Les Marsupilamis – Tome 1 – La légende du Marsupilami de Amanda Deibert (Auteur), Goum (Illustrations)

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Les jumeaux Jade et Mica, deux enfants totalement fans des marsupilamis, se voient confier une incroyable mission : veiller sur trois œufs de marsu !

Avec La légende du Marsupilami, Amanda Deibert et Goum relancent l’univers des célèbres marsupilamis dans une aventure jeunesse pleine d’énergie, d’humour et de tendresse, directement inspirée de la nouvelle série animée.

Le récit suit les jumeaux Jade et Mica, deux enfants passionnés par les marsupilamis, qui se retrouvent chargés d’une mission exceptionnelle : protéger trois mystérieux œufs de marsu et les garder à l’abri de la convoitise humaine.

Mais évidemment, rien ne se passe comme prévu. Les œufs éclosent rapidement et donnent naissance à trois jeunes marsupilamis aux personnalités déjà bien affirmées : Hope la plus adorable, Twister l’infatigable bondisseur et Punch le plus rebelle du groupe.

Très vite, la petite ville palombienne où vivent Jade et Mica devient un gigantesque terrain d’aventures et de catastrophes joyeuses. Les enfants doivent alors gérer l’énergie débordante des petits marsus tout en essayant de préserver leur secret.

L’album retrouve tout ce qui fait le charme de l’univers créé par André Franquin : humour visuel, rythme effréné, jungle luxuriante et créatures attachantes.

Le lien avec la série animée permet également d’apporter une approche plus moderne et accessible pour les jeunes lecteurs d’aujourd’hui, tout en conservant l’esprit aventureux et fantaisiste des œuvres originales.

Goum, déjà designer de la série Les Marsupilamis, restitue parfaitement l’expressivité et l’énergie des personnages. Les scènes d’action et les gags profitent d’un dessin dynamique et très vivant.

Le livre joue aussi beaucoup sur les thèmes de la famille, de l’amitié et de la protection des créatures rares face à l’avidité humaine.

Entre humour, poursuites et moments attendrissants, La légende du Marsupilami propose une aventure familiale accessible aussi bien aux nouveaux lecteurs qu’aux nostalgiques de l’univers de Franquin.

Un premier tome drôle et plein de vitalité, où les petits marsupilamis transforment chaque instant en chaos joyeux et en aventure explosive

Éditeur ‏ : ‎ DUPUIS Date de publication ‏ : ‎ 15 mai 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 96 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2808510055 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2808510059

Ce qu’il reste de toi et moi de Sophie Ruffieux

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Armelle et Entso sont en couple depuis 15 ans. Un travail, des enfants, une petite maison dans la banlieue parisienne. Les jours passent et se ressemblent pour ce gentil couple qui a tout et rien pour être heureux. Lors d’un moment intime, une conversation s’engage, les reproches pleuvent, la crise éclate. Fin de partie.

Avec Ce qu’il reste de toi et moi, Sophie Ruffieux explore avec délicatesse l’usure du couple, la difficulté de continuer à s’aimer dans le quotidien et ce qui subsiste lorsqu’une relation semble arriver à sa fin.

Armelle et Entso vivent ensemble depuis quinze ans. Une maison en banlieue parisienne, des enfants, un travail stable : en apparence, tout semble correspondre à l’image classique d’une vie construite. Pourtant, derrière cette stabilité, la fatigue émotionnelle et la routine ont peu à peu remplacé l’élan des débuts.

Le basculement du récit survient lors d’un moment intime où une discussion éclate soudainement. Les frustrations accumulées remontent à la surface, les reproches se multiplient et la crise devient impossible à éviter.

La bande dessinée s’intéresse alors à ce moment très particulier où un couple ne sait plus réellement s’il doit se quitter ou tenter de se retrouver autrement.

Sophie Ruffieux évite les caricatures et les affrontements simplistes. Aucun personnage n’est désigné comme responsable unique de l’échec. Le livre montre plutôt comment le temps, les habitudes et les silences peuvent lentement éloigner deux personnes qui se sont profondément aimées.

