No War – Tome 2 de Anthony Pastor | 22 mai 2019

Une étincelle et tout peut exploser ! Tandis que l’opposition au nouveau président du Vukland gagne en violence, Run se remet miraculeusement de la tentative d’assassinat dont il a été victime. Il s’enfuit de l’hôpital et rejoint Kas, parti à la recherche de sa mère arrêtée par les forces de l’ordre au cours d’une manifestation. Jo, quant à elle, essaie de résister à l’intoxication provoquée par la pierre kafikadik qu’elle a malencontreusement dérobée. Epuisée, elle se traîne jusqu’à la piscine bunker, qui semble étrangement être au coeur des événements qui secoue le pays. L’archipel du Vukland se déchire, au bord de la guerre civile.

Chronique :  Après « Le sentier des reines » (et sa suite « La Vallée du diable »), Anthony Pastor change totalement de registre et de décor avec « No War ». L’auteur français troque le thriller historique pour une ambitieuse saga politique et sociale. Celle-ci s’annonce d’ores et déjà comme une série au long cours puisque l’éditeur prévoit la parution d’un nouvel épisode tous les six mois tandis qu’Anthony Pastor a déjà écrit les scénarios des six premiers épisodes. Une fameuse performance, surtout quand on constate que le tome 2 totalise près de 120 pages! Pour pouvoir tenir cette cadence infernale, Anthony Pastor a changé sa manière de dessiner, en optant pour un dessin plus narratif et plus graphique. Un style plus proche d’un Hugo Pratt ou d’un Bastien Vivès, que Pastor cite comme ses deux principaux modèles. « Pour moi, Bastien Vivès est un exemple de force graphique », affirme-t-il. Au niveau du scénario, « No War » est une histoire haletante et bien construite, dans laquelle on suit une dizaine de personnages en parallèle. Mais ce qui fait surtout la force de cette nouvelle saga et de ce second tome c’est sa connexion avec les préoccupations de notre époque. Même si l’action se situe dans un pays imaginaire, le Vukland, « No War » aborde des thèmes très actuels: l’écologie, l’injustice sociale, le racisme, le populisme. Un tome 2 particulièrement prometteur qui nous donne déja envie de lire un tome 3.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 120 pages
  • Editeur : CASTERMAN (22 mai 2019)
  • Collection : ALBUMS
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2203047399

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L’Histoire des saints en BD de Raphaëlle Simon et Laurent Bidot | 9 mai 2019

Tout notre patrimoine, territorial, gastronomique ou culturel évoque des saints populaires : mont Saint-Michel, Saint-Tropez, Saint-Émilion ou Saint-Nectaire… Ces noms nous sont très familiers, bien que leurs origines soient souvent oubliées ou restent obscures

Chronique : Si vous aimez les origines  et surtout si vous aimez l’ histoire… C’est sans compter que Raphaëlle Simon et Laurent Bidot ont capturé la magie des saints d’une manière si éloquente que vous ne réalisez même pas que vous apprenez tant de choses ! En outre, elle se mêle au texte de présentation de chacun des personnages. Autant commencer par son préambule pour le lecteur peu averti qui retrouvera ensuite plus facilement ses marques. Bien écrit, le récit est rondement mené et permet de passer un bon moment de lecture ; grâce à ses sketchs humoristiques  cette bd apporte de l’humour par des scènes cocasses et  dévoile de belles planches. Très bon divertissant à lire .

