Le meilleur voyage de toute ma vie de Dan Santat (Auteur)

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Collégien sage, sans histoire mais souvent victime de brimades de la part de ses camardes, le jeune Dan se sent invisible

Dan est un garçon comme tant d’autres : discret, effacé, un peu trop sage. Collégien souvent mis à l’écart, il vit à l’ombre des autres, en spectateur de sa propre vie. Alors quand vient le moment de partir pour un voyage scolaire en Europe, il n’attend pas grand-chose de cette aventure. Et pourtant… ce périple va tout changer.

De la découverte d’un Fanta bien trop sucré à une virée rocambolesque avec des punk-rockers allemands, en passant par une fondue suisse et le frisson d’un premier amour, Le meilleur voyage de toute ma vie est un récit initiatique à hauteur d’ado, porté par une sincérité bouleversante. Chaque petite première fois devient un pas vers l’émancipation, une mue intérieure, un éclat d’existence.

Dan Santat, auteur et illustrateur multi-récompensé, puise ici dans ses propres souvenirs pour livrer un récit autobiographique tendre et universel. Le ton est juste, oscillant entre humour et mélancolie, et les illustrations colorées, dynamiques, racontent autant que les mots. Le contraste entre les codes du roman graphique et la complexité des émotions adolescentes est particulièrement réussi : on rit, on s’émeut, on se souvient.

Le meilleur voyage de toute ma vie, c’est ce moment fragile où l’on se découvre capable de faire un pas de côté, de s’autoriser à être vu, entendu, aimé. Ce n’est pas un voyage parfait. Mais c’est celui qui change tout.

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES Date de publication ‏ : ‎ 21 mai 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 320 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2810209251 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810209255

La Promesse du souffle de Anne Idoux (Auteur), Carine Borgi (Illustrations)

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1442, période Joseon, Corée. Dal-Rae est une paysanne promise à une brute.

1442, royaume de Joseon, Corée. Dans un monde où les femmes n’ont guère voix au chapitre, Dal-Rae vit une existence modeste, enfermée dans son rôle de fille de paysans, bientôt livrée à un mariage forcé avec un homme brutal. Mais le souffle de l’Histoire, celle avec un grand H, s’apprête à traverser son destin. Sa rencontre avec Kim Ban-Ryu, un érudit en retraite volontaire, marque le début d’une transformation intime et collective.

À travers le regard d’une jeune femme vive et curieuse, La Promesse du souffle nous plonge dans l’un des épisodes les plus fascinants de l’histoire coréenne : l’invention du Hangeul, l’alphabet coréen imaginé sous le règne éclairé du roi Sejong. Dal-Rae, en quête de liberté, va se retrouver malgré elle au cœur d’un projet royal ambitieux : offrir au peuple un système d’écriture accessible, brisant le monopole des lettrés et redonnant une voix aux plus humbles.

Anne Idoux tisse un récit d’une finesse rare, entre destin individuel et bouleversements historiques. Sans jamais tomber dans la démonstration, elle donne chair à une héroïne inspirante, qui incarne à la fois la lutte pour l’émancipation féminine et le pouvoir libérateur de la langue et du savoir. Le souffle du titre, c’est celui de la parole retrouvée, mais aussi celui du vent du changement, discret, tenace, irrésistible.

Les illustrations de Carine Borgi, élégantes et poétiques, restituent avec justesse les paysages, les costumes et l’atmosphère de la Corée médiévale. Sa palette douce, mêlant gravité et légèreté, épouse parfaitement la trajectoire de Dal-Rae, entre dureté du quotidien et moments de grâce.

La Promesse du souffle est plus qu’un récit historique : c’est une ode à l’intelligence, à la transmission, à l’espoir. Une bande dessinée humaniste, féminine, politique au sens noble du terme, qui célèbre la puissance d’un simple trait, d’un mot juste, d’un geste courageux.

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES Date de publication ‏ : ‎ 21 mai 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 144 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2810208271 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810208272

Mon coeur Corée – Tome 1, Annyeong ! (Salut !) de Véronique Delamarre (Auteur), Camille Fourcade (Illustrations)

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Nouveau collège, nouveaux amis (peut-être bientôt un nouvel amoureux ?)…

Changer de collège, quitter ses repères, ses amis, son quartier… et devoir tout recommencer. C’est le défi que doit relever Mia, une ado vive, sensible et un peu perdue. Elle a laissé derrière elle son ancienne vie dans le quartier coréen de Paris, un univers familier rythmé par les odeurs de street food, les couleurs de la K-pop et la chaleur de ses amitiés. Et même si elle fait bonne figure, elle traîne une petite boule dans le ventre – ce mélange d’excitation et de tristesse que tous les ados (et ex-ados !) connaissent bien.

