Les Fables de La Fontaine – 21 octobre 2020 de Quentin Blake (Dessins), Denis Podalydès (Lecteur)

Ce recueil inédit rend hommage au génie du fabuliste Jean de La Fontaine à l’occasion du 400e anniversaire de sa naissance. 50 fables illustrées par Quentin Blake et lues par Denis Podalydès, sociétaire de la Comédie-Française.

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Chronique : Les Fables de la FONTAINE sont souvent associée au monde de l’enfant. Qui n’a jamais appris, alors qu’il était tout petit, le Corbeau et le Renard, le Chêne et le Roseau ou encore le Lièvre et la Tortue ! Bien sur, ces fables contiennent une morale facile à comprendre pour des enfants ! De plus, ce sont des animaux le plus souvent qui campent les personnages principaux, mais la plupart du temps, le fond et la forme ne sont pas bien comprises.

Ses fables critiquent, dénoncent, mettent en garde, et se veulent avant tout moralisatrices. Ses personnages d’animaux sont les personnages célèbres du XVII qu’il dénonce sans les pointer du doigt, mais on comprend parfaitement où il veut en venir. Un exemple : le Lion est associé au Roi. La FONTAINE aime à critiquer le Roi et sa Cour, l’Eglise et les grands Seigneurs, il dénonce leurs abus et leur irrespect.

Les Fables, ce sont aussi des tonalités différentes où le comique est présent dans les 2/3 des poèmes. Mais il emploie également les tonalités dramatiques et tragiques. Ces 3 tonalités majeures sont exprimées grâce à cinq styles différents : le burlesque, le héroï-comique, le style simple et réaliste, le style épique et le style lyrique.

Dans son recueil, la FONTAINE prêche l’amitié, le bonheur. Il met en évidence les vices des humains en les transposant sur les animaux. Pour lui, l’homme est cruel, vaniteux, fou, brutal et c’est un voleur ! Il aimerait plus de douceur envers la nature et les animaux. Le pauvre, s’il voyait ce qui se passe en ce moment !! Il fait également référence à la bible dans son ouvrage et à la mythologie.

Bref, vous aurez compris que le sens donné aux fables n’est pas à la portée de tous les enfants. C’est vrai qu’elles sont jolies à apprendre et qu’elles apportent une bonne morale mais le fond de la pensée du fabuliste est tout autre que le récit de gentils petits animaux. Le sens est plus profond et mieux compris avec l’étude de son siècle.

Qui ne se rappelle pas des premiers vers du « Corbeau et le Renard » ou bien de la dernière phrase de « La Cigale et la Fourmi » que beaucoup d’entre nous ont dû probablement apprendre à l’école ? Les Fables de la Fontaine sont un des plus grands monuments de la littérature française et elles sont en effet bien loin d’être réservées uniquement aux enfants.

Quelques-une ont un peu vieilli et j’ai eu un peu de mal à comprendre certaines mais la plupart restent encore d’actualité, la nature humaine ne change pas vraiment à travers les siècles. Elles sont de plus très divertissantes et amusantes, c’est véritablement un réel plaisir de les lire et de les découvrir car l’œuvre de la Fontaine ne se limite pas aux quelques fables connues de tous bien au contraire.

Les leçons que nous donnent les fables de La Fontaine sont connues depuis toujours. La Fontaine lui-même n’a rien inventé, reprenant des récits largement connus à l’époque et les mettant en vers.

Dans ce recueil dessiné par Quentin Blake nous offre de superbes illustrations qui sont rugueuses et détaillées., on reconnait sont style et si amusant et distinctif et bonus le cd avec les fables dites par Denis Podalydès ajoute un grand plus à cette œuvre à ajouter à votre bibliothèque. Un vrai coup de cœur.

Note : 10/10

ISBN-13 : 979-1037502513 Dimensions du produit : 18.7 x 2.5 x 24.7 cm Éditeur : Les Arènes (21 octobre 2020) Niveau de lecture : 6 – 9 ans

Le problème à trois corps de Liu Cixin, comme s’il n’y en avait qu’un seul problème

Un mot pour résumé cette lecture ? Ardue. Oui ardue comme peut l’être un problème de mathématique lorsque vos connaissances s’arrêtent à comment écrire boobs avec la calculette casino de votre grand frère.

Pourtant je le présageais plus ou moins que cette lecture allait être exigeante. L’auteur, Liu Cixin, est réputé pour écrire des récits de hard science pointue mais l’engouement des réseaux sociaux et de l’annonce de la future adaptation en série par les showrunners de Game of throne m’avait fait grésiller les circuits.

On va tout de suite évacuer le problème de la quatrième de couverture, le fameux résumé de l’éditeur, car à la place d’un résumé succinct qui attise la curiosité du lecteur on a droit à un récapitulatif quasi complet de l’intrigue. Plus de la moitié de l’intrigue de ce premier volet est révélée en une quinzaine de lignes. Au-delà de l’aspect spoilant d’un tel résumé il induit le lecteur en erreur. En lisant ces quelques lignes on s’attend à passer les 400 pages du roman avec l’héroïne, Ye Wenjie, un certain horizon de lecture se détache clairement.

