Bonjour, le chien – 4 mars 2021 de Gilles ABIER (Auteur), Jean-Baptiste DROUOT (Illustrations)

Une amitié improbable entre un grand-père grognon et un joyeux petit chien.

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Chronique : De chapitre en chapitre, Gilles ABIER avec les illustrations de Jean-Baptiste DROUOT ont choisis de nous emmener dans des endroits différents introduisant tour à tour de nouveaux personnages. La plume est élégante, parfois pleine de poésie, belle à vous élever l’âme! Et ce style sert parfaitement l’intrigue . La mise en place des personnages, leur profondeur psychologique, leurs failles notamment sur ce duo ce chien et Papi Denis. Une écriture subtile qui crée une atmosphère et donne corps aux personnages. L’auteur nous livre ce récit, vif et extrêmement bien écrit.

Note : 9,5/10

Éditeur : Poulpe Fictions (4 mars 2021) Langue : Français Broché : 48 pages ISBN-10 : 2377421482 ISBN-13 : 978-2377421480

Isaac, caniche maniaque – 11 mars 2021 de Charles MAZARGUIL (Auteur), Caroline Hüe (Illustrations)

Une enquête captivante menée tambour battant par un caniche surprenant !

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Chronique : Poulpe Fictions nous offre un nouveau bijou d’humour écrit avec brio par Charles MAZARGUIL avec les illustration de Caroline Hüe.

Les enfants et si vous aimez les romans drôles et avec des animaux  ce livre sont faits pour vous. On y découvre un héros espiègle dans ce caniche maniaque. De l’humour à fond et très bien maitriser avec d’autres thèmes qui sont présents comme la différence au autres  et le poids de la transmission familiale, les difficultés d’intégration et une critique sociale sur notre vie .
L’importance d’être aimé, et de donner de l’affection sont très présentes, et Isaac malgré ses airs est bien gentil, et ses péripéties et expériences en tous genres font rire.
Les petites illustrations sont tantôt cyniques, tantôt tendres ou même émouvantes.
Avec des traits relativement simples pour ses personnages, Charles MAZARGUIL réussit à faire passer tout un panel d’émotion à ses personnages. Une lecture à la fois facile, drôle, et étonnante. Un très bon voyage.

Note : 9,5/10

Éditeur : Poulpe Fictions (11 mars 2021) Langue : Français Broché : 168 pages ISBN-10 : 2377421350 ISBN-13 : 978-2377421350

Kiki et Jax : la magie de l’amitié – de Marie Kondo & Salina Yoon – 18 mars 2021

Kiki et Jax sont des amis très différents : Kiki aime accumuler tout ce qu’elle trouve alors que Jax aime que chaque chose soit bien à sa place et que tout soit parfaitement rangé.

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Chronique : Kiki, un écureuil, et Jax, un hibou, étaient les meilleurs amis du monde, mais ils n’aimaient pas tout de la même façon. Kiki aimait collectionner des objets tandis que Jax aimait trier des objets.
Kiki avait tellement d’objets collectionnés dans toute la maison qu’elle ne pouvait pas trouver ce dont elle avait besoin lorsque Jax venait l’inviter à jouer ou à aller nager. Kiki devait toujours jouer chez Jax. Elle souhaitait pouvoir jouer avec sa meilleure amie chez elle, mais il n’y avait pas de place.

Jax a dit qu’il pourrait aider Kiki à trier ses collections. C’était ce qu’il préférait faire. Ensemble, ils ont trié, empilé et rangé. Désormais, Kiki a de la place pour toutes ses affaires préférées et surtout pour sa meilleure amie (….).

Marie Kondo a utilisé ses théories sur la magie du rangement pour faire participer vos enfants au processus de rangement. En le rendant amusant, le rangement peut devenir une activité que vous appréciez tous ensemble.
Les illustrations en couleur pleine page de Salina Yoon donnent un aspect visuel à l’histoire de Marie Kondo, dont les mots sont peu nombreux, ce qui en fait un livre parfait même pour les plus jeunes enfants de la famille.