Heureusement, une rencontre va tout changer. Polly, une camarade joyeuse et pleine d’énergie, partage la même passion qu’elle pour la culture coréenne. C’est un déclic : ensemble, elles décident de fonder un club Corée dans leur nouveau collège. Ce projet devient bien plus qu’un simple loisir : c’est une façon de recréer du lien, de s’affirmer, de construire un pont entre l’avant et l’après, entre les souvenirs et les rêves.

Avec ce premier tome de Mon cœur Corée, Véronique Delamarre dresse un portrait juste et attachant de l’adolescence, entre doutes, émotions en montagnes russes et désirs d’évasion. Loin des clichés, son écriture est directe, sincère, à hauteur d’enfant, et donne vie à une héroïne dans laquelle beaucoup se reconnaîtront. Les illustrations de Camille Fourcade, tendres et expressives, accompagnent le récit avec humour et douceur, rendant chaque page encore plus vivante.

Ce roman illustré célèbre aussi quelque chose de précieux : la puissance des passions adolescentes. Celle qui nous pousse à créer, à partager, à chercher sa place dans le monde. Ici, c’est la K-culture – musique, séries, gastronomie – qui devient un langage commun entre jeunes, une ouverture sur l’autre et un refuge dans les moments d’incertitude.

Éditeur ‏ : ‎ Rageot Editeur Date de publication ‏ : ‎ 14 mai 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 80 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2700286391 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2700286397

Non, Sam ! de Drew Daywalt

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Salutations, lecteur singe-sans-poils !

Salutations, lecteur-singe-sans-poils ! Voici Non, Sam !, le journal (un peu fou) d’un jeune chimpanzé hyper expressif, auto-baptisé Sam, qui a décidé de raconter son quotidien mouvementé chez les humains – pardon, les singes-sans-poils. Car oui, Sam n’est pas un enfant ordinaire : c’est un petit singe doté d’une imagination débordante, d’un sens du drame inégalé et d’un instinct de survie… plutôt comique.

À travers ses pages griffonnées, illustrées, raturées, Sam nous dévoile sa version des faits : comment il a sauvé sa famille adoptive d’une terrible sorcière (en réalité une petite sœur un peu collante), affronté un loup fantôme et manié un canon à chaleur mortelle (ou un sèche-cheveux, on n’est pas sûrs). L’humour est omniprésent, porté par une voix narrative irrésistible qui interpelle sans cesse le lecteur dans un ton complice et moqueur.

Drew Daywalt (La Révolte des crayons) signe ici un récit tendre et bourré d’énergie, où l’on rit beaucoup, tout en s’attachant à ce héros poilu, attachant et terriblement malicieux. Les illustrations, entre journal intime et bande dessinée, ajoutent une dimension visuelle hilarante à cette histoire où le quotidien devient une épopée digne d’un film d’action.

ASIN ‏ : ‎ B0DPK6SPND Éditeur ‏ : ‎ SEUIL JEUNESSE Date de publication ‏ : ‎ 25 avril 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 224 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1023521832

Le Journal de Samuel de EMILIE TRONCHE

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Samuel a un problème, mais il ne veut pas trop en parler

Avec Le Journal de Samuel, Émilie Tronche signe une bande dessinée d’une grande justesse émotionnelle, à la fois pudique, drôle et profondément touchante. Le récit s’ouvre sur un jeune garçon de 10 ans, Samuel, à la veille d’une grande bascule : le passage au collège. Ce moment charnière de la vie, où les jeux d’enfants cèdent peu à peu la place aux doutes, aux regards des autres et aux premiers émois adolescents, devient le cœur battant d’un journal intime dans lequel Samuel se livre sans fard.

Mais Samuel a un problème. Un de ceux dont on n’arrive pas encore à parler, même à ses amis. Alors, il écrit. Il écrit pour comprendre, pour se rassurer, pour raconter ses journées, ses peines, ses petites victoires et ses grandes inquiétudes. Il parle de son amour naissant pour la danse, de ses amis qui s’éloignent ou le trahissent, de ses premières jalousies, de la musique qui l’accompagne et, en creux, d’un deuil difficile à exprimer. À travers ses mots, on découvre un monde intérieur d’une richesse bouleversante.

