Comme des lions de Fatima BHUTTO| 6 février 2020

Anita, Monty et Sunny. Trois adolescents qui n’auraient jamais dû se rencontrer vont se croiser et se heurter à des choix terribles. Anita vit dans le plus grand bidonville de Karachi. Grâce à son voisin, un homme âgé dont les étagères regorgent de livres, elle découvre un moyen de s’évader de son morne quotidien. De l’autre côté de la ville habite Monty, fils d’un père autoritaire et richissime qui possède la moitié de la ville. Mais Monty, troublé par l’arrivée d’une fille rebelle dans son école, s’écarte de la voie qui lui était toute tracée. Sunny, lui, est né en Angleterre où son père a émigré dans l’espoir d’une vie meilleure. Cependant, il ne s’intègre pas. Séduit par le charisme de son cousin revenu de Syrie, Sunny pense avoir enfin trouvé sa communauté.
Jusqu’où seront-ils prêts à aller pour échapper à leur destin ?

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Chronique : Le dernier roman de Fatima Bhutto, Comme des lions , est accompagné du slogan : « Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour échapper à notre vie ?  » La question est pertinente compte tenu de son sujet. Le roman suit trois jeunes adultes d’horizons très différents qui, pour diverses raisons, décident de s’enfuir de chez eux et de rejoindre l’État islamique. Malgré cette sombre intrigue, Mohammed Hanif a qualifié le roman de « grand cœur,e tbeau », et Elif Shafak le trouve « tendre, puissant et richement brodé ».

Dans Comme des lions , Bhutto suit Anita, Monty et Sunny. Anita a grandi dans la misère dans le plus grand bidonville de Karachi, et ce n’est qu’après s’être liée d’amitié avec son voisin âgé qu’elle réalise que son avenir est porteur d’espoir, et qu’il lui offre un moyen de sortir de la pauvreté. Monty, également originaire de Karachi, est issu d’une famille incroyablement riche ; son père possède « la moitié de la ville » et attend beaucoup de son fils. Lorsque « la belle et rebelle fille rejoint son école », Monty est forcé de prendre des décisions difficiles concernant son propre avenir. Le père de Sunny a quitté l’Inde pour Portsmouth afin de créer une vie meilleure pour son enfant. Malgré les efforts de son père, Sunny a l’impression d’être à cheval sur deux cultures, et ne s’intègre pas vraiment. Lorsqu’il renoue avec son cousin « charismatique », il prend lui aussi un chemin différent de celui que son père avait espéré.

Dès le départ, les paysages et les décors sont vivants et décrits dans toute leur beauté et leur horreur. Comme des lions est par conséquent très atmosphériques, comme l’écrit Bhutto : « Sur la jetée de Netty, surplombant les mangroves… des cerfs-volants grouillent dans le ciel comme une épaisse couverture de nuages, attendant que les amoureux leur lancent des morceaux de viande – ou si les amoureux ne peuvent pas se permettre les colis sanglants vendus sur le pont, alors de petites boules de pain pâteuses ». À propos de Karachi, Bhutto écrit : « Sous le couvert de l’obscurité, avant que les projecteurs ne se transforment en aube, un oiseau mynah, avec son bec de bandit jaune et ses yeux oranges coupés par son gros plumage noir, chante ». A ce moment, qui se situe au tout début de « Comme des lions « , Anita s’est rendue à l’aéroport. Les seules choses qu’elle a en sa possession sont un passeport, un carnet rouge et un « petit sac avec des vêtements de rechange et du maquillage ». Elle aspire à laisser Karachi derrière elle pour toujours, et a l’impression de faire une vraie pause pour la liberté.

