Carnets d’enquête d’un beau gosse nécromant de Jung Jaehan, tel une ritournelle pop entêtante

On se souvient toujours de ses premières fois. Encore plus lorsqu’il s’agit d’une double première fois. Première escapade dans le polar sud-coréen et première lecture de la toute jeune maison d’éditions matin calme, qui a l’air de se spécialiser dans ce sous-genre. Mais tout le monde sait qu’une première fois peut se transformer en très mauvaise expérience. Alors qu’en est-il de cette lecture ?

Décalé pourrait être le mot qui la définirait le mieux, au premier abord. Décalé par son humour et ses personnages aux caractères exacerbés qui font inévitablement penser à des caricatures de manga. Pourtant l’intrigue en elle-même suit des sentiers balisés assez classiques rendu effrénée par son rythme qui donne l’impression qu’elle ne s’arrête jamais. Un rythme que l’on peut vraiment ressentir à la lecture par le biais de ces onomatopées retranscrite tel quel et qui me font faire le parallèle vers la musique pop, et la K-pop en particulier, à laquelle il fait de nombreux clins d’œil.

Durant une grande partie de l’ouvrage c’est la caractérisation des personnages qui m’a fait peur. En effet avec leurs postures de personnages très sûr d’eux, leurs langages familiers et leur arrogance manifeste j’avais l’impression de me retrouver devant une affiche d’un concert de K-pop, c’est beau, c’est flashy mais lorsque vous retournez l’affiche il n’y a que du blanc. J’attendais que l’auteure consolide son trio de personnages principaux. Elle n’y est parvenu qu’à moitié. En effet le beau gosse nécromant dont il est question dans le titre, et qui se nomme Nam Han-jun, dissimule, derrière son caractère outrancier, une grande empathie et s’il n’hésite pas à soulager ses concitoyens de leurs billets il ne supporte pas l’injustice. Ses airs arrogants et ses capacités de déductions le placent dans la lignée des héritiers de Sherlock Holmes. Au final il se révèle comme le personnage le plus abouti et heureusement me direz-vous c’est quand même lui qui tient le haut de l’affiche.

On ne peut malheureusement pas en dire autant de ses deux compagnons d’enquêtes. Si Su-cheol n’est pas développé au-delà de son rôle de gros bras chargé de les sortir de pires situations ses interventions restent quand même plus digestes que ceux de la sœur du héros, Hye-jun, dont chaque apparition me faisait penser à ce cliché de personnage féminin hystérique dont raffolent les mangakas. Mais si vous savez ces personnages qui passent leur temps à hurler sur les autres personnages souvent de sexe masculin, la bouche déformée par la colère et bien souvent armé d’une masse deux fois plus grosse qu’elle. Proprement insupportable.

L’intrigue a le mérite de dévoiler deux aspects bien distincts de la culture coréenne. La culture des teen idols d’une part, pour le côté cupide et sordide, et l’ancrage traditionalistes et superstitieux de l’autre. Une dichotomie qui se rejoint sur un point en particulier; là où se niche les peurs et les désirs des gens il y a toujours de l’argent à se faire.

Et c’est sur cette abrupte conclusion que s’achève cette première lecture Sud-coréenne. Une découverte agréable, souvent drôle, mais qui va devoir faire ses preuves en approfondissant ses personnages et en évitant de tomber dans la formule un peu facile de la comédie policière.

Résumé: Bienvenue au cabinet secret de Nam Hanjun, alias Beau Gosse, pseudo-chaman et authentique escroc. Avec ses deux complices, Hyejun, sa petite-sœur hackeuse de génie et Sucheol, dit Mammouth, détective privé, ils offrent à leur riche clientèle des  » divinations  » sur mesure qui font leur succès.
Un soir, une cliente les appelle après avoir cru apercevoir un fantôme dans sa cuisine. Quand ils arrivent leur présence attire l’attention d’un voisin qui prévient la police. Une jeune inspectrice se rend sur place, Ye-eun, experte en arts martiaux, que ses collègues surnomment justement le fantôme tant elle est rapide et discrète. Dans la cave de la maison, elle découvre le cadavre d’une adolescente recherchée depuis un mois.