Croyez le ou non mais cette brave Ye Wenjie est presque un personnage secondaire dans ce premier tome de la trilogie. En vérité on va surtout suivre un chercheur nommé Wang Miao et très vite le problème du résumé dilvugacheur va se poser. En effet ce brave scientifique va passer les deux tiers du livre à se demander dans quel pétrin il s’est fourré mais le lecteur le sait déjà grâce à la délicatesse de l’éditeur qui a pris soin de lui révéler les tenants et les aboutissants de l’intrigue. Tous les passages où Wang Miao doit remettre en cause ses convictions scientifiques et se confronte à des questions sans réponses tombent donc à l’eau et gâche le plaisir de lecture lié à la découverte progressive de l’intrigue.

Au-delà de ce détail qui compte beaucoup pour moi je dois avouer que le style aride de l’auteur n’a pas trouvé d’échos en moi. Ye Wenjie possède une psychologie complexe mais le personnage reste cependant assez froid. Wang Miao, quant à lui, reste assez plat en matière de développement, il est surtout là pour servir de miroir au lecteur dans sa découverte des ramifications de cet univers complexe.

Car complexe la lecture l’est sans aucun doute possible. Notamment lors du dernier tiers qui exige de mobiliser tout son attention pour comprendre les enjeux terribles qui se mettent en place. Mais ce sous-genre de la science-fiction a besoin que ces éléments purement scientifiques soient emmenés par des personnages attachants, ce qui n’est malheureusement pas le cas ici.

Voilà donc une lecture à côté de laquelle je suis passé. Nul doute qu’une meilleure gestion de la quatrième de couverture m’aurait permis de m’immerger différemment et de passer outre l’exigence scientifique.

Résumé: plutôt que de vous faire l’affront de reproduire ici le résumé éditeur je vais vous écrire mon propre résumé, ce qui vous évitera peut-être la déconvenue que j’ai vécu.

En pleine révolution culturelle, la jeune scientifique Ye Wenjie se retrouve mis au ban de la société, catalogué comme dissidente elle se retrouve affectée à un base militaire secrète dont le véritable objectif lui restera dissimulé pendant des années.

38 ans plus tard le scientifique Wang Miao, spécialiste en nanomatériaux, est approché par les services de renseignements chinois pour enquêter sur une vague de suicide qui touche la communauté scientifique. Tous avaient été approchés par une association scientifique qui sélectionne ses membres sur des critères strictes. Très vite Wang Miao voit sa propre vie menacée et va devoir remettre en cause toutes ses convictions scientifiques pour espérer s’en sortir vivant.

  • ISBN-10 : 2330070748
  • ISBN-13 : 978-2330070748
  • Dimensions du produit : 14.6 x 3 x 24.1 cm
  • Broché : 432 pages
  • Éditeur : Actes Sud (5 octobre 2016)
  • Poids de l’article : 500 g
  • Langue : : Français

Défense d’entrer! T01: Réservé aux gars – 5 avril 2017 de Caroline Héroux

Pour Lolo, 11 ans, écrire, c’est pour les filles (trop nul) comme sa demi-soeur Amélie, qui cache son journal intime sous son oreiller. LOOOOSER ! Sauf que, quand Lolo ne peut pas jouer avec ses amis parce qu’il est encore en « punitence » dans sa chambre, il ne trouve rien d’autre à faire que de raconter sa vie injuste dans son carnet (PAS UN JOURNAL !). Au cours de l’année scolaire, Lolo accumule les punitions, ce qui lui permet de consigner dans ce carnet les disputes, les coups pendables, les exploits, et même les choses qui ne se disent pas…

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Chronique : À première vue, je n’étais pas certain de trouver que ce livre était bien plus qu’un livre loufoque pour enfants, une lecture rapide sans beaucoup de substance. Mais au fil de ma lecture, les personnages et l’histoire me charmaient. Caroline Héroux à un vrai dont dans l’écriture. « Défense d’entrer ! » c’est l’histoire de Charles-Olivier dit Lolo. Il nous raconte avec beaucoup d’humour et d’authenticité son année scolaire (celle du CM2 chez nous). Il nous parle de sa grande soeur Amélie dit Mémé (« elle déteste ça, c’est pour ça » qu’il « l’appelle comme ça ») avec qui il se dispute constamment, il y aussi son petit frère et sa petite soeur, Arthur et Lucie (Tutu et Lulu) que Lolo assimile à des sangsues mais des attachantes sangsues (des fois). Son père lui, lui tape sur les nerfs « solide » et sa mère est carrément poche (nulle) et en plus elle a des pouvoirs magiques (c’est une sorcière c’est sûr) « elle voit vraiment tout » et « elle entend tout ». Lolo nous raconte tout dans son carnet : ses déboires familiaux, ses conflits à l’école (notamment avec « Kevin + Con#1 + Con#2 + Con#3 »), ses activités avec ses amis et… et… Justine (« Longs cheveux bruns, assez grande, yeux clairs, regard profond, sourire, ouf… sourire à faire craquer n’importe qui. ») vous l’aurez compris il aimerait bien être son « chum » (petit copain). Caroline Héroux est un auteur qui connaît clairement son public et se lit très bien comme le flot de conscience d’un élève et de ses tracas jusqu’à ses désirs et finalement toutes ses mésaventures . Tout est très peu séquentiel, mais l’esprit d’un collégien l’est aussi. Les pensées de Lolo présentées dans ce livre sont facilement reconnaissables par les lecteurs d’âge moyen, qui sont capables d’imaginer leur grand héroïsme mais ils sont également capables de percevoir des peurs irrationnelles . De plus ce livre est drôle! Les situations dans lesquelles Lolo se trouve sont assez humoristiques par elles-mêmes, mais les illustrations renforcent l’hilarité de façon exponentielle, dans la mesure où les enfants (et les adultes) risquent de se mettre à rire aux éclats de dessins animés