Le récit alterne entre souvenirs du passé, moments du quotidien et tentatives de reconstruction personnelle. La séparation apparaît autant comme une douleur que comme une possibilité de redécouverte de soi.

L’album parle aussi de parentalité, de charge mentale et du poids des vies modernes sur les relations affectives.

Graphiquement, l’approche semble privilégier l’émotion et les regards plutôt que les grands effets dramatiques, renforçant le caractère intime et réaliste du récit.

Ce qui rend Ce qu’il reste de toi et moi particulièrement touchant, c’est son universalité. Derrière l’histoire d’Armelle et Entso se dessinent les doutes, les lassitudes et les espoirs de nombreux couples.

La bande dessinée interroge finalement une question simple mais profondément humaine : quand l’amour change de forme, reste-t-il encore quelque chose à sauver ?

Un roman graphique sensible et juste, qui parle avec pudeur de l’érosion du couple et de la possibilité fragile de se retrouver autrement

#Cequilrestedetoietmoi #NetGalleyFrance

Éditeur ‏ : ‎ Soleil Date de publication ‏ : ‎ 7 mai 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 114 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2302094964 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2302094963

L’Evasion de Colditz – Tome 01 de Salva Rubio (Scenario), Alejandro Gonzalez (Dessins)

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Comment s’évade-t-on de la prison la mieux gardée du IIIe Reich ?

Avec L’Évasion de Colditz, Salva Rubio et Alejandro Gonzalez plongent le lecteur au cœur de l’une des prisons les plus célèbres de la Seconde Guerre mondiale : le château de Colditz, forteresse réputée inviolable du IIIe Reich.

Le récit suit Gérard Bonaventure, pilote français engagé dans la Royal Air Force. Habitué des tentatives d’évasion, il est envoyé à Colditz après avoir déjà réussi à s’échapper de plusieurs camps nazis. Mais ici, tout semble pensé pour empêcher toute fuite possible.

Très vite, le château devient bien plus qu’un simple décor carcéral. Perché au-dessus d’un précipice, surveillé en permanence, Colditz apparaît comme un véritable laboratoire psychologique où chaque tentative d’évasion devient une bataille intellectuelle entre prisonniers et gardiens.

La relation entre Bonaventure et le lieutenant Wagner structure fortement le récit. Wagner transforme presque leur affrontement en duel personnel, lançant au pilote un défi permanent : essayer de s’évader pendant qu’il fera tout pour l’en empêcher.

L’album mêle ainsi tension, stratégie et suspense avec une énergie proche du thriller d’évasion moderne. Les comparaisons avec Prison Break prennent ici tout leur sens.

Mais la bande dessinée rappelle aussi qu’à Colditz, l’évasion dépasse la simple survie : chaque tentative constitue un acte de résistance contre l’occupant nazi.

Le livre met particulièrement en avant l’ingéniosité des prisonniers. Déguisements improbables, tunnels gigantesques, faux papiers ou manipulations des gardiens composent une succession de plans parfois burlesques, parfois extrêmement risqués.

Salva Rubio s’appuie sur des faits réels pour construire un récit humain et collectif, où les nationalités et les personnalités se croisent dans un espace clos dominé par l’espoir de retrouver la liberté.

Graphiquement, Alejandro Gonzalez adopte un dessin réaliste et expressif qui renforce la tension permanente du récit tout en donnant vie à cette galerie de prisonniers déterminés.

L’Évasion de Colditz s’impose ainsi comme une grande aventure historique, entre thriller psychologique, récit de guerre et hommage à l’esprit de résistance.

Une bande dessinée haletante et immersive, où chaque tunnel creusé devient une manière de refuser l’enfermement et la défaite.

Éditeur ‏ : ‎ Glénat BD Date de publication ‏ : ‎ 20 mai 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 104 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2344062513 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2344062517

Là où danse le vent de Enora Boutle

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Tandis que les parents de Yaëlle se déchirent, l’adolescente est envoyée chez son grand père.

Avec Là où danse le vent, Enora Boutle signe une bande dessinée sensible et lumineuse sur la transmission, les blessures familiales et les liens silencieux qui unissent les générations.

