L’échiquier de jade de Alex Evans

La cité millénaire de Jarta est une nouvelle fois le théâtre d’événements mettant en péril sa stabilité. D’un côté, un démon s’attaque à la ville et a déjà dévoré deux personnes. Tous les mages sont réquisitionnés pour faire face à la menace. De l’autre une délégation diplomatique doit être reçue par le gouvernement en pleine période électorale. La visite est d’autant plus importante que l’ambassadrice représente un pays agressif. Mais voilà, le cadeau prévu, un antique échiquier de jade, a disparu !
Il n’en faut pas plus pour mettre la cité en ébullition. L’enquête est confiée à nos deux sorcières qui auront fort à faire pour retrouver le mystérieux objet et éviter un incident diplomatique…

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Chronique : Bien qu’il s’agisse du second volume des aventures des magiciennes Padmé et Tanit, celui-ci peut se lire de manière complètement indépendante. L’auteur insère çà et là quelques références aux précédentes enquêtes de deux héroïnes mais sans que cela ne soit gênant pour les nouveaux lecteurs.

En ouvrant ce livre on pénètre dans un univers riche et foisonnant. L’auteur a construit une cité, plaque tournante du commerce d’un monde en plein bouleversement, qui fait beaucoup penser à la ville de Shangai. Le tout dans une ambiance steampunk assez rafraîchissante alors que la magie y tient une place à part, entre méfiance et superstition, attendez-vous à croiser des serviteurs automates, des golems de guerre et des dirigeables, mais aussi des démons, des nécromanciens et des adeptes d’un culte sanglant. Tous ces éléments s’imbriquent dans un ensemble cohérent et aisément compréhensible car l’auteur maîtrise son récit et ses différentes composantes.

Le récit est porté par ses deux personnages principaux, toutes deux attachantes, chacune à sa manière. Si Padmé introduit un soupçon d’élégance bourgeoise, Tanit est plus brute de décoffrage et les deux sont complémentaires. Leurs histoires personnelles sont passionnantes et enrichissent encore plus l’univers créé par Alex Evans. On peut juste regretter qu’elles ne partagent pas plus de moments ensemble.

L’intrigue en elle-même, n’offre rien d’originale, elle coche toutes les cases de l’intrigue de politico-espionnage sans jamais prendre de réelle ampleur. Mais elle s’avère suffisamment divertissante pour nous emmener à parcourir les ruelles mal famées de Jarta.

En somme les amateurs de fantasy vont pouvoir se plonger dans une saga prometteuse. On aimerait qu’à l’avenir l’auteur densifie son récit afin de nous offrir un univers à l’atmosphère encore plus incarnée.

Note : 8/10

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Éditeur Pocket
Date de publication 9 janvier 2020
Langue Français
Longueur du livre 304
ISBN-10 2266299921

City of Windows de Robert Pobi (8 janvier 2020)

Tempête de neige à New York : un agent du FBI est tué par un sniper. Incapables de comprendre d’où le tir est parti, les enquêteurs se tournent vers le seul homme qui puisse résoudre l’énigme, Lucas Page. Ce professeur d’astrophysique, Asperger de haut niveau, a quitté le FBI dix ans plus tôt, gravement blessé. Mais son talent surnaturel pour décrypter les scènes de crime est intact. Il se lance dans l’enquête alors que le serial sniper frappe et frappe encore.

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Chronique : Tout écrivain est également un citoyen de son pays, spectateur des troubles contemporains qui secouent la société dans laquelle il vit, mais là où un citoyen lambda va réagir un postant des commentaires sous le lien d’un article en ligne ou d’une vidéo YouTube, l’auteur lui va user de sa plume pour livrer son opinion au reste du monde.

C’est l’entreprise à laquelle s’est attaqué Robert Pobi, un auteur qui a déjà livré deux thrillers solides mais où la critique sociale n’était pas aussi présente. Avec son nouveau polar, plutôt un thriller d’action avec la présence du FBI, l’auteur égratigne sévèrement la société américaine et son culte de la violence. Au point parfois de négliger le déroulement de son enquête.

Mais commençons par les personnages. Le héros s’appelle Lucas Page et c’est lui, avec son ton acerbe et son mépris affiché pour ses compatriotes, qui va endosser le rôle de porte-parole du camps de la raison. Il est toujours agréable de suivre un enquêteur au ton acide et qui porte un regard désabusé sur le monde qui l’entoure même s’il faut reconnaître que dans la réalité ce professeur d’université, dont l’auteur ne clarifie jamais s’il est vraiment autiste ou simplement pétri d’orgueil, ferait un piètre défenseur des lois contre le port d’armes. Cela étant ses interventions et sa diatribe contre le port d’armes sont toujours plaisantes à lire. Signalons aussi que l’auteur a le souci de mettre en place une intrigue non manichéenne où les torts sont partagés même si l’on comprend très vite dans quel camp vont ses affinités politiques.