Note : 9/10

Le Dieu caché – 14 octobre 2020 de J-F. Dubeau

En apparence, Saint-Ferdinand présente tous les signes d’un village tranquille : une rue principale depuis laquelle s’étend un paysage de fermes, un poste de police modeste, quelques restaurants et cafés, une épicerie… mais à mieux y regarder, on trouve là-bas quelque chose d’inhabituel : ce cimetière beaucoup trop grand et trop bien rempli, pour une communauté de cette taille. Il accueille les victimes du tueur de Saint-Ferdinand, insaisissable depuis près de deux décennies. Un homme enfin est arrêté… mais le village s’avère être la proie de forces encore plus sombres.

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Chronique : C’est vraiment un conte sinistre. Le Dieu caché est un roman rempli de secrets de petites villes, de nécromancie, de corps démembrés et de scènes d’horreur qui vous plongeront au plus profond de votre esprit. Il commence de façon étrange et sombre, puis devient de plus en plus sombre, jusqu’à ce que vous vous sentiez souillé et que vous ayez la chair de poule !

J’ai su très tôt que ce serait un voyage morne lorsque le corps d’un enfant est déterré et que des clous sont enfoncés dans les yeux et les pieds du cadavre ! Il y a une méthode derrière cette folie, mais les événements se déroulent lentement, et la première moitié du livre pourrait vous laisser perplexe quant à ce qui se passe réellement. Ensuite, il y a une collection de morceaux de corps découverts à l’intérieur de nombreux réfrigérateurs à l’extérieur de la caravane d’un habitant local fou, Sam Finnegan ! Au début du livre, il y a beaucoup de fils détachés et d’événements inexpliqués, mais la patience est une vertu, et les choses se mettent en place.

Le livre est raconté à travers les points de vue de différents personnages et il fonctionne bien. C’est un choix stylistique utilisé de la même manière par George R. R. Martin dans ses livres. J’aime beaucoup ce livre. On apprend à mieux connaître les personnages en voyant les choses à travers leurs yeux. L’une des personnes les plus intéressantes du livre est l’inspecteur Stephen Crowley. Crowley a un passé sombre, tout comme la plupart des habitants du village de Saint-Ferdinand. C’est sa voie ou la voie haute, et lorsqu’il arrête un tueur en série présumé au début du livre, il se retrouve à ouvrir la porte du passé des villages, d’un monde où les ténèbres dévorent et décapitent. Crowley est un personnage à plusieurs niveaux, un homme à la mèche courte, il a une relation un peu gênante avec son fils et cela provoque beaucoup de conflits par la suite. Il est difficile à cerner, dans un chapitre je le méprise, le suivant je ne l’ai pas dérangé… bizarre. Venus McKenzie est un autre personnage que j’ai beaucoup aimé. Passionnée d’informatique, elle fait la découverte bizarre et sombre dans sa cabane lorsqu’elle piège sans le savoir un Dieu maléfique (comme vous le faites !). J’ai aimé la bravoure de Vénus, surtout lorsqu’elle s’est confrontée à la chose qui se trouvait dans la remise. C’est une fille intelligente, mais pas au point d’être arrogante, et j’ai vraiment apprécié son feu. Il y a aussi d’autres personnages, bien que ces deux-là soient peut-être les plus importants dans l’histoire, et les deux dont j’ai le plus aimé les chapitres.

