Astérix – La Fille de Vercingétorix – n°38 | 24 octobre 2019

ffervescence et chamboulements en perspective. La fille du célèbre chef gaulois Vercingétorix, traquée par les Romains, trouve refuge dans le village des irréductibles gaulois, seul endroit dans la Gaule occupée à pouvoir assurer sa protection. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la présence de cette ado pas comme les autres va provoquer moults bouleversements intergénérationnels..

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Chronique : Après un Transitalique décevant, j’espérais sincèrement un album avec une plume soignée et de l’aventure à foison. Et puis, non…
L’histoire débute sans préambule avec une Adrénaline plutôt piquante et intrigante, mais sans engendrer pour autant la tension recherchée.

Et c’est finalement le grand défilé des poncifs et des clichés en tous genres. Des ados incompris en passant par les adultes pollueurs et surconsommateurs de viande, on enchaîne les messages ado-écolos-rebelles avec un manque d’originalité flagrant. Nos habituels gaulois sont en toile de fond et peinent à trouver leur place dans des scènes qui se répètent pour pointer du doigt avec lourdeur les dérives d’une société dépassée (la nôtre pour le coup). Car seuls les ados en ont conscience…
Ils poussent même les clichés en plaçant deux « papas adopteurs ». C’est bon, tous les thèmes sont cochés.
J’ai eu l’impression d’une BD segmentée en gags et jeux de mots forcés dans laquelle l’histoire serait laissée au second plan.

Il est normal de tenir compte de l’actualité et de s’en inspirer, mais lorsqu’on souhaite faire passer un message, il faut user de subtilité et non se contenter de jeter sur le papier des évidences.

Pour moi, cet album est un Astérix commercial destiné à un public adolescent. Dommage que les auteurs aient décidé de s’engager sur cette voie. Mais c’est leur choix et leur BD. Et pour leur défense, passer derrière Goscinny et Uderzo n’est pas tache facile.

Note : 4/10

 

  • Relié : 48 pages
  • Editeur : Editions Albert René; Édition : 1 (24 octobre 2019)
  • Collection : A.RENE AST.38
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2864973421

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Putain de vies: itinéraires de travailleuses du sexe de Muriel Douru | 28 août 2019

Avec Putain de vies, l’illustratrice et auteure Muriel Douru aborde un sujet polémique, captivant et rarement traité en BD : la prostitution. Pour recueillir ces parcours de vie, Muriel s’est jointe aux maraudes de l’association Médecins du monde dédiées aux travailleuses du sexe.

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Chronique : Une banalité que dire que traiter de la prostitution est difficile. Qui plus est en BD. Et c’est d’autant plus courageux qu’il y a des vérités que l’on aimerait voir ne pas occulter alors que la réalité, violente, sans pitié est parmi nous. Dans Putain de vies, Muriel Douru a eu ce courage en portraitisant plusieurs travailleuses du sexe, chez nous, à côté de nous, et sur lesquels nous fermons les yeux, même pas par pudeur mais par indifférence ou pour en parler sans savoir. C’est leur quotidien que Muriel Douru raconte, leur histoire aussi, toujours, à peu de cas près, misérable, sans issue. Une enquête constat, coup de poing utile et incontournable sur un état des lieux sans complaisance. Des réfugiées dont la prostitution est censée couvrir les frais de leurs passages, Lauriane qui elle par contre aime le sexe et en fait le choix, puis celui de l’amour, les portraits couvrent un large éventail. Chacun est un témoignage différent mais qui montre qu’à part de très rares cas, la prostitution est une tragédie. Muriel Douru est allée à leur rencontre avec l’aide de Médecins du Monde et Paloma. La préface est signé par Ovidie qui connait bien le sujet. Pénalisation des clients, stigmatisation des femmes et hommes prostitués, des aberrations. Sans tomber dans les clichés, sans misérabilisme, l’album donne la parole à des gens qui souffrent et qu’on ignore sans rien en connaître. Un album important. (Par Jean Luc Truc)

Note : 9,5/10

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  • Album : 208 pages
  • Editeur : La boîte à bulles (28 août 2019)
  • Collection : BB.CONTRE-COEUR
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2849533246

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Cervocomix de Jean-François Marmion et Monsieur B | 25 septembre 2019

l est moche, mais quel talent ! Le cerveau humain est salué comme la structure la plus complexe de l’univers.. C’est aussi impressionnant que décourageant, quand on n’est pas spécialiste. Comment faire connaissance avec lui ? En lui demandant de se présenter ! Interrogé dans une émission grand public par l’intrépide journaliste Julia Mojito, le cerveau superstar, un rien cabotin, nous fait découvrir l’étendue de ses talents.