Le récit suit Yaëlle, adolescente bouleversée par la séparation conflictuelle de ses parents. Envoyée chez son grand-père en Bretagne, elle quitte brutalement sa vie habituelle pour un quotidien rythmé par les marées, le vent et le silence des paysages côtiers.

D’abord en colère et enfermée dans son incompréhension, Yaëlle trouve peu à peu auprès de cet homme discret un refuge inattendu. Leur relation repose moins sur les grandes déclarations que sur les gestes simples, les promenades, les silences partagés et une présence rassurante.

Le grand-père apparaît comme une figure profondément apaisante. À travers lui, Yaëlle découvre une autre manière d’habiter le monde : écouter les vagues, accepter le temps qui passe et laisser le vent emporter une partie des douleurs.

La Bretagne occupe une place essentielle dans l’album. Les paysages marins, les embruns et les maisons isolées deviennent le prolongement émotionnel des personnages. La nature accompagne leur évolution intérieure.

Enora Boutle développe une narration très délicate, attentive aux émotions retenues et aux mots que l’on ne dit pas toujours. Le livre célèbre justement cette transmission invisible qui passe parfois davantage par la présence que par le langage.

Le récit adopte également une structure en deux temps. Des années plus tard, lorsque son grand-père vieillit et s’affaiblit, Yaëlle revient en Bretagne avec le désir de lui rendre à son tour un peu de ce qu’il lui a offert.

Cette inversion des rôles donne au livre une dimension profondément émouvante sur le cycle de la vie, le soin apporté aux autres et la mémoire affective.

Graphiquement, l’album privilégie des dessins doux et expressifs, baignés de lumière et de paysages maritimes, renforçant l’atmosphère contemplative du récit.

Là où danse le vent s’impose ainsi comme une ode à la tendresse discrète, à la résilience et aux liens familiaux qui nous construisent durablement.

Une bande dessinée poétique et réconfortante, où la mer, le silence et le vent deviennent les gardiens des émotions les plus profondes.

Éditeur ‏ : ‎ Glénat BD Date de publication ‏ : ‎ 13 mai 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 144 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2344063986 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2344063989

Comanche Trail de Christian Rossi

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Après une longue période de bannissement, le guerrier apache Woan peut enfin prendre la route pour retrouver les siens.

Avec Comanche Trail, Christian Rossi signe un western crépusculaire et profondément humain, où aventure, spiritualité et tragédie se mêlent dans les grands espaces du territoire apache et comanche.

Le récit suit Woan, guerrier apache marqué par une longue période de bannissement. Autorisé à reprendre la route pour retrouver les siens, il reste pourtant hanté par le doute et par la malédiction qui semble encore peser sur lui.

Cette quête personnelle prend une nouvelle direction lorsqu’il rencontre Petal, épouse mutilée d’un chef comanche. Victime d’une violence atroce et injuste, elle devient le symbole d’un honneur bafoué que ses frères veulent venger.

Woan se retrouve alors entraîné dans une expédition où vengeance, loyauté et sentiments se confondent progressivement. Mais derrière le western classique se cache aussi un récit plus intime sur les blessures invisibles et la difficulté de trouver sa place.

Christian Rossi développe une atmosphère à la fois réaliste et presque mystique. La magie, les croyances et les signes spirituels occupent une place importante dans le parcours du héros.

L’album explore également les cultures amérindiennes avec une approche sensible, loin du simple récit d’action. Les traditions, les liens familiaux et les rapports à la nature donnent une profondeur particulière à l’histoire.

Graphiquement, Christian Rossi déploie toute la puissance de son dessin : immensité des paysages, lumières du désert, regards silencieux et violence sèche du western composent un univers visuel impressionnant.

Le livre privilégie une narration contemplative, où les silences et les émotions comptent autant que les affrontements.

Comanche Trail s’inscrit dans la lignée des westerns modernes qui utilisent les codes du genre pour parler de mémoire, de douleur et de quête intérieure.