À une époque où les enfants sont plus que jamais à la maison, il s’agit d’une histoire douce sur les avantages de garder une chambre bien rangée.
Bien que j’aie aimé l’idée de trier et de classer les objets par catégories (à garder, à donner ou à jeter), je pense qu’elle aurait pu inclure des informations sur le rangement et l’étiquetage afin que chaque objet ait sa place.

Kondo inclut son mantra « faire naître la joie » dans cette histoire et je ne suis pas sûre que cela se traduise dans la pensée d’un enfant. Tout suscite la joie chez un enfant, même si c’est une pierre, une plume ou une ficelle qu’il a trouvée en se promenant.

Note : 9,5/10

Éditeur : Grund (18 mars 2021) Langue : Français Relié : 40 pages ISBN-10 : 2324025256 ISBN-13 : 978-2324025259

La Part du démon – 4 mars 2021 de Mathieu LECERF

Une religieuse sauvagement assassinée et mutilée, à Paris, ça n’arrive jamais. Pourtant, c’est la première affaire du lieutenant Esperanza Doloria à son arrivée au 36, rue du Bastion.

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Chronique : Si vous cherchez quelque chose de différent dans le genre de mystère criminel, ne voulant pas lire sur un cortège de crimes horribles commis par des tueurs en série, mais une histoire humaniste à propos de la plupart des personnes moyennes prises dans des circonstances qui les détournent, alors vous êtes au bon endroit avec ce roman de Mathieu LECERF. Ce qui rend différent, c’est le temps consacré au monstre et au développement  des personnages, le lecteur voit les choses dans leurs yeux en alternant des chapitres. L’auteur les traite en tant que personnes en trois dimensions, en leur donnant autant, sinon plus.  L’écriture est très bonne avec des études de comportement habiles construites par phrase. Il n’y a pas de stéréotypes dans cette histoire qui est un soulagement rafraîchissant.

La première partie est plus lente et plus introductive mais le rythme prend de l’envergure et l’ensemble est génial ! On ressent tout le travail de l’écrivain sur le fond comme sur la forme pour rendre ce thriller véritablement unique ! Grâce aux différentes enquêtes nous ne nous ennuyons pas une seule seconde. Tous les éléments des enquêtes nous sont donnés au compte-goutte afin d’assembler petit à petit ce puzzle meurtrier.
Ce roman se sert d’un fait divers pour créer une histoire de toute pièce et c’est une totale réussite.

Note : 9,5/10

Éditeur : Robert Laffont (4 mars 2021) Langue : Français Broché : 432 pages ISBN-10 : 2221240537 ISBN-13 : 978-2221240533

Petite louve de Marie Van Moere, aiguise tes griffes ma fille

Les fauves sont lâchés

La parentalité et toutes les conséquences que le fait d’être responsable d’une autre vie que la sienne entraîne, voilà un thème qui est prépondérant dans la littérature en ce moment. La cellule familiale mise en avant par Marie Van Moere va devoir faire face à de voraces prédateurs. Reste à voir ce que cette jeune auteure peut apporter de neuf à des thèmes déjà milles fois abordés.

La famille, l’amour de ces êtres avec lesquelles on partage le même sang, l’unité, le clan que cela crée. Une fois ma lecture achevée je me suis fait d’abord la réflexion que l’auteure ne proposait rien de neuf par rapport à d’autres récits abordant ce thème riche et complexe, le récit introduit même une figure paternelle de manière fort opportune. Le duo composé par Agathe et sa fille n’offre rien d’original mais c’est parce la richesse du récit n’est pas tant dans la relation mère-fille que dans l’image de la famille même. Une image qui s’esquisse en reflet avec cette autre famille, le clan Vorstein, une meute prête à tout pour protéger les siens. Le clan Vorstein n’obéit qu’à ses propres lois et elles sont simple, tu fais saigner un membre de ma meute, je te saignerai en retour. Une loi immuable simple mais qui implique une unité familiale inébranlable. À l’opposé la famille d’Agathe est désunie, le père batifole avec une autre femme, la mère est obnubilé par son désir de vengeance et par le désir de protégé sa fille, une fille qui se referme sur elle-même. La seule unité familiale forte du récit est donc une force nuisible et implacable tandis que l’autre famille est désemparée par la situation, en fuite et incapable de faire face à ses propres failles et contradictions.