  • Éditeur : Matin calme (3 septembre 2020)
  • Langue : : Français
  • Broché : 326 pages
  • ISBN-10 : 2491290219
  • ISBN-13 : 978-2491290214

Le village perdu de Camilla Stein, the blaireaux ouitch project

Il n’y a tellement rien qui va dans ce « thriller » que je ne sais même pas par où commencer. Encore une fois je me suis fait piéger par les sirènes de la nouveauté et de la quatrième de couverture. Ce n’est pas compliqué, moi, vous me dites village fantôme, atmosphère brumeuse et fait divers mystérieux je fonce direct. Je dois sans doute me résigner à encore me faire avoir dans mes lectures ultérieures, ainsi va la vie de lecteur.

Qu’est-ce qui m’a le plus déçu dans ce primo roman? Entre les personnages insipides à la caractérisation pataude et bourrée d’incohérences et la narration maladroite et percluse de lourdeur stylistique mon cœur balance. Non, soyons honnêtes, je crois que c’est cette narration à double temporalité qui remporte la palme. Pour une fois je ne peux pas dire que les chapitres se déroulant dans le passé ne servent qu’à faire du remplissage. En effet c’est grâce à eux, et à eux uniquement, que le grand mystère mystérieux du village perdu sera levé. Un mystère qui n’a rien de transcendant et qui demeure survolé, la résolution se révèle prévisible, à un point que l’on se demande comment le fait divers a pu rester insoluble durant tant d’années.

Et les chapitres se déroulant dans le présent me direz-vous ? Eux doivent être intéressants, ils doivent nous plonger dans une atmosphère angoissante ? Parcourir les rues désertes du village doit nous faire ressentir une aura particulière non ? Arpenter les maisons délaissées doit nous plonger dans une ambiance glauque et nous faire ressentir l’humidité de ces murs qui gardent un secret morbide que les personnages vont s’efforcer de résoudre ? Et bien non, à aucun moment je n’ai été plongé au cœur de ce village abandonné. La faute a un style rebutant sur lequel nous reviendrons. Mais aussi à des personnages qui passent leur temps à s’enfuir parce qu’ils ont vu une ombre ou entendu des voix. La palme revenant à cette chère Alice, qui apercevant une silhouette dans leur camionnette préfère s’enfuir à toutes jambes plutôt que de la confronter enfin, sachant que son amie a disparu. Des personnages complètement inutiles, tout juste bon à mourir après que l’on soit difficilement parvenue à se souvenir de leurs noms. Jamais ils n’enquêteront sur le mystère du village, à part pour réunir deux trois dessins, alors même qu’une piste solide est évoquée au début de l’intrigue. Jamais ils ne mobiliseront leurs ressources pour s’en sortir, ils passeront l’ensemble du récit à courir de bâtisse en bâtisse dans le vain espoir d’échapper aux ombres qui les traquent. Ça en devient désespérant de paresse narrative.

Qu’en est-il du style ? Alors plutôt que de faire un paragraphe dans lequel j’exposerais pourquoi la plume de Camilla Stein est à fuir absolument je vais plutôt vous donner un exemple concret de la lourdeur narrative de ce roman. J’ai choisi un court passage qui condense tous les défauts que je lui reproche, il ne contient aucune révélation. Il s’agit de la narratrice Alice qui réagit à une réplique d’un de ses compagnons de galère.

-et combien de temps es-tu partie ?

Il y a un truc qui me dérange : sa voix, sa posture, sa façon de baisser la tête, le menton collé à la poitrine. L’absence d’étonnement dans sa voix.

