T’choupi cuisine comme un grand – 13 août 2020 de Thierry Courtin

T’choupi cuisine comme un grand !

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Chronique : Ce joli livre aidera bon nombre de parents en mal d’inspiration à trouver une activité d’éveil et de développement des aptitudes pour leurs enfants dans la cuisine . Il aide à leur transmettre nos expériences et nos savoirs en restant sur un mode ludique, pour faire un gateau mais en laissant une grande part à la découverte.
Un ouvrage, au style épuré, lumineux et enjoué, très plaisant !

Note : 9,5/10

Extrait :

Relié : 10 pages ISBN-13 : 978-2092594148 Dimensions du produit : 19.8 x 2 x 19.9 cm Éditeur : Nathan (13 août 2020)

Versant secret – 14 octobre 2020 de Patrick Breuzé

Ancien médecin devenu cadre dans une grande firme pharmaceutique, Martin Grismons a tout quitté pour partir en quête d’une nouvelle vie.

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Chronique : C’est un livre qui nous fait penser au film Into The Wild de Sean Penn : se retirer dans la nature, sans les « commodités » modernes, et jouer un rôle de médiateur sur la beauté de la nature et sa place dans l’univers.

Breuzé ne s’assoit pas seulement dans le visage et regarde son nombril. Il sort et se promène obligatoire dans les premiers mois de son séjour. Les aperçus ironiques et sardoniques sur la condition humaine abondent. Il fait l’éloge de la beauté de la Haute-Savoie. notant à quel point la plupart des aspects de la vie sont laids et minables en Ret que l’on peut retrouver l’amour, .L’auteur raconte son expérience de vivre une nouvel vie où il réfléchit sur la pureté de la nature, loin de la dévastation que les humains créent par leur manque de respect pour notre belle Terre. La philosophie avec laquelle il écrit le texte est très inspirante et l’histoire d’amour avec Fanny fourmillent de détails. C’est une histoire simple mais c’est si bien raconté que ça en est  secondaire. Chaque phrases fourmille d’informations et de petits clins d’œil qui en disent long sur l’histoire et les personnages. Un moment de douceur, d’émotion. A lire.

Note : 9,5/10

Poids de l’article : 480 g Dimensions du produit : 15.3 x 2.6 x 23.5 cm Éditeur : Calmann-Lévy (14 octobre 2020)

Des ailes d’argent: La vengeance d’une femme est douce et impitoyable de Camilla Läckberg

Faye mène la belle vie à l’étranger. Sa société Revenge est plus florissante que jamais et son ex-mari infidèle se trouve derrière les barreaux. Mais juste au moment où Faye pense que tout est rentré dans l’ordre, sa petite bulle de bonheur est de nouveau menacée.

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Chronique : Camilla Lackberg agace et assomme même ses fans les plus endurcis avec une histoire de vengeance féminine et un monde dénué de toute morale.

Avec sa « Cage d’or » et ses « Ailes d’argent », Camilla Lackberg a tiré ses lecteurs presque de force hors de sa zone de confort de lecture. Elle a créé un monde sale et dégoûtant d’extraterrestres, dépourvu de toute morale, ce qui est difficile à imaginer. De plus, elle a donné vie à une héroïne qui ne peut être aimée et à laquelle personne ne peut s’identifier. Cette femme pourrait partager sa vie tordue avec une centaine d’autres vies malheureuses et maltraitées. Les Suédois – et Camilla Lackberg est suédoise, donc elle le sait mieux que quiconque – aiment envelopper leur saleté dans des rideaux blancs et propres et se cacher derrière une façade de fleurs colorées et de lumières lumineuses. Et Lackberg ? Elle a brutalement mutilé et défiguré ce monde des apparences. La série sur Faye met en scène des mensonges, des trahisons, des faux, des meurtres, des violences de toutes sortes et des scènes graphiques de films pour adultes uniquement. Il n’y a rien de beau là-dedans.

