Hervé Gagnon nous entraîne dans une intrigue sombre et envoûtante avec son roman « Chemin de Croix ». Le protagoniste, Patrick Kelly, un détective privé plutôt désinvolte, voit sa vie tranquille basculer dans un tourbillon d’horreur et de mystère quand une religieuse lui confie la mission de retrouver un ancien crucifix lié à d’anciens rituels sataniques. Dès le début, le lecteur est happé par cette histoire de crime, de croyance et d’obscurité.
Chronique : Le personnage principal, Patrick Kelly, est astucieusement dépeint. Il est loin du cliché du détective privé héroïque, mais c’est précisément cela qui le rend si attachant. Sa personnalité apathique, ses addictions à la musique blues et au whisky, ainsi que son penchant pour les petites affaires sans envergure, apportent une touche de réalisme à un personnage qui se trouve soudainement plongé dans une série d’événements terrifiants. On suit avec intérêt son évolution tout au long du roman, passant d’un homme indifférent à un homme déterminé à résoudre le mystère qui l’entoure.
L’intrigue de « Chemin de Croix » est captivante et riche en rebondissements. Les éléments du surnaturel, avec l’invoquation du diable et les rituels sataniques, ajoutent une dimension mystique et inquiétante à l’histoire. L’auteur maîtrise parfaitement l’art de la tension narrative, créant un climat d’angoisse et d’incertitude qui pousse le lecteur à tourner frénétiquement les pages.
De plus, l’environnement de Montréal est décrit avec une précision qui donne vie à la ville et à son ambiance. Les églises, les rues sombres, et l’atmosphère générale de la métropole québécoise sont utilisés de manière efficace pour renforcer l’atmosphère oppressante du récit.
L’un des points forts de ce roman est la manière dont il explore le passé du personnage principal, Patrick Kelly, tout en dévoilant progressivement les mystères entourant les rituels sataniques et les meurtres. Les liens entre le passé et le présent s’entremêlent habilement pour créer une toile complexe d’intrigues et de personnages.
« Chemin de Croix » de Hervé Gagnon est un thriller haletant qui réussit à mélanger habilement le genre du détective privé avec des éléments surnaturels et une ambiance sombre. Les personnages bien développés, l’intrigue captivante et l’atmosphère inquiétante en font une lecture incontournable pour les amateurs de mystères et de suspense. Laissez-vous emporter par ce voyage dans l’enfer des ténèbres, mais n’oubliez pas d’allumer une lumière lorsque vous le refermerez.
Détective privé sans ambition, Patrick Kelly est satisfait de faire rouler sa modeste agence à coup de maris volages, de petites fraudes et de pères mauvais payeurs.
Et si les chevaliers de la Table ronde étaient des chats ?
Charles Falque-Pierrotin et Oriana Berthomieu on écrit : Les Chatvaliers aux éditions Grund. L’auteur Charles Falque-Pierrotin surnommé Choopa, suivi par près de 300 000 personnes sur Instagram, est l’un des membres de Lolywood (une chaîne YouTube aux 3.3 M d’abonnés). Les deux auteurs ont créé un album plein d’humour autour de l’univers de la Table ronde… peuplé par des chats
Pouvez-vous nous parler de ce qui vous a inspiré à créer « Les Chatvaliers contre les Ratons Baveurs », un album qui marie l’univers de la Table ronde avec des personnages félins ? L’idée des Chatvaliers m’est venue à force d’inventer des histoires de chevaliers pour mes neveux Louis et Henri, qui avaient 4 et 2 ans à l’époque. Un jour, alors que leur chat Newton me défiait du regard, le jeu de mot m’est apparu comme une évidence : les Chatvaliers. Et c’est de là qu’à découlé l’univers que nous avons imaginé ensemble avec Oriana Berthomieu, une ancienne collègue mais surtout une amie de longue date, dont j’ai toujours adoré les illustrations. On a sorti le tome 1 « Les Chatvaliers à la recherche du Grrraal » l’année dernière, avec la volonté de présenter l’ensemble des personnages autour d’une intrigue simple : qui a volé le Grrraal ? Pour ce tome 2, on souhaitait amener du conflit dans le royaume de Grrretagne. C’est comme ça que nous est venue l’idée des Ratons Baveurs, qui souhaitent à tout prix récupérer Exchalibur, l’épée magique du roi Charthur.