Une bande dessinée magnifique et mélancolique, où la route du guerrier devient autant un voyage spirituel qu’un chemin vers la rédemption.

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN Date de publication ‏ : ‎ 20 mai 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 128 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203284137 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203284135

Une fête sans fin de Martin Robic

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La Nuit Sans Fin. Une fête mystérieuse a lieu dans une ville reculée, dont on dit que lorsqu’on y assiste, c’est comme si elle durait éternellement.

Avec Une fête sans fin, Martin Robic propose une bande dessinée douce, étrange et profondément mélancolique, où le fantastique devient le miroir des blessures intérieures et du besoin de se reconnecter aux autres.

Le récit débute autour d’un mystère fascinant : la Nuit Sans Fin, une célébration énigmatique organisée dans une ville reculée. Ceux qui y assistent racontent qu’une fois plongés dans cette fête, le temps semble se dissoudre, comme si la nuit ne devait jamais s’achever.

Dorothée s’y rend pour réaliser un reportage, cherchant à comprendre ce phénomène dont personne ne semble vraiment pouvoir expliquer l’origine. Elle est accompagnée de Violette, venue autant pour l’aider que pour échapper à son propre mal-être.

Très vite, le voyage prend une dimension presque onirique. Les rencontres, les lieux traversés et l’atmosphère de la fête donnent au récit une impression de suspension permanente, entre rêve et réalité.

Martin Robic utilise le fantastique non pas pour provoquer la peur, mais pour traduire des émotions difficiles à exprimer autrement : la solitude, l’épuisement émotionnel, le besoin d’oublier la douleur quelques instants.

Le personnage de Violette apparaît comme le véritable cœur émotionnel de l’album. À mesure qu’elle découvre cette ville étrange et ses habitants, elle commence à retrouver un lien avec le monde et avec elle-même.

L’idée de la fête éternelle devient alors une métaphore puissante : celle du désir de rester dans une parenthèse hors du réel pour ne plus affronter ses blessures.

Graphiquement, l’album semble privilégier une esthétique lumineuse et sensible, où les décors fantastiques et les ambiances nocturnes créent un sentiment constant d’émerveillement fragile.

Le récit oscille entre poésie, contemplation et réflexion intime sur la difficulté de continuer à avancer quand le quotidien devient trop lourd.

Une fête sans fin parle finalement de ces moments suspendus où les rencontres humaines, même fugaces, peuvent redonner un peu de lumière à ceux qui vacillent.

Une bande dessinée délicate et immersive, à la fois rêve éveillé et ode mélancolique au lien humain et à la pulsion de vie.

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES Date de publication ‏ : ‎ 20 mai 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 184 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2810208735 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810208739

Si je t’écris… de Zabus (Auteur), Bodart (Illustrations)

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En relouant la maison de vacances de ses 10 ans, alors qu’il est maintenant adulte et père de famille, Louis pensait rejoindre d’heureux souvenirs.

Avec Si je t’écris…, Vincent Zabus et Denis Bodart livrent une bande dessinée profondément sensible sur la mémoire, l’enfance et ces instants discrets qui façonnent toute une vie.

Le récit suit Louis, devenu adulte et père de famille, qui retourne dans la maison de vacances de son enfance. Ce voyage devait être une simple parenthèse nostalgique, un retour vers des souvenirs heureux. Mais les lieux réveillent peu à peu quelque chose de plus profond.

À travers cette reconstitution d’un été des années 70, le livre explore le moment fragile où l’enfance commence à disparaître. Derrière les jeux, la plage et les journées lumineuses se cachent des émotions fondatrices que Louis n’avait jamais totalement comprises.

La narration fonctionne comme une plongée dans la mémoire. Les souvenirs reviennent par fragments, mêlant douceur estivale et prise de conscience plus douloureuse. Cette semaine apparaît alors comme un tournant essentiel dans la construction de l’adulte qu’il est devenu.

Vincent Zabus développe une écriture pleine de délicatesse, attentive aux petits détails du quotidien et aux émotions enfouies. Le récit évite le mélodrame pour privilégier une nostalgie profondément humaine.