L’histoire de Faye est une telle moquerie littéraire. D’une part, c’est une histoire de vengeance féminine ultime et de sororité par-dessus tout. D’autre part, c’est l’éloge apparent d’un mensonge, de toutes les tromperies qui se cachent derrière de grandes sommes d’argent et des illusions tout aussi grandes selon lesquelles le monde est plus naïf qu’il ne l’est en réalité.

En arrivant à ce cycle, il est intéressant de supposer immédiatement qu’il s’agit d’un Lackberg complètement différent du Lackberg du cycle sur Fjallbacca. L’auteur a enlevé ses gants blancs et a raconté l’histoire comme elle le voulait, sans l’envelopper d’argent. La « Cage d’or » et les « Ailes d’argent » sont un peu comme les ténias de la série – fascinants et dramatiques, si l’on adopte leur convention exagérée dès le début. Devant le lecteur, il y a l’histoire d’une vengeance fantaisiste et compliquée. C’est aussi une histoire sur toutes les violences possibles et dégoûtantes. Sans se presser, presque moralement, jetant toutes les quelques pages de pétrole dans le feu de l’action.

Et il n’y a rien à prétendre – cela ne plaira pas à tout le monde. Je regarde avec raison la réception négative de ces romans, car un tel épisode du roman de Camilla Lackberg peut certainement surprendre. Je soupçonne que même les fans les plus convaincus se sont sentis battus. Cependant, je vous recommande d’aborder cette série avec un esprit ouvert, de vous immerger dans l’histoire et de voir quelle fin l’auteur du roman prépare pour son héroïne.

Note : 9,5/10

Broché : 305 pages Éditeur : Actes Sud (4 novembre 2020)

Les liens du sang d’Olivia Kiernan, piégé dans la toile de la haine

Moi qui n’aime rien de moins que d’être plongé au cœur de l’enquête je dois reconnaître que j’ai été comblé par ce polar, la seconde enquête du commissaire Frankie Sheehan que les éditions Hugo m’on aimablement envoyé.

L’auteure a eu la bonne idée de nous faire vivre l’enquête par les yeux de son héroïne, l’intègre Frankie Sheehan, qui par bien des aspects m’a rappelé une autre figure célèbre du monde du polar, l’Américain Harry Bosch. Comme le célèbre enquêteur de la cité des anges l’irlandaise est réfractaire à l’autorité, son métier de flic est un sacerdoce qu’elle effectue sans jamais le remettre en question, elle accorde beaucoup d’importance aux détails du crime et son œil aguerri dévoile au lecteur tous les aspects techniques de l’enquête sans que celui-ci ne soit noyé sous la masse d’informations. Pourtant cette comparaison doit être modérée, Sheehan est tout de même beaucoup plus diplomate que Bosch, j’aurais parfois aimé qu’elle rue un peu plus dans les brancards mais il ne s’agit après tout que de sa deuxième aventure, et surtout elle n’est pas un oiseau de nuit solitaire comme Bosch, elle peut compter sur une famille aimante pour l’épauler face à son quotidien violent. Un personnage équilibré, loin du cliché du personnage féminin badass sans limites tel que l’on peut en lire de plus en plus dans les polars contemporains.

C’est donc par le prisme de sa vision des choses que le lecteur va découvrir une Irlande en proie à une misère sociale qui s’est banalisé. L’intrigue prend le temps de nous montrer que malgré les années certains comportements ne changent pas. La perte du lien social place les forces de l’ordre en butte aux récriminations de la population, il n’y a qu’à voir la manière qu’ont certains suspects de s’adresser à eux, Sheehan se fait plusieurs fois insulter sans que personne ne bronche, je ne sais pas à quel point cela reflète la réalité mais ce sont des détails qui m’ont quelque peu gêné car peu plausible à mon sens. Cet aspect un trop forcé de la société irlandaise n’est pas ce qu’il y a de plus réussi dans le roman.

