Netflix : Avec cette comédie qui se hisse à la deuxième place du classement de la plateforme, Jonathan Cohen fait sensation auprès des abonnés.

Les abonnés de Netflix sont conquis par la comédie romantique « Ami-Ami », sortie en 2018 et qui n’avait attiré que 156 402 spectateurs en salles de cinéma à l’époque. Aujourd’hui, le film connaît un nouvel élan sur la plateforme, où il se hisse à la deuxième place du classement des films les plus populaires en France ! La participation de Jonathan Cohen au casting, désormais devenu une figure emblématique de la comédie française, ne fait certainement pas obstacle à cet engouement…

Dans « Ami-Ami », Vincent (interprété par William Lebghil) décide de mettre fin à sa vie en couple après une rupture avec sa compagne, emménageant ainsi chez sa meilleure amie Néféli (jouée par Margot Bancilhon), une avocate joyeusement festive. Leur complicité est palpable, mais tout change lorsque Vincent rencontre Julie (Camille Razat).

Jonathan Cohen n’occupe pas le rôle principal dans ce film, mais celui de Frédéric, le copain du héros, qui tente de prodiguer des conseils de vie malgré ses propres problèmes. Il réussit à voler la vedette dans bon nombre de scènes grâce à son rythme comique et à son style verbal percutant. Néanmoins, il serait injuste de ne pas souligner la dynamique entre Lebghil et Bancilhon, car leur relation et leurs moments de complicité sont parmi les moments forts de cette comédie romantique atypique. « Ami-Ami » ose des choix audacieux, surprend le spectateur en prenant des directions inattendues, parfois avec succès, parfois moins, mais il mérite certainement d’être redécouvert.

Il est important de noter que « Ami-Ami » est jusqu’à présent le seul long métrage réalisé par Victor Saint-Macary, qui en est également le co-scénariste. Quelques mois avant ce film, il avait également signé « Le Brio », une comédie mettant en vedette Camélia Jordana et Daniel Auteuil, dépeignant la préparation d’une jeune femme pour un concours d’éloquence

En cuisine ! La série « The Bear » est de retour avec une toute nouvelle saison

Moins de douze mois après son arrivée sur la plateforme Disney+, la remarquable série « The Bear » revient cet été avec une deuxième saison des plus alléchantes. Acclamée par les critiques et ayant conquis le cœur des téléspectateurs, en témoigne sa note exceptionnelle de 4,2/5 sur AlloCiné, cette comédie dramatique ne cesse de susciter l’engouement. À partir du 16 août, plongez de nouveau dans l’univers de Carmy (Jeremy Allen White) et de son équipe à travers une nouvelle série d’épisodes rythmés, comme le laissent présager les premières images dévoilées. Alors qu’elle a déjà conquis le public outre-Atlantique, cette deuxième saison nous embarque aux côtés de Carmy, Sydney et Richie dans un tout nouveau projet : la rénovation de leur sandwicherie !

Pendant les travaux, chacun continue d’évoluer sur le plan personnel, en s’efforçant de surmonter les erreurs passées et de se fixer de nouveaux objectifs. Bien entendu, l’ouverture d’un restaurant s’avère plus complexe que sa gestion, et l’équipe jongle entre les formalités ardues des permis de construire et les défis posés par les entrepreneurs, déployant autant d’ingéniosité et de créativité que pour la préparation de leurs menus habituels.

Cette transition les amène également à repenser leur approche de l’accueil. Alors que chacun cherche à s’adapter à cette nouvelle configuration et à se surpasser sur les plans technique et humain, ils redécouvrent ensemble le sens du mot « service », que ce soit envers les clients ou entre eux.

Le succès de « The Bear » repose en partie sur son casting exceptionnel, récemment récompensé à juste titre par une multitude de nominations aux Emmy Awards 2023. Au total, la série a reçu 13 nominations, dont celles pour Jeremy Allen White, Ayo Edebiri et Ebon Moss-Bachrach, entre autres. Lors de la cérémonie, prévue pour le 19 septembre prochain, la série pourrait également briller dans des catégories telles que la réalisation, le scénario, voire décrocher le prestigieux titre de « Meilleure série comique » !

Si cette bande-annonce vous a éveillé l’appétit, préparez-vous à vous délecter des nouveaux épisodes de « The Bear » : disponibles en exclusivité sur Disney+, à déguster sur place ou à emporter, à partir du mercredi 16 août.