Si j’ai trouvé la relation entre Agathe et sa fille si peu développée c’est tout simplement parce que, hormis les aspects essentiels à leur survie, la mère et la fille ne savent plus se parler, Agathe se sait pas interpréter les signes qui lui sont mis sous les yeux. Une louve aveugle qui doit protéger un oisillon traumatisé. À l’opposé, comme un reflet souillé, le clan Vorstein voit, observe, scrute les ombres à la recherche de leurs proies et sait réagir en conséquence. Deux images de la famille opposé mais complémentaires. Il est nécessaire de saisir cet aspect du récit pour en apprécier la lecture.

Le récit s’ouvre sur une inhumation. Agathe accompli un acte censé clore un chapitre douloureux alors qu’elle ne fait qu’ouvrir la boîte de pandore qui va les précipités, elle et sa fille sur un chemin sanglant. En cette nuit caniculaire Agathe enterre son nemesis mais aussi la femme qu’elle était. De cette nuit de sang il n’émergera qu’une louve. D’une plume acéré que l’on ne retrouvera qu’occasionnellement au cours du récit, l’auteure sonne le cor d’une traque vengeresse.

Par la suite la plume se fait plus sobre. Elle aligne les actions banales d’un quotidien qui n’a plus lieu d’être comme pour invoquer une normalité anéantie par l’irruption des fauves. À l’image des titres de chapitres, réduits à de simples verbes comme pour mieux souligner le fait que les protagonistes de ce sombre récit en sont réduits à des actions basiques, animales, instinctives. Mais qui sont aussi des rappels incessants pour les deux fugitives de ce qui n’est plus, d’un quotidien reduit en cendre par le brasier de la vengeance.

La vengeance, le désir primaire de rendre le mal que l’on nous a fait, à nous ou à un membre de notre famille, est le second thème dont s’empare l’auteure. Elle questionne cette loi du talion en laissant le lecteur tiré ses propres conclusions. Là encore le récit propose deux images de la vengeance à travers ses personnages. Une vengeance rageuse de mère blessée, une vengeance minutieuse et élaborée sans compromis et, de l’autre, une vengeance d’honneur avec Avi et Iro qui accomplissent leur devoir parmis d’autres méfaits, tels deux prédateurs qui ne savent plus quand doit cesser la chasse. Ces deux personnages me sont apparus comme les seuls failles du récit. Tantôt fauves ivres de violences, tantôt incarnation de Laurel et Hardy qui se seraient fait meurtrier. Une volonté de l’auteure sans doute de contrebalancer ces figures de la vengeance avant l’entrée en scène d’un ultime fauve, parfait reflet d’Agathe dans ses plus sombres aspects.

Le récit s’achève sur une promesse d’une renaissance. La promesse de laisser les plaies du passé cicatrisé. Le roman noir et viscéral de Marie Van Moere n’aura pas abordé les thèmes auxquelsje m’attendais, la relation mère-fille notamment, en tout cas pas comme je m’y attendais, mais c’est sans doute la force de bons romans de nous faire emprunter des sentiers que l’on ne se préparait pas à parcourir de prime abord.

Un dernier mot pour remercier la maison d’éditions la manufacture de livres pour l’envoie de l’ouvrage.

Résumé: La Corse. C’est là qu’Agathe va fuir après avoir entassé dans sa voiture leurs bagages et annoncé à sa fille qu’elles allaient prendre quelques jours de vacances. Cette chirurgienne sans histoire vient de rendre la justice elle-même. L’homme qui avait agressé sa fille, détruit l’équilibre de leurs vies, a été relâché, et elle lui a réglé son compte, définitivement. Mais ce type au casier déjà bien chargé, avait lui aussi une famille qui a l’intention de rendre les coups. Sur les routes de Corse s’engage alors une traque à mort où les femmes et leurs poursuivants se feront tantôt proies, tantôt prédateurs.
Dans ce roman noir au rythme implacable, Marie Van Moere nous offre une sorte de Thelma et Louise débridé où une mère et une fille accomplissent une vengeance qui les conduira sur les chemins les plus obscurs.