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Chronique :  Pour tous les férus du cerveau … et pour les autres !
Des connaissances en matière de médecine sont il nécessaires voire indispensables pour comprendre ce livre…bah…Non. Comment les acquérir Mais comment faut-il comprendre ce livre ? La psychologie du cerveau n’est pas enseignée à l’école, nous dépendons donc de nous-mêmes ; se plonger dans les manuels de psychologie est particulièrement rébarbatif, nos connaissances en psychologie sont donc médiocres, le plus souvent !
Ce manuel en bandes dessinées est voué au succès, il est drôle et toujours clair même si la matière reste aride Les notions abordées sont intéressantes, bien présentées, avec humour. Et il semble que la base scientifique et médicale derrière est solide! Il devrait être lu par tout le monde pour avoir une base de l’interaction humaine ou des émotions! Vous ne serez pas déçu!!

Note : 9/10

 

 

  • Album : 168 pages
  • Editeur : Les Arènes (25 septembre 2019)
  • Collection : AR.ROMAN GRAPH.
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2711201554

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Moby Dick de Francesco Artibani, Paolo Mottura | 11 septembre 2019

Le chef-d’œuvre d’Herman Melville, version Disney !

C’est l’histoire d’une traque légendaire. Celle du capitaine d’un navire, le Pequod, qui cherche à se venger d’un cachalot blanc qui lui a dévoré sa jambe par le passé. C’est l’histoire d’un équipage de chasseurs de baleines, otage de l’obsession de son capitaine, et la vie sur un navire où l’aventure et le danger rôdent à chaque instant. C’est l’histoire d’une légende, celle de Moby Dick !

Chronique : Un canard nommé Ishmael se joint à l’équipage  et découvre que le capitaine  a un désir obsessionnel de tuer Moby Dick, le cachalot blanc qui a avalé son bien le plus précieux …

Je fais partie de ces gens qui ont réussi à éviter de lire Moby Dick pendant des années, bien que je connaisse tous les rythmes de l’intrigue depuis que Moby Dick a saturé notre culture pop au fil des ans.

Comme vous pouvez le voir par le titre, il s’agit essentiellement de Moby Dick mettant en vedette les personnage de Disney. Donald Duck est Ismaël, Picsou est le capitaine Achab.

Deux choses m’ont surpris à ce sujet. Tout d’abord, ce n’était pas aussi drôle que je le pensais. Bien qu’il y ait eu des blagues, elles n’ont pas éclipsé la gravité de l’intrigue autant que je l’aurais cru. Francesco Artibani a réussi à donner de la gravité à Picsou/Ahab, ce qui n’est pas une mince affaire quand on parle de canards anthropomorphes.

Deuxièmement, l’œuvre d’art est beaucoup plus détaillée et lunatique que je ne le pensais. Je m’attendais à ce que quelqu’un fasse de son mieux pour Carl Barks. L’illustration est plus détaillée et utilise plus de noirs dans l’encrage que ce à quoi je m’attendais. De plus, l’utilisation de la perspective est comparable à celle de la plupart des bandes dessinées de super-héros. Il y a un panneau à l’œil de ver d’Achab debout au mât du Pequack avec la plupart des membres de son équipage accrochés dessus qui sont des nuances de Jim Steranko dans sa composition.

Je ne vois rien de mal à dire sur Disney Moby Dick, avec Donald Duck. C’était une belle lecture .

Note : 9/10

 

  • Album : 80 pages
  • Editeur : Glénat Disney (11 septembre 2019)
  • Collection : Divers
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2344037411

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L’Île au trésor de Teresa Radice, Stefano Turconi| 11 septembre 2019

Jim Mousekins, jeune garçon vivant dans l’auberge de sa tante en Angleterre, trouve une carte dévoilant l’emplacement d’un trésor. Avec ses amis Horace Livesey et Adam Finawney, il navigue vers cette île. Dans cette croisière, il fera la connaissance de Long Pat Silver, un cuisinier à qui il s’attachera très vite… c’est le début d’une grande aventure !

