The sinner saison 2

Dans la grande famille des séries télévisés policières il en est une qui est en train de se tailler une place à part. Il s’agit de the sinner créé par Derek Simonds et adapté du roman de Petra Hammesfahr.

La première saison offrait une enquête ciselée où les révélations s’enchainaient toutes plus glaçantes les unes que les autres.

Cette deuxième saison applique la même recette sans rien changé à son style narratif ni à son ambiance mais il y a un tel travail sur l’écriture des personnages et l’intrigue que cela importe peu.

On retrouve donc le lieutenant Ambrose, personnage hautement empathique à travers lequel va nous parvenir toute la souffrance et la détresse des victimes de cette nouvelle affaire. Personnage énigmatique portant sa part de traumatisme qui va se révéler petit à petit. Ambrose est le digne héritier de ces enquêteurs insatiables dotés d’une vision qui leur permet de voir au-delà des apparences, un don qui l’oblige souvent à dépasser le cadre de ses attributions afin de faire toute la lumière sur les crimes.

Ambrose n’est que l’un des nombreux personnages finement écrits qui se débattent avec leurs démons intérieurs. On peut citer Heater, la flic locale noire et homosexuelle, pétris de remords et de regrets, ou encore Vera, gourou manipulatrice, qui voit son univers s’écrouler au fur et à mesure que l’enquête se poursuit.

Certains pourront reprocher à la série de prendre son temps pour dérouler son intrigue mais c’est pour mieux dégainer ses révélations dans la deuxième partie de la saison. Les quatre premiers épisodes ont la lourde charge d’introduire les différents protagonistes et les premiers éléments de l’enquête. S’il faut attendre le cinquième épisode pour que le récit prenne un autre tournant, les premiers épisodes n’ont pas à rougir de leur rythme plus posé, notamment l’épisode deux avec la scène de la perquisition de la grange par Heater.

Dotée d’une intrigue solide qui offre des moments de tension, à la limite du film d’épouvante, notamment ces fameuses séances de thérapie de groupe, et de personnages attachants, the sinner est une excellente série à côté de laquelle il serait dommage de passer.

Note 9/10

Série TV Netflix : Big Mouth saison 3

Bonjour mes chers élèves. Tout le monde est là . Parfait. Que tout le monde s’assied à sa place le cours va commencer. Léo et Hubert-Maurice vous ne commencez pas à discuter sinon ça va finir en heure de colle.
Le cours d’aujourd’hui aura pour thème l’une des séries animées les plus inventives et loufoques qui vient de faire son retour sur Netflix pour une saison 3 des plus réjouissantes, j’ai nommé bigmouth.

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Quelqu’un peut me rappeler de quoi parle cette série .
De sexe ? Merci Alphonse tu aurais pu lever le doigt mais pour une fois que tu participes… Alors oui mais non pas uniquement. Durant la saison un et deux lum série s’est surtout attaché à explorer les effets de la puberté sûre de jeunes adolescents. Tout d’abord sur les changements physiques que l’on subit tous à cet âge-là, les auteurs abordent donc tous les petits moments gênants de cette période aux combien charnières, les poils qui poussent, la voix qui mue, j’en passe et des meilleures. Et comme un changement ne vient jamais seul l’esprit et le caractère changent aussi bien souvent à cette période grâce à une montée d’hormones parfois incontrôlable.
Et comment la série est-elle parvenue à incarner cette révolution qui arrive sans crier gare ? Oui Églantine ? Tu disais . Les hormones monsters oui c’est bien ça. Génie monstrueux qui apparaît alors que personne ne les invoquer, les hormones monsters se présentent comme des guides chargés de mener l’adolescent qu’ils accompagnent, ou hantent selon le point de vue, à travers les méandres de la puberté. Sauf que comme leur nom l’indique ce sont des concentrés d’hormones rarement capables de prendre les bonnes décisions.
Et c’est là tout le génie de la série, et son humour aussi, quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi ? Oui Gontrand ? Car cela crée une dichotomie entre le réel et la vision du téléspectateur tout en créant un sentiment de détachement qui permet à la série de tout oser ?