Comment avez-vous abordé le défi de fusionner l’époque médiévale et l’univers de la Table ronde avec le monde félin pour créer un univers cohérent et amusant dans l’album ?
C’était un chacré défi ! D’autant plus qu’il s’agissait pour Oriana et moi de notre première histoire à destination des enfants. Au moment de l’écriture du premier tome, je me suis inspiré de la légende arthurienne pour imaginer des personnages et une intrigue qui soient cohérents avec les aventures originelles des chevaliers de la table ronde. Oriana m’a aidé à préciser tout ça et à donner vie aux personnages grâce à son talent de dessinatrice. Et nous avons ensuite pu bénéficier du regard bienveillant et enthousiaste des équipes de Gründ (Coralie à l’édition et Karine à la maquette) pour rendre le tout pertinent pour les enfants de 4 ans et plus.
En tant que membre influent de Lolywood et suivi par une large audience sur Instagram, comment votre expérience dans le monde du divertissement en ligne a-t-elle influencé votre approche de la création de cet album pour enfants ?
Quand bien même il s’agissait de la première fois que j’écrivais une histoire sous forme d’album illustré, j’ai senti que mon expérience d’auteur de sketches sur Lolywood m’aura aidé à structurer le récit et surtout à amener de la comédie dans l’histoire. Ce qui était nouveau en revanche, c’était d’écrire en tant que narrateur une histoire qui sera lue pour des enfants, là où j’ai l’habitude d’écrire surtout des scènes comiques qui seront diffusés en vidéo et à destination des adultes.
Les chats chevaliers dans l’album ont chacun leurs propres personnalités uniques. Comment avez-vous développé ces personnages et leurs traits distinctifs tout en restant fidèle aux archétypes de la légende arthurienne ?
Pour développer les caractères des personnages, je me suis inspiré des archétypes existants dans les sitcom américaines (Friends, How I Met Your Mother, The Office…). J’ai ainsi pu proposer à Oriana des personnalités bien distinctes pour chaque chat (la courageuse, le prétentieux, le simplet, le déluré etc…), en s’appuyant sur des qualités et des défauts variants d’un personnage à l’autre. A partir de là, on a réfléchi à ce que ça rendrait visuellement, en s’inspirant d’illustrations existantes dans les bandes dessinées et dessins animés de notre enfance.
Le titre « Les Chatvaliers contre les Ratons Baveurs » évoque déjà une dose d’humour. Comment avez-vous abordé le mélange de l’humour et de l’aventure tout en respectant l’essence de l’histoire de la Table ronde ?
Pour écrire ces deux albums des Chatvaliers, on a d’abord réfléchi à la structure de l’histoire : quel est l’enjeu ? quels sont les rebondissements ? quel est le dénouement ? quels personnages sont impliqués ? On s’est évidemment appuyé sur les éléments de l’univers de la table ronde (les personnages, les objets, le lieu…) pour construire le récit. Puis, pour finir, on trouve les blagues qui iront bien avec les situations, aussi bien dans le texte que dans les illustrations.
Les illustrations jouent un rôle essentiel dans la narration de l’album. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre collaboration avec Oriana Berthomieu et comment ses illustrations ont enrichi l’univers que vous avez créé ?
Oriana et moi, nous nous sommes rencontrés à l’époque où nous travaillons tous les deux en marketing en 2012 dans une grande entreprise. Et à côté de notre travail, on avait chacun un hobbie : le dessin pour elle et l’écriture pour mois. On s’est perdu de vue quand on a quitté notre boîte. Par chance, on s’est retrouvé en 2021 autour de cette envie commune d’écrire une histoire pour les enfants. Sur les Chatvaliers, on fonctionne vraiment comme un binôme. On réfléchit à deux à l’histoire, je rédige, je lui fais lire, elle me fait des retours. Idem sur les illustrations où elle me partage son travail, je lui fais des retours et on envoie le tout à notre éditrice. C’est un vrai travail d’équipe. Ce qui est formidable avec Oriana, c’est qu’on est sur la même longueur d’onde. On a des références communes, on partage le même humour et on travaille du coup dans une atmosphère très positive 🙂 A chaque nouvelle illustration qu’elle me partage, je retrouve mon regard d’enfant et je suis son premier fan ! En plus de très bien dessiner, elle rajoute plein de blagues visuelles dans ses illustrations qui me font souvent beaucoup rire. Et apparemment, les parents de nos lecteurs aussi !