Les années 70 sont reconstituées avec chaleur : plages familiales, ambiance estivale, liberté des vacances d’enfance. Mais cette lumière constante contraste avec les blessures intérieures que le personnage tente encore de comprendre.

Graphiquement, Denis Bodart apporte une grande douceur au récit. Les couleurs, les visages et les paysages participent pleinement à cette atmosphère suspendue entre souvenir et mélancolie.

Le thème de la résilience traverse discrètement l’album. Louis réalise que certaines expériences d’enfance, même douloureuses, ont contribué à forger sa manière d’aimer, de vivre et de devenir père à son tour.

Si je t’écris… s’impose ainsi comme une bande dessinée intimiste et universelle, capable de réveiller chez le lecteur ses propres souvenirs d’été et ses émotions enfouies.

Un récit tendre, drôle et bouleversant, où une simple maison de vacances devient la porte d’entrée vers les derniers jours de l’enfance.

ASIN ‏ : ‎ B0GPK6L775 Éditeur ‏ : ‎ DUPUIS Date de publication ‏ : ‎ 7 mai 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 80 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1034752317

Les Chants du Cygne Noir T1 de Alex Alice

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1880, la conquête de l’espace bat son plein : au-delà de Mars, les puissances européennes rivalisent pour le contrôle du Ring, la ceinture d’astéroïdes. Mais les vaisseaux qui s’y risquent s’évanouissent sans laisser de traces…

Avec Les Chants du Cygne Noir, Alex Alice poursuit son exploration du rétrofuturisme après Le Château des étoiles, en proposant une fresque spatiale ambitieuse où la conquête de l’espace prend des allures d’épopée du XIXe siècle.

Le manga imagine un monde alternatif en 1880, où les puissances européennes ont déjà dépassé Mars et se disputent les ressources du Ring, la ceinture d’astéroïdes. Cette conquête spatiale transforme les codes de l’exploration maritime et coloniale en aventure cosmique.

Mais derrière cette expansion triomphante plane un mystère inquiétant : les vaisseaux disparaissent dans l’espace sans laisser de traces. Cette menace donne immédiatement au récit une dimension plus sombre et mystérieuse.

L’héroïne, Benesh, embarque dans cette aventure animée par un désir de vengeance après le meurtre de son frère. Son parcours personnel se mêle rapidement à des enjeux beaucoup plus vastes lorsqu’elle croise la route du capitaine Lohengrin et de l’équipage du Cygne Noir.

L’arrivée des pirates interplanétaires apporte au manga une énergie romanesque assumée. Le récit emprunte autant au space opera qu’aux récits de corsaires et d’exploration.

L’univers développé par Alex Alice se distingue par son esthétique spectaculaire. Vaisseaux gigantesques, technologies inspirées de la Belle Époque et immensité spatiale créent une identité visuelle immédiatement reconnaissable.

Le manga joue aussi sur la fascination pour l’inconnu. La relique extraterrestre recherchée par le Cygne Noir introduit une dimension plus fantastique et mythologique dans cet univers déjà foisonnant.

Graphiquement, Alex Alice conserve son sens du détail et du grand spectacle, avec des compositions qui rappellent parfois les illustrations scientifiques anciennes et les romans d’aventure classiques.

Les Chants du Cygne Noir s’impose ainsi comme un manga de science-fiction à grande ampleur, mêlant exploration, mystère et aventure dans un décor rétrofuturiste fascinant.

Un premier tome spectaculaire et immersif, où la conquête spatiale devient un voyage entre rêve scientifique, piraterie et mystères cosmiques

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES Date de publication ‏ : ‎ 20 mai 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 216 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2810210896 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810210893

Hotel Inhumans – Tome 1 de Ao Tajima

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Luxe, armes dernier cri à disposition et concierges pour enterrer vos cadavres : bienvenue à l’Hotel Inhumans !

Avec Hotel Inhumans, Ao Tajima propose un manga mêlant thriller criminel, humour noir et esthétique élégante, dans un univers où l’hôtellerie de luxe devient un service entièrement dédié aux assassins.