La sensation de claustrophobie de la petite ville est formidable et il y a une obscurité apparemment sans fin qui entoure le roman du début à la fin. Les livres me font rarement peur, mais il y avait des scènes à l’intérieur qui me démangeaient. Une scène particulière concernant le chat de Vénus et le Dieu en particulier m’a fait grimacer et j’étais content quand c’était fini. Je pense que c’est un roman très original et dont je me souviendrai longtemps. Avec de grands personnages, des scènes de gore qui font tourner l’estomac et un Dieu rempli de rien d’autre que de haine, Le Dieu caché est un rêve humide des fans d’horreur. Le rythme est plutôt bon du début à la fin et j’ai fait la course pendant le week-end. Si j’avais une petite critique à faire, ce serait la fin, qui m’a paru un peu décevante après tout ce qui a précédé, même si elle n’a pas suffisamment gâché mon plaisir général de l’histoire. Si vous êtes un fan de l’horreur, des fantômes, des monstres, de l’occultisme et des tueurs en série, alors je vous recommande vivement celui-ci.

Note : 9,5/10

Mother Code – 14 octobre 2020 de Carole Stivers

2049. La race humaine est en péril. Les habitants de la Terre n’ont plus qu’un seul recours : placer des enfants génétiquement modifiés dans les cocons de robots géants. Après une période d’incubation, ils seront mis au monde et élevés par des machines. L’ultime espoir de préserver la société humaine réside dans ces robots dotés d’une intelligence artificielle qui rend chacun d’entre eux unique : le code-mère.

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Chronique : Mother Code commence avec la naissance d’un enfant. Kai est né de Rho-Z et son instinct est de le garder en sécurité. De là, nous remontons dans le temps, une quinzaine d’années auparavant, et nous apprenons l’échec de l’expérience de guerre biologique menée par les États-Unis, qui a provoqué une épidémie généralisée. Rassemblant des compétences dans de nombreux domaines tels que l’armée, la biologie, l’immunologie, la programmation, la robotique et la psychologie, une opération secrète est lancée avec l’intention de modifier l’ADN humain de manière à ce que les humains puissent devenir immunisés contre cette maladie.

Cependant, aussi mortelle qu’elle soit, il n’y a pas assez de temps pour trouver un remède pour tout le monde et les responsables de cette opération décident d’exécuter leur dernier plan : Des mères qui donneront naissance à des enfants qui seront immunisés, une toute nouvelle génération qui survivra sûrement. Outre Kai, nous rencontrons d’autres enfants. L’unique est Misha, une fille née d’une des Mères mais sauvée par les humains lorsque son robot-mère est irrémédiablement endommagé. Il y a tellement de choses à penser dans ce livre et je veux me concentrer sur trois idées principales.
Peut-on faire réfléchir les machines ? Il existe de nombreux algorithmes, les réseaux de neurones étant les plus utilisés dans l’apprentissage profond, et à vrai dire, peu de gens comprennent ce qu’ils sont et ce qu’ils font. Je trouve les livres sur l’intelligence artificielle fascinants parce qu’ils enlèvent le côté mathématique lourd de ces technologies et imaginez simplement que si nous pouvions les utiliser, que ferions-nous avec eux ? C’est dans les moments d’adversité que nous sommes les plus créatifs et The Mother Code représente bien les sauts et les liens des avancées qui se produisent avec une épidémie imminente.

Mother Code est le code qui représente chacune des Mères. Il a été créé pour préserver l’essence des véritables mères biologiques des enfants. Nous ne parlons pas ici d’une seule IA – nous parlons d’une IA unique pour chacune des Mères. L’auteur, Carole Stivers, a fait un travail louable dans mon esprit en expliquant le raisonnement qui sous-tend cette démarche.


Les survivants ont fait partie intégrante de l’opération secrète et ont eu accès aux médicaments pour ralentir les effets de l’épidémie. Ils ont cherché inlassablement les enfants. Mais ce sont les Mères qui les ont empêchés de s’approcher le plus longtemps. Plus tard, elles ont pris des décisions sans comprendre le lien que la Mère et l’enfant partageaient, considérant que les enfants de onze ans n’avaient pas leur mot à dire dans le destin de leur parent célibataire. Cette attitude illustre bien ce qui se passe lorsque nous sommes stressés et que nous agissons dans la peur. Ne vous inquiétez pas, les choses se passeront bien, et tout comme les mères apprennent de leurs enfants, les humains apprendront aussi.

C’est un livre sur lequel je reviendrai dans le futur. La situation inquiétante à laquelle le monde était confronté, les choix difficiles que les gens ont dû faire pour s’assurer que les enfants survivraient et naîtraient avec l’immunité forment un récit intéressant. Je le recommande vivement aux lecteurs qui aiment lire sur l’IA, les progrès de la science et la maternité.