ROMAN NOIR

19.90 euros – 272 pages

Parution le 04/03/2021

ISBN 978-2-35887-734-3

Diamants – 19 février 2021 de Vincent Tassy

D’un hiver sans fin naît l’espoir d’un printemps radieux
L’Or Ailé, de la cité immortelle, est descendu des cieux.
Seigneur ou roturier, lequel deviendra son suivant ?

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Chronique : Avec ce livre nous sommes immergés dans une atmosphère où la mélancolie qui nous touche immédiatement. On baigne dans quelque chose de presque lyrique, comme suspendu dans le temps et dans l’espace,  Un univers gothique et de Fantasy dans sa plus noble définition, à la fois sombre, mais d’une richesse incomparable. La magie en fait partie intégrante, nous faisant voir de la féerie dans tout ce qui nous entoure. Les paysages sont notamment d’un réalisme époustouflant, nous faisant littéralement rêver. Mais le côté obscur est tout aussi fascinant, nous faisant part d’un portrait des anges tout à fait unique. Des anges exceptionnels à mes yeux, différents de tous ceux que l’on a pu connaître.

Deux styles d’anges se détachent, chacun d’eux ressentant une certaine nostalgie de leur condition humaine perdue, mais pendant que l’un voudrait mettre fin à cette vie, l’autre en profite cruellement. Vincent Tassy nous délivre une histoire tout simplement magnifique, son écriture est magnifiquement soignée, chaque mot étant choisi avec une efficacité redoutable. Nous voyageons entre rêves et réalités, la frontière basculant sans cesse. Les épreuves s’enchaînent pour notre héros, il va devoir surmonter des instants terribles, à la hauteur des romans qu’il dévore. Les personnages sont tous très bien travaillés l’auteur nous emmène dans une intrigue très passionnante grâce à toutes les créatures mais surtout au mystère autour de chacun des personnages.
Ce roman a tous les ingrédients pour plaire. Tout d’abord, le lieu choisi pour l’intrigue et les créatures fantastiques, parfait pour ajouter un peu plus de mystères avec des descriptions sont toutes bien détaillées et travaillées.

Note : 9,5/10

Éditeur : MNEMOS (19 février 2021) Langue : Français Broché : 304 pages ISBN-10 : 2354088272 ISBN-13 : 978-2354088279

Un dernier ballon pour la route – 4 mars 2021 de Benjamin Diersten

Viré de l’armée, viré de la police, viré d’une boîte de sécurité privée, Freddie Morvan vivote de petits boulots. Pour rendre service à un ami, il se met sur la piste d’une enfant enlevée par des hippies. Avec Didier, qui manie aussi bien les bouteilles que les armes, Freddie parcourt la France jusqu’au village de son enfance.

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Chronique : Un livre qui en marquera plus d’un celui-ci fermer. Un vrai chef-d’oeuvre qui fait du bien à lire et à faire découvrir aux autres tant il accroche et marque l’esprit du lecteur.
Benjamin Dierstene traite de plusieurs thématiques assez complexes dans ce roman : le racisme, le harcèlement, les violences conjugales, la mauvaise conscience et l’amour grâce à une galerie de personnages hors-cadre, tour à tours séduisants et repoussants. Ce roman est puissant car dès où l’on le lit naît une lente montée en tension de l’environnement familial et  communautaire mais aussi de révélations tardives sur les motifs des personnages, qui font prendre toute son épaisseur. Un livre atypique, d’un exotisme et d’un caractère étonnants où le polar a une portée philosophique.