Bhutto utilise la perspective de la troisième personne tout au long de son parcours, ce qui lui permet de suivre efficacement chaque personnage. J’ai aimé la façon dont leurs parcours très différents vers l’islam radical ont été présentés et dont on en a parlé. Bhutto explique que chacun de ses protagonistes traverse une sorte de crise : Sunny est confus quant à sa sexualité ; Monty a honte de la façon dont ses parents riches agissent autour des autres ; et Anita a l’impression de valoir plus que la vie restreinte et restrictive qu’elle mène dans une petite maison avec sa mère et son frère arnaqueur. Chacun des protagonistes de Bhutto est complexe et humanisé. Leurs histoires se sont accumulées, ainsi que les influences de leur vie actuelle qui les ont amenés à se rendre dans un bastion de l’État islamique en Irak. L’action, dans laquelle les trois personnages se rencontrent, se déroule entre Mossoul et Ninive.

La nature contemporaine du roman, qui s’étend sur la période de 2014 à 2017, crée une sorte d’urgence. Ses thèmes et ses préoccupations sont tellement pertinents pour nous. Bhutto explore, de manière mesurée et impartiale, ce qui pourrait pousser des personnes aussi jeunes et impressionnables à rejoindre une organisation terroriste aussi redoutée et franchement terrifiante. J’ai trouvé son écriture absorbante et j’ai admiré la façon dont elle a donné un contexte et une compréhension aux chemins que prennent ses personnages. Comme des lions offre beaucoup de matière à réflexion, et est d’une grande actualité et pertinence.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 432 pages
  • Editeur : Les escales éditions (6 février 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2365694586

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L’interview de Fabio M. Mitchelli pour la sortie de «L’ombre de l’autre »

Avec la parution prochaine du nouveau livre de Fabio M. Mitchelli » L’ombre de l’autre « chez La Bête Noire de chez Robert Laffont prévu pour le 1er semestre 2020 , voici l’interview d’un auteur hors norme.

  • Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

Mon parcours est celui d’un enfant qui a grandi avec des bouquins plein les mains et des films plein la tête. Adolescent, déjà, j’étais passionné de littérature noire et fantastique. Edgar Alan Poe fut pour moi mon moteur à explosion. Le cinéma m’a beaucoup influencé, tel que celui de David Lynch, ou encore Hitchcock… Dès mes quinze ans, je me suis mis à imaginer de terribles histoires, puis à les écrire, des histoires avec des personnages tourmentés, dans une vie qui ressemble, malheureusement, à celle que l’on connaît aujourd’hui. Et puis j’ai découvert la plume de King, la collection Gore de chez Fleuve Noir, Grangé, Lovecraft, Thomas Harris et son Hannibal Lecter, Philippe K.Dick et Maurice G.Dantec. Evidemment, je n’étais pas complètement hermétique à la littérature de Baudelaire, Sartre, ou Camus. Et j’ai même trouvé cela plutôt amusant de mélanger le noir et le blanc…

  • Comment vous est venu l’envie d’écrire ? A quelle période ?

Une prof de Français s’est interessé à mon goût prononcé pour les poèmes noirs. Je devais avoir 13 ans. Puis, peu à peu, elle a senti en moi grandir le goût pour la langue et la rédaction. Un beau jour, elle m’a alors conseillé de lire les Nouvelles extraordinaires d’Edgar Allan Poe, et plus particulièrement « Double assassinat dans la rue Morgue ». Ce fut pour moi le big bang littéraire…

  • Quelles étaient vos lectures de votre enfance ?
  • (Réponse dans la réponse 1?)
  • Quel est votre ‘modus operandi’ d’écriture ? (Votre rythme de travail ?)

 Passionné par l’histoire des grands criminels du XXeme siècle, américains et français, je fouille constamment leur histoire, leur vie. Je cherche parfois à comprendre pourquoi ils en sont arrivés là. L’idée d’écrire un nouveau roman germe alors en moi dès lors que je suis touché par un sujet de société dans lequel se retrouve impliqué (directement ou indirectement) l’un de ces individus. Je me plonge alors dans une longue et fastidieuse phase de documentation, de recherches. Ensuite je construis ma trame, je donne vie à mes personnages et leur attribue à chacun une fonction clé, ou pas. Puis l’écriture me porte, et l’imaginaire qui se nourrit aussi de la réalité fait le reste…

Lorsque je suis en phase d’écriture, je travaille sans relâche, plutôt du soir au matin (parfois tôt !), mais en général, une semaine sur deux je me lève tôt pour attaquer l’écriture, de 8h30 à 14h00, pour reprendre à 16h00 jusqu’à 21h00.