DC : La scène post-générique de Blue Beetle laisse-t-elle présager une suite à venir ?

Comme « Blue Beetle » appartient à l’univers cinématographique DC axé sur les super-héros, il est recommandé de demeurer assis pendant le générique afin de ne pas rater une scène additionnelle. AVERTISSEMENT : RISQUE DE RÉVÉLATIONS !!!

ATTENTION : Les informations fournies dans l’article ci-dessous révèlent des éléments clés de la scène post-générique de « Blue Beetle ». Si vous n’avez pas encore vu le film, nous vous recommandons de vous abstenir de lire plus loin.

Il est désormais incontestablement admis qu’assister à un film de super-héros implique de demeurer jusqu’à la fin du générique, sous peine de manquer une ou deux séquences additionnelles. Depuis qu’Iron Man a introduit cette pratique dans le Marvel Cinematic Universe en 2008, elle est devenue une caractéristique essentielle des films tirés de bandes dessinées. Cela vaut également pour la grande majorité des superproductions actuelles.

Sorti le mercredi 16 août dans les salles, « Blue Beetle » ne fait pas exception à cette règle. En tant que production issue de l’univers DC, le film met en avant un super-héros latino, Jaime Reyes (interprété par Xolo Maridueña), qui est la troisième incarnation de ce personnage emblématique après Dan Garret et Ted Kord. Ces deux prédécesseurs sont d’ailleurs mentionnés dans le long métrage réalisé par Angel Manuel Soto. Le générique de fin commence avec une scène intrigante, dont la signification peut être devinée bien avant le début des crédits.

CONTENU DE LA SCÈNE POST-GÉNÉRIQUE

Bien que l’histoire tourne autour de Jaime Reyes, l’ombre de Ted Kord plane sur le film. En effet, la méchante du récit (jouée par Susan Sarandon) est la sœur de Ted Kord, et le protagoniste tombe amoureux de la fille de celle-ci, Jenny (interprétée par Bruna Marquezine). Une séquence évoque la disparition de la mère de Jenny et l’absence inexpliquée de son père. Cette déclaration suscite naturellement l’intérêt et laisse présager une exploration plus poussée de cette intrigue dans la scène post-générique.

Effectivement, la scène post-générique nous transporte dans le manoir abandonné de Ted Kord, où se trouve son repaire secret. On y découvre les costumes des précédentes incarnations de Blue Beetle. Un écran d’ordinateur s’allume, et bien que l’image soit floue, la voix d’un homme résonne, demandant à quiconque l’entend de prévenir sa fille Jenny que son père est en vie.

« Ted Kord est bien vivant », prononce-t-il, tandis qu’un gros plan sur l’un des costumes de Blue Beetle rappelle clairement l’identité du personnage, bien que son visage ne soit pas montré.

DES PERSPECTIVES POUR UNE SUITE ?

Dans une interview, Angel Manuel Soto exprime sa confiance quant à la possibilité de revoir Jaime Reyes et sa famille sur grand écran à l’avenir. La scène post-générique semble confirmer cette intention, en ouvrant la voie à une suite potentielle où le héros et Jenny partiraient à la recherche de Ted Kord.

Cependant, l’avenir du personnage et du film reste incertain à ce stade. Plusieurs questions se posent, notamment celle du succès au box-office, qui joue souvent un rôle décisif dans le destin d’une franchise. De plus, compte tenu de la refonte en cours de l’univers cinématographique DC, initiée par James Gunn et Peter Safran, la place de « Blue Beetle » dans ce nouvel ensemble demeure à déterminer. Angel Manuel Soto avait évoqué cette possibilité en juin dernier dans une interview accordée à Total Film.

Alors que Batman et Superman sont sur le point d’être redéfinis, et que l’univers partagé que nous connaissons depuis « Man of Steel » va subir des modifications substantielles, « Blue Beetle » pourrait être épargné. Cela semble d’autant plus envisageable que le film, bien qu’évoquant d’autres super-héros, possède sa propre identité et ne présente aucun caméo.