Quels messages ou valeurs souhaitez-vous transmettre aux jeunes lecteurs à travers « Les Chatvaliers contre les Ratons Baveurs » ?
On souhaite avant tout transmettre du rire aux enfants et à leur parents. Il n’y a rien qui nous fait plus plaisir à Oriana et moi que de savoir qu’un jeu de mot ou une illustration a fait rigoler quelqu’un. On essaie aussi de véhiculer des valeurs bienveillantes à travers le comportement des personnages les uns envers les autres, comme la politesse, le pardon, la gentillesse ou encore la générosité.
De nombreuses personnes connaissent votre travail grâce à Lolywood et Instagram. Comment gérez-vous le passage de la création de contenu en ligne à l’écriture d’un livre pour enfants ?
Le passage de la création de vidéos pour Internet à l’écriture d’un livre pour enfant s’est fait assez naturellement pour moi dans la mesure où il s’agit de la même démarche : faire rire les gens. Ce n’est pas le même support ni la même cible, mais l’objectif premier c’est d’apporter du divertissement et du sourire aux personnes qui nous regardent ou qui nous lisent.
Pour conclure, qu’espérez-vous que les lecteurs retiennent de leur expérience de lecture de « Les Chatvaliers contre les Ratons Baveurs » ?
Si on a réussi à faire rire les parents et leurs enfants, on aura le sentiment du travail bien fait ! Et si ça leur a plu, on espère qu’ils pourront en parler autour d’eux pour d’autres familles découvrent les aventures des Chatvaliers 🙂 En espérant un tome 3 !
Après Le croco qui vit chez papi, l’autrice-illustratrice Élodie Duhameau continue son exploration de la vie des animaux en captivité avec une oeuvre amusante qui pose des questions pertinentes sur ce que nous définissons comme notre maison.
Chronique : « Chez Gladys! » est une nouvelle pépite signée Élodie Duhameau, qui nous avait déjà enchantés avec « Le croco qui vit chez papi ». Dans ce nouvel ouvrage, l’autrice-illustratrice nous offre une histoire aussi charmante que profonde, tout en explorant des thèmes essentiels de manière légère et amusante.
Dès les premières pages, nous sommes entraînés dans le monde merveilleux et loufoque d’Élodie Duhameau. L’histoire commence de manière inattendue lorsque papi découvre Gladys, une autruche, sous les pétunias de son jardin. Cette rencontre improbable donne le ton à une aventure pleine de surprises et de réflexions sur la notion de chez soi.
Le personnage de papi est tout simplement irrésistible. Sa perplexité face à la présence de Gladys et son attachement croissant à cette autruche perchée sur sa tête sont à la fois drôles et touchants. L’autrice parvient à créer une connexion émotionnelle profonde entre le lecteur et les personnages, ce qui rend l’histoire d’autant plus captivante.
Le thème de la définition de la maison est habilement exploré tout au long de l’histoire. Élodie Duhameau pose des questions pertinentes sur l’origine de notre chez-soi et sur la manière dont nous définissons notre identité en lien avec notre environnement. Cette réflexion est présentée de manière accessible aux enfants, ce qui en fait une lecture enrichissante pour petits et grands.
L’humour est également au rendez-vous, avec des situations cocasses qui font sourire à chaque page tournée. Les illustrations d’Élodie Duhameau ajoutent une dimension visuelle à l’histoire, renforçant ainsi l’immersion du lecteur dans cet univers loufoque.