Alors avec toutes ces précisons si vous n’avez pas compris que le personnage qui a lancé la réplique cache quelque chose arrêtez la lecture et consacrez-vous à une autre passion. C’est lourd, pataud alors que c’est une observation qui se fait en une fraction de seconde. Inutile d’insister autant sur la gestuelle. Une simple remarque sur l’absence de sincérité dans la voix aurait suffi au lieu d’alourdir le récit ainsi. J’ai pris cet exemple parce qu’il cristallise les défauts du récit mais dîtes-vous bien que tout le roman est écrit ainsi.

Je ne vais pas passer plus de temps sur ce roman qui est raté sur tous les points et qui n’a même pas la décence de proposer une intrigue originale à défaut d’être bien écrit. Une lecture que je vous conseille de fuir au risque de vous dégoûter du polar nordique.

Résumé: 1959. Silvertjärn. La population de cette petite cité minière s’est mystérieusement évaporée. A l’époque on a seulement retrouvé le corps d’une femme lapidé et un nourrisson.
De nos jours, le mystère reste entier.
Alice Lindstedt, une documentariste dont la grand-mère est originaire du village, part avec une équipe explorer la cité fantomatique, en quête des secrets de cette tragédie.
Mais la piste de l’ancien pasteur du temple déterrera la mémoire d’un sombre passé…
Un passé qui hante encore le présent et semble avoir réveillé les ombres du village perdu.

  • Éditeur : Le Seuil (1 octobre 2020)
  • Langue : : Français
  • Broché : 432 pages
  • ISBN-10 : 2021426521
  • ISBN-13 : 978-2021426526

Alien, le 8e voisin de Spiotto Joey

Le xénomorphe comme vous ne l’avez jamais vu ! Retrouvez l’univers de la saga Alien dans ce petit livre cadeau qui à travers différentes scènes, très drôles et bourrées de clins d’oeils, imagine la vie quotidienne du plus terrible monstre du cinéma. A mourir de rire !

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Chronique : La couverture de l’extraterrestre et du landau a attiré mon attention et contient une douzaine de dessins animés sur un seul panneau, mettant en scène un xénomorphe et parfois un étreinteur de visage engagé dans les activités quotidiennes. Le créateur/artiste Joey Spiotto y intègre des personnages, principalement Ripley, et des références aux différents films d’Alien, dont AVP.

Il y a des panneaux très bêtes comme l’extraterrestre qui porte des oreilles de lapin en peignant des oeufs d’extraterrestre en prévision de Pâques et, plus tard, l’extraterrestre en tenue de fan de sport qui encourage les Face Huggers. Les panneaux que j’ai particulièrement appréciés avaient des références aux films. Par exemple, l’extraterrestre mangeant des Promethe-O’s qui fournissent une bonne source de vitamine ADN et un jouet de vaisseau spatial abandonné gratuit à l’intérieur, ou l’extraterrestre jouant à un jeu d’arcade et dont l’écran affiche « Game Over Man » se distinguent. J’ai bien ri tout au long du livre.

L’art de Spiotto est adorable, et il est proprement illustré et écrit là où c’est nécessaire. Ce livre serait mieux adapté aux fans de la franchise Alien et aurait probablement une valeur de relecture plus élevée que pour une personne qui ne connaît pas ou n’a aucun intérêt pour Alien.

Note : 9,5/10

Éditeur : Huginn & Muninn (20 mai 2016) Langue : : Français Broché : 80 pages ISBN-10 : 236480440X

Les recettes enchantées Disney de Thibaud Villanova & Nicolas Lobbestaël

40 recettes inspirées par les plus grands chefs-d’œuvre de l’animation Disney et Pixar : tarte aux prunes de Grincheux, salade de fruits du Roi Louie, ragoût de Petit Jean, gombo de Tiana, ratatouille de Remy, cookies de Jack-Jack… 