C’est un roman indépendant et j’ai vraiment apprécié le voyage du début à la fin. Il s’est bien terminé en abordant tous les points principaux tout en éclairant un avenir qui reste à venir. Sera-t-il en 2049 ? Nous verrons bien…

Note : 9,5/10

Otage de la nuit – 24 septembre 2020 de J. A. White

Alex, 11 ans, a toujours aimé écrire des histoires d’épouvante – et en a honte. C’est pour les détruire qu’il sort de chez lui une nuit, et se retrouve attiré dans l’appartement voisin… où réside une sorcière. Pour ne pas mourir, une seule solution : la divertir en lui lisant ses histoires, nuit après nuit. Avec l’aide de Yasmine, une autre prisonnière, il lui faut trouver un moyen de s’échapper avant qu’il n’arrive au bout de son cahier…

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Chronique : Ce serait cool de vivre dans un appartement qui a une bibliothèque magique avec des milliers et des milliers de livres ? Le rêve devient réalité, n’est-ce pas ? Faux ! Pas cet appartement et pas cette bibliothèque ! Un soir, Alex se faufile dehors pour détruire un livre de ses écrits qu’il aime tant, mais en chemin, il se fait piéger pour entrer dans un appartement de son immeuble, l’appartement d’une sorcière nommée Natacha. Il y a là un autre enfant, Yasmin, qui lui dit qu’il ne peut pas s’échapper de l’appartement enchanté et que son seul espoir de survie est de raconter des histoires effrayantes à Natacha. Il a toujours ses propres histoires d’horreur qu’il a écrites, mais elles sont trop pénibles à lire. Natacha l’installe dans sa bibliothèque magique et lui donne un crayon et du papier pour écrire d’autres histoires. Alex se laisse distraire en regardant tous les livres. Lorsqu’il est confronté à un avertissement d’un ancien enfant qui était là, Alex a maintenant l’espoir de s’échapper. Alex et Yasmin peuvent-ils trouver d’autres messages pour les aider à s’échapper de l’appartement ? Ou bien Alex va-t-il manquer d’histoires et de temps avant que Natacha ne le fasse disparaître ? Lisez cette histoire incroyablement effrayante sur les histoires d’horreur et l’amitié !

J’ai absolument adoré cette histoire ! Les enfants de ma bibliothèque sont toujours à la recherche d’histoires de plus en plus effrayantes. J’ai hâte de leur mettre celle-ci entre les mains. Qui n’aimerait pas un livre sur les sorcières, les chats magiques, les histoires effrayantes et l’amitié ! Ne manquez pas celle-ci !

Note : 9,5/10

D’ombre et de vengeance – Tome 2 – 8 octobre 2020 de Tomi Adeyemi

Zélie a ramené la magie à Orïsha, mais elle a aussi donné des pouvoirs puissants à ses ennemis. La guerre entre la monarchie, représentée par le prince Inan, et les rebelles maji, menés Zélie et son amie Amari, est sans pitié.

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Chronique :D’ombre et de vengeance est la suite captivante de De sang et de Rage. Je l’ai appréciée dans son ensemble, bien qu’elle ait souffert d’un peu du « syndrome du second livre ». L’histoire a atteint de nouveaux sommets et les conséquences de leurs actes étaient plus graves que jamais.

Après la conclusion bouleversante du livre précédent, Orïsha était dans un grand état de bouleversement. Bien que le rituel ait mal tourné, Zélie a atteint son objectif de rendre la magie aux mages mais elle l’a aussi réveillée accidentellement dans la noblesse. Elle finit par créer un nouveau type de manieur de magie appelé tîtans qui, contrairement aux mages, n’ont pas besoin d’incantations pour que leur magie s’écoule. Cela a ajouté une nouvelle dimension à l’histoire et a fait monter les enjeux encore plus haut qu’ils ne l’étaient déjà. L’ironie de l’histoire est qu’elle donnait à ses ennemis plus de pouvoir à utiliser contre son peuple et bien que la noblesse détestait les mages pour leur magie, la plupart d’entre eux se sentaient justifiés de l’utiliser eux-mêmes. Les mages et les titans repoussèrent les limites de leur magie au-delà de toute croyance, accomplissant des prouesses stupéfiantes et l’utilisant de manière créative. Bien que je ne pense pas que la façon dont ils utilisaient leur magie ait été très bien expliquée, c’était quand même passionnant à lire.

Dans de nombreux livres qui présentent le trope du « retour de la magie », il semble que ce soit une force pour le bien, mais dans celui-ci, le retour de la magie a rendu Orïsha plus divisée que jamais. Zélie et Amari voulaient tous deux réparer ce qu’ils avaient fait et unir les gens, mais ils ont fini par avoir des manières très différentes de s’y prendre.

Amari voulait prendre le trône et apporter la paix, mais sa mère était déterminée à se mettre en travers de son chemin (si vous pensiez que le père d’Amari était mauvais, attendez de rencontrer sa mère). C’était une tîtane puissante et elle voulait utiliser son pouvoir pour le bien. Elle a fini par rejoindre les mages avec Zélie mais ils étaient déterminés à faire d’elle une paria. Son besoin désespéré de prouver sa valeur et de mettre fin à la guerre, ainsi que les paroles de son père qui la hantaient encore, « Frappe Amari », lui ont fait prendre des décisions très discutables. Sa quête de la paix lui a fait penser que tout sacrifice en valait la peine et je pense qu’elle s’est un peu perdue dans ce livre.

