Avec La Fille du feu, Aurélie Wellenstein nous offre un roman à la beauté sauvage, où les blessures humaines se mêlent aux brûlures de la Terre. Dans les immensités glacées du Grand Nord, trois âmes fêlées se frôlent, s’affrontent et se reconnaissent, liées par un élément indomptable : le feu.

Mia, petite fugitive hantée par la perte, avance comme un spectre incandescent, une enfant au regard de braise dans un monde de givre. Nathanaël, lui, tente de panser ses propres plaies dans les traditions inuit qu’il recueille, tandis que Cadzow, figure taciturne et ancestrale, semble porter la mémoire de la Terre elle-même. Trois figures, trois cendres vivantes, qui se rencontrent au bord de la rupture — celle de l’homme avec la nature, celle du silence avec la colère.

Wellenstein signe un roman d’une rare puissance poétique. Son écriture est sensorielle, charnelle, traversée d’images fulgurantes et de paysages qui hurlent autant qu’ils apaisent. La Fille du feu est un conte furieux et onirique, qui parle d’écologie, d’exil, de transmission, mais surtout de survie. De renaissance, aussi, dans les flammes du chaos.

Éditeur ‏ : ‎ Fleuve éditions Date de publication ‏ : ‎ 7 mai 2025 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 256 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 226515900X ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2265159006

Blood-Crawling Princess – tome 1 de Yuki Azuma

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Ils l’ont traînée dans la boue, elle va faire couler leur sang.

Premier tome d’une série aussi sombre que captivante, Blood-Crawling Princess frappe fort dès les premières pages. Yuki Azuma y raconte l’effondrement brutal d’un royaume et la chute vertigineuse d’une princesse réduite en esclave, avant sa lente et furieuse ascension vers la vengeance.

Evita, héroïne brisée mais jamais soumise, voit son monde s’écrouler quand son pays est rasé et sa famille massacrée. Vendue, rebaptisée Priscilla, elle est enfermée dans un bordel, où sa dignité s’érode au fil des sévices infligés par l’ennemi. Mais ce manga n’est pas un simple récit de souffrance : c’est celui d’une métamorphose. Dans les ténèbres, Evita forge une rage nouvelle, glaciale, acérée, et se prépare à faire couler le sang de ceux qui l’ont réduite à néant.

Yuki Azuma dessine une fresque violente, crue, mais jamais gratuite. Son trait acéré accompagne une narration tendue, sans fard, où la douleur devient une arme et le traumatisme un moteur. Ce premier volume installe une atmosphère oppressante, où la beauté côtoie l’horreur, et où la vengeance se fait presque religieuse.

Avec Blood-Crawling Princess, le seinen se fait tragédie shakespearienne, porté par une héroïne aussi déterminée que dérangeante. Un manga à ne pas mettre entre toutes les mains, mais à recommander aux amateurs de récits puissants, féminins et sans concession. La révolution commence dans les tréfonds. Et elle sera sanglante.

ASIN ‏ : ‎ B0DXTZ23W1 Éditeur ‏ : ‎ Kurokawa Date de publication ‏ : ‎ 12 juin 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 192 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1042019181

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Les Vacances, maman et moi de Clothilde Delacroix

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Dans cette famille de lapins, on vit, ensemble, chaque situation avec intensité !

Clothilde Delacroix signe une nouvelle pépite d’humour tendre avec Les Vacances, maman et moi, petit bijou de quotidien décalé raconté à hauteur de museau de lapin. Une mère, une fille, quelques valises et beaucoup de complicité : il n’en faut pas plus pour faire un album à la fois hilarant, touchant et diablement juste.

Ici, les vacances ne sont pas un récit d’exploits ou de cartes postales rêvées. Elles sont faites de moments apparemment ordinaires, de trajets en train, de bouderies, de pique-niques dans le sable… Et de ces instants absurdes que seuls les enfants savent ériger en souvenirs fondateurs : une mauvaise glace, une salle de bain rigolote, un maillot trop petit. Ce que les adultes oublient, les enfants le magnifient.

Avec un dessin expressif, simple en apparence mais d’une grande finesse d’observation, Delacroix nous parle de lien, de regard, d’écoute. Elle capte cette alchimie silencieuse entre mère et fille, ce fil invisible qui passe par les silences, les fous rires et les petits agacements quotidiens.

À travers cette famille de lapins au charme irrésistible, l’autrice dessine le portrait de vacances réelles, parfois chaotiques, toujours précieuses. Un livre à lire ensemble, avant de partir ou juste pour se souvenir que le bonheur, souvent, est dans les détails.

ASIN ‏ : ‎ B07P8HWKDF Éditeur ‏ : ‎ SEUIL JEUNESSE Date de publication ‏ : ‎ 6 juin 2019 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 96 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1023511420

Heavenly Tyrant: Iron Widow tome 2 de Xiran Jay Zhao

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Zetian a réalisé l’impensable : renverser le pouvoir et prendre la tête de l’empire d’Huaxia avec l’aide de l’empereur Qin Zheng, qui s’impose pour gouverner à ses côtés.

Zetian n’est plus seulement l’Iron Widow. Dans ce second tome aussi haletant que subversif, elle devient souveraine — ou presque. Heavenly Tyrant propulse la jeune héroïne au sommet du pouvoir d’Huaxia, mais la question reste entière : comment diriger un empire construit sur la violence, sans devenir elle-même un tyran ?

Xiran Jay Zhao poursuit avec maestria sa fresque de science-fantasy flamboyante, en mêlant robots géants, politique impériale, mythologie revisitée et féminisme radical. Zetian, toujours enragée, toujours brillante, tente cette fois non pas de survivre, mais de changer les règles du jeu. Face à elle, Qin Zheng, empereur révolutionnaire, charismatique… et dangereux. La guerre contre les Hunduns n’est plus le seul front : les ennemis viennent aussi de l’intérieur, de l’ancienne caste dominante qui voit d’un très mauvais œil l’ascension d’une femme prête à tout renverser.

La plume de Zhao est toujours aussi vive, nourrie d’ironie et de fureur contenue. Les scènes de bataille sont épiques, les dialogues acérés, et les dilemmes moraux d’une rare densité. Car ici, la vraie question n’est pas seulement : « Peut-on gagner ? », mais « Peut-on vaincre sans trahir ce qu’on est ? »

Heavenly Tyrant confirme que la saga Iron Widow est l’une des plus audacieuses du genre young adult. Elle bouscule les conventions, brise les carcans genrés, et ne craint pas de flirter avec la tragédie.

Éditeur ‏ : ‎ MARTINIERE J Date de publication ‏ : ‎ 30 mai 2025 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 688 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2732499331 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2732499338