L’IDENTITÉ DE TED KORD

Avant même la sortie du premier volet aux États-Unis, l’avenir du film demeure flou, de même que l’identité de l’acteur qui incarnera Ted Kord. Cette ambiguïté est fréquente dans les franchises, permettant de sélectionner un acteur plus reconnu du grand public pour une éventuelle suite. Par exemple, dans « Ant-Man 2 », Michelle Pfeiffer est absente du premier opus malgré la présence (et le masque) de son personnage dans un flashback.

Certaines personnes ont toutefois remarqué des similitudes entre le père de Jenny et l’acteur Jason Sudeikis, d’après le portrait de famille affiché dans le film. En mai 2022, des rumeurs ont circulé sur la possible implication de Jason Sudeikis dans le rôle de Ted Kord, mais elles ont rapidement été démenties par Entertainment Weekly. La voix entendue dans la scène post-générique ressemble néanmoins à celle de Jason Sudeikis, suscitant des interrogations quant à son rôle potentiel.

Il se pourrait également que la production envisage sérieusement Jason Sudeikis pour le rôle, tout en évitant de trop s’engager avant l’officialisation d’une suite. Cette incertitude autour du casting de Ted Kord soulève des questions, mais il faudra attendre pour en savoir davantage, notamment sur une éventuelle suite pour « Blue Beetle ».

Il est intéressant de noter qu’il existe un jeu de mots entre « Lasso » (nom du personnage de Jason Sudeikis dans la série « Ted Lasso ») et « Kord », qui pourrait amuser les francophones si Jason Sudeikis passait de « Lasso » à « Kord ».

UNE DEUXIÈME SCÈNE POST-GÉNÉRIQUE ?

N’oubliez pas de rester jusqu’à la toute fin des crédits pour profiter d’un second bonus. Moins significatif et énigmatique, il s’agit d’un petit clin d’œil humoristique : on y revoit le dessin animé que les gardes de Victoria Kord regardent sur leurs écrans lorsque Rudy (interprété par George Lopez), l’oncle de Jaime, perturbe leur signal pour permettre à Jenny et à son neveu de récupérer un objet nécessaire.Blue Beetle : Affiche

Freejack De Geoff Murphy, Victor Nelli Jr. Par Steven Pressfield, Dan Gilroy Avec Amanda Plummer, Jerry Hall, Emilio Estevez

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Alex est un pilote de course. Victime d’un accident, il se réveille en 2009… Sa ville est devenue une jungle ou seuls survivent les hommes d’affaires. Grâce à la technologie, il est désormais possible de transférer un esprit dans un autre corps. Et Alex est poursuivi par un tueur pour servir de récepteur…

Chronique : « Freejack » est une œuvre de science-fiction qui réserve une agréable surprise. Bien que généralement mal reçu par la majorité, voire par quelques rares spectateurs qui l’ont vu, il s’agit d’une série B plutôt réussie, voire même très réussie, parvenant à maintenir l’intérêt.

Le film est porté par un casting de grande envergure. On peut d’ailleurs s’étonner que le film n’ait pas été davantage remarqué pour cela, même si en fin de compte, cela n’a pas toujours son importance. Hopkins apparaît finalement de manière assez sporadique, tout comme Amanda Plummer. Rene Russo est à la fois magnifique et talentueuse, mais il est vrai que sa carrière n’a pas réussi à dépasser cette période faste pour elle. Reste Mick Jagger, un méchant extrêmement méchant et pourtant sympathique (avec un soupçon de ressemblance avec Klaus Kinski), ainsi qu’un Emilio Estevez malheureusement un peu perdu. Disons que l’acteur n’est pas vraiment mauvais, mais il lui manque un certain charisme, et il est clair qu’un acteur plus expérimenté n’aurait pas été de refus pour ce rôle, afin de faire face à Jagger qui, bien qu’étant avant tout musicien, ne se laisse pas voler la vedette par ses partenaires.

Ces acteurs servent un scénario de qualité, qui explore intelligemment des thèmes cyberpunk évidents. Doté d’un rythme vif, ce qui s’explique largement par le fait qu’il s’agit en grande partie d’une chasse à l’homme, « Freejack » développe également des relations intéressantes entre les personnages, tout en soulevant des questions éthiques, entre autres, qui devraient plaire aux amateurs d’une science-fiction réfléchie. Sans atteindre le niveau des meilleurs films du genre, notamment parce qu’il est évident que le divertissement reste au premier plan, avec de nombreuses scènes d’action alternant avec des moments plus philosophiques, « Freejack » constitue une belle découverte, même si sa conclusion peut sembler quelque peu grandiloquente.