À côté de cela son personnage est le seul suffisamment développé avec une enfance difficile, un background intéressant mais qui fonctionne comme une pièce rapportée et n’apporte pas grand chose à l’œuvre. La famille recomposée du héros servira de faire-valoir émotionnel sans que beaucoup de profondeur ne lui soit apporté. Les autres personnages sont développés au minimum, mention spéciale à l’agent Grover Graves qui ne semble pas avoir d’autre but que de servir de tête de turc à notre génie misanthrope. Seul l’agent Whitaker tire son épingle du jeu et parvient à créer un lien avec Page.

Comme annoncé en introduction le discours social de l’auteur prend progressivement de plus en plus de place dans l’intrigue jusqu’à ce qu’il soit impossible de distinguer l’un et l’autre au détriment d’une intrigue policière qui perd en efficacité ce qu’elle gagne en discours social. Le tout reste fluide et très rythmé mais, sans doute débordé par l’ampleur du sujet, l’auteur se voit obligé de raccrocher les wagons de l’enquête pour que le tout tienne en place et c’est un peu dommage. Si l’auteur était parvenue à équilibrer son enquête et son discours social on aurait là un polar parfait pour ce début d’année.

Cependant inutile de bouder son plaisir, ce thriller se dévore sans même que l’on s’en rendent compte et confirme Robert Pobi dans le rang des grands auteurs de polars.

Note : 8/10

 

  • Broché : 512 pages
  • Editeur : Les Arènes (8 janvier 2020)
  • Collection : AR.HORS COLLECT
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1037500571

 

 

Le suspect de Fiona Barton (9 janvier 2020)

Résumé : Quand deux jeunes filles de dix-huit ans disparaissent lors de leur année sabbatique en Thaïlande, leurs familles se retrouvent aussitôt sous les projecteurs des médias internationaux : désespérées, paniquées et exposées jusque dans leur intimité. La journaliste Kate Waters, toujours avide d’un bon papier, se charge immédiatement de l’affaire, une occasion bienvenue pour elle de se rapprocher de son fils, parti vivre à Phuket deux ans auparavant. Mais ce qui s’apparente au départ à une simple fugue d’ados qui aurait mal tourné, s’avère rapidement être quelque chose de plus sérieux. Les découvertes alarmantes se succèdent, le nombre de suspects se multiplie et la piste criminelle ne peut plus être écartée. Face à la complexité de l’affaire et au manque de coopération des autorités sur place, Kate ne voit qu’une seule issue : se rendre sur les lieux afin de prendre l’enquête en mains. Mais cette fois elle est loin d’imaginer à quel point elle va être impliquée personnellement …

Achat du livre :

Chronique : Après deux œuvres d’une finesse psychologique que l’on aimerait voir plus souvent, Fiona Barton a décidé de revenir à la base du polar tout en gardant ce qui fait son style.

On retrouve donc une narration polyphonique, une ambiance pesante qui s’installe au fil des pages et surtout les personnages de la journalistes Kate Waters et de l’inspecteur Sparkes.

Le profil psychologique des personnages est toujours aussi bien dressé, surtout celui des mères, Fiona Barton sait comment écrire des personnages féminins, c’est important de le souligner car c’est moins courant que l’on pourrait le croire venant des auteures. Les pires personnages féminins que j’ai pu lire étaient souvent décrits par une plume féminine. Son portrait de Kate Waters s’étoffe et devient le véritable atout du livre. Ce personnage qui, dans les premiers livres de l’auteure, profitait du malheur des autres avec malice sans pourtant verser dans le scabreux, se retrouve, dans cette nouvelle intrigue, de l’autre côté du miroir. Une épreuve qui sera loin de l’abattre et va la confronter à des choix difficiles.

L’aspect psychologique ne s’arrête pas là, tous les protagonistes de l’enquête ont droit à un profil soigné, hormis le pauvre Jake qui ne parvient jamais à s’extraire de cette image de gentil glandeur.

Avec un tel support aussi travaillé, on serait en droit de s’attendre à une enquête tout en finesse comme L’auteure nous y a habitués précédemment. Mais il n’en est rien, l’enquête est plus directe, plus frontale, et malheureusement les retournements de situation se voient venir de loin, de trop loin.

Est-ce moi qui ait lu trop de polar et ne parvient plus à être surpris ? Le fait est que j’ai trouvé l’intrigue cousue de fil blanc, sans parler d’une énorme incohérence dans le dernier tiers du livre qui m’a fait lever les yeux au ciel. Les ficelles sont tellement grosses que toute notion de suspens s’évapore et ce n’est pas la fin, sous forme d’interrogatoire poussif, qui va arranger le tout.

Il reste de cet intrigue menée sous le soleil thaïlandais et, dans le même temps, la grisaille britannique une fluidité qui enrobe le lecteur dans un style vaporeux et voluptueux qui ne fera de mal à personne. Et c’est peut être là le problème.