Heureusement l’auteure s’en sort beaucoup mieux lorsqu’il s’agit de relater une enquête. Tous les amateurs de polars reposant sur la collecte d’indices, les interrogatoires et le partage de conjectures entre collègues seront ravis. La narratrice nous fait vivre au plus près une enquête policière avec ses fausses pistes, son faisceau d’indices que chaque lecteur sera libre d’interpréter à sa guise. Malgré la complexité de l’intrigue et les différentes étapes de l’enquête que l’on suit pas à pas, jamais on ne ressent ni stagnation ni longueurs dans le récit jusqu’au dénouement. Un dénouement surprenant, qui a le mérite d’apporter un aspect plus personnel à l’intrigue tout en finissant de délivrer les dernières pièces du puzzle.

Avec ce second volume des enquêtes de Frankie Sheehan Olivia Kiernan prouve qu’elle possède tout le talent nécessaire pour captiver le lecteur en l’entraînant dans une intrigue tortueuse dont elle va dénouer les fils progressivement. Il ne lui reste plus qu’à muscler son personnage d’enquêtrice et à affiner sa description de la société irlandaise pour devenir un grand nom du polar.

Résumé: Le crime colle à la peau de la commissaire Frankie Sheehan. Mais à Clontarf, petite station balnéaire proche de Dublin, Frankie n’est pas la seule à être familière avec la mort…
Deux corps sont retrouvés dans l’église de la ville, sauvagement assassinés.
Un double meurtre qui coïncide étrangement avec la sortie de prison de Sean Hennessy, condamné dix-sept ans plus tôt pour le meurtre de ses parents alors qu’il était encore adolescent. Sean a toujours clamé son innocence ; et c’est cette version des faits qu’il entend défendre dans un documentaire télévisé en préparation.
Frankie le pressent : pour découvrir l’auteur du double meurtre de l’église, puis d’un nouvel assassinat tout aussi épouvantable, il va lui falloir comprendre ce qu’il s’est véritablement passé voilà dix-sept ans.
Et percer les mystères qui relient entre eux, par-delà les années, les cadavres de Clontarf.

  • Poche : 461 pages
  • ISBN-13 : 978-2755685329
  • Dimensions du produit : 10.9 x 2 x 17.8 cm
  • Éditeur : Hugo poche (5 novembre 2020)
  • Langue : : Français

L’Univers du Sorceleur : The Witcher illustré : Le moindre mal 28 octobre 2020 de Andrzej Sapkowski & Ugo Pinson

Cet album illustre la nouvelle Le moindre mal issue du Dernier Voeu, premier tome de la saga littéraire du Le Sorceleur.

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Chronique : L’illustration de cette deuxième nouvelle du Sorceleur, issue du Dernier Voeu écrit par Sapkowski est un régal, mélangeant ce que l’on pouvait imaginer suite à notre lecture mais contentant également les adeptes du jeu vidéo ou de la série !
Les illustrations de Ugo Pinson sont incroyables et riches ; le fait qu’elles aient été réalisées à la peinture ajoute un cachet à cet univers d’inspiration médiéval

Derrière les dessins du Sorceleur, on retrouvera la patte du français Ugo Pinson, dessinateur de bande dessinée, illustrateur et peintre qui nous offre un voyage plus proche du personnage du jeux vidéo que son prédécesseur.

Le succès de The Witcher sous tous ses formats est indéniable. La saga de 8 livres, traduits dans 37 langues et disponible dans plus de 80 pays dans le monde, a su fédérer pas moins de 15 millions de lecteurs, dont 1,2 million d’exemplaires vendus rien qu’en France. Même constat du côté de l’adaptation vidéoludique du même nom, dont les ventes cumulent s’établissent aujourd’hui à plus de 40 millions d’exemplaires, avec plus de 800 prix au compteur. Quant à l’adaptation en série télévisée, elle a fédéré près de 76 millions de personnes en seulement 4 semaines sur Netflix, devenant de ce fait la série la plus regardée de l’histoire sur la plateforme.