Note : 9,5/10

 

  • Album: 96 pages
  • Editeur : Glénat BD (9 mai 2019)
  • Collection : Hors Collection
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2344026266

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Serpent Dieu – Tome 02: Le temple du Dieu-Corbeau de Le Gris, Jérôme et Benoit Dellac | 9 mai 2019

Le sacrifice de Nessa n’était pas vain. Les clans qui suivaient Björn le brûlé ont rejoint la bannière d’Ulf Keludar et Islandia est désormais unie. Mais la quête d’Elrik l’orcadien ne fait que commencer… Ayant retrouvé la mémoire, il se met en tête de retourner sur le continent pour se venger de ceux qui lui ont tout pris : Hakun, le roi de Norvège, et Ygrid, sa prêtresse, qui a fait d’Elrik un guerrier-fauve. Alors que plane la menace d’une armée immortelle menée par Loki, le dieu des morts lui-même, Elrik part ainsi à la rencontre de son destin et de ses semblables. Car d’après Ygrid, la prophétie est formelle : bientôt, les trois seront réunis. Reste à savoir quelles en seront les conséquences…

Chronique : Second tome de Serpent Dieu  où l’on sent que l’écriture se laisse porter par les évènements et le talent de le Gris s’est focalisée sur la restitution de l’ambiance pourrie et paranoïaque régnant à cette époque, grâce au jeu des personnages, aux éléments de scénarios qui permettent de décrire leur état d’esprit. ici Benoit Dellac mise tout sur les couleurs sombres, bleuté, avec des effets de clairs-obscurs où il faut souligner le soin de la mise en scène à la hauteur des grandes épopée  cinématographique. Impossible de ne pas être embarqué avec les personnages dans cet épic récit d’aventure ou la fureur des dieux n’a pas fini de nous régaler au travers des 3 premiers albums prévus pour ce premier cycle.
Certains diront que l’histoire peut paraître un peu légère et que l’album se lit trop vite, c’est vrai… Mais dans un univers comme celui-là, pas besoin de grands discours car ce que le lecteur recherche c’est l’aventure, le chant des batailles, l’honneur et la fureur des guerriers Vikings.Je réédite mes éloges faites au premier tome car cette suite est passionnante. Une magnifique saga viking fantastique qui aura bientôt son apogée dans le troisième et dernier tome. Rien à dire de plus que…lisez-la !

Note : 9,5/10

 

  • Album: 64 pages
  • Editeur : Glénat BD (9 mai 2019)
  • Collection : 24X32
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2344011765

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Ody-C Omnibus: En route vers la distante Ithicaa de Matt Fraction et Christian Ward | 24 avril 2019

Bienvenue dans le XXVIe siècle… À la suite d’une guerre intergalactique de cent ans, Odyssia la Sage Championne et ses compatriotes entament le plus long et le plus étrange voyage jamais réalisé : le retour au bercail. Une odyssée de science-fiction libérée et psychédélique commence maintenant !

Chronique :  Ceci fait suite à une version de l’Odyssée avec des femmes au pouvoir et beaucoup de déesses et de dames au cul dur sont impliquées. Non seulement nous avons notre personnage principal de capitaine qui est très débrouillard et merveilleux, mais nous avons aussi les déesses qui lui causent TOUTES DES SORTS d’ennuis et ruinent vraiment le voyage de retour d’une guerre plutôt brutale et épique.

L’œuvre d’art à l’intérieur est impeccable. C’est parfois sanglant, c’est sûr, mais le mélange des couleurs, du style et du mash-up des mises en page était comme un barrage d’émotion. La façon dont ces couleurs ont été utilisées en fait un produit choquant, incroyable et tout simplement magnifique à parcourir. J’étais vraiment déconcerté, impressionné et enchanté par tant de tartinades et je me suis retrouvé constamment en train d’apprécier la lecture.

La formulation de ce texte est également merveilleuse avec un ton vraiment chantant et un sens de la poésie épique. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un poème épique en tant que tel, mais c’est vraiment quelque chose qui y revient et qui semble ne pas fonctionner avec tous les éléments technologiques futuristes et les éléments spatiaux de science-fiction, mais ça marche… si bien !

