Stephen King est célèbre pour ses histoires qui vous tiennent en haleine et vous font trembler d’effroi, et « Le Croque-mitaine » ne fait pas exception. Ce roman captivant a été porté à l’écran avec une maestria qui ne manquera pas de vous glacer le sang.
Tout d’abord, l’histoire elle-même est incroyablement effrayante. « Le Croque-mitaine » raconte l’histoire d’un mystérieux tueur en série qui se cache derrière la légende du Croque-mitaine, cette créature mythique qui hante les cauchemars des enfants. Le film explore les profondeurs les plus sombres de l’âme humaine, et les scènes de terreur sont saisissantes. Chaque rebondissement vous maintient sur le qui-vive, vous laissant toujours dans l’attente de la prochaine apparition terrifiante du Croque-mitaine.
De plus, l’adaptation cinématographique du roman de Stephen King bénéficie d’une réalisation de haut niveau. Les effets spéciaux, le maquillage et la direction artistique sont tous remarquables, créant une atmosphère oppressante qui vous enveloppe dès les premières minutes. Les décors sont sombres et lugubres, contribuant à l’angoisse ambiante qui ne fait que s’intensifier au fil de l’histoire.
Ensuite, le casting du film est excellent. Les acteurs sont tous talentueux et parviennent à transmettre l’horreur et l’angoisse de leurs personnages de manière convaincante. Leur interprétation vous fera vibrer d’émotions intenses, vous laissant à la fois fasciné et terrifié par ce qui se déroule à l’écran.
Enfin, l’une des forces de « Le Croque-mitaine » est sa capacité à exploiter vos peurs les plus profondes. Que vous ayez peur du noir, des créatures surnaturelles ou des esprits malveillants, ce film joue habilement sur ces craintes et les amplifie pour vous plonger dans un état de terreur inoubliable. Vous serez constamment sur le qui-vive, guettant chaque recoin de l’écran avec appréhension.
En conclusion, l’adaptation cinématographique de « Le Croque-mitaine » de Stephen King est un véritable chef-d’œuvre de l’horreur. L’histoire captivante, la réalisation soignée, le casting exceptionnel et la capacité du film à exploiter vos peurs les plus profondes en font une expérience cinématographique terrifiante et inoubliable. Préparez-vous à être effrayé au plus profond de votre être lorsque vous vous aventurerez dans le monde ténébreux du Croque-mitaine
Pour commencer le mois de juin, Netflix a réservé une agréable surprise à ses abonnés en proposant une nouvelle série colombienne qui promet de les captiver (et éventuellement de les stimuler 😉).
« Faux Profil » est la série enflammée qui fait battre les cœurs sur Netflix. Avec son côté sexy réservé aux spectateurs âgés de 16 ans et plus, ainsi que le mystère qui entoure ses personnages, cette fiction colombienne a tout pour vous captiver. Vous n’êtes pas encore sûr(e) de succomber au charme de Carolina Miranda et de Rodolfo Salas ?
Portée par un casting exceptionnel, la série nous plonge dans l’histoire captivante de Camila, en quête de l’amour véritable. Pour trouver l’homme de ses rêves, elle décide de créer un profil sur l’application de rencontres nommée Spice. Rapidement, elle tombe sous le charme de Fernando, mais découvre rapidement qu’il n’est pas celui qu’il prétend être. Fernando n’est pas son véritable nom et il n’est pas réellement célibataire. Cependant, Camila reste dans l’ignorance de cette vérité. Ce n’est que lorsqu’elle tente de le surprendre qu’elle fait face à sa véritable identité. Elle se retrouve alors plongée dans un labyrinthe complexe où les apparences sont trompeuses, et où les pratiques sexuelles interdites et les pouvoirs meurtriers se mêlent d’une manière inattendue.
Depuis le succès – étonnant – de sa saga « 365 Dni » (bien qu’il soit également important de rappeler que, passé le premier volet, le phénomène de l’été 2020 est rapidement retombé), Netflix a clairement compris que ses abonnés étaient avides de fictions osées. Par la suite, la plateforme n’a pas hésité à nous offrir quelques pépites sulfureuses. Cependant, il est important de souligner qu’elles ne sont pas nécessairement des chefs-d’œuvre.
es derniers mois, nous avons été servis en scènes de sexe torrides avec de superbes beautés à moitié dénudées et des beaux gosses paradant le torse nu (voire plus). On en trouve un peu de tout cela dans Sex/Life, Obsession ou encore Un œil indiscret. Avec l’été qui approche, Netflix a sûrement trouvé sa nouvelle pépite, celle qui va faire grimper la température dans les foyers et enflammer les réseaux sociaux. Préparez-vous à allumer la climatisation.
Laissez-moi vous présenter « Faux Profil », une série en 10 épisodes. Certes, le titre ne semble pas très excitant à première vue, mais heureusement, le synopsis annonce clairement la couleur.
Au casting de « Faux Profil », l’actrice mexicaine Carolina Miranda (vue dans « Qui a tué Sara ? ») incarne Camila, l’acteur vénézuélien Rodolfo Salas joue le vrai-faux Fernando, le comédien colombien Lincoln Palomeque est David, et Mauricio Henao joue Adrian… Bien que nous n’ayons pas encore vu la série – elle arrive le 31 mai – la bande-annonce et les photos promotionnelles donnent le ton. Bikini, nudité, hommes musclés… Voici un avant-goût en exclusivité.
« Faux Profil » est une série audacieuse et sensuelle qui ne manquera pas de faire monter la température. Dès le premier épisode, l’univers sexy est habilement mis en scène, captivant les spectateurs avec des séquences provocantes et parfois explicites. L’intensité des relations entre les personnages principaux est à couper le souffle, et chaque épisode réserve son lot de surprises torrides…
Effectivement, les scénaristes ont réussi à créer une atmosphère envoûtante, où le mystère et la séduction se mêlent pour tisser une toile complexe de faux-semblants et de désirs inassouvis qui ne tardent pas à se dévoiler… Cependant, à mesure que l’on progresse dans la série, un autre virage s’amorce avec la révélation des mensonges du personnage interprété par Rodolfo Salas. Nous sommes ainsi plongés dans un thriller qui, bien qu’il ne soit pas forcément captivant, suscite de plus en plus de curiosité quant à la direction que prendront les personnages…
Finalement, « Faux Profil » explore sans retenue les recoins sombres et passionnés de la nature humaine, entraînant les spectateurs dans un tourbillon émotionnel qui les captivera de bout en bout.