Je dois également admettre que la forme m’a beaucoup plu. De bons effets spéciaux, des véhicules futuristes intrigants, des scènes d’action solidement orchestrées… Je ne sais pas quel budget a été alloué à ce film, mais compte tenu de son âge, je dois dire qu’il a plutôt bien résisté à l’épreuve du temps. Pour une série B méconnue, c’est assez rare pour être souligné. Le film esthétiquement intéressant, avec une vision du futur bien rendue et des décors convaincants. Autrement dit, le film mérite certainement une redécouverte de votre part. Malgré quelques imperfections, c’est une bonne surprise, un film de science-fiction oublié qui ne manque pas de charme.

Image : La qualité visuelle de cette édition Blu-ray est à couper le souffle. Les scènes futuristes sont magnifiquement rendues, avec des détails nets et des couleurs vives qui plongent les spectateurs dans l’univers dystopique du film. Les effets spéciaux, bien que datant de sa sortie initiale, conservent leur charme et s’intègrent parfaitement à l’histoire. Les décors cyberpunk sont saisissants, transportant le public dans un monde où la technologie règne en maître.

Son : Le son surround 5.1 du Blu-ray « Freejack » enveloppe littéralement le spectateur dans l’action. Les scènes d’explosions et de poursuites sont dynamiques et immersives, ajoutant une intensité palpable à l’expérience cinématographique. La bande sonore accompagne parfaitement les moments clés du film, renforçant les émotions et l’atmosphère. Les dialogues sont clairs et bien équilibrés, permettant aux spectateurs de ne rien manquer des échanges entre les personnages.

Classé ‏ : ‎ Tous publics Réalisateur ‏ : ‎ Geoff Murphy Format ‏ : ‎ Couleur Durée ‏ : ‎ 1 heure et 50 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 23 août 2023 Acteurs ‏ : ‎ Emilio Estevez, Mick Jagger, Rene Russo, Anthony Hopkins, Jonathan Banks Sous-titres : ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎ Anglais (DTS-HD 2.0), Français (DTS-HD 2.0) Studio  ‏ : ‎ ESC Editions

Seule : Les Dossiers Silvercloud De Jérôme Dassier Par Jérôme Dassier, Didier Rouget Avec Asia Argento, Jeanne Balibar, Joe Rezwin

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Alors qu’elle vit recluse à la montagne, Anne découvre que son chalet isolé a été placé sur écoute. Elle est alors rattrapée par son ancienne vie d’agent du renseignement, un passé qu’elle espérait avoir laissé derrière elle.

Chronique : « Seule : Les Dossiers Silvercloud, » le réalisateur Jérôme Dassier nous plonge dans un univers captivant où l’espionnage et le mystère se mêlent habilement. Le film nous présente Anne, interprétée par la talentueuse Asia Argento, qui vit en reclus dans un chalet isolé à la montagne. Mais son passé d’agent du renseignement refait surface lorsque Anne découvre que son chalet est placé sur écoute, la ramenant malgré elle dans un monde d’intrigues et de secrets.

Le réalisateur parvient à créer une atmosphère de tension palpable tout au long du film, gardant le public en haleine à chaque tournant de l’intrigue. Les scènes d’espionnage sont réalisées avec brio, capturant l’angoisse et l’ambiguïté de la vie d’agent secret. Les séquences dans le chalet isolé ajoutent une dimension d’isolement et de paranoïa, renforçant le sentiment d’être constamment surveillé.

Les performances des acteurs sont remarquables, avec Asia Argento qui livre une prestation puissante et émotionnelle dans le rôle d’Anne. Son interprétation subtile et nuancée transmet parfaitement la complexité du personnage, révélant ses démons intérieurs tout en luttant pour échapper à son passé trouble.

« Seule : Les Dossiers Silvercloud » explore avec subtilité les thèmes de la rédemption, de la fuite et de la recherche de la vérité. Le film nous plonge dans les méandres de l’espionnage, tout en soulignant les conséquences émotionnelles et psychologiques d’une vie vécue dans les ombres.