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Chronique : Très beau livre où les recettes sont accessibles à tous. Il y a plusieurs niveaux de difficultés bien que l’aide d’un adulte soit nécessaire pour les enfants qui souhaitent cuisiner les recettes les plus « difficiles ». Seul bémol certaines recettes sont écrites avec une petite taille de police, écrit sur fond blanc, qui aurait méritée d’être plus grande pour le confort de lecture. Cela n’empêche pas d’apprécier l’ouvrage et les recettes étrangères qu’il nous fait découvrir (Gumbo de Tiana, Porc Kalua de Vaïana etc.). De plus le livre propose des informations et astuces culinaires pour les novices en cuisine. Une immersion total dans les plus belles recettes de Disney et Pixar , très beau livre et graphisme ,beaucoup de travail dans les recettes mais un peu dur pour les débutants !

Note : 9/10

Éditeur : Hachette Pratique (23 octobre 2019) Langue : : Français Relié : 144 pages ISBN-10 : 2017088463

Les Impatientes – Prix Goncourt des Lycéens 2020 Broché de Djaïli Amadou Amal

Prix Goncourt des lycéens 2020
Finaliste du Prix Goncourt 2020
Prix Orange du livre en Afrique 2019
Prix de la meilleure auteure africaine 2019
Trois femmes, trois histoires, trois destins liés.
Ce roman polyphonique retrace le destin de la jeune Ramla, arrachée à son amour pour être mariée à l’époux de Safira, tandis que Hindou, sa sœur, est contrainte d’épouser son cousin. Patience !
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Chronique : Les phrases sont courtes, les dialogues, nombreux, les exclamations se multiplient sur la page – impatientes. Djaïli Amadou Amal est camerounaise, comme Leonora Miano (Rouge impératrice), et peule. Le mariage forcé, elle sait ce que c’est puisqu’elle l’a vécu. Alors elle témoigne, elle raconte, tantôt au présent tantôt au passé, les impatiences et les douleurs calmées d’un Munyal désinvolte mais exclamatif, lassé mais exclamatif, excédé mais exclamatif. Patience. Ses trois héroïnes sont intimement liées par un homme ou un autre – demi-sœurs partageant le même père ou co-épouses. Les propos de Camille Laurens qui souligne qu’une « fille » ne se définit que par son père et son époux prennent tout leur sens ici, dans ce bref roman dépaysant. En Afrique, dans ce grand pays coincé entre l’Atlantique et le Nigeria, les femmes n’ont pas voix au chapitre. Leur vie, c’est celle de leur compagnon. La polygamie est monnaie courante. Les violences conjugales sont considérées comme normales. Le viol est fréquent. Mais, à défaut de remèdes de marabouts, la patience guérirait tout…

Même si le style sobre des Impatientes déroute sans forcément toucher, un peu à la manière de La Chienne de Pilar Quintana, le lecteur compatit nécessairement, tente d’adoucir par ses pensées la souffrance de ces filles mariées trop tôt, l’amertume douloureuse de cette femme forcée de partager son amant, son amour depuis vingt ans. Ramla, Hindou et Safira. Toutes trois ont le cœur gros, à cause d’un homme. Toutes trois doivent subir, ruser, se soumettre et apprendre la vie – c’est-à-dire la patience…

« Il est difficile, le chemin de vie des femmes, ma fille. Ils sont brefs, les moments d’insouciance. Nous n’avons pas de jeunesse. Nous ne connaissons que peu de joies. Nous ne trouvons le bonheur que là où nous le cultivons. À toi de trouver une solution pour rendre ta vie supportable. Mieux encore, pour rendre ta vie acceptable. C’est ce que j’ai fait, moi, durant toutes ces années. J’ai piétiné mes rêves pour mieux embrasser mes devoirs. » (p121)

Ce livre, publié aux éditions Emmanuelle Collas, fait partie de la sélection Goncourt 2020 et il a remporté le prix Orange du livre en Afrique (2019) ainsi que le Goncourt des Lycéens (2020).