« Chez Gladys! » est une œuvre qui touche le cœur tout en stimulant l’esprit. Élodie Duhameau nous rappelle avec finesse que la maison peut être bien plus qu’un simple lieu physique, qu’elle peut être un sentiment, une connexion, et que parfois, elle peut même être perchée sur la tête d’un vieil homme. Cette histoire captivante, pleine de charme et d’émotion, est une lecture incontournable pour tous les amoureux des livres qui suscitent la réflexion tout en faisant rire aux éclats. Bravo à l’autrice pour cette nouvelle œuvre exceptionnelle !
Après le grand succès de La fin des poux ?, Orbie nous revient avec un album d’enquête avec l’humour, la fraîcheur et le sens de l’observation qu’on lui connait.
Chronique : Le dernier ouvrage d’Orbie, intitulé « Le tiroir des bas tout seuls », est une véritable pépite littéraire qui ravira les amateurs d’enquêtes drôles et décalées. Après avoir conquis nos cœurs avec « La fin des poux ? », l’auteur revient en force avec une histoire aussi originale qu’irrésistible.
Dès les premières pages, Orbie nous plonge dans l’univers mystérieux des bas égarés. Qui n’a jamais vécu cette frustration de perdre un bas en cours de lessive pour ne jamais le retrouver ? Cette énigme du quotidien est brillamment exploitée par l’auteur pour créer une intrigue pleine de rebondissements et de rires.
Les personnages principaux, Louis et Madeleine, sont tout simplement adorables. Leur complicité fraternelle et leur détermination à résoudre ce mystère captivent le lecteur dès le départ. Leur enquête nous entraîne dans un tourbillon d’aventures inattendues, à la recherche de réponses à cette question existentielle : où vont tous ces bas perdus ?
Orbie sait manier l’humour avec une finesse rare. Les dialogues sont pétillants et les situations comiques s’enchaînent, faisant de ce livre un véritable page-turner. Les rencontres avec les amis, les enseignants, et même un chat, apportent une touche d’absurdité à l’histoire qui ne fait qu’ajouter à son charme.
L’auteur parvient également à glisser subtilement des éléments de réflexion sur l’imagination des enfants et leur capacité à créer des histoires fantastiques pour expliquer l’inexplicable. Est-ce que les bas disparaissent vraiment tout seuls, ou bien existe-t-il une explication plus rationnelle ?
« Le tiroir des bas tout seuls » est un véritable hommage à l’enfance, à l’imagination débordante des petits, et à la complicité entre frères et sœurs. Orbie nous offre un récit rafraîchissant qui fait du bien à l’âme, et qui rappelle à tous que la vie est pleine de mystères à découvrir, même dans les tiroirs de bas.
Orbie nous prouve une fois de plus son talent indéniable pour raconter des histoires aussi drôles qu’intelligentes. « Le tiroir des bas tout seuls » est une lecture indispensable pour tous ceux qui veulent retrouver leur âme d’enfant et rire aux éclats tout en se laissant emporter par une enquête des plus insolites. Bravo à l’auteur pour ce petit bijou de littérature jeunesse !
Le premier album jeunesse de Grand Corps Malade, ode d’un père à ses fils.
Chronique : Définitivement – Tu peux déjà » de Grand Corps Malade, illustré par Thomas Baas, est un magnifique album jeunesse qui célèbre la relation exceptionnelle entre un père et ses enfants. Ce livre est une ode sincère et touchante à la complicité familiale.
Grand Corps Malade, déjà reconnu pour ses paroles poétiques et sa capacité à capturer l’essence de la vie, apporte cette même magie à cet album pour enfants. « Définitivement » et « Tu peux déjà » sont des chansons qui capturent avec tendresse et émotion les étapes importantes de la vie d’un parent, de la naissance de son premier fils aux premiers pas du deuxième. Ces chansons sont chargées d’amour, de réflexion et de gratitude envers la merveille de la parentalité.
Les illustrations de Thomas Baas complètent parfaitement les paroles de Grand Corps Malade. Son style réaliste, moderne et coloré donne vie à l’histoire, nous transportant de Saint-Denis à Paris, reflétant les lieux et les moments intimes de la vie quotidienne d’une famille. Les images universelles de la complicité entre un père et ses enfants sont capturées de manière saisissante, invitant les lecteurs à partager ces précieux moments en famille.