En fait, considérant que tous mes romans sont inspirés de faits réels, je donne vie à un nouveau livre lorsque je me déplace pour rencontrer les acteurs principaux de l’affaire sur laquelle je vais travailler. Pour l’aspect réel, comme un journaliste qui se documente, qui fait des recherches sur les protagonistes d’une affaire criminelle, sur ses aspects sociaux, juridiques, psychologiques, médicaux même, je vais rencontrer les magistrats, les policiers, témoins, psychanalystes, ou encore des proches des victimes ou des criminels, ceci afin de récolter la matière qui va me servir à l’écriture. Je travaille aussi essentiellement sur des bases de données journalistiques déjà existantes concernant les faits (documentaires vidéos, reportages presse, média divers, etc.).   Je mène mes investigations à la manière d’un enquêteur qui exhume les cold cases, traque les informations cachées ou laissées en suspens… Pour l’aspect fiction, comme un écrivain qui sollicite son imagination, je plonge dans les limbes de mon imaginaire. Comme un comédien qui se met dans la peau de son personnage, j’essaie de me mettre dans la peau de ceux de mes romans. Mais je soigne ma schizophrénie… Après tout cela, je construis un séquencier, une sorte de scénario de l’histoire, un texte synthétique qui va architecturer la trame. Enfin, la phase d’écriture et celle des corrections vient parachever une année entière de travail.

  • Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez vous évoluer vos personnages ?)

Tout est établi par avance, dès lors que débute le process du séquencier, le destin de mes personnages est scellé. Mais il peut arriver parfois qu’un malheureux personnage, destiné à mourir dans le roman, soit grâcié comme par magie par la toute puissance de son créateur. C’est c’est toute puissance, ce pouvoir de décision sur la vie, la mort, le destin de nos personnages, qui est fascinant dans la magie de l’écriture…

  • Quelle est la genèse de votre dernier roman « Apocalypse Transferts »?

Pour Apocalypse Transferts, je me suis inspiré d’un drame qui s’est déroulé à Grenoble en 2012, mais aussi de l’environnement social, virtuel et technologique dans lequel grandissent nos adolescents. Le roman survole le thème de l’éducation, de la banalisation et la surenchère de la violence à la télévision, au cinéma ou dans les médias, le rapport des adolescents aux réseaux sociaux et aux jeux vidéos ultra violents, les conséquences qui en découlent ou pas.

  • Il y a-t-il des personnages qui existent vraiment, dont vous vous êtes inspiré ?

Oui, dans Apocalypse Transferts, Kevin et Sofiane, mais simplement pour l’hommage, et la similitude à la vie de quartier, comme Kevin et Sofiane du roman. Quant à mes précédents romans, la plupart des criminels ont existé, ou existent toujours…

  • Le parcours a t-il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

On ne peut pas vraiment parler de difficulté. Après l’écriture, il y a un long travail de relectures et de corrections, mais cela fait partie du jeu. On ne peut se permettre de laisser passer des incohérences ou des propos bancals lorsque l’on s’inspire de faits réels. Me concernant, je trouve cela plutôt agréable de pouvoir rentrer dans la matrice de son propre roman, le décrypter, le construire, tout cela en collaboration avec mes éditeurs et éditrices. Je pense que c’est une chance de pouvoir travailler avec de grands professionnels de l’édition. On en sort grandi, transformé, assagi et rassuré…

  • Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs ?

Toutes les remarques, critiques ou félicitations de la part de lecteurs restent surprenantes ou marquantes, qu’elles soient positives ou négatives. Encore une fois, c’est la règle du jeu. Lorsque le roman part rejoindre les étals des librairies, il n’appartient plus à l’auteur, mais bel et bien au lecteur. Et il est tout à fait légitime que ce dernier exprime ses émotions, ses sentiments vis à vis du récit dans lequel il s’est immergé.