Le concept du manga repose sur une idée simple et immédiatement efficace : un hôtel haut de gamme réservé aux tueurs à gages. Les clients ne viennent pas seulement y dormir, mais préparer leurs contrats, cacher leurs traces ou faire disparaître des corps grâce à un personnel entièrement dévoué.

Les concierges occupent une place centrale dans le récit. Derrière leur politesse irréprochable et leur professionnalisme se cache une efficacité glaçante. Leur mission consiste à satisfaire les moindres besoins des assassins, qu’il s’agisse d’armes sophistiquées, de nettoyage de scènes de crime ou de logistique meurtrière.

Le manga joue beaucoup sur le contraste entre raffinement hôtelier et violence extrême. Cette opposition donne au récit une identité très particulière, entre satire du luxe et polar stylisé.

Chaque client apporte également son propre drame et ses motivations. Derrière les figures de tueurs professionnels apparaissent souvent des histoires plus humaines, faites de solitude, de vengeance ou de désespoir.

Graphiquement, Ao Tajima développe une esthétique soignée et sombre. Les décors élégants de l’hôtel contrastent avec les scènes de violence sanglante, renforçant l’ambiance froide et sophistiquée du manga.

Le rythme alterne entre tension, action brutale et moments plus introspectifs, où le récit s’intéresse à la psychologie des assassins et à ceux qui les servent.

Hotel Inhumans s’inscrit dans la lignée des mangas criminels stylisés, où les règles du monde ordinaire sont remplacées par celles d’un univers fermé, régi par ses propres codes.

Un premier tome intrigant et sanglant, où le luxe absolu devient le décor d’un ballet mortel réservé aux tueurs professionnels.

ASIN ‏ : ‎ B0GP6KQWMT Éditeur ‏ : ‎ Kurokawa Date de publication ‏ : ‎ 13 mai 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 208 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1042022013

Le Piéton de Bordeaux de François Ayroles

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Des balades pas comme les autres : redécouvrez les villes de France à travers les yeux d’un dessinateur de BD !

Avec Le Piéton de Bordeaux, François Ayroles poursuit l’esprit de la collection Le Piéton en proposant une exploration intime et dessinée de Bordeaux, loin des parcours touristiques classiques.

Le livre fonctionne comme une promenade libre à travers la ville. Carnet en main, l’auteur guide le lecteur de la gare Saint-Jean aux ruelles anciennes, des places animées aux lieux plus discrets, en mêlant souvenirs personnels, observations et références historiques.

L’album accorde une place importante à l’histoire bordelaise. Le quartier Saint-Pierre, la porte Saint-Éloi ou encore les traces laissées par des figures comme Michel de Montaigne, François Mauriac ou Francisco Goya participent à cette mémoire urbaine qui traverse les rues.

Mais le Bordeaux montré ici est aussi contemporain et vivant. François Ayroles s’intéresse autant aux reconversions modernes — comme la base sous-marine devenue centre d’art — qu’aux quartiers populaires et cosmopolites tels que Saint-Michel ou le marché des Capucins.

Le livre capte les contrastes de la ville : patrimoine ancien et modernité culturelle, calme des jardins et agitation étudiante de la place de la Victoire, élégance classique et énergie populaire.

L’approche reste très personnelle. Les balades sont ponctuées d’anecdotes, de détails inattendus et même de scènes fantasmées qui donnent parfois à la ville une dimension presque poétique ou ludique.

Graphiquement, les croquis et dessins privilégient l’observation vivante plutôt qu’une représentation figée. Bordeaux apparaît comme une ville en mouvement, traversée par les habitants, les souvenirs et les transformations urbaines.

Le plaisir de la marche et de la lenteur constitue le véritable fil conducteur de l’album. Chaque détour devient une invitation à regarder autrement ce qui semble familier.

Le Piéton de Bordeaux s’impose ainsi comme un carnet de flânerie sensible, entre bande dessinée, promenade urbaine et portrait amoureux d’une ville multiple.

Éditeur ‏ : ‎ Glénat BD Date de publication ‏ : ‎ 6 mai 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 152 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2344071601 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2344071601