Mais le vrai triomphe ici, c’est l’art. C’est tout à fait différent de l’art de tout autre roman graphique que j’ai lu. C’est plus abstrait, évoquant la sensation d’éclaboussure de peinture sur une toile. La palette de couleurs est vibrante et fait éclater les scènes. Il y a certainement des tendances avant-gardistes dans la façon dont il est présenté. C’est beau dans tous les sens du terme. C’est probablement un des roman graphique préféré que j’ai lu, et j’attends avec impatience le prochain pour voir où va l’histoire.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 336 pages
  • Editeur : Glénat Comics (24 avril 2019)
  • Collection : Comics
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2344035664

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Luminary – Tome 01 de Luc Brunschwig et Stéphane Perger | 9 mai 2019

Pitsboro, sud des États-Unis, juillet 1977. Une journée d’été pas tout à fait comme les autres. Les infos annoncent un pic de chaleur jamais atteint depuis plus de trente ans. Billy, jeune employé noir d’un cirque, assiste une tigresse de la troupe mettant bas. Tout le monde assiste, ébahi, au don qui lui permet de maîtriser la bête sauvage. De l’autre côté du pays, à New-York, une gigantesque explosion de lumière survient au cœur de la ville. Tout dans un rayon de plusieurs centaines de mètres a été littéralement anéanti. Tout, sauf un homme, indemne, au milieu des décombres. Cet homme, c’est Darby McKinley, admis quelques semaines plus tôt à la clinique d’où provient l’épicentre de l’explosion. Ce serait donc lui l’origine du phénomène. Reste à savoir d’où lui vient ce pouvoir. Et ce qu’il compte en faire…

Chronique : On assiste ici à l’histoire de Darby, jeune bossu rejeté dés sa naissance et qui tente une dernière thérapie miracle à base de lumière pour redresser son dos, et celle de Billy, jeune garçon employé dans un cirque, qui posséde un don avec les animaux sauvages. de Billy, on ne sait rien si ce n’est qu’il sait ce qu’il veut, et sait se venger des racistes qui l’ont attaqué. de Darby, on connait les humiliations vécues tout au long de son enfance, y compris à l’hôpital où il se rapproche d’une jeune femme qui ne l’accepte finalement que comme ami.
Et puis une explosion où est soigné Darby ravage le quartier. Seul Darby en ressort mais il est devenu énergie et lumière pure.
Un étrange vendeur de glaces va l’aider…
BD de super héros avec un graphisme nerveux et en couleurs directes.
Tome d’ouverture particuliérement bien mené.
Comics à la française.

Note : 9,5/10

Chronique de Croix59

 

  • Album: 144 pages
  • Editeur : Glénat BD (9 mai 2019)
  • Collection : Hors Collection
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2344025545

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Découvrez le projet GRYYYM

Vous le savez, il y a toujours de la place pour les comics, la bandes dessinée comme les lectures décalées et de qualité en France C’est pourquoi nous vous invitons à vous intéresser au projet de recueil de récits fantastiques Gryyym, qui se propose d’alterner bandes dessinée et nouvelles illustrées pour stimuler notre imaginaire et nous faire frissonner. Pensé comme un véritable hommage à Eerie & Creepy, Metal Hurlant, 2000 AD et autres étrangetés éditoriales, il convie, parmi des auteurs talentueux déjà connus ou à faire connaître, nombre d’artistes cultes de la BD, d’Adrian Smith à des pointures telles que Pat Mills (2000 AD), Esteban Maroto (Eerie & Creepy), David Lloyd (V pour Vendetta), en passant par Ashley Wood (Popbot) ou encore Michael Moorcock !

La réalisation du projet restant tributaire d’un financement participatif, voici le lien de leur campagne de crowdfunding : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/gryyym

Avis aux amateurs donc !