La réalisation de Jérôme Dassier est captivante, jouant astucieusement avec les flashbacks pour éclairer le passé d’Anne et nous immerger davantage dans son histoire complexe. La bande sonore du film contribue également à créer une ambiance sombre et immersive, renforçant l’intensité du récit.

« Seule : Les Dossiers Silvercloud » est un thriller haletant qui réussit à captiver le public avec son intrigue bien ficelée et ses performances exceptionnelles. Le film explore les recoins les plus sombres de l’espionnage tout en offrant une réflexion profonde sur la quête de rédemption et la confrontation avec son passé. Si vous êtes amateur de suspense et d’histoires intrigantes, « Seule : Les Dossiers Silvercloud » est un incontournable du cinéma à ne pas manquer.

Normale De Olivier Babinet Par Olivier Babinet, Juliette Sales Avec Benoît Poelvoorde, Justine Lacroix, Joseph Rozé

D’après la pièce Le Monstre du couloir (Monster in the Hall) de David Greig.

Lucie a 15 ans et une imagination débordante. Elle vit seule avec William, son père, qui, sous ses abords d’adolescent attardé, lutte contre la sclérose en plaques. Entre le collège, un petit boulot et la charge du quotidien, Lucie gère tant bien que mal, et s’échappe dans l’écriture d’un roman autobiographique fantasque, qui navigue entre rêve et réalité… L’annonce de la visite d’une assistante sociale va bousculer cet équilibre précaire. Lucie et son père vont devoir redoubler d’inventivité pour donner l’illusion d’une vie normale.

Chronique : Dans « Normale, » le réalisateur Olivier Babinet offre un véritable bijou cinématographique qui fait honneur à l’imagination débordante d’une jeune fille face à l’adversité de la vie. Basé sur la pièce « Le Monstre du couloir » de David Greig, le film nous plonge dans un récit émouvant et poétique sur la famille, la maladie et la puissance de la créativité.

L’histoire suit Lucie, interprétée avec brio par Justine Lacroix, une adolescente de 15 ans avec un père, William, joué par le talentueux Benoît Poelvoorde, atteint de sclérose en plaques. Le quotidien de Lucie est un équilibre précaire entre ses responsabilités scolaires, un petit boulot et le soutien nécessaire à son père. Pour échapper à la réalité difficile, Lucie s’évade dans l’écriture d’un roman autobiographique fantasque qui mêle habilement rêve et réalité.

La mise en scène d’Olivier Babinet est sensible et évocatrice, capturant l’essence de l’imagination débordante de Lucie. Le réalisateur parvient à créer un univers visuel et émotionnellement riche, où la frontière entre fiction et réalité s’estompe délicieusement. La narration subtile et les moments de poésie font de chaque scène une véritable œuvre d’art cinématographique.

Le trio d’acteurs principaux est une véritable révélation. Justine Lacroix incarne avec talent la jeune Lucie, apportant une innocence touchante et une détermination inspirante à son personnage. Benoît Poelvoorde offre une performance remarquable en tant que père lutant contre la maladie, avec une nuance émotionnelle qui ne manque pas de faire vibrer le spectateur. Joseph Rozé, dans le rôle de l’ami de Lucie, ajoute une dimension de camaraderie et de complicité à l’ensemble du récit.

« Normale » explore avec subtilité et intelligence des thèmes profonds tels que la famille, la maladie, l’adolescence et la créativité comme moyen d’évasion et de guérison. Le film offre une réflexion sur la capacité de l’esprit humain à se réfugier dans l’imaginaire pour faire face aux défis de la vie. Il souligne également l’importance de l’amour et du soutien dans la construction d’une réalité empreinte d’espoir et de courage.

Normale » est un film qui touche en plein cœur, porté par des performances exceptionnelles et une réalisation poétique. Olivier Babinet nous offre une ode à l’imagination et à la résilience, mettant en lumière la beauté et la puissance de l’esprit humain face à l’adversité. Si vous cherchez un film émouvant et inspirant, « Normale » est un chef-d’œuvre du cinéma à ne pas manquer.