Note : 10/10

ASIN : B08QSSCVVS Éditeur : Les Arènes (4 mars 2021) Langue : Français Broché : 405 pages ISBN-13 : 979-1037502902

La Disparition – 4 mars 2021 de Florence de Changy

En mars 2014, le Boeing MH370 de la Malaysia Airlines disparaît au-dessus du golfe de Thaïlande avec 239 passagers à bord. Malgré les innombrables satellites et radars, civils et militaires, qui surveillent cette partie du globe, l’avion semble s’être volatilisé.

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Chronique : Qu’est-il arrivé au vol MH370 de Malaysia Airlines ? Comment un Boeing 777, bourré d’électronique, avec 239 passagers et au moins autant de téléphones, a-t-il pu disparaître à l’insu des radars et des satellites dans une des zones les plus stratégiques de la planète ? Deux ans plus tard, les proches des disparus attendent toujours une explication plausible. Sur la base de calculs mathématiques savants, on leur apprend que l’avion s’est écrasé dans l’océan Indien. Mais il n’existe aucune preuve tangible pour étayer cette version officielle. Le Boeing transportait-il des passagers suspects ? Des cargaisons secrètes ? En marge des enquêtes menées au large de l’Australie, le monde entier a suivi les traces de l’avion : services secrets, détectives privés, scientifiques et amateurs en tout genre. Des millions de dollars ont été engloutis. En vain. Le mystère est devenu un thriller. Correspondante du Monde et de RFI en Asie-Pacifique, Florence de Changy démantèle les rumeurs une à une, explore toutes les pistes, de Kuala Lumpur aux Maldives. Grâce à des recherches passionnantes, elle a eu accès à des documents confidentiels et a rencontré des témoins essentiels.

Sa conviction : le vol MH370 n’a pas disparu. Les gens le savent. Les États cachent certains faits. La vérité dérange. L’Acte de Disparition est une plongée audacieuse, fascinante et très fouillée dans l’une des disparitions d’avion les plus profondément inexplicables de mémoire récente ; non pas parce qu’elle est vraiment inexplicable dans le sens où il n’y a pas plusieurs théories qui pourraient sonner juste, mais plutôt parce qu’à notre époque, avec toute la technologie, les radars et les équipements de recherche spéciaux, les gens se sentent mal à l’aise qu’une cause DEFINITIVE ne puisse être donnée. Dieu sait que les familles des personnes à bord méritent certainement une réponse quant à la raison pour laquelle elles ne reverront jamais leurs proches. Rassemblant les dernières recherches, les documents, les experts et les témoins, de Changy rédige une formidable enquête médico-légale qui rassemble tout ce qui est connu et certaines informations qui ne l’étaient pas et dresse un tableau de la probabilité de chaque théorie. J’espère simplement qu’avec le temps, nous en saurons peut-être plus. RIP. Hautement recommandé.

Note : 9,5/10

ASIN : B08QSSCPD6 Éditeur : Les Arènes (4 mars 2021) Langue : Français Broché : 520 pages ISBN-13 : 979-1037502827

La Belgariade – Intégrale 2 – 11 février 2021 de David EDDINGS

Au commencement de cette histoire, il était un jeune valet de ferme, ignorant tout de son Destin. Garion. Aux côtés de sa tante Polgara, la puissante sorcière, et de son grand-père Belgarath, l’homme éternel, Garion prit conscience de ses immenses pouvoirs et partit récupérer ce qui lui revenait de plein droit.

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Chronique : Dans La Belgariade – Intégrale 2, la quête de Garion et de ses amis pour retrouver son fils enlevé – et la rencontre finale entre l’Enfant de la Lumière et l’Enfant ou l’Obscurité, comme le prédisent les prophéties – commence enfin. Et, oooh, c’est toujours aussi excitant que la première fois que je l’ai lu !