Préparez-vous à succomber aux charmes envoûtants de cette nouvelle série Netflix, où l’ennui n’a pas sa place.
À la fin de la saison 1 de Faux Profil, un certain nombre de rebondissements se produisent. Ángela semble avoir tué Camila et Miguel lors de deux incidents distincts, mais dans la scène finale de la saison, il est révélé qu’ils sont en réalité en vie. Ils essaient alors de révéler à Ángela la vérité sur son père, mais elle refuse d’écouter et décide de prendre une arme pour les attaquer.
Lors d’une confrontation, Camila et Miguel tombent du balcon du premier étage, mais ils survivent à la chute. Malheureusement, Pedro, quant à lui, n’a pas cette chance. Il est touché par une balle et succombe à ses blessures. À la fin de la saison 1 de Faux Profil, Ángela est finalement arrêtée, probablement pour la mort de Pedro et les tentatives de meurtre envers Camila et Miguel.
Dans les derniers épisodes de la saison, Miguel et Camila tentent d’expliquer à Ángela que sa mère a quitté la maison après être tombée amoureuse d’un homme plus jeune du nom de Walter, avec qui elle a eu un enfant, Cris. Pedro était donc opposé à la relation entre Adrian et Cris en raison de leur lien de demi-frères et demi-sœurs. En réalité, Pedro n’a jamais trompé sa femme, c’était l’inverse. Cependant, il a gardé cette information secrète pour protéger ses enfants, sachant que cela ne ferait qu’ajouter à leur angoisse.
Ainsi, la fin de la saison 1 de Faux Profil révèle de nombreux éléments de l’intrigue, laissant les personnages principaux dans des situations complexes et ouvrant la voie à de nouvelles perspectives pour la suite de la série.
Alors que le premier film Terrifier était passé inaperçu, le deuxième opus a déclenché une véritable tempête médiatique (et pas seulement…), en raison de ses scènes d’une extrême violence.
Sorti en octobre 2022 dans les cinémas américains, Terrifier 2 a suscité des réactions intenses chez certains spectateurs, provoquant malaises et vomissements. Les médias spécialisés se sont rapidement emparés de ces informations, transformant le film en un « rite de passage » pour les amateurs de cinéma d’horreur.
Classé interdit aux moins de 16 ans, ce long-métrage nous plonge de nouveau dans l’univers macabre d’Art le Clown. Ressuscité par une force sinistre, il revient dans la ville de Miles County, où il choisit une adolescente et son jeune frère comme cibles lors de la nuit d’Halloween.
Face à ce phénomène, le distributeur ESC Films a pris la décision de sortir le film dans les cinémas français en janvier 2023. Terrifier 2 a ainsi été visionné par 70 939 spectateurs en France, malgré une diffusion limitée à seulement 90 salles.
Ce film de série B, réalisé par Damien Leone, a généré des recettes de 15 millions de dollars à l’échelle mondiale (comparativement aux 76 376 dollars du premier opus). Avec un budget de production de 250 000 dollars, Terrifier 2 s’est révélé être un véritable succès surprise.
Une annonce récente nous apprend que les fans auront droit à un troisième volet des terrifiantes aventures du clown tueur, Art. Le scénariste et réalisateur Damien Leone, ainsi que le producteur Phil Falcone, seront de retour pour superviser cette nouvelle suite de la franchise. De plus, les acteurs David Howard Thornton, qui incarne Art The Clown, et Lauren LaVera dans le rôle de Sienna, seront également présents.
La société de distribution française, The Coven, sera en charge de la production et annonce déjà un fort intérêt de la part des acheteurs internationaux pour ce nouveau film. Les attentes sont donc grandes pour ce troisième opus qui promet de continuer à terrifier les spectateurs avec les sombres exploits d’Art The Clown.
Le tournage tant attendu de Terrifier 3 est prévu pour la fin de cette année, avec une sortie prévue à la fin de 2024. Le budget alloué à ce troisième opus devrait atteindre des sommes à sept chiffres, marquant ainsi une augmentation significative par rapport à celui de Terrifier 2.
Priscilla Smith, représentante de la société The Coven, explique : « Cette fois-ci, nous disposons d’un budget bien plus conséquent afin de donner aux réalisateurs une plus grande liberté créative et de leur permettre d’être aussi audacieux et sauvages que possible. Et, plaisanterie mise à part, nous avons des ambitions pour les Oscars cette année. »
Damien Leone, le réalisateur, ajoute : « Terrifier 3 sera une contribution au genre de l’horreur qui repoussera les limites et continuera de délivrer les exploits sans compromis que les fans de la franchise attendent et apprécient. Si vous pensiez que le règne de terreur d’Art le Clown dans le deuxième volet était extrême, vous n’avez encore rien vu. »
Âmes sensibles, préparez-vous à vous abstenir… car Terrifier 3 promet d’être encore plus intense et terrifiant que ses prédécesseurs.
La série télévisée « Succession » de Jesse Armstrong a révolutionné le paysage des séries télévisées au cours de ses quatre saisons, transformant en profondeur la façon dont les histoires sont racontées.
Pourquoi diable serait-on captivé par un groupe de milliardaires capricieux, méprisables et profondément détestables ? Cette question était sur toutes les lèvres à l’été 2018, lorsque la série Succession a fait ses débuts sur HBO (OCS en France), révélant le patriarche Logan Roy et ses quatre enfants : Connor, Kendall, Shiv et Roman, chacun avec ses failles et ses démons…
Cinq ans plus tard, plus personne ne se pose cette question. Ces personnages sont indéniablement odieux, bien sûr ! Mais ils sont également pathétiques, attachants… et surtout fascinants. Le final implacable de la série, un épisode de 1h30 vient clore brillamment quatre saisons d’une perfection dramatique rare. Comme Twin Peaks (la première « série d’auteur »), Les Sopranos, Breaking Bad et quelques autres, Succession a changé la donne.