Émilie Tronche s’inspire ici de sa propre jeunesse dans les années 2000, et cela se ressent dans les détails – les MP3, les posters de chambre, les références musicales, les habits, les manies scolaires – qui ancrent le récit dans une époque précise tout en conservant une portée universelle. Le choix du journal intime comme dispositif narratif permet une narration fragmentée mais cohérente, empreinte de spontanéité, de maladresses enfantines et d’une poésie involontaire qui sonne toujours juste.

Graphiquement, le trait est doux, expressif, proche du carnet personnel. Le choix d’une mise en page proche de celle d’un cahier d’écolier, avec ses marges, ses petits dessins griffonnés, ses collages parfois naïfs, participe pleinement à l’immersion. On croit vraiment lire le carnet de bord d’un enfant, avec tout ce que cela comporte de vérités dites sans filtre, d’émotions amplifiées et de réflexions pleines de lucidité involontaire.

Mais ce qui rend cette bande dessinée précieuse, c’est sa capacité à aborder des thèmes lourds – le deuil, la solitude, la construction de soi – sans jamais les surdramatiser. Samuel est un enfant comme tant d’autres, à la fois fort et vulnérable, et c’est cette universalité qui touche droit au cœur. On referme Le Journal de Samuel le cœur serré, avec l’envie de protéger ce petit garçon et de saluer la force tranquille avec laquelle il avance, page après page.

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN Date de publication ‏ : ‎ 21 mai 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 320 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203296615 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203296619

The Handmaid’s Tale Saison 6 Épisode 8 : Explication de la fin

L’épisode 8 de la saison 6 de The Handmaid’s Tale a surpris par sa sobriété là où l’on attendait une explosion de rage. Pas de bain de sang dans la salle de bal, pas de vengeance spectaculaire. Les Servantes, en silence, ont quitté le bal pour agir ailleurs, dans l’ombre. Le massacre, précis et calme, a eu lieu dans les maisons des Commandants – une justice discrète mais implacable.

Serena face à la réalité

De son côté, Serena découvre la véritable nature de Wharton. Alors qu’elle pensait avoir trouvé un homme différent, celui-ci lui impose une jeune Servante, en contradiction totale avec ses valeurs. Wharton, sous des airs de douceur, révèle son obsession du contrôle et son adhésion aux pires aspects de Gilead.

Une fuite nécessaire

Blessée et lucide, Serena tente de quitter la maison avec son bébé. Wharton hésite à la retenir, partagé entre son besoin de domination et son désir d’être meilleur que le mari précédent de Serena. Il finit par la laisser partir. Serena, déterminée, s’échappe enfin de ce nouveau piège.

La révolution en marche

Pendant ce temps, les Servantes ont utilisé les armes transmises par June pour exécuter les Commandants. Gilead vacille. Et Serena, désormais consciente que toute réforme de l’intérieur est vaine, pourrait bien se rallier à June. Seule une chute totale du pouvoir masculin semble désormais pouvoir ouvrir la voie au changement.

Mala Influencia 2 sur Netflix : Quelle date de sortie et à quoi s’attendre ?

Le film Mala Influencia est disponible depuis le 9 mai sur Netflix et s’est déjà hissé en tête du classement en Europe. Si vous vous demandez si une suite est prévue, voici tout ce que l’on sait pour le moment. Attention, spoilers !

La fin déroutante de Mala Influencia

Le final de Mala Influencia a de quoi laisser perplexe. Bruce meurt dans une fusillade, mais Reese semble peu affectée par sa disparition. Elle se rapproche d’Eros, décroche son audition tant attendue… et le film se termine sur une scène romantique et sensuelle, comme si de rien n’était. Quid de Peyton ? Où est passé Diego ? Et surtout, que devient Simon, dont le sort semblait au cœur des préoccupations de tous ? Ce flou final donne l’impression d’une conclusion bâclée, plus soucieuse d’un happy end que de cohérence émotionnelle.

Une suite est-elle prévue sur Netflix ?

À ce jour, Mala Influencia 2 n’a pas encore été officiellement annoncée. Mais vu le succès fulgurant du film dès sa sortie, il y a de fortes chances que Netflix envisage rapidement un renouvellement. La plateforme observe généralement les performances dans les premières semaines avant de prendre une décision.

Si la suite est validée dans les prochains mois, la date de sortie de Mala Influencia 2 pourrait être fixée à fin 2026, le temps nécessaire pour l’écriture, le tournage et la postproduction.

Que peut-on attendre de la suite ?