Zélie a été détruite par tout ce qui lui était arrivé dans le livre précédent. Elle avait l’impression d’en avoir fait assez et elle voulait s’enfuir le plus loin possible de tout. Mais peu à peu, elle a trouvé sa lumière dans les autres mages et c’était agréable de la voir s’ouvrir à nouveau. Ma principale préoccupation était la dégradation de sa confiance en Amari. Leur amitié était l’une des parties que je préférais dans De sang et de Rage et, soudain, dans ce livre, ils semblaient se retourner l’un contre l’autre à chaque obstacle, ce qui était, à mon avis, extrêmement hors de leur caractère. Pourquoi ne pouvaient-ils pas simplement avoir une amitié saine et solide ?

Cependant, j’ai apprécié la camaraderie de Zelie avec ses élèves, surtout son second. J’ai également apprécié sa relation avec Roën, même si elle était un peu précipitée parce qu’ils vont bien ensemble. Pour la plus grande partie, je n’étais pas sûr de pouvoir faire confiance à Roën ou pas, mais je les expédiais à la fin. Je voulais vraiment que Tzain développe davantage son personnage parce qu’il était moins présent dans ce livre et c’était dommage. Cela aurait été bien d’en apprendre plus sur lui et de voir sa relation frère-soeur avec Zélie se développer davantage.

Je pense que les thèmes principaux de ce livre étaient les dangers de la haine. Les deux camps étaient aveuglés par leur haine mutuelle qui n’avait aucun sens, ni ne voyait que leurs actions alimentaient les flammes de la guerre sans y mettre fin. Leur haine engendrait encore plus de haine et les poussait à utiliser leur pouvoir pour détruire et non pour construire. La haine aveugle de Zelie envers Inan et envers elle-même pour avoir encore des sentiments pour lui l’empêcha de chercher la paix alors qu’il l’offrait vraiment. Bien que, pour être juste, je n’étais pas sûr qu’Inan se serait tenu à un quelconque accord de paix de toute façon. Il ne pouvait pas s’en tenir à ses propres décisions et croyances et je voulais juste qu’il se fasse une raison – il était plus ennuyeux que jamais.

Je pense que le point faible de ce roman était l’intrigue. J’avais l’impression qu’elle tournait en rond à certains moments et qu’elle ne progressait pas vraiment. Le rebondissement de l’intrigue à la fin était complètement inattendu. À l’époque, c’était passionnant et cela m’a beaucoup choqué. Mais à la réflexion, c’était un peu trop soudain, comme si on l’avait jeté là-dedans pour créer une intrigue suffisante pour un autre livre.

Dans l’ensemble, j’ai aimé D’ombre et de vengeance. Certaines parties étaient plus fortes que dans le premier livre, d’autres non et il n’a peut-être pas répondu à toutes mes attentes, mais c’était quand même une aventure fantastique agréable et diversifiée avec la construction d’un monde riche et je veux lire le dernier livre de la trilogie pour voir comment tout cela va se terminer.

Note : 9/10

Clara l’extraterrestre – À quoi servent les humains ?– 24 septembre 2020 de Martin PAGE (Auteur), Coline PIERRÉ (Auteur), Sandrine BONINI (Illustrations)

Clara l’extraterrestre est envoyée sur Terre pour étudier les humains avec son chat Zbloublou. Elle envoie régulièrement des rapports à sa planète, expliquant comment les Terriens se comportent. Mais elle a surtout beaucoup de questions. Pourquoi se baignent-ils dans un récipient ovale ? Combien de repas prennent-ils chaque jour ? Et en fait, à quoi servent-ils ?

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Chronique : L’histoire est très simple et très amusante.On sourit en se disant que les enfants ont vraiment beaucoup d’imagination. Cette dernière les pousse à surprotéger leur idée jusqu’au bout et le texte de Martin PAGE et Coline PIERRÉ n’a rien d’extraordinaire, mais la surprise reste entière jusqu’au bout le tout accompagné de superbe illustration de Sandrine BONINI
Les personnages sont vraiment attachants. Un texte drôle, richement illustré, avec le code couleur de la couverture, et plein de tendresse.

Note : 9/10

Le sang du bayou de Joe R. Lansdale, quand le sordide et le racisme sont au service d’une jolie plume

Le sang du bayou n’est pas un roman de Lansdale en soi, il s’agit d’un groupement de trois romans réunis afin de former une trilogie de polars noirs sudistes. On pourra donc retrouver Un froid d’enfer, Les marécages et enfin Sur la ligne noire.

Le premier d’entre eux, Un froid d’enfer, est peut-être le plus anecdotique des trois. L’intrigue démarre sur les chapeaux de roues, avec un humour noir tranchant mais rapidement le récit se détourne de ce penchant burlesque pour adopter un ton plus calme. Le récit se transforme ainsi en une romance noire pas désagréable à suivre mais au rythme un peu plat. Il reste la plume de Lansdale pour nous accrocher au récit, toujours aussi immersive.