Comment ? En créant un mélange détonant des genres. Waystar Royco, le conglomérat médiatique dirigé par Logan Roy dans Succession, est une multinationale qui englobe une chaîne d’information, de nombreux journaux, un studio de cinéma, ainsi que des parcs d’attractions, des bateaux de croisière et même une entreprise spatiale qui lance des satellites dans l’espace…
De manière similaire, Succession est un monstre à plusieurs facettes, combinant drame familial, comédie satirique, soap opera et thriller financier. Cette ambition monstrueuse est ce qui rend la série si singulière, puisant à la fois dans les tabloïds et dans l’univers de Shakespeare. Un mélange qui reflète son origine très britannique… On oublie parfois que Succession, dont le principal cadre est New York, est l’œuvre du « showrunner » britannique Jesse Armstrong.
Le roman selon Stendhal est décrit comme un « miroir que l’on promène le long d’un chemin », et la série selon Armstrong est un miroir tendu à Rupert Murdoch. Le titre de travail de Succession était Murdoch, et selon la rumeur, James, le plus jeune fils de Rupert qui a quitté NewsCorp en 2020 et a publiquement pris ses distances avec les positions climatosceptiques de son père, aurait été l’un des informateurs confidentiels des scénaristes. On sait également, grâce au magazine américain Vanity Fair, que pour conclure un accord financier satisfaisant lors de son divorce avec Rupert Murdoch, le mannequin Jerry Hall a dû s’engager à ne jamais entrer en contact avec la production de la série…
Ainsi, Armstrong a puisé dans la réalité les éléments les plus marquants de son histoire, notamment le fait que Logan refuse de se considérer comme mortel et manipule ses enfants les uns contre les autres, dans le but de retarder la succession qu’il refuse d’organiser. Rupert Murdoch, âgé de 92 ans, est toujours bel et bien vivant et reste en première ligne dans la direction de son groupe. Bien sûr, on ne sait pas si sa fin sera aussi infamante que celle de Logan, qui s’effondre dans les toilettes de son avion privé dans l’épisode 3 de la saison 4, laissant ses enfants dans la tourmente…
Cependant, il est déjà évident que, tout comme son alter ego fictif, Rupert Murdoch a été soupçonné d’avoir épousé une espionne étrangère (Marcia Roy est libanaise, Wendi Deng Murdoch sino-américaine). En 2007, nous l’avons également vu acquérir le Wall Street Journal, fleuron de la famille Bancroft, en proposant une somme excessive par rapport à la valeur réelle du titre et en promettant de préserver son indépendance éditoriale totale. Cette méthode ressemble étrangement à celle utilisée par les Roy lorsqu’ils tentent d’acheter le groupe de presse ancré à gauche de la famille Pierce, une intrigue qui se déroule de la saison 2 à la saison 4 et reprend les grandes lignes de l’acquisition du prestigieux Journal.
De plus, l’intrigue de Succession s’inspire de l’actualité récente en mettant en lumière le rôle d’ATN (la chaîne de télévision des Roy, l’équivalent de Fox News chez les Murdoch) dans l’érosion de la démocratie américaine. Dans la saison 4, les partisans du candidat à la présidentielle Mencken, qui utilise un terme affectueux pour désigner Hitler, incendient un bureau de vote. ATN intervient alors en ignorant cette information et en déclarant le candidat vainqueur, influençant ainsi le résultat de l’élection. Cette intrigue est clairement inspirée de la contestation des résultats de la dernière élection présidentielle par Donald Trump et de l’attaque du Capitole perpétrée par ses partisans le 6 janvier 2021.
L’intrigue de Succession, tout comme celle du Roi Lear, tourne autour d’un souverain vieillissant qui se demande lequel de ses enfants mérite de prendre la tête de son empire après sa disparition. Les références à la source littéraire demeurent présentes tout au long de la série. Comme chez Shakespeare, on trouve un génie diabolique à la manière de Richard III (Logan Roy), des enfants en quête d’amour (Kendall, Roman et Shiv se disputant le rôle de Cordelia) et surtout un bouffon – Tom Wambsgans, le fiancé puis mari de Shiv Roy – qui finit par prendre le dessus.
Jesse Armstrong mêle habilement une perspective psychanalytique sur les traumatismes refoulés de ces enfants abandonnés qu’ont été Kendall, Shiv et Roman, et une emphase shakespearienne sur les insultes qu’ils échangent pour masquer leurs blessures. La langue de Succession… C’est sans doute ce qui restera le plus longtemps dans les mémoires et ce que l’on cherchera encore longtemps à imiter. Une langue vulgaire, imagée, chargée de références sexuelles utilisées tant pour l’injure que pour la métaphore. Cette langue révèle tout sur ces individus qui croient posséder le monde et aiment affirmer leur plaisir tout en dissimulant – très mal – un profond sentiment d’impuissance.
Succession est souvent drôle, grotesque, mélodramatique avec ses retournements de situation jusqu’au dernier épisode. C’est également une grande tragédie de l’amour qui ne sait ni se dire ni se donner. Lorsque Tom, aux côtés du mourant Logan, demande aux enfants de dire adieu à leur père, cet homme envahissant, dominateur et machiavélique qui les a tourmentés psychologiquement depuis leur enfance jusqu’à l’âge adulte, Roman ne sait que dire. « Tu as été un bon père », finit-il par balbutier. De l’autre côté du téléphone, c’est le silence… celui de l’éternité qui s’installe.
Cette fois-ci, la vérité éclate. Nous connaissons enfin le successeur de Logan Roy. Nous connaissons celui qui dirige désormais Waystar. Le final de Succession (disponible en France sur Prime Video via le Pass Warner) a offert une conclusion épique à quatre saisons brutales, au cœur d’une rivalité fraternelle insoluble… Attention, spoilers !