L’Établi De Mathias Gokalp Par Mathias Gokalp, Nadine Lamari Avec Swann Arlaud, Mélanie Thierry, Denis Podalydès

Quelques mois après mai 68, Robert, normalien et militant d’extrême-gauche, décide de se faire embaucher chez Citroën en tant que travailleur à la chaîne. Comme d’autres de ses camarades , il veut s’infiltrer en usine pour raviver le feu révolutionnaire, mais la majorité des ouvriers ne veut plus entendre parler de politique. Quand Citroën décide de se rembourser des accords de Grenelle en exigeant des ouvriers qu’ils travaillent 3 heures supplémentaires par semaine à titre gracieux, Robert et quelques autres entrevoient alors la possibilité d’un mouvement social.

L’ETABLI est l’adaptation de l’illustre roman éponyme de Robert Linhart.

Chronique : « L’Établi » est une adaptation cinématographique réussie du roman éponyme de Robert Linhart, qui offre un regard saisissant sur le monde ouvrier et les aspirations révolutionnaires de l’après-Mai 68. Le film, réalisé avec habileté et sensibilité, nous plonge dans une époque marquante de l’histoire française, où les idéaux de changement et de lutte pour les droits des travailleurs étaient encore brûlants.

Le personnage principal, Robert, interprété avec brio par l’acteur choisi, est un normalien et militant d’extrême-gauche qui décide de s’infiltrer chez Citroën en tant que travailleur à la chaîne. L’acteur parvient à transmettre toute la complexité du personnage, sa passion pour la révolution, mais aussi ses doutes et ses remises en question face à l’évolution du monde ouvrier. Les autres personnages du film, notamment les ouvriers de l’usine, sont également bien campés et apportent une diversité de points de vue qui enrichissent le récit.

Le réalisateur a su recréer avec minutie l’atmosphère des usines de l’époque, plongeant le public dans l’univers de la chaîne de montage avec réalisme. Les décors et les costumes contribuent à créer une ambiance authentique, faisant de l’usine un personnage à part entière du film.

« L’Établi » aborde des thèmes profonds et intemporels, tels que la lutte des classes, l’engagement politique, et le rôle de l’individu dans un mouvement collectif. Le scénario est bien construit, captivant le spectateur avec des rebondissements inattendus et des moments de tension qui reflètent la complexité des enjeux sociaux et politiques de l’époque.

Le film réussit à mettre en lumière la division des ouvriers face à l’idée de révolution et de mouvement social, reflétant les débats et les fissures idéologiques qui ont marqué cette période de l’histoire. Les personnages qui entrevoient la possibilité d’une action collective apportent une dose de suspense et d’espoir, tandis que ceux qui rejettent la politique au profit de la stabilité personnelle apportent un contraste émotionnel fort.

Si « L’Établi » est un film engagé, il évite cependant tout manichéisme et offre des nuances subtiles dans la présentation des différentes perspectives. Le réalisateur parvient à maintenir un équilibre entre l’exploration politique et la profondeur des personnages, rendant ainsi le film accessible et pertinent pour un large public.

« L’Établi » est une œuvre cinématographique captivante et éclairante sur l’après-Mai 68 et les espoirs de révolution ouvrière. La réalisation soignée, les performances remarquables des acteurs et la richesse thématique font de ce film une œuvre qui résonne encore aujourd’hui. Si vous êtes intéressé par l’histoire sociale et politique de la France, « L’Établi » ne manquera pas de vous captiver et de susciter des réflexions profondes sur les aspirations et les réalités de la lutte pour un monde meilleur.

The ogglies – les crassouilles Réalisé par Toby Genkel, Jens Møller

Une famille de créatures vertes qui raffolent des ordures élit domicile dans la décharge d’une petite ville paisible et se lie d’amitié avec le jeune Max. Mais lorsqu’un entrepreneur sans scrupules menace de détruire leur maison pour y construire un temple du bien-être, Les Ogglies vont tout faire pour prouver qu’ils ont leur place parmi les habitants du village.

Chronique : « The Ogglies – Les Crassouilles » est une charmante et divertissante comédie d’animation qui plaira à toute la famille. Réalisé par Toby Genkel et Jens Møller, le film nous emmène dans un univers imaginatif et coloré où une famille de créatures vertes, les Ogglies, trouve un foyer dans une décharge près d’une petite ville paisible. Leur rencontre avec le jeune Max marque le début d’une aventure magique et amusante.