Chronique de : https://pamolico.wordpress.com/2020/10/23/les-impatientes-djaili-amadou-amal/

On va déguster l’Italie Broché – 25 novembre 2020 de François-Régis Gaudry

En abordant près de 350 sujets, 100 recettes iconiques, tous les produits emblématiques de la gastronomie italienne, des portraits de personnages illustres, des centaines de cartes, tableaux, adresses, tours de main, anecdotes croustillantes…

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Chronique : Celui-ci fait suit aux deux autres de FR GAUDRY sur la cuisine française. C’est tout simplement un cadeau fantastique pour les périodes des fêtes. On apprend plein de recettes et d’histoires sur ce pays frère qu’est l’ITALIE. Manque le commissaire Salvo MONTALBANO sortant du livre pour nous faire découvrir encore plus de spécialités! Ce livre est comme une malle aux trésors dans laquelle piocher recettes, astuces et anecdotes sur l’Italie et sa cuisine. Merci pour cet ouvrage complet et si agréable à découvrir.

Note : 9,5/10

Éditeur : Marabout (25 novembre 2020) Langue : : Français Broché : 432 pages ISBN-10 : 2501151801

Fait Maison – numéro 3 par Cyril Lignac – 10 décembre 2020 de Cyril Lignac

Un tian de légumes, un burger de bœuf, des endives au jambon au maroilles ou encore une superbe tarte au citron, un gâteau de Savoie ou un pop-corn caramélisé, sauce chocolat…  » Tu vas te régaler en toute simplicité ! « 

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Chronique : Avec la fin de l’émission Tous en Cuisine que nous avons suivi durant 3 mois et qui nous a permis de faire de très bonnes recettes facilement, on avait hâte de recevoir ce livre qui est le Tome 3!
Nous sommes pas déçus, le livre est une vraie réussite ! Déjà sa couverture et ses pages sont agréables au touché, c’est de la qualité. Les recettes sont bien expliquées et la recette est présentée avec une belle photo pleine page, ça donne envie !
On y retrouve une partie des recettes salées et sucrées vues dans l’émission, mais aussi il me semble quelques inédits.

Note : 9/10

Broché : 112 pages ISBN-10 : 2732497142 ISBN-13 : 978-2732497143 Dimensions : 17.3 x 1.4 x 24 cm Éditeur : La Martinière (10 décembre 2020)

Meurtre en coulisse: pour les fans de cosy crime – 2 décembre 2020 de Faith Martin

Alors que la ville d’Oxford se prépare pour le premier concours de beauté Miss Miel au Old Swan Theatre, une des principales candidates est retrouvée morte. Un suicide ou l’élimination d’une concurrente gênante ?