Transperceneige, Extinctions – T1 de Jean-Marc Rochette et Matz | 15 mai 2019

Aux origines de la série mythique. Sur la terre exsangue, surpeuplée, un groupe d’écolo-terroristes radicalisés décide d’accélérer le processus d’extinction et de déclencher une apocalypse climatique. Un milliardaire visionnaire chinois (inspiré de la figure d’Elon Musk) décide de les contrer. Obsédé par le survivalisme, depuis des années, il s’est préparé au pire scénario catastrophe : il a inventé un moteur autonome qu’il a intégré à une arche de Noé 2.0, Le Transperceneige. Quand la folie des Apocalypsters triomphe, le train est prêt. Au coeur de l’hiver atomique, le compte à rebours de l’ère glaciaire débute et la mission de sauvetage ultime est lancée.

Chronique : Le rythme de l’intrigue file à toute vitesse tout en gardant le lecteur dans une stase de curiosité jamais rassasiée.
Jean-Marc Rochette et Matz construisent un univers sublime avec des ingrédients qui dans tout autre contexte paraitraient répugnants. Que l’on connaisse où non le Transperceneige  ce monde  en phase d’être postapocalyptique est très organique et grouillant de vie. Les paysages sont totalement fous, la mise en images doit être incroyablement différente d’un lecteur à l’autre tant les lieux et les personnages sont aliénés.
La bd brasse des univers multiples : films de GI, desert vivant a la Mad Max, faune insectoide a la Alien, personnages cauchemardes par le Petit Peuple, gamins plus dejantes que dans un Jean-Pierre Jeunet,… composent un nouveau monde plein d’optimisme. Une belle surprise qui nous offre une histoire simple et nous entraine avec subtilité sur quelque chose de plus complexe et de palpitant. Des secrets se lèvent, des questions apparaissent, on a vraiment hâte de voir vers quoi on va nous entrainer.

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Album: 96 pages
  • Editeur : CASTERMAN (15 mai 2019)
  • Collection : ALBUMS
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2203165812

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Le loup de Jean-Marc Rochette | 15 mai 2019

Après Ailefroide, Rochette questionne la place de l’homme face au règne animal. Comme dans son précédent album, l’action se déroule au coeur du Massif des Écrins, dans la vallée du Vénéon. Un grand loup blanc et un berger vont s’affronter passionnément, jusqu’à leurs dernières limites, avant de pactiser et de trouver le moyen de cohabiter. Rochette célèbre une nouvelle fois la haute montagne, sa beauté, sa violence; l’engagement et l’humilité qu’il faut pour y survivre. Il tente aussi, par la fiction, de trouver une porte de sortie au conflit irréductible de deux points de vues, justes l’un et l’autre : les bergers qui veulent protéger la vie de leurs bêtes, les parcs qui tentent de sauver des espèces en voie d extinction.

Chronique : Récit d’une confrontation entre le berger et le loup, dans le massif des Ecrins, dans la France contemporaine mais encore sauvage du parc régional. Récit magistralement mené, de près de 100 pages, au découpage clair et net, qui se lit d’une traite. On pense aux Grands Anciens, J. London au livre, J. Boorman au cinéma, mais c’est surtout les mânes du célèbre Mangaka Taniguchi qu’on se doit d’évoquer: même exaltation de la montagne, même confrontation solitaire de l’homme et de l’animal sauvage, même recherche de communion finale. Rochette a manifestement dessiné ce livre dans l’urgence, faisant jaillir de la page des dessins spontanés qui magnifient le récit!

Note : 9,5/10

Chronique de Patydoc

Extrait :

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  • Album: 112 pages
  • Editeur : CASTERMAN (15 mai 2019)
  • Collection : ALBUMS
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2203196777

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La ligne de sang de DOA et Stéphane Douay | 15 mai 2019

Lyon, automne 2003. Banal accident de la route à la Croix-Rousse. Les officiers de police Marc Launay et Priscille Merse rendent sur les lieux. Un motard, Paul Grieux, est dans le coma. Aussitôt, la victime les intrigue. Aucune adresse à son nom. Aucun proche à avertir. Et surtout son ex-compagne, Madeleine Castinel, a disparu ce soir-là et reste introuvable.
Commence alors une enquête troublante sur fond d’ésotérisme et de magie noire, qui va plonger les policiers dans l’horreur.