  • Avez vous d’autres passions en dehors de l’écriture (Musique, peinture, cinéma…) A part votre métier, votre carrière d’écrivain, avez vous une autre facette cachée ?

Oui, je suis aussi intermittent du spectacle, comédien à mes heures perdues. J’incarne le personnage de Jack Sparrow et je propose des prestations pour des particuliers, établissements privés ou publics, événements divers, etc… cela me permet d’ouvrir une soupape de sécurité, de plonger vers la lumière, de me détendre, et surtout d’évoluer dans un univers différent. Travailler toute l’année sur de biens sombres affaires criminelles peut parfois avoir des conséquences sur son quotidien…

  • Quels sont vos projets ?

Vaste question. Ils sont nombreux et variés. Mais sur le plan littéraire, je ne peux rien dévoiler pour le moment, seulement que ma collaboration avec la collection La Bête Noire, chez Robert Laffont, et France Loisirs continue pour mon plus grand plaisir. Et celui des lecteurs, je l’espère…

  • Quels sont vos coups de cœur littéraires ?

Pour être franc, ils ne datent pas d’hier. J’ai de plus en plus de mal à trouver le temps nécéssaire pour lire, mais ces dernières années jai eu trois gros coups de coeur; le premier c’était en 2012, un roman de Regis Jauffret: Claustria. Le second, c’est en 2015, un roman de Heloïse Guay de Bellissen: Les enfants de choeur de l’Amérique. Pour finir, le troisième est encore un ouvrage de la romancière De Bellissen; qui est un roman paru en 2013, mais que j’ai lu en 2019, et qui s’intitule: Le roman de Boddah…

  • Utilisez vous une bande son pour écrire? A moins que le silence suffise ?

Toujours en musique, d’ailleurs, depuis « La compassion du diable », j’ai pour habitude d’habiller la trame de mes romans d’une playlist musicale. Les titres viennent illustrer parfois l’humeur de tel ou tel personnage, un paysage, une réflexion, une narration. Pour moi, à l’instar d’un film, la musique est indissociable à la création littéraire, quel que soit le genre. Elle vient insuffler une énergie puissante et elle permet à la plume d’être plus prolixe, elle est le moteur de nos émotions, la musique est un fossoyeur, elle vient creuser notre mémoire pour y déterrer nos souvenirs les plus anciens… qu’elle soit anxiogène, triste, lugubre ou gaie, la musique permet de s’immerger dans l’oeuvre, que l’on soit le créateur ou le spectateur…

  • Avez-vous un site internet, blog, réseaux sociaux où vos lecteurs peuvent vous laisser des messages ?

Pour les réseaux sociaux, comme beaucoup, un profil Facebook, Instagram, et Twitter.

Insta: fabiommitchelli

Twitter: FabioMMitchelli
Facebook (page officielle)
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Et pour ceux qui aiment le Captain Jack, voici la page Facebook:
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Tout l’art de Death Stranding de Hideo Kojima et Basile Béguerie | 29 janvier 2020

Dans ce beau livre illustré de 256 pages, plongez au cœur des centaines de dessins conceptuels qui ont mené à la création des personnages, des équipements, des lieux et des créatures uniques qui font toute la richesse du jeu Death Stranding. Retrouvez également les premiers concepts artistiques abandonnés et les nombreuses peintures signées par l’artiste Yoji Shinkawa.

Chronique  : Les aficionados du jeu vidéo connaissent ce nom et surveillent chaque sortie de ses jeux : Hideo Kojima, le créateur de Metal Gear Solid entre autres marqué 2019 avec la sortie d’un jeu surprenant, Death Stranding. Qu’on adhère ou non au concept, ce jeu a fait couler beaucoup d’encre et désormais les visuels superbes et glauques parfois de cette œuvre sont regroupées dans ce magnifique artbook.