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On s’en souviendra que tu as sauté une classe mais l’idée est là oui les hormones monster agissent comme ces petits diables que l’on représente juchés sur notre épaule lorsque l’on s’apprête à commettre un acte répréhensible. Car tout le monde sait qu’il n’y a pas de petit diable au final, celui qui prend la mauvaise décision c’est nous-mêmes. Ainsi en regardant Andrew, Nick ou Jessie suivre les conseils de leurs hormones monster on se revoit à leurs âges prendre les mêmes mauvaises décisions et se retrouver dans les mêmes situations gênantes.La saison trois délaisse quelque peu les affres de la puberté pour abordé de plain-pied la question des relations sentimentales et de l’attirance sexuelle. Vaste sujet qui nécessite que les créateurs Nick Groll et Andrew Goldberg… Oui Zabrina ? Oui effectivement ce sont les mêmes prénoms que les deux personnages principaux, c’est bien tu suis. Que les créateurs donc, disais-je, élargissent leurs caméras afin de laisser plus de place aux personnages secondaires. La série adopte un aspect choral parfaitement dosé où nos petites bombes à hormones peuvent s’exprimer vulgairement et de manière maladroite mais tellement touchante.

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Puisque la série se veut pédagogique depuis ses débuts, les sujets de société qui animent les débats actuellement ont aussi droit à un traitement. On aura donc un épisode sur le sexisme scolaire et sur le harcèlement. Alors oui ça manque parfois de subtilité mais les auteurs ont le mérite de montrer un large panel de réactions et d’avis sur ces questions sans jamais porté de jugement sur les choix que font les jeunes personnages de la série. Ce qui est déjà une réussite.Il y aurait tant et tant à dire sur cette série, sur ses dialogues savoureux, sur les fantômes de la pop qui hantent le grenier de Nick, sur la relation parents-enfants et bien d’autre chose encore mais la fin de la cour approche et je j’entends déjà les chaises racler le sol au fond alors pour finir je vous dirais de foncer regardé cette si ce n’est pas encore fait et d’avaler les trente épisodes plus l’épisode saint Valentin… quoi Leo ? Je peux savoir pourquoi tu rigoles .

Depuis 2016 / 27min / Comédie, Animation
De Nick Kroll, Mark Levin, Andrew Goldberg
Avec John Mulaney, Nick Kroll, Maya Rudolph
Nationalité U.S.A.

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Comment élever un super-héros saison 1

Après la perte des droits des séries Marvel Netflix se devait de rebondir et de proposer une nouvelle série pour les amateurs du genre. Cependant cette nouvelle licence tient-elle ses promesses ?

Comment élever un super-héros, ou raising Dion en version originale, est adapté d’un comics de Dennis Liu et Jason Piberberg publié en 2015. Deux ans plus tard Netflix commande une adaptation avec la participation de l’auteur en tant que producteur et réalisateur, il réalisera l’épisode 6 de la saison.

Avec un titre pareil on pourrait s’attendre à ce que la relation mère-fils soit au cœur de l’intrigue mais le manque d’alchimie entre les deux acteurs et l’aspect trop lisse de l’ensemble du show n’aide pas vraiment à ressentir de l’empathie pour cette famille.

La prestation du jeune Ja’Siah Young manque de conviction, il faut reconnaître que l’écriture de son personnage ne l’aide pas à révélé tout son talent. Durant les 9 épisodes il nous est présenté comme un gamin capricieux, qui n’a pas vraiment l’air de souffrir de l’absence de son père. Écrire le personnage d’un enfant n’est jamais facile, surtout lorsqu’il s’agit du personnage principal, mais cela n’excuse pas tout.

Alisha wainwright, dans le rôle de la mère courage, s’en sort mieux mais cela ne suffit pas à élever le niveau de la série. À part un dialogue où elle tente d’expliquer à Dion le concept de racisme elle n’a pas assez d’échange profond avec lui pour créer véritablement un lien. C’est bien simple on la voit plus souvent se débattre avec son patron exigeant et flirter avec un collègue que participer à l’éducation de son fils.