Note : 9,5/10

Broché : 56 pages ISBN-13 : 979-1028120825 Dimensions du produit : 28 x 1.3 x 37.5 cm Éditeur : Bragelonne (28 octobre 2020)

Chroniques des années noires – 15 Octobre 2020 de Kim Stanley Robinson

Quelle aurait été l’histoire du monde si l’Europe chrétienne avait disparu au Moyen Âge, ravagée par la peste ? Le Moyen-Orient et la Chine seraient devenus les civilisations dominantes, découvrant l’Amérique, inventant le chemin de fer et l’atome, se faisant la guerre…

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Chronique : Celui-ci va droit dans la catégorie des grande fiction de maitre ; c’est une SF épique d’une nature et d’une portée très sérieuse.

Elle va bien au-delà du sous-genre « normal » des histoires alternatives pour nous plonger dans une vaste et très impressionnante exploration de la Chine et de l’Inde qui dominent complètement la culture et l’espace du monde entier sous la légère altération : que la plus grande partie du monde caucasien s’est éteinte dans la peste noire.

C’est vraiment magnifique et ça coule vraiment bien. Attendez-vous à de nombreuses petites nouvelles qui nous donneront des bribes de temps de la peste et la feront progresser jusqu’à ce que nous ayons un monde entièrement technologique. Le christianisme est une note de bas de page. Les musulmans sont dominants, tout comme les bouddhistes, mais ce qui m’a vraiment fasciné, c’est la poésie, l’histoire des sciences et les différentes terminologies, les similitudes étranges avec notre propre histoire, notamment les pressions démographiques, les divers engins de guerre et une guerre mondiale, le droit de vote des femmes, le développement de la médecine, et bien d’autres choses encore.

Mais ce qui fonctionne le mieux pour moi, c’est un fil de réincarnation vraiment brillant. Comme pour relier tous les romans entre eux dans un ouvrage savant ultérieur qui réconcilie quelques grandes âmes d’incarnation en incarnation à travers l’histoire. Nous avons la vie de ces personnages dans l’ensemble du roman, et c’est vraiment magnifique. Une SF bouddhiste qui non seulement se concentre sur l’auto-référence et la cohérence, mais qui le fait d’une manière très détaillée et académique qui est presque trop belle pour être énoncée.

Brillant ne rend pas vraiment justice au travail.

Je ne vais pas dire qu’elle n’est pas légèrement surchargée par les éléments scientifiques comme si elle n’était qu’un véhicule pour des découvertes fondamentales particulièrement juteuses, mais j’aime aussi ce genre de choses. Cela ne me dérange pas. Cela a cependant rendu le texte un peu trop volumineux 🙂

Cela m’a rappelé très favorablement d’autres tomes épiques de science-fiction comme Le bateau d’un million d’années de Poul Anderson. Nous avons tout notre temps pour travailler et l’exploration des idées est à couper le souffle.

Je sais donc maintenant que Robinson est non seulement un grand conteur, un bon écrivain, mais aussi, de mon point de vue, un homme bon. C’est bien, je pense. Je vais certainement lire d’autres livres de lui.

Note : 9,5/10

Poche : 1024 pages ISBN-13 : 978-2266147590 Dimensions du produit : 11.1 x 4.3 x 17.8 cm Éditeur : Pocket

La nuit des labyrinthes: Les enquêtes de Lacejambe et Fenby, T2 de Sabrina Calvo – 6 novembre 2020

Après avoir déjoué la folie de Délius, Bertrand Lacejambe, botaniste, et son fidèle secrétaire B. Fenby se retrouvent à Marseille en 1905. En ce soir de Noël, on inaugure le pont transbordeur, on se passionne pour un nouveau sport pédestre, on boit…