Chronique : Madeleine Castinel n’en peut plus de son amant, Paul Grieux, trop souvent alcoolisé, violent et exigeant avec elle, squattant un peu trop son appart’ à son goût. Elle préfère rompre et lui demande de lui rendre ses clés. C’est semble-t-il en sortant de chez elle que Marc Grieux a un accident de moto et sombre dans le coma. Priscille Mer et Marc Launay, du SRPJ de Lyon, vont enquêter sur ce qui n’est en apparence qu’un banal accident de la route, doublé quand même d’une étrange disparition, car Madeleine reste introuvable.

Et puis peu à peu, on bascule dans l’enfer. Un monde sombre de magie noire, d’occultisme, de pédophilie, de violence extrême, un monde dont il est souvent difficile de cerner les limites entre hallucinations ou fantastique. L’intrigue est très prenante, on est complètement happé par le récit et ses dessin de Stéphane Douay qui sont réussis et épouse bien le récit, agrémenté d’un jeu d’ombres et de couleur magnifiques dans lequel harmonie et simplicité fusionnent à un point que c’en est jubilatoire. Une telle stylisation est assez inhabituelle pour ce type d’histoire, qui généralement est plus associée à un dessin d’un réalisme académique. Le tout, porté par un cadrage cinéma et plus on approche de la fin, plus cela devient carrément flippant. A ne pas lire le soir juste avant de s’endormir !

Mieux vaut prévenir les âmes sensibles, certains passages sont vraiment insoutenables. Pour autant, ils ne sont pas gratuits, ils tiennent totalement aux personnages mais l’horreur à peine dicible découverte par les deux policiers est difficilement supportable.
Il faut dire qu’avec un tel pseudonyme (DOA signifie Death on arrival), on pouvait en effet s’attendre à une telle noirceur humaine. Mais au milieu de ce monde bien concret, arrivent des événements étranges, subtils, impossibles à analyser ni à saisir totalement : Rêve, réalité ou hallucinations ?

Note : 9/10

Extrait :

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  • Album: 103 pages
  • Editeur : Les Arènes (15 mai 2019)
  • Collection : AR.ROMAN GRAPH.
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2711201015

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Irena – Tome 04: Je suis fier de toi de Jean-David Morvan, Séverine Tréfouël| 6 mars 2019

Nous sommes en 1983 à Yad Vashem, au mémorial de la Shoah à Jérusalem. Irena a enfin été autorisée par les autorités communistes Polonaises à venir planter son arbre dans l’allée des Justes parmi les nations. 18 ans après avoir été honorée. C’est ici qu’elle rencontre une jeune femme qu’elle a sauvée, et sa petite fille. Irena leur raconte son histoire, son retour de l’enfer de la torture en 1944, à Varsovie, la fin de la guerre… et le début d’un autre combat.

Chronique : Irena est une très jolie bande dessinée, adressée autant aux enfants qu’aux adultes, et qui retrace le parcours d’une Juste de Varsovie. Irena Sendlerowa a vraiment existé, pendant la seconde guerre mondiale elle sauva 2500 enfants du ghetto.Ce tome se conclue par la prise du ghetto de Varsovie. Irena tient bon.. Une tragédie que le dessin de David Evrard rend palpable à travers un trait rond et expressif qu’accompagne agréablement la mise en couleurs de Walter. Les émotions sont transcrites avec justesse et dénotent une grande humanité. En outre, les cadrages sont variés et le découpage assure une bonne lisibilité qui nous offre de beaux moment d’émotion que  vous aurez encore envie,  de découvrir la suite du parcours de cette femme courageuse et altruiste.Ce n’est pas le numéro de trop qui nous offre un récit rempli de beaucoup de tendresse qui émane de cette série.

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Album: 72 pages
  • Editeur : Glénat BD (6 mars 2019)
  • Collection : Tchô !
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2344031111

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