Dans le final de Succession, Shiv (Sarah Snook) découvre que Lukas Matsson (Alexander Skarsgård) n’a aucune intention de la nommer à la tête de Waystar une fois l’acquisition finalisée. Elle décide alors de changer de camp, de rejoindre ses frères et de soutenir Kendall afin de faire échouer la vente et permettre à la famille de conserver le contrôle. Cependant, lors de la réunion du conseil d’administration, Shiv change d’avis. Finalement, elle refuse de remettre les rênes à Ken, et c’est son mari, Tom Wambsgans (Matthew Macfadyen), qui devient le nouveau PDG du groupe. Tom devient ainsi le successeur de Succession !
Cette idée selon laquelle Tom pourrait être le successeur m’a traversé l’esprit il y a un certain temps maintenant. Je me suis dit que cela pourrait constituer une bonne fin pour la série », explique le créateur Jesse Armstrong dans une vidéo de HBO Max. Il justifie cette décision en ajoutant : « Même s’il n’est pas le monarque le plus puissant que l’on puisse rencontrer, son pouvoir provient de Matsson. Il est de ces personnes qui naviguent vers le sommet en servant ceux qui sont réellement puissants ».
Il est important de rappeler que plus tôt dans l’épisode, Shiv a malencontreusement trahi Tom en tentant de conserver son poste de directeur de la chaîne ATN. « Il est toujours prêt à lécher honnêtement la plus grosse botte du moment ». Matsson a donc vu en Tom la marionnette parfaite, convaincu notamment lors de leur dîner en tête-à-tête au restaurant, où Tom a laissé entendre qu’il pourrait accepter que sa femme couche avec Lukas… Le perdant de la famille, le gendre moqué, le beau-frère humilié, devient ainsi le patron !
Pourtant, quelques minutes plus tôt, tout semblait aller pour le mieux au sein de la fratrie. Un dénouement heureux semblait possible pour les Roy. Mark Mylod, le réalisateur, raconte la séquence « Meal for a king » dans la cuisine de leur mère, à la Barbade : « Les enfants Roy redeviennent des enfants. Peu importe l’argent. Tout semble alors possible… Mais en réalité, ce n’est pas le cas », analyse-t-il. « Parce que, selon moi, la série a toujours été une tragédie. Chaque moment d’espoir est donc particulièrement cruel, car on sait que tout va se détériorer par la suite. On attend le moment où cela va partir en vrille. Le moment où leur véritable nature refait surface et où ils vont de nouveau nous briser le cœur…
Ainsi, lors de ce dernier conseil d’administration, Ken, Shiv et Rom s’affrontent en dévoilant leurs vérités les plus profondes. « Nous sommes des imposteurs. Nous ne sommes rien du tout », résume le benjamin dans un moment de lucidité qui clôt le cercle et confirme les doutes de Logan depuis la saison 1 : ses enfants ne sont pas à sa hauteur. Ils n’ont pas son talent. Ce ne sont que des héritiers, des « fils de », dépourvus de toute réelle capacité. « Cette séquence de déchirement final au sein de la fratrie était inévitable, et dans toute tragédie, il y a ce drame qui semble inéluctable », explique Mark Mylod. « Ce moment révèle leur véritable nature, les conséquences de leur éducation et tout ce qui a conduit à cette douloureuse impasse. C’était parfaitement douloureux. »
Ken, Shiv et Rom n’ont plus que leurs richesses pour pleurer. C’est la fin. « J’ai réfléchi à toutes leurs histoires et en réalité, elles ne se terminent pas. Elles continuent. Mais c’est à ce moment précis que la série se désintéresse d’eux, car ils ont perdu ce qu’ils désiraient le plus : réussir, obtenir le prix que leur père leur a offert », explique Jesse Armstrong. Même Shiv, l’auteure de la trahison ultime, termine dans une sorte de « non-victoire, de non-défaite… Il semble que cela va être difficile pour elle et Tom de progresser émotionnellement, étant donné les mots qu’ils se sont échangés », conclut-il. Jusqu’au bout, Succession aura été un chemin de croix.
À 17 ans, Zahia Ziouani rêve de devenir cheffe d’orchestre. Sa sœur jumelle, Fettouma, violoncelliste professionnelle.
Chronique : « Divertimento », réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar et mettant en vedette Oulaya Amamra, Lina El Arabi et Zahia Ziouani, est un film qui raconte une belle histoire. Il explore comment Zahia Ziouani a réussi à devenir une cheffe d’orchestre brillante, tandis que sa sœur jumelle Fettouma, jouée par Lina El Arabi, est devenue une violoncelliste renommée.
Zahia Ziouani, qui est l’héroïne du biopic, confie que c’est une expérience étonnante et merveilleuse d’être incarnée par Oulaya Amamra. Les deux femmes ont travaillé en étroite collaboration pour rendre crédible l’évolution du personnage de Zahia. La passion de Zahia Ziouani a été transmise à Oulaya Amamra, qui à son tour la transmet au spectateur avec brio.
Oulaya Amamra reconnaît que c’est un métier très physique et qu’elle a dû apprendre à mettre toute l’énergie nécessaire pour diriger l’orchestre, malgré l’impressionnant nombre de musiciens devant elle. Sa performance est impressionnante et transporte le film, qui est tout aussi agréable à regarder qu’à écouter. Les musiciens ont fini par oublier que Oulaya n’était pas réellement cheffe d’orchestre, tant son travail acharné pour apprendre les morceaux a été convaincant.
Le talent d’Oulaya Amamra permet de comprendre comment une jeune femme de Pantin s’est battue pour créer l’orchestre Divertimento, qui rend la musique classique accessible à tous. Le film montre que tout le monde peut apprécier la musique classique et que les jeunes issus de la diversité peuvent réussir dans ces professions, comme l’a fait Zahia Ziouani elle-même. Cet aspect du film transmet un message important et contribue à l’optimisme et au plaisir que procure ce divertissement réussi.
« Divertimento » offre également une occasion d’en apprendre davantage sur le métier de cheffe d’orchestre, tout en prônant l’idée que la persévérance et la volonté sont des clés pour réussir. L’optimisme qui se dégage du film ajoute au plaisir qu’il procure. « Divertimento » est un biopic captivant qui divertit tout en véhiculant un message inspirant.