Dans un éventuel Mala Influencia 2, on retrouverait très probablement Reese et Eros, désormais en couple, confrontés à de nouveaux obstacles. Argent, trahisons, amour toxique, vengeance : les thèmes forts du premier film devraient revenir en force. De nouveaux personnages pourraient menacer la liberté de Reese et faire resurgir les fantômes du passé. La tension dramatique et les dilemmes moraux promettent d’être au rendez-vous.

The Last of Us – Saison 2 Épisode 5 : une fin brutale et révélatrice

Disponible sur MAX, The Last of Us poursuit sa saison 2 avec une intensité croissante. Après l’assassinat brutal de Joel dans l’épisode 2, Ellie n’a qu’un objectif en tête : retrouver Abby et venger la mort de celui qu’elle considérait comme un père. Pourtant, le chemin est long, semé d’embûches, et rempli de zones grises émotionnelles.

Une mission qui s’intensifie

Dans cet épisode 5, alors qu’Ellie et Dina sont piégées par des Stalkers, c’est Jesse qui vient les sauver in extremis. Il leur explique avoir quitté Jackson avec Tommy peu après leur disparition, chacun prenant une route différente pour les retrouver. Jesse réussit à localiser leur cachette à Seattle. Ce changement par rapport au jeu The Last of Us Part II (où Tommy part seul en premier) vient renforcer la dynamique du trio et la tension narrative.

Mais l’épisode prend un tournant plus sombre lorsque Ellie, seule, retourne à Lakehill. Elle y tombe sur Nora, une ancienne complice d’Abby. Ce face-à-face est lourd de non-dits et d’hostilité. Nora tente de s’enfuir, mais Ellie la poursuit jusque dans les sous-sols de l’hôpital, envahis par les spores. Là, tout bascule.

Le basculement d’Ellie

Ellie, immunisée, n’a rien à craindre des spores. Nora, elle, commence déjà à tousser – le compte à rebours est lancé. Ellie lui demande où se trouve Abby. Nora refuse. Alors Ellie frappe. Et frappe encore. Dans un accès de rage, entre vengeance et pression, elle s’abandonne à une violence crue. L’épisode se termine brutalement, dans le noir, laissant planer une question terrible : est-elle allée jusqu’au bout ?

Ce passage montre à quel point Ellie est en train de se perdre. La vengeance la ronge, l’isole, l’endurcit. Elle devient une version d’elle-même qu’on n’avait jamais vue jusqu’ici – prête à franchir les lignes rouges, même si cela signifie torturer ou tuer.

Un dernier « Hey kiddo »

Juste avant la fin, un bref flashback bouleverse l’atmosphère. On y voit Joel ouvrir doucement une porte, lançant un tendre « Hey kiddo ». Un souvenir fugace, presque irréel. Cette scène, inédite par rapport au jeu, se situerait juste après la saison 1, à Jackson. Elle rappelle tout ce qu’Ellie a perdu… et pourquoi elle est prête à tout.


Ce qu’il faut retenir ? L’épisode 5 marque un tournant. Ellie devient plus seule, plus froide, plus dangereuse. La quête de vengeance semble l’éloigner de ce qu’elle était. Et alors que la série continue de réinventer certains éléments du jeu, elle reste fidèle à son essence : montrer, sans détour, les ravages du deuil, du traumatisme… et de l’amour défiguré par la douleur.

Cœurs Noirs – Saison 2 : que faut-il comprendre de la fin ?

Cœurs Noirs, c’est bien plus qu’une série d’action : c’est une immersion brutale et bouleversante dans le quotidien des forces spéciales françaises. Disponible sur Prime Video, sa saison 2 pousse encore plus loin le réalisme et l’intensité émotionnelle. Le tournage, débuté au printemps 2024 au Maroc, a bénéficié d’une préparation hors norme : les comédiens ont été formés aux côtés de véritables commandos à Lanester, pour incarner au plus juste les gestes, les réflexes, et la mentalité de ces soldats de l’ombre.

Créée par Duong Dang-Thaï et Corinne Garfin, réalisée par Frédéric Jardin, la série ne cherche pas le spectaculaire gratuit : elle interroge la loyauté, les cicatrices invisibles, et les dilemmes humains derrière chaque mission. Et cette saison 2, marquée par l’arrivée de nouveaux visages et d’enjeux encore plus tendus, nous entraîne dans une opération où tout devient personnel.