Le reste du scénario se déroule mollement sans originalité tout au long des épisodes. L’intrigue s’accélère dans les trois derniers épisodes, avec son lot d’incohérences et de facilité scenaristiques, mais n’offre rien d’autre qu’un résucé de la série heroes, qui n’est pas non plus un chef-d’œuvre.

Ce n’est pas avec cette série que Netflix va pouvoir muscler son catalogue super héroïque. Le propos paraît bien trop lisse et pas suffisamment approfondi pour être convaincant.

Note: 5/10

Titre original : Raising Dion
De Carol Barbee
Avec Alisha Wainwright, Ja’Siah Young, Jazmyn Simon
Nationalité U.S.A.

Test DVD / Serie TV : Kidding (02 octobre 2019) avec Jim Carrey, Frank Langella

Présentateur d’une émission pour enfants, Jeff reste pour beaucoup de personnes « M. Pickles », une véritable icône du petit écran. Confronté à un drame qui a provoqué l’éclatement de sa famile, il ne peut plus trouver refuge dans les contes de fée ou se cacher indéfiniment derrière des marionnettes pour se sortir d’affaires. La réalité du monde peut se révéler bien cruelle pour quelqu’un qui incarne depuis si longtemps un modèle de gentillesse et de sagesse.

Chronique : Triste et drôle, tantôt légère comme une plume puis soudainement lourde comme une enclume, bref : complexe comme la vie où tout y est amoureusement lié. Une série lyrique illustrée par une superbe photographie à la fois moderne et naturelle, et un Michel Gondry qui nous offre une mise en scène au summum de sa créativité avec des plans séquences à couper le souffle ! Cette réunion après Eternal Sunshine of the spotless mind nous plonge dans une réflexion sur certains aspects de l’humain. Jim Carrey y est excellent et il est très bien entouré, tout ne repose pas sur lui (contrairement à certains de ses films comiques où le réalisateur comptait uniquement sur son talent). Le personnage de sa sœur est par exemple très bien interprété. Si vous vous considérez comme un battant ou quelqu’un qui a réussi sa vie , économisez votre temps et passez votre chemin. Le culte du perdant magnifique est omniprésent ici. Et Jim Carrey se retrouve ainsi dans un rôle fait pour lui. Asseyez vous confortablement , prenez peut être quelque chose à boire ou a manger et regardez ce que sera ou pourrait être votre vie.

Note : 9,5/10

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La vidéo et l’audio
Kidding est présenté dans un transfert AVC 1080p de 1,78: 1 qui a généralement l’air beau, dans la mesure où il est censé toujours être « beau ». Il y a des erreurs de distorsion vidéo intentionnelles, des vidéos « webcam » (qui sont sujettes à l’écrasement, au crénelage, à la douceur, etc.) et à d’autres petites anomalies, mais toutes ces choses sont évidemment imputables à la façon dont le film est conçu – L’aspect le plus important ici est que le spectateur peut lire clairement le texte à l’écran, ce qui est rendu clairement. La même licence esthétique s’applique à la piste DTS-HD Master Audio 5.1 du film . Le silence (ou le silence relatif de tout, sauf de la frappe au clavier) est un élément important de l’action ici, avec quelques indices de partition minimaux.

 

 

  • Acteurs : Jim Carrey, Frank Langella, Judy Greer, Cole Allen, Juliet Morris
  • Réalisateurs : Michel Gondry, Jake Schreier, Minkie Spiro
  • Format : Dolby, PAL
  • Audio : Italien (Dolby Digital 2.0 Surround), Allemand (Dolby Digital 2.0 Surround), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0 Surround), Espagnol (Dolby Digital 2.0 Surround)
  • Sous-titres : Espagnol, Italien, Néerlandais, Français, Allemand
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 2
  • Studio : Paramount Pictures
  • Date de sortie du DVD : 2 octobre 2019
  • Durée : 279 minutes

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