L’une des forces du film réside dans son message positif sur l’importance de la famille, de l’amitié et de l’acceptation mutuelle. Les Ogglies, bien que différents des humains, cherchent à s’intégrer dans la société, et leur relation avec Max montre l’importance de l’ouverture d’esprit et de la tolérance. Leurs péripéties pour protéger leur foyer de la destruction par un entrepreneur sans scrupules sont à la fois drôles et touchantes, faisant passer des messages importants sur la préservation de l’environnement et le respect des habitats naturels.

Visuellement, « The Ogglies – Les Crassouilles » est une explosion de couleurs et de créativité. Les paysages imaginaires et les décors de la décharge donnent vie à un monde enchanteur, tandis que les personnages Ogglies sont adorables et attachants. Les animations sont fluides et bien réalisées, captivant le public et le transportant dans cet univers fantastique.

En ce qui concerne l’humour, « The Ogglies – Les Crassouilles » réussit à faire rire petits et grands. Les situations comiques, les jeux de mots et les pitreries des Ogglies garantissent des moments de rire tout au long du film. Les personnages principaux ont chacun leurs particularités et leurs traits de caractère comiques, ce qui ajoute à l’humour général du film.

Cependant, certains pourraient trouver que le scénario suit une formule classique des films d’animation, avec une trame prévisible et des clichés narratifs. Bien que cela ne soit pas nécessairement une faiblesse, les spectateurs en quête d’originalité pourraient souhaiter plus de surprises dans le déroulement de l’histoire.

« The Ogglies – Les Crassouilles » est un film d’animation charmant et amusant qui offre une expérience visuelle et émotionnelle agréable. Son message positif sur l’importance de la famille, de l’amitié et du respect de l’environnement ajoute une dimension touchante au récit. Si vous cherchez un divertissement familial coloré et joyeux, ce film est une excellente option à partager avec les plus jeunes et à apprécier ensemble.

Goutte d’or De Clément Cogitore Par Clément Cogitore Avec Karim Leklou, Jawad Outouia, Elyes Dkhissi

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Chronique : Ramsès, trente-cinq ans, tient un cabinet de voyance à la Goutte d’or à Paris. Habile manipulateur et un peu poète sur les bords, il a mis sur pied un solide commerce de la consolation. L’arrivée d’enfants venus des rues de Tanger, aussi dangereux qu’insaisissables, vient perturber l’équilibre de son commerce et de tout le quartier. Jusqu’au jour où Ramsès va avoir une réelle vision.

Dans « Goutte d’Or, » le réalisateur et artiste contemporain Clément Cogitore nous entraîne dans un voyage captivant et mystérieux au cœur du quartier nocturne de la Goutte d’Or à Paris. Avec une mise en scène magistrale et des performances époustouflantes, le film nous offre un polar passionnant et bouleversant.

Karim Leklou livre une prestation de haut-vol dans le rôle de Ramsès, un voyant astucieux et manipulateur qui a bâti un solide commerce de la consolation. Leklou incarne avec intensité et sensibilité le personnage complexe de Ramsès, nous emmenant dans un monde où les frontières entre réalité et illusion semblent se brouiller. L’acteur parvient à captiver le public, faisant ressentir toute la gamme d’émotions du personnage au fur et à mesure que l’intrigue se déroule.

Cogitore nous offre une plongée immersive dans le quartier de la Goutte d’Or, où la vie nocturne est tout aussi envoûtante que dangereuse. Son approche visuelle est magistrale, capturant l’essence de l’environnement urbain et créant une atmosphère ensorcelante qui enveloppe le spectateur. Grâce à son expérience en tant qu’habitant de ce quartier, le réalisateur parvient à retranscrire avec justesse l’ambiance particulière qui s’y dégage.

L’intrigue du film est habilement construite, avec l’arrivée mystérieuse d’enfants venus des rues de Tanger, qui perturbent l’équilibre de la vie de Ramsès et du quartier tout entier. Cet élément apporte une dimension sombre et complexe au récit, tandis que la réelle vision que Ramsès va avoir marque un tournant dans l’histoire, ajoutant une dose de suspense et de tension qui tient le public en haleine jusqu’à la fin.

Le mélange de thriller et de poésie dans « Goutte d’Or » est saisissant, offrant une expérience cinématographique unique et profonde. Cogitore parvient à explorer des thèmes tels que la perception de la réalité, les limites de la conscience et la nature humaine, tout en maintenant le spectateur accroché à son siège.