La mission : sauver Sab, à tout prix

Le cœur de cette saison tourne autour de la tentative désespérée du Groupe 45 de retrouver Sab (Nina Meurisse), capturée à la fin de la saison précédente. Ce n’est plus seulement une mission militaire : c’est une affaire de famille. Mais pour y parvenir, il faut composer avec des négociations tendues, la présence d’un agent de la DGSE (Pierre, campé par Patrick Mille) venu « coordonner » les opérations, et la collaboration fragile avec Zaïd, un ancien de Daech au passé trouble.

Les derniers épisodes sont d’une tension constante : Zaïd disparaît au pire moment, Moktar – un chef de guerre fanatique – échappe à tout contrôle, et les membres du Groupe 45 doivent se débrouiller seuls, une fois de plus. L’unité est mise à rude épreuve, jusqu’au sacrifice d’Olivier, tombé au combat. Sa mort fracture le groupe, mais soude aussi leur détermination : Sab doit être sauvée, coûte que coûte.

Une libération… mais à quel prix ?

Sab est finalement retrouvée et exfiltrée. Mais cette victoire n’efface rien. Elle laisse même un goût amer : le silence d’Adèle, accablée par le deuil ; le regard perdu de Spit, rongé par un traumatisme qui ne dit pas son nom ; la relation glaciale avec la DGSE, que les méthodes « hors protocole » du groupe ont irritée. Car le commando a pris des libertés : en particulier, l’utilisation de Soraya comme informatrice.

Et c’est là que le coup final tombe : Soraya, cette femme courageuse qui a mis sa vie en jeu pour aider les Français, est capturée par « le Bourreau », figure glaçante des rangs ennemis. Dans les dernières minutes, aucun sauvetage n’a lieu. Aucun hélicoptère ne surgit. Juste une silhouette qu’on emporte dans la nuit. Une injustice insupportable. Et un appel silencieux à une saison 3.

Une fin ouverte, chargée de sens

Ce final laisse les nerfs à vif. Oui, Sab est libre. Mais à quel prix ? Le deuil, les blessures invisibles, la trahison politique… Cœurs Noirs ne fait pas de happy end artificiel. Il montre le coût humain de ces missions. Et sur le plan géopolitique, la série souligne un chaos toujours aussi dense : factions islamistes fragmentées, rivalités entre services occidentaux, alliances fragiles.

La saison 2 se termine comme un cri retenu : un soulagement mêlé de colère. On ne peut que souhaiter retrouver ces personnages, cabossés mais entiers, dans une prochaine saison. Et, surtout, voir enfin justice rendue à Soraya.

Nonnas : Explication de la fin – Quel avenir pour le restaurant ?

Le film Nonnas se conclut sur une note à la fois incertaine et porteuse d’espoir pour Joe, le fondateur de l’Enoteca Maria. Malgré son dévouement à faire vivre un restaurant italien porté par l’âme de quatre « nonnas » venues des quatre coins du monde, Joe voit son rêve vaciller. Face aux normes rigides de l’industrie gastronomique et à la jalousie des concurrents, son projet semble condamné.

Mais Joe ne lâche rien. Il continue à croire en une cuisine humaine, transmise, faite d’histoires et de mains ridées. Dans un ultime effort, il tente de convaincre le critique culinaire réputé Edward Durant de donner une chance à son restaurant. Durant refuse d’abord poliment, prétextant un agenda plein. Pourtant, il envoie discrètement un collaborateur à la soirée de fermeture, preuve que Joe a su éveiller sa curiosité.

Le discours sincère de Joe, prononcé en plateau télé, fait mouche : « Les gens ne vont pas au restaurant uniquement pour manger, mais pour partager un moment, créer un souvenir. » Cette vision touche Durant, qui finit par écrire une critique positive sur l’Enoteca Maria. Et ce n’est pas le pot-de-vin sucré (des desserts faits maison) qui change la donne, mais bien l’authenticité de l’expérience proposée.

Côté cœur, la relation entre Joe et Olivia évolue en douceur. Olivia, encore en deuil de son mari, garde ses distances. Mais Joe respecte son rythme. Inspiré par un conseil d’Antonella, il recrée le bal de promo de leur jeunesse pour raviver leur complicité. Dans la scène finale, Olivia déplace subtilement son alliance à l’autre main : un geste discret, mais lourd de sens. Joe l’embrasse alors, en réponse à ce signe d’ouverture.

La fin de Nonnas célèbre les liens humains noués autour d’une table. Le film montre que l’amour, l’amitié et la transmission culturelle passent par les plats, les souvenirs et les mains qui les préparent. Le succès de Joe ne repose pas uniquement sur une idée originale ou des compétences en gestion, mais sur ce qu’il apprend des nonnas : l’humilité, le partage et la puissance des racines.