Rapport de forme : 2.35:1 Classé : Tous publics Dimensions du colis : 20 x 14 x 1 cm; 100 grammes Audio description : : Français Réalisateur : Marie-Castille Mention-Schaar Format : PAL, Couleur, Cinémascope Durée : 1 heure et 46 minutes Date de sortie : 31 mai 2023 Acteurs : Oulaya Amamra, Lina El Arabi, Niels Arestrup, Zinedine Soualem, Nadia Kaci Doublé : : Français Langue : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1) Studio : Le Pacte
Pierre, ingénieur parisien, se rend dans les Alpes pour son travail. Irrésistiblement attiré par les montagnes, il s’installe un bivouac en altitude et décide de ne plus redescendre. Là-haut, il fait la rencontre de Léa et découvre de mystérieuses lueurs.
Chronique : « La Montagne », réalisé par Thomas Salvador et mettant en vedette Thomas Salvador et Louise Bourgoin, est un film captivant qui explore les thèmes de la nature, de la réconciliation et de la sensibilité humaine. Avec ses huit courts-métrages, dont le remarquable « De sortie » récompensé par le Prix Jean Vigo en 2006, et ses deux longs-métrages, Thomas Salvador a déjà établi son propre univers cinématographique.
Dans ce film, Thomas Salvador incarne Pierre, un ingénieur en robotique qui, lors d’un déplacement professionnel à Chamonix, ressent l’appel de la montagne. Il suit son instinct et décide de quitter son poste pour se lancer dans une aventure enneigée. Là-haut, il fait la rencontre de Léa, une cheffe de restaurant interprétée par Louise Bourgoin, qui l’aide à renouer avec le monde des hommes. Mais c’est sa rencontre avec la montagne qui devient le véritable point culminant du récit, avec des scènes fascinantes empreintes d’une dimension érotique. Ces séquences, réalisées sans l’utilisation de la technologie numérique, rappellent le style de Méliès et démontrent l’habileté de Thomas Salvador à créer un équilibre entre abstraction poétique et sensualité concrète. Les effets visuels astucieux, tels que l’utilisation de harnais, de blocs de polystyrène, de toiles peintes et de jeux d’éclairage, permettent au spectateur de plonger dans cet univers unique.
Le travail sonore du film, réalisé en collaboration avec les talentueux Yolande Decarsin, Benoît Hillebrant et Olivier Dô Hùu, apporte une dimension supplémentaire à l’expérience cinématographique. Les bruits, les voix, les souffles et les gestes sont magnifiés, créant une densité sonore qui renforce l’immersion du spectateur dans l’univers de Pierre et de la montagne. Cette attention portée au son contribue également à l’exploration des thèmes abordés, tels que la réconciliation entre l’homme et la nature, ainsi que les conséquences du réchauffement climatique.
« La Montagne » est un film qui mérite d’être apprécié . Il offre une expérience cinématographique spatio-temporelle unique, où l’image et le son se rencontrent pour créer une poésie visuelle saisissante. Thomas Salvador, à la fois réalisateur, acteur, danseur et acrobate, livre une performance captivante dans le rôle de Pierre, un personnage qui entretient un rapport étroit avec le monde qui l’entoure. Le film soulève des questions sur la sensibilité humaine et sur la manière de naviguer dans une existence marquée par cette sensibilité.
En somme, « La Montagne » est un film qui captive par son esthétique visuelle et sonore, et qui offre une réflexion profonde sur la relation entre l’homme et la nature. Il ne faut pas manquer l’occasion de le découvrir dans les meilleures conditions possibles, car c’est une véritable œuvre d’art cinématographique.
Rapport de forme : 1.85:1 Classé : Tous publics Dimensions du colis : 19,3 x 13,7 x 1,7 cm; 100 grammes Audio description : : Français Réalisateur : Thomas Salvador Format : Couleur, Cinémascope, PAL Durée : 1 heure et 48 minutes Date de sortie : 31 mai 2023 Acteurs : Thomas Salvador, Louise Bourgoin, Martine Chevallier, Laurent Poitrenaux, Andranic Manet Doublé : : Français Langue : Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0) Studio : Le Pacte
Des jumeaux orphelins sont accueillis dans un couvent où ils reçoivent une éducation stricte. Bientôt, ils sont adoptés par un jeune couple.
Chronique : Parmi les nouveautés proposées par Netflix la semaine dernière, se trouvait Tin et Tina, un film espagnol basé sur le court-métrage du même nom réalisé par Rubin Stein en 2013.
Ce thriller horrifique met en vedette Milena Smit (La petite fille sous la neige) et Jaime Lorente (Denver de La Casa de Papel) dans les rôles principaux. L’histoire suit un couple qui décide d’adopter des jumeaux de 7 ans après avoir appris qu’ils ne pourraient pas avoir d’enfants biologiques. Les enfants ont été élevés dans un couvent où ils ont reçu une éducation religieuse stricte.
Dès le début, il devient évident que ces jumeaux, avec leur apparence pâle et leurs looks étranges, cachent quelque chose de sinistre. La mère adoptive, Lola, commence à se méfier de ces deux petits êtres… jusqu’à atteindre un point de non-retour.
Bien que l’idée de jumeaux maléfiques soit une excellente base pour créer un récit d’horreur, Tin et Tina n’a malheureusement pas réussi à convaincre les abonnés de Netflix. Bien qu’il se classe actuellement deuxième du top derrière Blood et Gold, les spectateurs n’ont pas été séduits par le film.
Tin et Tina, un film espagnol, a récemment fait son apparition sur Netflix. Malheureusement, il ne parvient pas à livrer une expérience cinématographique satisfaisante.
L’histoire se concentre sur un couple qui décide d’adopter des jumeaux de 7 ans. Cependant, ces enfants, élevés dans un couvent, semblent cacher de sombres secrets. Rapidement, des événements étranges et inquiétants commencent à se produire, ce qui pousse la mère adoptive à se méfier de ces jumeaux.