Lansdale fait partie de ses écrivains capables de faire prendre vie sous sa plume le moindre personnage ou le moindre endroit. Qu’il s’agisse d’une foire itinérante, d’une bourgade reculée, d’une forêt touffue ou de ruines lugubres, ces lieux accaparent immédiatement votre imagination au cours de scènes dignes de Stephen King. Ce talent va se confirmer avec les deux romans suivants.

Les marécages, en plus d’offrir une intrigue passionnante et riche nous emportent dans la campagne américaine texane au cours des années 1930. C’est donc toute une société qui s’anime sous nos yeux. Une société où le racisme fait partie des mentalités, où les noirs sont parqués à l’écart dans des bourgades qui leur sont réservés, où les règles sociales leur interdisent d’espérer une amélioration de leurs conditions de vie, où le spectre des lynchages est omniprésent et où les cagoules blanches font régner leurs ordres. Une Amérique finalement pas très différente de celle que l’on peut voir aujourd’hui.

C’est à travers les yeux d’un enfant, Harry, que Lansdale a choisi de nous conter son récit. Un choix judicieux, l’auteur adopte à la perfection le point de vue d’un enfant et permet de se familiariser avec son quotidien champêtre et la petite ville de Marvel creek. La plume de Lansdale fait des merveilles dans ce récit avec des scènes qui m’ont fait penser à certains récits de Stephen King, notamment une scène nocturne dans les bois qui donnent les frissons comme seul savent le faire les grands auteurs. L’intrigue est menée de manière magistrale, même si j’avais deviné l’identité de l’assassin, et contribue à faire de ces marécages la pièce maîtresse de cette trilogie.

Le dernier récit, Sur la ligne noire, est la suite spirituelle du roman précédent. On fait un bond de 30 ans pour atterrir dans les années 60, toujours dans l’east texas dans la ville de Dewmont. Le narrateur est à nouveau un jeune garçon prénommé Stanley, à peine plus âgée que le précédent. Là encore son point de vue d’enfant sur le point d’entrer dans la puberté est l’occasion pour l’auteur de ressusciter une Amérique disparue. Les mentalités commencent à changer doucement. À travers les échanges de Stanley avec d’autres protagonistes on sent les prémices des troubles raciaux qui vont secouer l’Amérique. L’intrigue s’avère être un ton en dessous de celle des marécages, moins riche en personnages marquants, mais offre tout de même des scènes mémorables. La plume évocatrice de l’auteur fait encore des merveilles. On suit avec plaisir le quotidien de ce jeune héros tout en appréciant la chronique sociale que fait Lansdale de cette Amérique malade de ces contradictions.

Cet énorme pavé de plus de 800 pages pourrait effrayer les lecteurs les moins aguerris mais la plume de l’auteur enveloppe le lecteur dans un cocon dont il est difficile de s’échapper malgré l’épaisseur de cette édition. Le style puissamment évocateur de Lansdale nous entraîne dans une suite d’histoires peuplées de personnages inoubliables aussi attachants que monstrueux dans des décors aussi bien inquiétants, la fameuse ligne noire du dernier récit que chaleureux, les foyers des jeunes Harry et Stanley par exemple. Dans lesquels l’auteur nous fait vivre tout en pan de la vie d’une famille. À tel point que l’on ne peut s’empêcher d’avoir la gorge serrée au moment de les quitter tellement on s’est senti proche d’eux.

Résumés: Un froid d’enfer: Las de supporter la puanteur du cadavre de sa mère qu’il a conservé pour toucher les allocations, le jeune Bill Roberts braque en face de chez lui la cabane d’un marchand de pétards. La cavale qui s’ensuit est une succession d’imprévus mortels où Bill s’adapte dans un environnement radicalement transformé par la fuite. Le pote sympa se transforme en allumé dangereux. Une mare tranquille devient, la nuit, le plus effroyable des marais et le plus simple des flics se découvre des instincts de prédateur… Tout plutôt que de se laisser prendre! Le visage totalement déformé par des morsures de serpents, Bill croise la route d’un cirque itinérant spécialisé dans les monstres…

Les marécages: Début des années trente, Texas. Rien ne semble avoir bougé depuis la guerre de Sécession. Le Klan domine. Les lynchages demeurent. Harry, treize ans, fils du représentant local de la loi, s’émancipe de ce monde qui le choque en s’isolant dans les marais. Il y croise, dans les méandres endormis, celui que tout le monde dit être un monstre insaisissable, un esprit de la nuit. Harry est fasciné. Il a trouvé, près des traces de cet Homme-Chèvre, le cadavre d’une femme noire bâillonnée avec des barbelés. On parle d’un « ambulant », serial killer d’une époque démunie devant ce type de crimes imputés au Mal sans qu’il n’y ait de véritable enquête. La population blanche ne s’inquiète pas. N’importe quel Noir fera l’affaire. Jusqu’à ce que les cadavres changent de couleur de peau…