Ce livre est bien plus qu’un simple album pour enfants, il est un témoignage universel de l’amour familial, de la croissance des enfants et des émotions profondes qui accompagnent chaque étape. Les QR codes pour écouter les chansons ajoutent une dimension supplémentaire à cette expérience littéraire, permettant aux familles de se plonger encore davantage dans l’univers de Grand Corps Malade.
« Définitivement – Tu peux déjà » est un trésor littéraire qui touchera les cœurs de toutes les générations. C’est une célébration de l’amour familial et de la joie de voir grandir ses enfants. Grand Corps Malade et Thomas Baas ont créé un chef-d’œuvre qui mérite une place spéciale dans la bibliothèque de chaque famille, un livre qui sera lu avec tendresse et nostalgie encore et encore
ASIN : B09XTG7NSK Éditeur : Les Arènes; Illustrated édition (4 mai 2023) Langue : Français ISBN-13 : 979-1037507129
Une histoire de monstres à rebondissements pour se coucher en souriant !
Chronique : « Le Jour où j’ai attrapé un monstre » est un conte magique qui capte l’imagination des enfants et les emmène dans un monde enchanté où les monstres deviennent les héros. Cette histoire douce et amusante est une manière parfaite de terminer la journée en souriant. Les auteurs, Tjibbe Veldkamp et Kees De Boer, créent une atmosphère réconfortante et pleine d’humour qui évoque les moments précieux de l’heure du coucher. Le récit, qui évoque une simple histoire du coucher, prend une tournure inattendue et imaginative lorsque l’enfant attrape un monstre. Cette tournure inattendue stimule l’imaginaire des jeunes lecteurs et les incite à rêver et à explorer le monde merveilleux des histoires. Les illustrations de Kees De Boer sont charmantes et pleines de détails qui rendent le livre encore plus captivant pour les enfants. « Le Jour où j’ai attrapé un monstre » est bien plus qu’une simple histoire du coucher ; c’est une aventure magique qui célèbre la créativité des enfants et leur capacité à trouver la magie dans les moments les plus simples de la vie. C’est un livre qui mérite une place spéciale sur l’étagère de chaque enfant et qui sera lu encore et encore avec un sourire. Un véritable trésor pour les jeunes lecteurs et leurs parents.
ASIN : B0BWH4R3HB Éditeur : Les Arènes; Illustrated édition (11 mai 2023) Langue : Français Broché : 28 pages ISBN-13 : 979-1037509222
Les mécanismes, les causes, les tests et tout ce qui peut vous aider à comprendre et accompagner les HPI.
Chronique : « Dans la tête des HPI – Ce que nous dit la science » est une bande dessinée sérieuse et éclairante qui nous plonge dans l’univers complexe des enfants à haut potentiel intellectuel (HPI). Réalisée par un trio de talents comprenant Nicolas Gauvrit, Jean-François Marmion et Thomas Mathieu, cette BD nous offre une critique positive élogieuse.
Cette bande dessinée est une véritable mine d’informations pour quiconque souhaite comprendre les spécificités des HPI, les mécanismes qui les sous-tendent, et comment les accompagner au mieux. En utilisant les aventures d’Albert et de Violette, deux petits HPI aux personnalités contrastées, comme fil conducteur, les auteurs parviennent à expliquer de manière accessible et engageante les concepts complexes liés à la précocité intellectuelle.
L’approche sérieuse et joyeuse de cette BD est un atout majeur. Elle démystifie le sujet, séparant la réalité scientifique des mythes et des idées préconçues qui entourent souvent les enfants à haut potentiel. Les informations fournies sont basées sur la recherche scientifique actuelle, ce qui en fait une ressource fiable et précieuse pour les parents, les enseignants et les professionnels de l’éducation.
Nicolas Gauvrit, en tant qu’expert renommé dans le domaine, apporte une crédibilité inestimable à cette BD. Il démystifie les concepts clés, comme la différence entre intelligence et génie, QI et QE (intelligence émotionnelle), tout en explorant les multiples facettes de l’intelligence.