Très vite devenu incontournable, ce jeu propose une expérience de gaming d’un genre nouveau : Sam Bridges, le personnage principal (incarné par l’acteur Norman Reedus qui jouait dans Walking Dead le rôle de Daryl Dixon) évolue dans un univers glauque, au cœur de paysages ravagés et envahis par des créatures de mort venues d’un autre monde. De mystérieuses explosions et une succession de phénomènes surnaturels baptisés Death Stranding ont totalement bouleversé la planète et la vie des humains. Désormais les humains se cachent et aller d’un lieu à un autre est très périlleux voir mortels. Sam Bridges pourtant parcourt les territoires amenant le matériel nécessaire à ses commanditaires. Après un décès bouleversant, il se lance dans une odyssée pour le futur de l’humanité dans ce monde mutilé.

Aux côtés de Norman Reedus qui est très bon dans son interprétation, Mads Mikkelsen, Léa Seydoux, Lindsay Wagner et même Guillermo Del Toro proposent des prestations en motion capture bluffante tout en prêtant leur voix à leur personnage. Une qualité cinématographique pour une histoire prenante conçue par Hideo Kojima.

Death stranding on l’a adoré ou detesté. C’est l’art clivant qui au final s’inscrit dans le temps. Les jeux seront-ils différents après ça? Pas sûr, mais une autre voie a été montrée. Pour continuer le plaisir on peut se plonger dans ce art book qui présente invariablement croquis, premières versions puis version définitive. 256 pages d’illustrations magnifiques pour plonger au cœur de l’univers de Death Stranding : dessins conceptuels, design des personnages, des équipements, des véhicules, des lieux, des créatures uniques qui font le sel de ce jeu. L’ouvrage propose aussi les premiers concepts artistiques abandonnés ainsi que des peintures de Yoji Shinkawa. Une centaine d’illustrations superbes dont beaucoup en pleine page feront la joie des fans du jeu et de Kojima. Peu de textes cependant, il s’agit clairement du plaisir des yeux !

Chronique vidéo :

 

  • Broché : 256 pages
  • Editeur : Bragelonne (29 janvier 2020)
  • Collection : Pop Culture
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1028110864

 

 

Jour de glace de Maud Tabachnik

Résumé : Des trombes d’eau. Un vent infernal. En quelques minutes, la petite ville de Woodfoll dans le grand Nord canadien est balayée par une tempête d’une violence inouïe. Plus d’électricité, plus de téléphone, un paysage de fin du monde.

Comme le reste de la région, la prison de haute sécurité n’a pas résisté à l’ouragan. La panne électrique a ouvert les portes, libérant quatre tueurs, parmi les pires de leur espèce, des violeurs, pédophiles et meurtriers récidivistes qui se retrouvent dans la nature.

Quand des cadavres sont retrouvés, sauvagement mutilés, les soupçons se portent forcément sur les évadés. Mais sont-ils les vrais coupables de ces atrocités ? Lou Grynspan, ancienne profileuse de la police du Québec, mène une enquête aux frontières de la raison. Un voyage au bout de l’enfer qui va hanter ses jours et ses nuits…

Chronique : J’ai un grand regret dans ma vie, contrairement à la plupart des gens j’adore le froid, la neige, le vent glacé. Les jours de grands froids mais où règne un grand soleil dans un ciel bleu sont mes préférés de l’année. Malheureusement pour moi j’habite dans une région tempéré et humide, les températures restent bien au-dessus du zéro, il pleut souvent, quant à la neige ça fait près de dix ans que l’on n’en a pas eu. C’est pourquoi il faut que je remercie Maud Tabachnik de m’avoir fait voyager dans ce grand et beau pays gelé qu’est le Canada.

L’auteure s’est posé une ambiance il faut lui reconnaître ça. Je n’avais jamais lu un seul de ses livres et j’ai eu le plaisir de rencontrer une plume maligne qui plante un décor rapidement sans parler des personnages qui prennent vie en quelques traits. Mention spéciale au personnage de Lou Grynspan que l’on aimerait revoir lors d’une prochaine enquête. Humour à froid et tension dramatique se mélangent parfois dans le même paragraphe, le tout forme un style fluide et accrocheur.