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Chronique : Tout d’abord bravo pour ce sublime couverture qui donne un grand plus à cette ouvrage qui apporte de la poésie au beau milieu d’une enquête criminelle sordide telle est le défi que s’est imposé Sabrina Calvo pour ce deuxième tome des aventures de Lacejambe et Fenby où elle mêle poésie litteraire. Il sera question dans cet ouvrage ainsi que de fantastique, de meurtre, de rêves sans oublier une touche d’humour, le tout enveloppé d’une atmosphère victorienne réjouissante qui imprègne tout le récit. À tel point que même si l’intrigue se déroule sur plusieurs continents. C’est une qualité tant l’auteure arrive à transcender le ton de son récit pour approfondir son œuvre.Il nous reste  un récit qui emprunte beaucoup au charme britannique. Il n’y qu’à lire les dialogues entre Lacejambe et son faisait valoir Femby qui rappelleront aux initiés les échanges entre un autre détective célèbre et un certain docteur Watson. La plume de L’auteure dégage une puissance onirique assez rare capable de nous faire passer de l’entretien avec un suspect à une course-poursuite dans un endroit des plus surprenants. Quelques lignes suffisent pour que l’univers empreint de fantastique et d’onirisme prend corps. ’est un véritable page turner , quand on le commence il est très difficile de s’arrêter, cette lecture est addictive, c’est rythmé et il y a de l’action tout au long du livre, on ne s’ennuie pas du tout. L’écriture cinématographique rend les descriptions tellement réelles, on peut presque sentir, toucher et ressentir l’histoire. C’est une excellente lecture addictive, je suis tombé sous le charme de la plume si sombre de cette auteure. Si vous aimez l’univers de la dark Fantasy, les thèmes comme la vengeance et le dépassement de soi, je vous le recommande vivement.

Note : 9,5/10

Broché : 272 pages ISBN-13 : 978-2354087975 Dimensions du produit : 15.1 x 2.3 x 21.1 cm Éditeur : Mnémos Editions (6 novembre 2020)

Les oubliés de Dieu de Ludovic Lancien, Cachez ces monstres que je ne saurais voir

Ils sont mis au ban de la société depuis des siècles, leurs vies sont synonymes de persécutions et de curiosité malsaine, leurs maladies ont inspiré les légendes les plus sanglantes, ils sont ceux que nous refusons de voir, ceux que notre société normalisée et superficielle ne peut supporter la présence. Oui aujourd’hui nous allons parler des hommes et femmes atteint de maladies rares.

Un sujet connu mais qui reste suffisamment original pour construire une intrigue captivante. Les « monstres » comme ont les appelent ont donné lieu à de nombreuses œuvres marquantes telles que le film Elephant Man de David Lynch ou le plus ancien Freaks sortie durant les années 1930. Le thème des maladies orphelines reste suffisamment teinté de superstitions, d’effroi et avouons-le d’un voyeurisme malsain pour accaparer le devant de la scène le temps d’un polar savamment construit et à l’ambiance bien glauque.

C’est donc au tour de Ludovic Lancien de s’emparer de ce thème, pas de révolution à attendre dans ce polar au rythme effréné mais l’ensemble offre un spectacle suffisamment prenant pour nous captiver sur plus de 400 pages. Le style est simple, sans fioritures, le cœur du récit est ailleurs. J’aurais cependant apprécié que l’auteur insiste sur certaines descriptions, notamment lors de l’exploration de certains lieux, afin de renforcer l’ambiance glauque qui s’en dégage.

Les différents personnages qui constituent le groupe d’enquêtes profitent d’une écriture suffisamment solide pour qu’on les suivent avec plaisir dans leur enquête. Ils traînent tous leurs bagages plus ou moins lourds et leurs traumatismes incurables. Deux d’entre eux sont mis en avant, avec les traditionnelles enquêtes en parallèle qui finissent par se rejoindre, l’ensemble du groupe présente une cohésion crédible qui ne demande qu’à se renforcer.

Le rythme endiablé entraîne son lot de petites incohérences et d’invraisemblances communes à ce type de polar mais le plaisir que l’on prend à tourner les pages permet de passer outre à ces légères saillies du récit. Le gros point faible reste la conclusion et surtout le mobile des meurtres que j’ai trouvé un peu léger au vue des enjeux développé au début du roman.