Malgré un concept potentiellement intéressant, Tin et Tina peine à captiver les spectateurs. L’intrigue se révèle prévisible et manque cruellement d’originalité. De plus, la mise en scène et la direction artistique ne parviennent pas à créer une atmosphère réellement angoissante. Les performances des acteurs, bien que correctes, ne parviennent pas à sauver le film de ses lacunes scénaristiques.
Une autre déception réside dans le manque d’approfondissement des personnages. Ils restent superficiels et peu développés, ce qui rend difficile pour le public de s’investir émotionnellement dans l’histoire.
En fin de compte, Tin et Tina s’avère être un thriller horrifique qui échoue à livrer une expérience convaincante. Malgré les talents des acteurs impliqués, le scénario prévisible et les lacunes dans la mise en scène ne parviennent pas à susciter l’intérêt du public. Il vaut mieux chercher d’autres options sur Netflix pour une expérience cinématographique plus satisfaisante.
De Rob Marshall Avec Noma Dumezweni, Art Malik, Halle Bailey
Les années 1830, dans les eaux d’une île fictive des Caraïbes. Ariel, la benjamine des filles du roi Triton, est une jeune sirène belle et fougueuse dotée d’un tempérament d’aventurière. Rebelle dans l’âme, elle n’a de cesse d’être attirée par le monde qui existe par-delà les flots.
Chronique : Fallait-il faire de l’un des dessins animés les plus iconiques de Walt Disney, La Petite Sirène, sorti en 1989 et très librement adapté d’un conte d’Andersen, un film ? Le projet pharaonique de Rob Marshall (à qui l’on doit notamment Chicago, Pirates des Caraïbes : la fontaine de Jouvence ou Le Retour de Mary Poppins) a été réalisé avec un budget de 150 millions d’euros. Nous avons tous en tête les images du dessin animé de 1989, avec sa sirène rousse à la peau de lait, accompagnée de ses amis poissons, crabes ou goélands, ainsi que sa collection sous-marine d’objets du quotidien glanés au fil des naufrages par cette créature mythologique que les humains fascinent. Le film va-t-il les trahir ?
Dès les premières scènes, cette version en « live-action » du conte (c’est-à-dire un remake, avec des acteurs en chair et en os, du dessin animé original) nous emporte. Tout commence par les vagues qui se fracassent, un navire qui tangue sur les flots, des embruns, de l’écume. Sur notre siège, on est presque tenté de s’ébrouer, gagné par les sensations du roulis. Bientôt, on plonge en profondeur, nageant aux côtés d’Ariel (Halle Bailey), dans un monde où dansent les algues folles, où s’amusent les méduses, où vibre la vie multicolore et enchanteresse de l’océan. Ce spectacle à lui seul, qui rend délicieusement vivant le légendaire dessin animé sans le dénaturer, justifie le prix du billet de cinéma : il y a là de quoi faire ouvrir de grands yeux aux petits comme aux grands. Javier Bardem à la rescousse des océans
Mais le réalisateur ouvre aussi une autre dimension, très contemporaine, dans le propos du film. En 1989, on ne pensait pas encore à la pollution plastique, aux algues vertes, aux espèces en voie de disparition. Face au spectacle enchanteur d’un océan qui va très bien, à une époque de contes de fées où les navires sont en bois et où l’on s’éclaire aux chandelles, on est à la fois conquis et troublé. Les images du malfamé « septième continent » de plastique nous touchent au plus profond de notre âme. Les océans sont-ils féériques ? Le film met les points sur les « i » à travers la voix tonitruante de Javier Bardem, qui incarne un formidable et redoutable Triton, père d’Ariel et roi des mers. Trident en main, celui qui rejette les humains corps et âme leur reproche les dégâts qu’ils font subir à son habitat naturel : leurs incessants naufrages abîment la grande barrière de corail, qui mettra des siècles à se reconstruire, leur pêche décime les innocentes créatures des mers, et leur avidité porte préjudice à l’équilibre des océans.
Rien de tout cela n’existait dans le dessin animé. Le fait que Bardem soit un fervent défenseur des océans (il milite notamment au sein de Greenpeace pour leur préservation, et on l’a vu par exemple plaider la cause du continent bleu devant l’ONU) a permis à Rob Marshall et à son producteur John DeLuca de s’emparer de la question, en évitant la lourdeur. « C’était important pour nous de rappeler aux spectateurs que l’océan est vivant. Nous avons cherché à éviter la pesanteur, tout en rappelant cette évidence », explique Rob Marshall. Le pari est gagné. On songe au paradis perdu d’une mer propre, sans être projeté contre l’écueil d’une leçon de morale, rédhibitoire quand on s’offre l’évasion que promet un Disney.
Qui dit Disney, dit musique. La légèreté se joue aussi sur la bande-son du compositeur Alan Menken, qui a remporté un Oscar de la meilleure musique de film et de la meilleure chanson originale pour « Under the Sea » en 1990. Le compositeur a habilement remixé les titres, reconnaissables dans leur saveur tout en leur donnant une autre profondeur – agrémentés de quelques inédits. Si l’on doit apprécier la chanson-titre d’Ariel (« Part of Your World ») en aimant le miel, le sucre et le sirop d’orgeat, les autres chansons du film (dont la légendaire « Under the Sea ») sont plus espiègles et bondissantes que jamais.
Mais est-ce qu’on ne regarde vraiment qu’une version incarnée de l’un de nos bons vieux classiques Disney, agréable à regarder et à écouter, une romance inoffensive avec des airs de madeleine de Proust et le goût vivifiant de sel marin ? Pas seulement. Il y a d’autres dimensions dans cette nouvelle Petite Sirène. Le film, parfois accusé de s’engager trop fortement dans le wokisme, a suscité des divisions dès ses premières bandes-annonces. Beaucoup ont été émus par les vidéos de petites filles afro-américaines bouleversées de voir l’actrice noire Halle Bailey incarner Ariel, traditionnellement blanche, qui ont largement circulé sur le Web. D’autres ont grincé des dents au nom du respect des traditions. Face au film, on ne se pose plus la question de la couleur de peau de l’actrice.