Chronique : Ce récit de l’île au trésor de Robert Louis Stevenson commence avec le jeune Jim Mousekins rêvant de plus grandes aventures que celles qu’il raconte actuellement à sa tante Melinda dans sa petite auberge en tant que garçon de cabine.

L’île au trésor est le premier d’une série sur la littérature classique du monde entier en utilisant Mickey Mouse et ses amis.

Cette prise de vue censure certaines choses comme d’habitude, comme le fait que Bones ne connaisse pas un destin sanglant à l’auberge et que l’alcool soit remplacé par le thé. Mais quoi qu’il en soit, cette histoire est une très bonne adaptation de l’histoire pour les jeunes lecteurs qui pourraient la lire dans le cadre d’un projet scolaire ou tout simplement aimer Mickey Mouse. L’art est époustouflant avec des arrière-plans et des couleurs vives qui reflètent le tournant du siècle. Les crayons Turconi donnent vie aux expressions des personnages grâce aux crayons Turconi qui donnent vie aux pages que vous tenez dans vos mains.

Note : 9/10

 

  • Album : 96 pages
  • Editeur : Glénat Disney (11 septembre 2019)
  • Collection : Divers
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2344037403

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Super Mickey de de Poortere, Pieter | 4 septembre 2019

Mais qui se cache sous le costume de Super-Dingo ? Pour Mickey et ses amis, cela reste un mystère ! Mais les lecteurs avertis savent déjà que, grâce à des cacahuètes magiques qui lui confèrent des super pouvoirs, ce n’est autre que Dingo qui se cache sous la cape du héros.

Chronique : Le créateur du politiquement incorrect Dickie se frotte ici aux personnages de Disney pour la collection commune chez Glénat, en mettant de côté les ambiances adultes pour une aventure rocambolesque complètement muette fort réussie (l’artiste belge est spécialiste de la discipline) où l’on croise toute une galerie de méchants emblématiques pour des gags souvent drôles. Un Mickey insolite et décalé . Pieter De Porteere nous offre encore un tres bel album
merci pour cette jubilation

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Album : 64 pages
  • Editeur : Glénat Disney (4 septembre 2019)
  • Collection : Créations originales
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2344034765

 

 

Notre part des ténèbres de Gérard Mordillat et Eric Liberge | 25 septembre 2019

La BD de la révolte sociale. Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, une magnifique croisière est organisée sur un bateau de luxe, le Nausicaa, pour les actionnaires de Mondial Laser, une entreprise de pointe vendue à l’Inde par un fonds spéculatif. Il s’agit de célébrer les profits records de l’année qui s’achève et ceux à venir suite à une délocalisation.

Chronique : On passe du récit ancré dans le réel et le quotidien au véritable thriller : les ex-salariés de Mondial Laser, après la fermeture de leur entreprise par les acquéreurs indiens auxquels un grand fonds d’investissement les a cédés en cours de LBO, organisent un rocambolesque détournement du paquebot sur lequel les actionnaires et dirigeants dudit fonds, ainsi que leurs invités (dont un ministre de l’intérieur et plusieurs célébrités du cinéma français), célébraient le Nouvel An et des profits records.
Cette adaptation par Eric Liberge est un thriller plutôt haletant, mêlant, comme c’est désormais un peu la marque de fabrique de Mordillat, confidences et psychologies intimes, positions et discours socio-politiques, et sexualité joyeusement débridée…
Le mélange de farce (souligné par l’attirail du bal masqué du 31 décembre à bord) et de sérieux (dans la préparation de l’opération, et notamment de ses improbables mais finalement efficaces complicités militaires) est bien mis au service d’un discours, certes radical, mais d’actualité.

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Album: 96 pages
  • Editeur : Les Arènes (25 septembre 2019)
  • Collection : AR.HORS COLLECT
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2711201449

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Captain Biceps – Tome 07: L’Increvable de Zep et Tébo | 28 août 2019

Une petite tête plantée sur un corps à la musculature imposante, Captain Biceps, c’est la justice en collant rouge ! Le super-héros le plus costaud de tous les temps ! Justicier injustement oublié par l’Histoire, lui seul est capable de casser la figure à tous les gugusses en costume de la galaxie.