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Chronique : Je suis fan des livres de Faith Martin depuis un certain temps déjà. J’ai adoré la série mettant en scène Hilary Greene, et j’adore la série Jenny Starling, . Meurtre en coulisse est le troisième livre de la série mettant en vedette le CMP Trudy Loveday et le coroner Clement Ryder. Je dévore et j’adore chaque livre que Faith publie. Meurtre en coulisse ne fait pas exception à la règle. J’ai beaucoup aimé lire « Meurtre en coulisse mais j’en dirai plus à ce sujet dans un instant.
J’adore le duo de WPC Trudy Loveday et Clement Ryder, qui est le coroner de la région. Trudy est déterminée à devenir officier de police et rien ne l’en dissuadera. Même le fait qu’on lui confie tous les boulots merdiques à faire ne la fait pas changer d’avis. Trudy est fougueuse, déterminée, courageuse, gentille, compatissante et parfois même têtue. Trudy est également avide d’apprendre et lorsqu’elle travaille avec Ryder, elle est déterminée à tirer parti de son expérience. Ryder est légèrement différent. C’est un homme d’un âge particulier qui a tout vu et tout fait. Ryder voit le potentiel de Loveday et la prend sous son aile, ce qui ne se passe pas très bien. Loveday et Ryder travaillent bien ensemble et ce qui manque à l’un d’eux, l’autre le fournit si cela a un sens ? Le partenariat entre eux est très fort et formidable.
Je dois dire qu’il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour entrer dans ce livre. Quand je suis arrivé à la fin de la première page, j’étais déjà accroché. Ce livre s’est avéré être une lecture addictive. Je n’arrivais pas à poser le livre car j’aimais tellement l’histoire et les personnages. Plus j’avançais dans le livre, plus je devenais accro à l’histoire. J’ai essayé de rationner la quantité de livres que je lisais à un moment donné parce que je voulais prolonger mon plaisir de lire, mais ces tentatives ont vite été rejetées par la fenêtre parce que je ne pouvais pas m’arrêter de lire. En fait, en lisant ce livre, j’ai eu l’impression de retrouver de vieux amis comme Loveday et Ryder. L’auteur écrit de façon si réaliste et convaincante que j’ai eu l’impression d’être la troisième personne de leur équipe. J’ai même commencé à interagir avec le livre comme si les personnages pouvaient m’entendre. Je sais, je sais que je m’implique beaucoup trop dans les livres que j’aime.
Je dirais que Meurtre en coulisse est très bien écrit. L’auteur a un style d’écriture auquel il est facile de s’habituer et qui vous tente dans l’histoire. Il y a assez de choses qui se passent pour retenir votre attention tout au long de l’histoire. Elle a créé des personnages sympathiques et des histoires réalistes et plausibles. J’aime aussi le fait que l’histoire se déroule dans les années 1960, une époque qui me fascine. Pour moi, c’est le meilleur livre de la série jusqu’à présent. J’ai hâte de lire ce qui va suivre sous la plume de Faith Martin.

Note : 9,5/10

Broché : 288 pages ISBN-13 : 979-1033907435 Dimensions : 13 x 1.8 x 20.5 cm Éditeur : HarperCollins (2 décembre 2020)

Au coeur du labyrinthe: Une enquête d’Albert Campion, gentleman détective – 4 novembre 2020 de Margery Allingham

Que ce soit grâce à sa bonne étoile ou à un mauvais assassin, le juge Crowdy Lobbett de New York est toujours en vie. On ne peut pas en dire autant des quatre hommes décédés à sa place.

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Chronique : Margery Allingham a clairement basé sur Lord Peter Wimsey – même si j’ai refusé de l’admettre lorsque j’ai lu le premier roman d’Allingham – Albert Campion, un homme à lunettes, blond et apparemment idiot, présenté pour la première fois dans The Crime at Black Dudley en 1929. Campion était censé être une parodie de Lord Peter.

Mais je suis prêt à l’admettre maintenant. Tous deux sont le fils cadet d’un pair, trompeur et stupide, qui fait un peu de détective en cachette. Mais – oserais-je l’admettre ? – Je préfère en fait Albert Campion (en fait, l’un des nombreux pseudonymes d’un homme qui s’appelle en fait Sir Rudolph). Déshérité, susceptible de jouer rapidement et librement avec la loi, employant le seul criminel semi-réformé Magersfontein Lugg comme une version moins féodale de Mervyn Bunter, Campion ne s’abaisse jamais aux idées moralisatrices et antédiluviennes constantes de Lord Peter. Qu’est-ce qui n’est pas de l’amour ?

Le juge têtu mais honnête Crowdy Lobbett, ciblé par le gang Simister, rencontre Campion lors d’un voyage transatlantique en Angleterre. Sur ordre du fils de Lobbett, Campion emmène la famille Lobbett au Mystery Mile éponyme, un hameau du Suffolk, pour les garder cachés. Inutile de dire que tout ne se passe pas comme prévu (il n’y aurait pas de roman sinon, n’est-ce pas ?), et les lecteurs apprécieront chaque page de ce roman à suspense dans lequel les Lobbett et Campion tentent de déjouer l’habile chef de la bande, Simister lui-même. Je n’avais aucune idée de l’identité secrète de Simister jusqu’à ce qu’Alligham choisisse de la révéler, et la fin à enjeux élevés fera que les lecteurs seront collés à Au coeur du labyrinthe jusque tard dans la nuit.