Dans le premier tome, nous avons appris l’existence d’Harakan, un sous-fifre d’Urvon, ancien disciple de Torak, qui avait réussi à prendre le contrôle du culte de l’Ours et à comploter pour assassiner la femme de Garion, Ce’Nedra, et tuer leur fils Geran – et non l’enlever, ce qui a poussé Garion et les armées d’Alorn à s’en prendre au culte de l’Ours. Dans ce livre, nous découvrons Naradas, un Angarak qui n’a que du blanc pour les iris. Nous ne savons pas encore pour qui il travaille, mais il a causé toutes sortes d’ennuis en Occident, jetant des obstacles sur le chemin de Garion et de ses amis. Pourtant, ils parviennent à se rendre à Cthol Murgos sous le couvert d’esclavagistes, lorsqu’ils sont capturés par les Dagashi, des assassins Murgo très bien entraînés, qui ont pour mission, pour un groupe d’esclavagistes, de se rendre à Rak Hagga par bateau, en incluant une autre personne de leur groupe. Ils se retrouvent au palais de Drojim, où ils rencontrent le roi de Cthol Murgos, Urgit.

J’ai adoré ce livre ! J’ai adoré rencontrer Urgit à nouveau, et que le groupe d’amis apprenne à le connaître et l’aide en tant que roi. Urgit n’est pas un mauvais homme, Garion est déçu de le trouver, mais c’est un roi faible, et il est malmené par son personnel. Il n’a rien à voir avec les Murgos que le groupe a rencontrés par le passé, et n’a aucun désir d’être le roi que son père, Taur Urgas, était. Je l’aime vraiment bien, et, sachant où va l’histoire après avoir lu la série précédemment, j’ai apprécié toutes les surprises qui se sont produites en cours de route.

Cependant, il y a un certain nombre de choses qui se sont passées dans ce livre que j’avais complètement oubliées. Je savais que le groupe allait rencontrer Urgit, mais je ne me souvenais plus comment cela s’était passé. Le fait d’être capturé par les Dagashi et les événements qui ont conduit à la rencontre du groupe avec Urgit ont été une surprise, tout comme à peu près tout ce qui s’est passé après avoir quitté le palais de Drojim. Je me suis souvenu de certains morceaux ; je savais que le groupe rencontrerait certaines personnes à un moment donné de l’histoire, mais je ne savais pas quand – quel livre – ni comment. Tous ces détails avaient été perdus pour moi au fil des ans, c’était donc formidable de redécouvrir l’histoire. C’était presque comme si je la relisais pour la première fois, et j’étais complètement captivé.

Chaque fois que je lis un personnage masculin qui est sexiste, je me mets immédiatement en colère, mais au fur et à mesure, on voit très clairement ce qu’Eddings pense de ces personnages, et on se moque toujours de ce personnage. Le choix évident pour Garion et Cho-Hag est que la reine Porenn, épouse de Rhodar et mère de Kheva, agisse en tant que reine régente jusqu’à ce que Kheva soit assez âgée pour gouverner, non seulement en raison de ce qu’elle est, mais aussi de ses capacités. Mais cela pose un problème à Anheg. Une femme ne peut pas régner. Ce n’est pas tant qu’il pense que Porenn ne peut pas le faire, mais qu’il est mal à l’aise avec le fait qu’une femme dirige un pays. Eddings parvient à le faire passer pour un idiot alors que Garion et Anheg critiquent ses objections, et c’est en fait un moment assez amusant. Un autre exemple dans King of the Murgos est lorsque Polgara doit faire quelque chose (ne peut pas dire, spoilers) qui lui pose vraiment problème. Elle est malheureuse et se sent coupable, et déteste le fait que c’était quelque chose qu’elle devait faire. Lorsqu’elle parle à Garion, Belgarath la critique, mettant en cause la compassion des femmes, laissant entendre que la compassion est une faiblesse, et que les hommes ne s’embarrassent pas de compassion. Mais Garion fait remarquer que Belgarath a fait quelque chose dans la première série avec les Fenlings de Mordai, où il leur a donné le pouvoir de la parole humaine, quelque chose qu’il ne voulait pas gagner ou lui donner un avantage dans leur quête à ce moment-là, quelque chose qu’il a fait pour Mordai par compassion. Le fait qu’on le lui rappelle rend Belgarath embarrassé, et Garion le gronde et se moque gentiment de sa folie à critiquer Polgara. Étant donné que l’Angleterre médiévale est basée sur le fantastique, je pense que la misogynie est en fait réaliste (bien que, bien sûr, les auteurs puissent écrire du fantastique sans les préjugés de la vie réelle dont l’époque s’inspire), mais j’aime que chaque cas de misogynie et de sexisme soit montré comme étant ridicule. On a l’impression qu’Eddings dit « Regardez ces hommes stupides » et qu’il rit avec nous et les personnages.