« Dans la tête des HPI » est une lecture incontournable pour quiconque s’intéresse à la précocité intellectuelle, que ce soit en tant que parent, enseignant ou simplement par curiosité. Cette bande dessinée, avec son mélange réussi d’informations scientifiques et d’histoires engageantes, fait briller la lumière sur un sujet souvent mal compris. Elle ouvre la voie à une meilleure compréhension et à un meilleur soutien pour les enfants HPI, tout en suscitant la réflexion sur la diversité des formes d’intelligence. Une ressource précieuse qui mérite d’être saluée et appréciée.
ASIN : B0C2XH2F4S Éditeur : Les Arènes BD (31 août 2023) Langue : Français Broché : 122 pages ISBN-13 : 979-1037509659
Pour retrouver une jeune fille disparue, Lily Wong, version sino-norvégienne du ninja moderne, doit infiltrer un réseau de prostitution.
Chronique : « L’Infiltrée » de Tori Eldridge est un thriller captivant qui plonge les lecteurs au cœur de l’action avec son héroïne exceptionnelle, Lily Wong. Cette héroïne sino-norvégienne incarne le ninja moderne, et son parcours pour retrouver une jeune fille disparue est aussi palpitant que poignant.
Tori Eldridge sait comment tisser une intrigue complexe et captivante. L’histoire se déroule dans les coins les plus sombres de la Cité des Anges, explorant des thèmes délicats tels que la prostitution et les tensions raciales dans les lycées. L’intrigue est parfaitement maîtrisée, avec des rebondissements inattendus qui maintiennent le lecteur en haleine à chaque page.
Lily Wong, en tant que personnage principal, est une force de la nature. Sa maîtrise des arts martiaux et ses talents de ninja font d’elle une protagoniste fascinante à suivre, et son caractère déterminé et courageux la rend immédiatement attachante. Sa quête pour retrouver la jeune fille disparue est empreinte d’une tension croissante, et l’auteure parvient à créer une véritable connexion émotionnelle entre le lecteur et les personnages.
Ce roman est également un hommage habile aux influences asiatiques et à la culture ninja. Tori Eldridge fait preuve d’une recherche minutieuse pour rendre les détails et les combats authentiques, tout en incorporant des éléments modernes pour créer un récit palpitant.
« L’Infiltrée » est un thriller remarquable qui combine habilement l’action, le suspense et l’émotion. Tori Eldridge offre une histoire palpitante avec un personnage principal fort et une exploration intelligente des problèmes de société actuels. C’est un incontournable pour les amateurs de thrillers, et une preuve du talent indéniable de l’auteure pour créer des récits qui captivent et divertissent jusqu’à la dernière page.
ASIN : B0BWHGKBRD Éditeur : Les Arènes (1 juin 2023) Langue : Français Broché : 432 pages
Strasbourg, 1518. Au pied de la cathédrale, dans la chaleur étouffante de l’été, une femme se met à danser.
Chronique : « La Danse des damnées » de Kiran Millwood Hargrave est un roman envoûtant qui nous transporte au cœur de l’histoire, nous offrant une immersion totale dans le Strasbourg de 1518. Hargrave nous livre une histoire captivante qui mêle mystère, passion et résilience, tout en s’appuyant sur des faits réels pour donner vie à ces femmes qui ont marqué l’Histoire de manière inoubliable.
L’écriture de Kiran Millwood Hargrave est tout simplement extraordinaire, capturant la chaleur étouffante de l’été strasbourgeois et l’atmosphère oppressante qui règne alors. Les descriptions sont si vivantes qu’on a l’impression d’être plongé dans la scène, observant les danseuses et sentant l’odeur du miel des ruches de Lisbet. La narration est tout à la fois envoûtante et émotionnelle, nous permettant de ressentir la passion et les tourments des personnages.
L’histoire elle-même est un chef-d’œuvre de storytelling. Le mystère qui entoure la danse frénétique des femmes, la révélation du crime d’Agnethe après son exil de sept ans, tout cela tisse une toile complexe d’intrigues qui tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page. Les personnages sont riches en profondeur, en particulier Lisbet, qui incarne la résilience et la détermination face aux défis de la vie.