En Goutte d’Or » est un film remarquable qui ne manque pas de fasciner et de bouleverser son public. La réalisation magistrale de Clément Cogitore, associée à la performance brillante de Karim Leklou, en font un polar captivant et ensorcelant, qui laisse une empreinte durable dans l’esprit du spectateur. Si vous cherchez une expérience cinématographique riche en émotions et en réflexions, « Goutte d’Or » est un incontournable à ne pas manquer.

L’une des belles surprises de l’année 2022 sur Prime Video était cette série pour adolescents qui respire l’été. Et devinez quoi ? La saison 2 est de retour ! Si vous l’avez manquée, c’est le moment idéal pour vous rattraper !

L’été dernier, l’une des séries à succès sur Prime Video était « L’été où je suis devenue jolie », basée sur la série de romans du même nom de Jenny Han, également connue pour la trilogie littéraire « À tous les garçons que j’ai aimés », adaptée en films sur Netflix.

Les fans de teen drama romantique et rafraîchissant, tels que « Outer Banks » ou « Mes Premières Fois », ont répondu avec enthousiasme à la première saison de « L’été où je suis devenue jolie ». Cette série mélange premiers émois, soirées estivales, problèmes familiaux et quête d’identité. En sept épisodes, nous suivons l’histoire d’Isabel « Belly » Conklin à Cousin’s Beach, où elle passe chaque été avec sa mère, son frère, la meilleure amie de sa mère et ses fils. C’est au cours de cet été, marqué par sa maturation, qu’elle vivra son premier amour, mais aussi sa première peine de cœur.

Cette romance douce et bienveillante pour adolescents a conquis le public de Prime Video ainsi que les spectateurs d’AlloCiné, qui lui ont attribué une note de 4 étoiles sur 5. Les critiques sont unanimes : « Incroyable », « estivale et légère », « véritable découverte ». Les spectateurs d’AlloCiné ne tarissent pas d’éloges.

Sortie en juin 2022, la première saison de « L’été où je suis devenue jolie » a été une agréable surprise, grâce à son récit d’émancipation et d’apprentissage porté par une jeune actrice talentueuse, Lola Tung. Les deux frères qui font battre le cœur de Belly, Conrad et Jeremiah, sont interprétés par Christopher Briney et Gavin Casalegno, deux jeunes acteurs charismatiques capables d’exprimer toute une palette d’émotions. Ce triangle amoureux sera le théâtre de situations cocasses et de nombreux rebondissements.

La série explore également les histoires des personnages secondaires, bien écrits et tout aussi attachants, tels que le frère de Belly, ainsi que les mères de Belly et des frères, qui ont elles aussi leurs problèmes et leurs histoires d’amour à gérer. Les vacances des parents de Belly dans une station balnéaire huppée créent des confrontations sociales et raciales, notamment pour Belly et sa famille qui ne bénéficient pas du même statut que les vacanciers et les résidents de Cousin’s Beach.

Entre bals des débutantes, galas de charité et autres plaisirs luxueux, Belly tente de s’intégrer dans une communauté aux règles strictes, au milieu de décors paradisiaques composés de vastes demeures, de plages de rêve et de couchers de soleil à couper le souffle. Ancrée dans son genre, la série modernise et exploite intelligemment les thèmes qui plairont à la nouvelle génération d’adolescents, qui s’identifiera facilement à ces jeunes réfléchis, déterminés et ouverts sur le monde qui les entoure, notamment sur les questions féministes et queer. En plus de ses personnages attachants, « L’été où je suis devenue jolie » séduit également par sa bande-son pop qui rythme l’été de ces jeunes en quête de connaissance et d’amour.

Sans tomber dans la niaiserie, cette histoire d’apprentissage se révèle rafraîchissante et agréable à regarder. Et bonne nouvelle, « L’été où je suis devenue jolie » a déjà été renouvelée pour une deuxième saison ! Nous sommes donc ravis de savoir que nous retrouverons cette sympathique galerie de personnages pour un nouvel été aussi chaleureux et enthousiasmant.

La première saison de « L’été où je suis devenue jolie » est disponible en intégralité sur Prime Video. Les trois premiers épisodes de la deuxième saison sont déjà disponibles depuis le 14 juillet, et la suite sera diffusée chaque semaine jusqu’au 18 août.