Sur la ligne noire: Profitant des vacances, Stanley, treize ans, se balade dans les bois écrasés de chaleur situés derrière le cinéma en plein air que son père vient d’acheter. Les temps sont durs dans ce trou paumé du Texas. Les non-dits et les histoires anciennes pèsent sur la communauté comme des maléfices. Stanley, en déterrant dans une ruine calcinée une boîte en fer contenant de vieilles lettres d’amour, réveille un drame qui enflamme son imaginaire. Deux jeunes filles seraient, une décennie plus tôt, mortes dans la même nuit sans qu’on retrouve la tête de la seconde. Plus Stanley pose de questions, plus ce qu’il comprend le fascine. Le père de son meilleur ami n’est-il pas le premier à se taire? Un vieux projectionniste du drive-in, ancien policier des réserves indiennes, cache lui aussi bien des choses…

  • Poids de l’article : 560 g
  • Broché : 896 pages
  • ISBN-10 : 207046539X
  • ISBN-13 : 978-2070465392
  • Dimensions du produit : 12.7 x 3.9 x 19 cm
  • Éditeur : Folio (8 octobre 2015)
  • Langue : : Français

L’enfant aux cailloux de Sophie Loubière, derrière les portes closes

Les thrillers domestiques ont cela d’exaspérant qu’ils n’ont, bien souvent, aucun sens du rythme et se contentent de bercer les lecteurs tout au long de leurs intrigues mollassonnes. Sophie Loubière a parfaitement compris ceci en composant la triste ritournelle de l’enfant aux cailloux en adoptant un tempo rapide et une narration malicieuse.

Dans nombre de thrillers domestiques qui se piquent de psychologie on s’interroge sur l’état de santé mental de l’héroïne, c’est souvent une femme, allez savoir pourquoi, pendant un bon tiers du roman avant le coup de théâtre final qui remet tout en perspective. Point de tergiversations dans celui-ci, on comprend très vite que quelque chose ne tourne pas rond dans la tête de cette brave Mme Préau.

Un personnage qui apparaît immédiatement sympathique malgré son caractère bougon et paranoïaque. Son dérèglement mental apparaît d’abord par petites touches qui sont autant de dissonances disgracieuses dans le quotidien de cette ancienne institutrice à la retraite. Maligne l’auteure a alterné les tranches de vie centrées sur ce membre du troisième âge souffrant de solitude et de paranoïa afin d’éviter que son récit dérape sur la pente de l’ennui.

Ainsi pour nous immerger dans l’esprit chaotique de son personnage principal, l’auteure s’est amusé à alterner des chapitres courts où Mme Préau échange avec un nombre limité de personnages, son fils, son aide ménagère, son docteur, et d’autres où elle nous présente ses notes personnelles ou ses lettres adressées au édiles de la république ou à des proches. Cette diversité dans la narration permet de dresser un portrait psychologique complet du personnage principal tout en maintenant l’attention du lecteur, qui ne peut s’empêcher de se demander jusqu’où va la mener sa folie.

Le dernier tiers du roman permet de mettre en lumière un autre personnage. Plutôt en retrait jusqu’à présent, il gagne en épaisseur et en humanité. Il aura surtout la chance de pouvoir comprendre Mme Préau dans toute sa complexité, et ainsi faire la paix avec ses démons, ce qui arrive rarement dans la vraie vie.

Une conclusion douce amère mais profondément empathique pour un thriller domestique qui sort du lot grâce à sa narration malicieuse, son personnage principal formidable de complexité et son intrigue parfaitement maîtrisée. Un livre qui met en avant un problème social mais ce n’est pas forcément celui auquel vous penserez en lisant le résumé.

Résumé: Elsa Préau est une retraitée bien ordinaire. De ces vieilles dames trop seules et qui s’ennuient tellement – surtout le dimanche – qu’elles finissent par observer ce qui se passe chez leurs voisins. Elsa, justement, connaît tout des habitudes de la famille qui vient de s’installer à côté de chez elle. Et très vite, elle est persuadée que quelque chose ne va pas. Les deux enfants ont beau être en parfaite santé, un autre petit garçon apparaît de temps en temps – triste, maigre, visiblement maltraité. Un enfant qui semble l’appeler à l’aide. Un enfant qui lui en rappelle un autre… Armée de son courage et de ses certitudes, Elsa n’a plus qu’une obsession : aider ce petit garçon qui n’apparaît ni dans le registre de l’école, ni dans le livret de famille des voisins. Mais que peut-elle contre les services sociaux et la police qui lui affirment que cet enfant n’existe pas ? Et qui est vraiment Elsa Préau ? Une dame âgée qui n’a plus toute sa tête ? Une grand-mère souffrant de solitude comme le croit son fils ? Ou une femme lucide qui saura croire à ce qu’elle voit ?

  • Poids de l’article : 200 g
  • Poche : 352 pages
  • ISBN-13 : 978-2266246309
  • ISBN-10 : 2266246305
  • Dimensions du produit : 10.9 x 1.6 x 17.8 cm
  • Éditeur : Pocket (13 mars 2014)
  • Langue : : Français