Chronique : Le retour de Captain Biceps pour ce tome 7, si vous ne le connaissez pas c’est une petite tête plantée sur un corps à la musculature imposante, Captain Biceps, c’est la justice en collant rouge. Au scenario le papa de Titeuf : Zep. Après un sixième tome sorti il y a déjà cinq ans, en 2014. Le Captain va rendre visite à tous ces nouveaux personnages qui sont apparus au grand public depuis tout ce temps, et retrouver quelques vieilles têtes connues.  Alors que les Avengers  sont arrivé à la fin d’un arc narratif avec face à Thanos  avec Infinity War et Endgame, Captain Biceps rejoue le match et gagne cette guerre de l’infini en moins de trois minutes. Il n’y à pas que le MCU qui est attaqué mais le DC universe en prend pour sont grande avec Aquaman  et Batman.

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Tebo et Zep tournent en dérision des personnages plus classiques comme de nouveaux arrivants  et cerise sur le gâteau le justicier  affronte même le grand… Stan Lee ! Captain Biceps est drôle, violent et déjanté et comme il le dit si bien…Captain Biceps….

Note : 9/10

 

  • Album: 48 pages
  • Editeur : Glénat BD (28 août 2019)
  • Collection : Tchô !
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 234403305X

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Le silence des étoiles de Sanäa K | 15 mai 2019

‘Le silence des étoiles’ nous plonge dans le quotidien d’une jeune femme, carrière, peine de coeur, amitié, indépendance. Comment avancer lorsque l’on se perd en chemin.

Chronique : Très beau roman graphique qui illustre à la perfection la première grande rupture amoureuse, la douleur, la perte, le deuil d’une relation… Le tout avec beaucoup de poésie, des images qui fourmillent de détails et de vie, et une vérité sans fards. La narratrice y évoque sa première rupture amoureuse et ses galères de travail, ses relations avec ses meilleures amies, … Le dessin est soigné, les détails fourmillent dans chaque planche. C’est une simple histoire sur les premiers amours, de ceux qui sont si intenses qu’ils nous happent et nous recrachent en petit morceaux une fois qu’ils en ont fini avec nous. Ce n’est pas l’ histoire la plus original mais c’est si bien raconté que ça en est  secondaire. Chaque image fourmille d’informations et de petits clins d’œil qui en disent long sur l’histoire et les personnages. Un moment de douceur, d’émotion.

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Album: 272 pages
  • Editeur : MARAbulles (15 mai 2019)
  • Collection : Bande-dessinée
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2501070038

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No War, Tome 3 de Anthony Pastor | 4 septembre 2019

Une étincelle et tout peut exploser ! Le sniper qui a tiré sur Run s’en prend à son père, mais manque son coup et abat le président de l’entreprise chinoise qui finance le chantier du grand barrage. Brook organise le passage de Jo sur Saarok, l’île des Kiviks, où les chamans pourront peut-être la guérir de la pierre Kafikadik qui la tue à petit feu.

Chronique : Happé par le flot, partageant les peurs de Run, Kas, Jo et les autres, le lecteur est pris au piège et maudit. Action non-stop, quelques révélations et coups de théâtre, le troisième tome de No War ne déçoit pas et confirme toutes les qualités explosives entraperçues dans les deux autres volumes . Les liens entre les personnages s’affinent et les enjeux se précisent. Ceux-ci remplacent un peu le côté mythologique du récit . À la place, Anthony Pastor propose un thriller dans les règles de l’art : fusillades, courses-poursuites et évasions s’enchaînent sur un rythme endiablé, à peine entrecoupées par une ou deux explications et autres ententes de circonstances entre les différents protagonistes. Si le contexte se retrouve un peu au deuxième plan, les acteurs en profitent pour prendre le centre de la scène. Dotés de profils psychologiques fouillés, ceux-ci apportent une réelle profondeur à l’histoire. Ils ne sont pas creux et ne se résument pas à n’être que des héros interchangeables. Il s’agit simplement de « vraies » personnes luttant pour ce qu’elles pensent être juste. Méfions-nous néanmoins des apparences.

Au niveau des illustrations, le résultat est également impressionnant. Plus fluide et posé, Pastor maîtrise désormais totalement sa création. Le cadre graphique ayant été établi précédemment, il met tout son talent dans la mise en page et l’animation. Il réalise là un sans faute. De plus, le trait lâché, mais précis, conserve une part de fragilité tout-à-fait en accord avec les drames et les interrogations qui se développent page après page. Dense, expressif et ultra-efficace, le découpage prend à la gorge et il est impossible de poser l’album avant l’inévitable et frustrant à suivre.

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Album: 112 pages
  • Editeur : CASTERMAN (4 septembre 2019)
  • Collection : ALBUMS
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2203030496

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