Malgré tout, tout n’est pas parfait aux pays du grand froid, l’intrigue principale démarre sur une grosse ficelle scénaristique difficile à avaler alors que la seconde intrigue ne décolle jamais. Le plus étrange est que l’ensemble souffre d’un sentiment d’inachevé, certaines questions restent en suspens. C’est la première fois que je me dis qu’il manque une bonne cinquantaine de pages à un livre. Rien que l’intrigue autour des tribus indiennes et de l’agent Oka aurait mérité un développement plus approfondi.

Une atmosphère glaçante, des prédateurs plus proches des bêtes sauvages que de l’homme. Il n’en faut pas plus pour contenter les amateurs de chasse à l’homme que je suis même si j’aurais voulu que l’auteure densifie son récit afin de prolonger le plaisir.

Note : 7/10

Éditeur City Edition
Date de publication 18 septembre 2019
Langue Français
Longueur du livre 320
ISBN-10 2824615451

Pinceau magique / les animaux / Les Licornes| 16 janvier 2020

C’est magique ! Il te suffit de remplir ton pinceau avec de l’eau, puis de le passer sur les 6 décors de ton carnet pour retrouver les animaux où licornes cachés dans chaque page. Attends un peu : les couleurs disparaissent à nouveau pour que tu puisses recommencer à l’infini !
Une nouvelle manière de peindre à l’eau sans se tacher !

Chronique : En effet, les couleurs sont splendides et font ressortir les animaux où les licornes ainsi que la végétation et tout ce qu’on peut trouver qui les accompagne de façon vraiment magnifique!
Les enfants prennent plaisir à « peindre » avec ce pinceau magique qui, une fois trempé dans de l’eau, peut faire découvrir de beaux paysages. En effet, en passant le passant le pinceau humide les couleurs apparaissent comme par magie!
Une belle activité que les enfants adorent!

Note: 9,5/10

 

  • Couverture à spirales : 14 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Grund (16 janvier 2020)
  • Collection : Pinceau magique
  • Langue : Français

 

250 autocollants – Dinosaures ! de Coralie VALLAGEAS | 6 février 2020

Dans ta pochette, tu trouveras 250 stickers de dinosaures rigolos que tu pourras coller partout pour décorer tes coloriages, tes dessins et tes cahiers !

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Chronique : Adorable, incroyablement, délicieusement mignon pour nos enfants. On ne peut dire d’autre point positif pour dire à quel point cette pochette est « belle ». Une pochette que les petits amateurs se feront un plaisir de décorer des dinosaures en ce début d’année. Magnifique.

Note : 10/10

 

  • Broché : 6 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Grund (6 février 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2324025728

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Timoté et son doudou de Emmanuelle MASSONAUD et Mélanie COMBES | 6 février 2020

Timoté est un petit lapin qui, au fil des albums, partage sa vie avec ses copains et sa famille. Aujourd’hui, alors qu’il est au musée avec Papi, il s’aperçoit qu’il a égaré son doudou ! Où peut-il bien être ? La recherche commence !

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Chronique : Ce qui est bien avec les histoires de Timoté c’est qu’il y a davantage de récit et le vocabulaire est plus élaboré que dans les collections Petit Ours Brun ou Tchoupi. Ces livres sont donc parfaits à partir de 2 ans je pense.
Dans cette histoire, Timoté va à la bibliothèque puis son Papy l’emmène au musée, mais Timoté se rend compte qu’il a perdu son doudou. S’ensuit alors une recherche avec son Papy. On voit bien l’émotion de Timoté lorsqu’il pense avoir perdu son doudou. L’histoire est très mignonne.

Note : 9,5/10

 

  • Relié : 24 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Grund (6 février 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2324025345

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Trouille Académie – L’École de toutes les peurs (1) de Bertrand PUARD et Claudia PETRAZZI | 6 février 2020

Il se passe des choses étranges au collège de Victor et Leïla : des voix dans les murs, des créatures terrifiantes qui rôdent dans les couloirs une fois la nuit tombée… Et ce n’est pas tout : un garçon que personne ne connaît est apparu sur leur photo de classe ! Décidés à découvrir ce qui se trame, les deux amis vont devoir affronter leurs plus grandes peurs !