Note : 9/10

Poche : 288 pages Poids de l’article : 100 g ISBN-13 : 979-1033907916 Éditeur : HarperCollins (4 novembre 2020)

Corruption de Don Winslow

Denny Malone est le roi de Manhattan North, le leader charismatique de La Force, une unité d’élite qui fait la loi dans les rues de New York et n’hésite pas à se salir les mains pour combattre les gangs, les dealers et les trafiquants d’armes.

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Chronique : Don Winslow a présenté un drame criminel dur à cuire qui m’a pris par le collet à deux mains et ne m’a jamais lâché. C’était un voyage passionnant dans la Grosse Pomme avec les meilleurs de New York. Le tout a été enrichi par un jargon policier profane et un argot de gangster de rue. Des langues à part entière. Des scènes pleines d’action ont suivi ce scénario axé sur les personnages à travers les rues et les ruelles du haut Manhattan. Cette histoire superbement écrite n’a pas manqué d’offrir une fin étonnante et dramatique.

Le sergent détective Denny Malone était la cheville ouvrière de la Manhattan North Special Task Force. L’unité d’élite la plus respectée de la police de New York. Ils étaient chargés de réduire les crimes violents et la drogue dans leur commissariat. Peu importe ce qu’il fallait faire, qui ils roulaient, ils faisaient leur boulot. On peut dire qu’ils étaient la CIA des « Blue » de la police de New York.

Après dix-huit ans de service, Denny avait tout vu. Les plus méprisables étaient les politiciens, les avocats, les policiers et les trafiquants de drogue qui s’enrichissaient grâce à l’argent sale. La grande corruption était partout. Il semblait que tout le monde avait les mains dedans. Tout le monde, sauf Denny. Sauf son équipe. Ce sont eux qui ont pris les risques. C’est eux qui ont franchi les portes. En bas des escaliers. Pourquoi ne devraient-ils pas partager la crème ? Ils étaient les plus méritants pour avoir leur juste part du gâteau. De l’argent bien réel. Pas seulement un café et un beignet gratuits.

Regarder tout le monde s’enrichir grâce aux fonds qui passaient sous la table l’avait finalement atteint. Ne rajeunissant pas, il approchait de la vingtaine et aimerait avoir un pécule confortable à mettre de côté avant de quitter la police. Son salaire seul ne suffirait pas à y parvenir. Ses deux coéquipiers les plus proches, Russo et Montague, étaient sur la même longueur d’onde. Leur chance de gagner de l’argent était maintenant ou jamais. Pas quand ils ont pris leur retraite. Trop tard. Il suffisait d’un gros coup pour les mettre tous sur pied. Ils savaient que s’ils étaient pris, ils risquaient leur emploi, leur pension et même la prison. Et la prison est le dernier endroit où ils voudraient être. Pouvaient-ils réussir ? Mettre tout en jeu ? Il n’y a qu’une seule façon de le savoir.

Ce n’est pas le genre de livre qui oppose les gentils aux méchants et ne vous y attardez pas si vous vous attendez à des flous chaleureux ou à quelque chose de ce genre, mais vous obtiendrez un réseau apparemment réel de personnes et d’institutions essayant de maintenir les choses ensemble de la meilleure façon possible, et vu que tout le monde est humain, des erreurs seront commises.

Note : 9,5/10

Poche : 560 pages ISBN-13 : 979-1033904335 Dimensions : 10.7 x 2.7 x 18 cm Poids de l’article : 260 g Éditeur : HarperCollins (16 octobre 2019)