Malgré cela et le style de l’auteur qui reste assez scolaire, ce polar offre une distraction captivante et a le mérite d’aborder deux thèmes originaux, la tératologie et le tourisme noir. Tous les amateurs de polars où les éléments de l’intrigue se déroulent pages après page, comme une pelote de laine, devraient y trouver leur compte.

Résumé: Un médecin généraliste est retrouvé massacré dans son cabinet aux Lilas, près de Paris. Son corps a fait l’objet d’un véritable carnage.
Très vite, l’enquête dévoile sa double vie et son intérêt morbide pour la tératologie : l’étude des ces hommes et femmes que l’on qualifie abruptement de  » monstres « .
Ceux dont l’existence même fut jadis considérée comme une preuve de celle du diable.
Ceux que le régime nazi a cherché à éradiquer à travers des campagnes d’extermination longtemps tenues secrètes.
Ceux que l’on nomme parfois les  » oubliés de Dieu « .
Chargé de l’enquête, le capitaine Gabriel Darui va recevoir un appel d’un homme qu’il s’était juré de ne jamais revoir. Un homme qui connaît ses secrets les plus troubles. Un homme qui, à l’instar du médecin assassiné, a frayé avec ce que l’humanité a de plus sombre. Un homme qui sait que toutes les leçons du passé n’ont pas été retenues et que, comme Darui va le découvrir, l’horreur se conjugue aussi au présent.

  • Poids de l’article : 270 g
  • Poche : 494 pages
  • ISBN-13 : 978-2755685305
  • Dimensions du produit : 10.9 x 2.1 x 17.8 cm
  • Éditeur : Hugo poche (5 novembre 2020)
  • Langue : : Français

Les dieux aveugles: Une aventure de Shagan et Junia de Serge Brussolo

C’est désormais un fait avéré : les dieux complotent contre les mortels et préparent en secret un génocide. Leur but ? Remplacer les humains — décidément trop décevants ! — par de nouvelles créatures plus amusantes, des bouffons dont les pitreries viendront tromper l’ennui que finit immanquablement par générer la Toute-Puissance divin

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Chronique : Une superbe surprise littéraire pour cette fin d’année 2020. Voici une histoire qui est dosée parfaitement et n’arrive pas soudainement.  Cette histoire raconte la suite des aventure de Shagan et Junia.

Anciens gladiateurs, Shagan l’infirme et Junia l’amazone parviendront-ils à faire échouer le carnage qui se prépare ? Un combat formidable les attend, un combat qui leur donnera accès aux secrets les mieux gardés de l’univers.
Mais, en définitive, qui manipule qui ?
Ici les descriptions de l’auteur sont bien réalisées et on est véritablement transporté dans ce monde de fantasy qui nous en met plein les yeux et une un fin aussi parfaite que le livre lui-même et qui pousse au supplice. Serge Brussolo a son propre style d’écriture unique pour être sûr qu’il alimente parfaitement l’histoire racontée, il y a une intensité de prose, un sens intuitif des choses, Il brille à travers et puis vous aspire dans un tourbillon de choses impossibles à décrire, des choses. La vie est ici, une torsion de la vie, un commentaire perspicace sur la façon dont nous voyons tous les choses, comment fonctionne l’interaction humaine. 

Note : 9,5/10

Nombre de pages de l’édition imprimée  : 150 pages Éditeur : H&O (26 octobre 2020)

Sauvons nos libraires

Appel au soutien des libraires par un collectif d’auteurs dans le cadre de la crise sanitaire de 2020 avec Agnès Abécassis, Barbara Abel, Olivier Bal, Nicolas Beuglet, Mireille Calmel, Maxime Chattam, Tatiana de Rosnay, Virginie Grimaldi, Nicolas Lebel, Marc Lévy, Henri Loevenbruck, Mathias Malzieu, Ian Manook, Bernard Minier, Guillaume Musso, Olivier Norek, Niko Tackian, Franck Thilliez et Bernard Werber.

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