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Chronique : Cette série dans le type de RL Stine : Trouille Académie est un roman pour trembler.  C’est un roman junior bien écrit, facile à lire qui détonne un peu et fera bien flipper les petits lecteurs. Roman d’une descente dans l’enfer de la dépendance, mais aussi roman de la révélation, des autres, de l’amour, de l’amitié, de l’entraide, de la force  de l’intelligence émotionnelle. Roman sur  la conquête du bonheur, Ces personnages sont magnifiques et se transcendent, découvrent les vertus de l’altérité, ne renoncent pas à leur addiction, mais donnent désormais un sens à leurs actes, en commun. En interagissant les uns avec les autres, ils inventent la voie de leur propre jouissance, de leur éveil à la vie, de leur bonheur intérieur. Enfin, roman d’apprentissage car être heureux, c’est aussi et surtout vivre hors du cadre !
Une incitation à rejoindre le rang des ennemis de la vie ordinaire pour l’éternité !

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 168 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Poulpe Fictions (6 février 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2377420974

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King Charlie de Delphine PESSIN et Églantine CEULEMANS | 9 janvier 2020

Charlie est un enfant-roi. La preuve, il porte une couronne sur la tête. Couvé par ses parents, il fait la loi partout où il passe : il terrorise les chiens de son quartier, méprise ses camarades d’école… jusqu’au jour où une sorcière, pour le punir, le transforme en chien King Charles ! Aidé par une bande de cabots affectueux, il devra tout faire pour retrouver forme humaine, et même tenter de devenir plus gentil !

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Chronique : Ce livre nous fait pensé aux film comme chien et chats mais encore plus dans la  jeunesse, avec un humour également moins cynique donc plus abordable pour un jeune public ; c’est clairement un livre pour lecteur débutant, une plongée tout en douceur dans le monde de la fantasy abordable pour les enfants.
Rapide à lire, du moins pour les adultes, le style d’écriture en est simple sans l’être trop. On n’a pas le temps de s’ennuyer, il se passe toujours quelque chose de drôle, burlesque ou simplement de l’action.
Le adulte et enfants vont passer un bon moment de rigolade.

Note : 9/10

 

  • Broché : 168 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Poulpe Fictions (9 janvier 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2377420958

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C’est pour ton bien de Patrick Delperdange | 5 février 2020

Non, l’homme qu’elle a épousé n’est pas celui qui l’a frappée ! Ça ne se reproduira plus jamais, c’était juste un moment de folie. Et puis cela recommence. Camille ne reconnaît plus celui avec qui elle vit. Certains secrets restés trop longtemps enfouis sont plus dangereux qu’un poison mortel. Camille va l’apprendre à ses dépens.
Ce thriller domestique plonge le lecteur dans un monde trouble, où il est impossible de démêler le vrai du faux, jusqu’à la résolution finale. Auteur reconnu de romans noirs, Patrick Delperdange se réinvente en virtuose avec ce livre intimiste et dérangeant qui emporte le lecteu

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Chronique : Un livre qui en marquera plus d’un celui-ci fermer. Un vrai chef-d’oeuvre qui fait du bien à lire et à faire découvrir aux autres tant il accroche et marque l’esprit du lecteur.
Delperdange traite de plusieurs thématiques assez complexes dans ce roman : le racisme, le harcèlement, les violences conjugales, la mauvaise conscience et l’amour grâce à une galerie de personnages hors-cadre, tour à tours séduisants et repoussants. Ce roman est puissant car dès l’on le lit naît une lente montée en tension de l’environnement familial et  communautaire mais aussi de révélations tardives sur les motifs des personnages, qui font prendre toute son épaisseur. Un livre atypique, d’un exotisme et d’un caractère étonnants où le polar a une portée philosophique.

Note : 10/10

 

  • Broché : 330 pages
  • Editeur : Les Arènes (5 février 2020)
  • Collection : AR.HORS COLLECT
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1037500601

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