Le roman explore également des thèmes profonds, notamment la superstition de l’époque et les interdits qui pèsent sur les femmes. Il offre une réflexion poignante sur la condition féminine à cette époque, tout en mettant en lumière la force et la résilience de ces « grandes damnées de l’Histoire ».
« La Danse des damnées » est un chef-d’œuvre littéraire qui mérite sa place en tant que roman incontournable de la rentrée littéraire de 2023. Kiran Millwood Hargrave nous offre une expérience de lecture captivante, immersive et émotionnelle, tout en nous rappelant l’importance de l’amour et de la résilience, même dans les moments les plus sombres de l’Histoire. Un véritable tour de force littéraire qui mérite d’être découvert et célébré.
Éditeur : Robert Laffont (31 août 2023) Langue : Français Broché : 360 pages ISBN-10 : 2221266609 ISBN-13 : 978-2221266601
Un récit d’une grande sensibilité, couronné par le prix Sapir en Israël, qui interroge l’amour maternel, les erreurs et les liens qui unissent ou désunissent une mère et sa fille.
Chronique : Le livre « Comment aimer sa fille » de Hila Blum est un récit littéraire d’une profondeur et d’une sensibilité extraordinaires. L’histoire, centrée sur les complexités de l’amour maternel, les fissures dans les liens familiaux et la possibilité de la réconciliation, nous transporte dans un voyage émotionnel intense et révélateur.
Au cœur de ce roman, nous trouvons Yoëlla, une mère déchirée par l’absence de sa fille Léa, qui a quitté Jérusalem pour un ailleurs mystérieux. L’histoire commence avec une scène émotionnellement puissante : Yoëlla observe depuis des milliers de kilomètres, à travers une fenêtre éclairée aux Pays-Bas, ses petites-filles jouer et rire, deux enfants qu’elle n’a jamais rencontrés. Ce tableau poétique et poignant établit immédiatement une connexion émotionnelle avec le lecteur, nous plongeant dans l’histoire troublante de cette mère et de sa fille éloignée.
Hila Blum explore avec habileté le passé tumultueux de Yoëlla et Léa, révélant petit à petit les raisons de leur séparation. L’auteure excelle dans la construction des personnages, dévoilant leurs émotions et leurs motivations de manière subtile et nuancée. Yoëlla, en particulier, est un personnage complexe qui suscite à la fois sympathie et frustration. Sa quête pour comprendre et renouer avec sa fille est déchirante, et le lecteur ressent sa douleur tout au long du récit.
L’une des forces majeures de ce livre réside dans la manière dont il explore la notion complexe de l’amour maternel. Hila Blum ne se contente pas de montrer les aspects lumineux de cette relation, mais plonge aussi dans les zones d’ombre, où l’incompréhension, la colère et la douleur peuvent prévaloir. Cependant, elle laisse également la porte ouverte à l’espoir, à la guérison et à la possibilité de pardonner et d’aimer à nouveau.
Le livre a été récompensé par le prestigieux prix Sapir en Israël, ce qui témoigne de sa qualité littéraire. La comparaison avec Alice Munro, l’une des plus grandes écrivaines contemporaines, est particulièrement pertinente. Comme Munro, Hila Blum excelle dans la description de vies entières avec une grande discrétion, humilité et retenue, révélant les vérités profondes de ses personnages sans jamais sombrer dans le pathos.
« Comment aimer sa fille » est un livre magnifiquement écrit qui nous pousse à réfléchir sur les complexités des relations familiales, sur les erreurs du passé et sur la capacité de l’amour à guérir et à transformer. C’est une œuvre qui résonnera profondément avec tous ceux qui ont connu les hauts et les bas des relations familiales, et qui apprécient une écriture subtile et émotionnelle. Hila Blum a créé un chef-d’œuvre littéraire qui mérite toute l’attention et l’admiration qu’il reçoit.
Éditeur : Robert Laffont (24 août 2023) Langue : Français Broché : 352 pages ISBN-10 : 2221259718 ISBN-13 : 978-2221259719