Note : 9,5/10

Éditeur : Pocket (11 février 2021) Langue : Français Poche : 880 pages ISBN-10 : 2266307444 ISBN-13 : 978-2266307444

Star Wars : Leia, Princesse d’Alderaan de Claudia GRAY – 25 février 2021

À seize ans, la Princesse Leia Organa se retrouve confrontée au plus grand défi de sa courte vie : faire ses preuves dans les domaines du corps, du cœur et de l’esprit, afin de mériter son titre de princesse héritière du trône d’Alderaan.

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Chronique : Elle l’a bien cerné. Claudia Grey a parfaitement saisi le caractère et les caractéristiques de Leia. Je ne veux manquer de respect à personne, mais je pense honnêtement que personne n’aurait pu écrire une meilleure histoire d’origine pour Leia.

Au début du livre, j’étais un peu déçu que ce soit une histoire sur la jeune Leia, mais le livre était incroyable. Comme je l’ai dit, Claudia a montré tous les aspects de la personnalité de Leia. La princesse, la guerrière, la patiente négociatrice et la chatte de l’enfer au tempérament fougueux.

C’est l’histoire de la maturité de Leia. Cependant, une autre bonne chose que l’on peut penser de ces livres est que Claudia a fait un excellent travail sur les personnages secondaires. Comme tout fan de Star Wars le sait, le « père » de Leia, Bail Organa, a été impliqué dans la rébellion, mais le crédit accordé à sa « mère » Breha est insuffisant. Beaucoup de ses talents, s’ils n’ont pas été appris en les cultivant, ont été définitivement mis en valeur à partir de là. Le dernier point à souligner est la recherche, les détails et les camaïeux de ce livre. Pour moi, tout est parfait dans ce livre.

Ce qui fait le succès de ce livre qui es si bon c’est l’accent mis sur les personnages. Plutôt que de s’enliser dans des histoires qui ressemblent à des reprises d’événements que nous avons vus ou lus d’innombrables fois dans d’autres médias de la Guerre des étoiles, Gray met l’accent avant tout sur le développement des relations entre la jeune Leia et son entourage : sa mère Breha. Son père Bail. Son amie Amilyn Holdo. Son intérêt pour l’amour Kier. Ces relations, et toutes les émotions complexes qui les accompagnent, sont les principaux éléments qui alimentent ce livre et lui donnent l’énergie qu’il a ; elles sont aussi ce qui en fait une lecture si convaincante : en tant que lecteur, vous êtes investi dans l’intrigue non pas parce qu’on s’attend à ce que vous le fassiez, mais parce que Claudia Gray vous donne en fait une RAISON de le faire. C’est incroyablement rafraîchissant, non seulement de voir cela dans un roman de Star Wars, mais de le lire dans N’IMPORTE QUEL roman, point final,

« Leia, » est la définition d’une « bouffée d’air frais » : elle est bien écrite, a des personnages qui vous tiennent à cœur et traîne rarement, voire jamais. C’est le type de roman Star Wars que vous aimeriez que tous les romans Star Wars soient, ceux qui valorisent les relations et le développement de ses protagonistes plutôt que les combats au sabre laser et les batailles de vaisseaux. Espérons que ce n’est pas la dernière fois que Claudia Gray rend visite à une galaxie aussi lointaine.

Note : 9,5/10

Éditeur : Pocket (25 février 2021) Langue : Français Poche : 400 pages ISBN-10 : 2266292072 ISBN-13 : 978-2266292078