La fin de La Petite Sirène a été modifiée pour offrir une nouvelle perspective à l’histoire. Après avoir brisé le collier qui emprisonnait sa voix, Ariel se retrouve plongée dans une bataille acharnée contre Ursula, alors que Triton prend la place d’Ariel et disparaît grâce à la magie d’Ursula. Détenant désormais le trident, la sorcière des mers devient monstrueuse et étend son contrôle sur l’océan, dévastant à la fois le monde sous-marin et la surface.
Cependant, Ariel ne se laisse pas abattre et se révèle être bien plus puissante qu’Ursula ne l’avait imaginé. Elle se défend avec détermination, brandissant le beaupré d’un navire échoué, et le plante dans la poitrine d’Ursula, la tuant sur le coup. Sa mort met fin à son règne maléfique et à la magie qui lui permettait de manipuler les autres.
Triton est rétabli dans sa position de roi des mers, mais Ariel et Eric se retrouvent tous deux attristés, pensant qu’ils ne pourront jamais être ensemble. Cependant, Triton, touché par l’amour sincère d’Ariel et Eric, décide d’exaucer leur souhait de vivre ensemble. Il utilise sa magie pour transformer Ariel en humaine, lui permettant ainsi de rejoindre Eric sur la terre ferme.
Ariel et Eric se marient alors, symbolisant l’union de leurs deux mondes. La fin de La Petite Sirène annonce une alliance entre le monde humain et celui de la mer. Avant cela, les humains craignaient les habitants des profondeurs marines, les accusant souvent d’être responsables des naufrages. Cependant, cette fin suggère que le royaume d’Eric sera plus ouvert à la découverte et à l’acceptation de l’autre. Le fait que les humains soient désormais conscients de l’existence des habitants de la mer laisse entrevoir une possibilité d’unité, bien que des conflits puissent survenir dans le futur.
En somme, Ariel a réussi à obtenir sa liberté et à réaliser son désir d’autonomie, tout en unissant les mondes terrestre et marin grâce à son amour avec Eric. Cette fin offre une perspective d’espoir et de compréhension mutuelle entre les différentes communautés, laissant présager un avenir où la paix et l’harmonie pourraient prévaloir.
Créée par Alex Gregory, Peter Huyck Avec Woody Harrelson, Justin Theroux, Lena Headey
1974. E. Howard Hunt et G. Gordon Liddy plannifient un cambriolage au sein de l’immeuble du Watergate dans les locaux du Parti démocrate. Ce scandale va conduire à la démission du Président Richard Nixon.
Chronique : La saison 1 de « White House Plumbers » est une série captivante qui plonge les spectateurs dans les coulisses des événements qui ont conduit au scandale du Watergate aux États-Unis. Diffusée sur HBO, cette série dramatique offre une vision approfondie et intrigante de l’affaire qui a secoué la présidence de Richard Nixon.
L’un des points forts de la série réside dans son écriture solide et sa narration bien ficelée. Les scénaristes parviennent à créer une tension constante et à maintenir l’intérêt du public tout au long des épisodes. Les rebondissements inattendus et les révélations progressives ajoutent une dimension de suspense à l’intrigue. De plus, la série s’appuie sur des faits historiques, ce qui lui confère une authenticité et une crédibilité supplémentaires.
Les performances des acteurs sont également remarquables. Woody Harrelson et Justin Theroux, dans les rôles principaux de E. Howard Hunt et G. Gordon Liddy, apportent une présence charismatique à l’écran. Leur dynamique complexe et leur jeu d’acteur convaincant captivent le public et les rend attachants malgré les actions discutables de leurs personnages. Le reste de la distribution est également solide, avec des acteurs talentueux qui incarnent avec conviction les différentes figures impliquées dans le scandale du Watergate.
Sur le plan visuel, la série recrée avec soin l’atmosphère des années 1970, en recréant les décors, les costumes et les accessoires de l’époque. Cela contribue à plonger les spectateurs dans l’ambiance de l’époque et à renforcer l’immersion dans l’histoire.
Cependant, malgré ses nombreux points forts, la série peut parfois être un peu lente. Certains épisodes peuvent sembler moins dynamiques et se concentrer davantage sur les aspects politiques et juridiques de l’affaire. Cela peut décevoir certains spectateurs à la recherche d’une action plus soutenue.
Dans l’ensemble, la saison 1 de « White House Plumbers » est une série passionnante et bien réalisée qui réussit à captiver le public en explorant les dessous du scandale du Watergate. Avec une écriture solide, des performances convaincantes et une reconstitution soignée de l’époque, la série offre une plongée fascinante dans l’un des événements les plus marquants de l’histoire politique américaine.
À la conclusion de la première saison de « White House Plumbers », Howard est frappé par une attaque cérébrale après avoir entendu le témoignage de John Dean, qui révèle les enregistrements de conversations de Nixon dans le bureau ovale. Liddy lui sauve la vie en le conduisant à un service médical d’urgence. Lorsqu’il se réveille, il retrouve Kevan, qui lui présente un ultimatum.
La décision d’Howard de témoigner est motivée par plusieurs facteurs. La série laisse entendre qu’une partie de lui commence à croire que l’administration Nixon est responsable de la mort de sa femme. Toutefois, à la fin de la saison 1 de « White House Plumbers », lorsqu’Howard se présente finalement devant la commission sénatoriale, il se rend compte qu’il est trop tard ; l’attention s’est déjà portée sur le beau et charismatique John Dean.
Le témoignage d’Howard à la fin de la saison 1 de « White House Plumbers » passe relativement inaperçu, mais son avocat parvient à le faire transférer dans une prison à sécurité minimale. Howard y passe deux ans et demi avant d’être libéré. Par la suite, il mène une vie beaucoup plus paisible. Il s’est marié avec Laura, une enseignante, et ils ont eu deux enfants.
De Destin Daniel Cretton Par Andrew Lanham, Destin Daniel Cretton Avec Michael B. Jordan, Jamie Foxx, Brie Larson
Le combat historique du jeune avocat Bryan Stevenson. Après ses études à l’université de Harvard, Bryan Stevenson aurait pu se lancer dans une carrière des plus lucratives.
Chronique :
Bryan Stevenson, un avocat diplômé d’Harvard, fait face à une première humiliation dévastatrice lors de sa visite inaugurale dans un centre pénitentiaire en Alabama. Il est contraint de se déshabiller devant un gardien aussi jeune que lui, qui semble trouver un amusement malsain dans son petit pouvoir. Cet incident marque le début d’une réalité implacable : en tant que personne noire, être avocat aux États-Unis devient une tâche ardue, même avec un diplôme d’Harvard. On est d’abord réduit au statut de « nègre », comme ils le disent, surtout lorsque l’on défend des individus démunis, souvent condamnés à tort à la peine capitale uniquement à cause de la couleur de leur peau.
On se croirait plongé dans le chef-d’œuvre de Steve McQueen, « 12 Years a Slave », qui dépeint de manière poignante le destin tragique d’un violoniste enlevé et vendu comme esclave pendant la guerre de Sécession. Cependant, l’histoire que nous abordons ici ne se situe pas en 1865. Nous sommes à la fin des années 80, une époque où un homme du nom de Johnny D. est injustement accusé du crime abominable d’une adolescente. Il est condamné à mort à l’issue d’un procès expéditif, clairement monté de toutes pièces par l’accusation.
L’actualité du propos résonne comme un cri vibrant contre la discrimination. Nul besoin d’être un grand sociologue pour comprendre que les personnes les plus pauvres et les plus marginalisées sont souvent noires ou d’origine immigrée. La voie de la justice n’est pas simplement un film historique, mais un long-métrage conçu pour témoigner des injustices subies par tout un peuple ayant été réduit en esclavage et arraché à ses terres. Ce récit s’adresse à tous ceux qui, à l’instar de Johnny D., sont humiliés par la discrimination sous toutes ses formes.
Le spectateur vibre aux côtés de cet avocat-héros qui persiste jusqu’au bout dans le seul but de redonner la parole à ceux qui sont considérés comme des citoyens de seconde zone et de faire de la justice américaine un exemple de démocratie. Le titre original, « Just Mercy », est plus adapté que sa traduction française, car il exprime la nécessité de faire triompher l’évidence du droit face aux préjugés.
On a du mal à croire la première décision du juge, qui va à l’encontre des preuves accablantes montrant que les accusations portées contre l’accusé ont été fabriquées de toutes pièces par la justice américaine, pour des raisons politiques liées à la sécurité intérieure. Pourtant, le réalisateur ne trahit pas la réalité de ce qui s’est réellement passé. Un magistrat a en effet osé confirmer la condamnation à mort d’un homme, alors que toutes les preuves pointaient vers son innocence. On suit avec effroi la bataille menée par ce jeune avocat brillant, malgré les pressions qu’il subit et les pièges qui lui sont tendus.
On peut pardonner la mise en scène plutôt classique. Destin Daniel Cretton souhaite toucher son public et utilise tous les moyens mélodramatiques à sa disposition pour y parvenir. Le cinéma a parfois le droit de recourir à des artifices lorsqu’il s’agit d’un combat noble, magnifique et dépourvu de démagogie. La dignité de l’avocat, préservée jusqu’à la fin du film, renforce le projet du réalisateur de ne pas céder à la facilité et à la rhétorique de victimisation.
Le scénario expose les incohérences du système pénal américain qui fonde sa vérité uniquement sur les aveux. Le spectateur français se rend compte qu’il a la chance de bénéficier d’une justice, certes imparfaite, mais dont les fondements reposent sur l’obligation du juge de prouver la culpabilité des prévenus, plutôt que sur le devoir des condamnés de justifier leur innocence.
Le film rend un vibrant hommage à la profession d’avocat qui ne se limite pas à prolonger les procédures dans un seul but d’enrichissement personnel, mais qui se bat pour faire triompher la vérité qui est due à de nombreux justiciables.
Après avoir visionné un tel film, la vérité évidente est que la condamnation à mort de tout criminel ne doit pas reposer entre les mains de la justice humaine.
Dans l’affaire McMillan, qui trouve sa conclusion à la fin de Just Mercy, Stevenson parvient à obtenir un nouveau procès et l’abandon de toutes les charges. Le public quitte la salle en ayant conscience des inégalités, des préjugés raciaux et de la cruauté de l’administration de la peine capitale présents dans le système. Cependant, le message qui persiste est que, en fin de compte, avec de l’audace, du travail acharné et une compétence juridique avisée, il est possible de vaincre le système.
Le film souligne que le système est corrompu et empreint de racisme, et qu’il est entaché d’injustices. Cependant, la fin pleine d’espoir de Just Mercy implique qu’il existe au sein de ce système des mécanismes de freinage et de contrebalancement qui le rendent acceptable. Le message sous-jacent est que, oui, le système est défectueux, mais qu’il renferme également la possibilité d’autocorrection.
Face à la réalité des défaillances du système judiciaire américain, il est légitime de douter que les dénouements justes soient aussi fréquents que le suggèrent le film et les récits hollywoodiens de disculpation. La conclusion de Just Mercy cite une statistique du site web de l’Equal Justice Initiative : « Pour neuf personnes exécutées, une personne dans le couloir de la mort a été disculpée. » Cela implique non seulement que l’exécution est éthiquement et injustement condamnable, mais aussi que l’administration de la peine de mort est aggravée par la probabilité qu’un innocent ait été exécuté.
Il ne fait aucun doute que l’histoire au cœur de Just Mercy est source d’inspiration : Bryan Stevenson, grâce à son ingéniosité et sa persévérance, parvient à libérer son client injustement condamné, et Walter McMillan, grâce à son courage et sa ténacité, endure des épreuves inimaginables pour obtenir justice.
Et même si un film qui se termine par l’exécution d’un innocent, le triomphe banal de l’injustice, ne battra peut-être pas de records au box-office, sa présence omniprésente dans les tréfonds du système judiciaire américain est une raison pour laquelle de tels films doivent être réalisés.