Note:  6/10

Éditeur Fleuve éditions
Date de publication 9 janvier 2020
Langue Français
Longueur du livre 504
ISBN-10 2265114588

Réfléchissez et devenez riche 26 janvier 2011 de Napoleon Hill

Vous trouverez dans ce livre ce que personne ne vous enseignera jamais ailleurs : comment assimiler et appliquer les principes qui vous permettront de faire fortune et d’atteindre les buts que vous vous êtes fixés. Napoleon Hill parvient avec brio à démontrer comment vos pensées et vos croyances peuvent changer le cours de votre vie. Fruit d’une recherche de plus de vingt ans sur la richesse et le talent, Réfléchissez et devenez riche développe treize principes universels qui stimuleront votre confiance et vous mèneront vers une réussite garantie.

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Chronique : Je regardais certaines des critiques et j’ai vu que certaines personnes lui ont donné cinq étoiles et d’autres une seule. Je pense que si les gens qui lui ont donné une étoile mettaient en pratique les principes énoncés dans ce livre, ils amélioreraient rapidement leur note.

Ce livre a été publié en 1937, pendant la Grande Dépression, et si les gens qui ont souffert pendant cette période avaient lu ce livre, leur vie aurait peut-être été meilleure.

Il s’agit en fait de se convaincre de devenir riche. Il décrit les étapes que vous devez franchir et celles que vous devez éviter.

Ce livre contient aussi beaucoup d’idées intéressantes. Par exemple, la transmutation sexuelle est le moment où vous transférez l’énergie de votre libido à d’autres fins. De grandes personnes ont fait cela. Aussi, 99% du public n’a pas de but dans la vie, c’est pourquoi ils sont coincés dans des emplois dont ils ne veulent pas.

La plupart des gens ne réussissent pas avant d’être plus âgés. En fait, la plupart des succès ne viennent pas avant que vous ayez 40 ans. Edison & Carnegie ont dépassé l’âge de 40 ans lorsqu’ils ont fait fortune. Il a oublié de mentionner que George Washington avait 43 ans lorsqu’il s’est attaqué à la plus grande armée du monde.

Son idée de table ronde est très intrigante.

Note : 9/10

 

  • Broché : 288 pages
  • Editeur : J’AI LU; Édition : J’AI LU (26 janvier 2011)
  • Collection : BIEN ETRE
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2290028827

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Le tout petit roi de Taro Miura | 14 septembre 2011

Une très belle fable sur le bonheur et la quiétude que ce petit album qui nous vient du Japon ! L’histoire d’un tout petit roi pour qui tout est trop grand : son château, son armée… Jusqu’à ce qu’il rencontre une très très grande dame. Ou l’art et la satisfaction de trouver « chaussure à son pied », au-delà des apparences et des vanités.

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Chronique : L’histoire est simpliste. Le roi ne trouvera pas le bonheur s’il ne se marie pas et n’a pas beaucoup d’enfants.
Mais je dois dire que les illustrations sont étonnantes.
La moitié du livre a des couleurs sombres pour montrer le désespoir du roi, tandis que la deuxième moitié a des couleurs vives pour montrer son bonheur.
Les personnages principaux sont des combinaisons de formes géométriques.
Le petit roi et la grande reine créent une merveilleuse image complémentaire et contradictoire.

Note : 9,5/10

 

  • Relié : 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 années
  • Editeur : Editions Milan (14 septembre 2011)
  • Collection : Albums éveil
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2745953559

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Le consentement 2 janvier 2020 de Vanessa Springora

Au milieu des années 80, élevée par une mère divorcée, V. comble par la lecture le vide laissé par un père aux abonnés absents. À treize ans, dans un dîner, elle rencontre G., un écrivain dont elle ignore la réputation sulfureuse. Dès le premier regard, elle est happée par le charisme de cet homme de cinquante ans aux faux airs de bonze, par ses œillades énamourées et l’attention qu’il lui porte. Plus tard, elle reçoit une lettre où il lui déclare son besoin « impérieux » de la revoir.

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Chronique : Règlement de comptes rédigé dans une belle écriture classique (avec une parenté « matznevienne » ! ? !) au contenu à la hauteur du résumé de la quatrième de couverture, tout y est d’une histoire intime touchante liée au contexte particulier d’une époque marquée par mai 68.L’auteure la victime au joli visage affiché en couverture qui ne s’attendait peut-être pas à un tel retentissement passe un pacte avec le diable avec ce premier roman « thérapeutique » au prix de la gloire posthume apportée à son bourreau jusqu’alors confiner à un public restreint. À n’en pas douter on lira plus le journal (invraisemblable pour certains) de G.M. que Sollers dans 50 ans. Sade le tortionnaire est toujours dans les vitrines des librairies, à côté le petit joueur G.M. dans une autre catégorie aux dimensions de notre époque risque bien de connaître le même destin.

Note : 9/10

 

  • Broché : 216 pages
  • Editeur : Grasset (2 janvier 2020)
  • Collection : Littérature Française
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2246822696

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Le Petit Garçon qui voulait être Mary Poppins de Alejandro PALOMAS | 2 janvier 2020

C’est l’histoire d’un petit garçon débordant d’imagination qui voue un amour sans bornes à Mary Poppins.
L’histoire d’un père un peu bougon, qui vit seul avec ce fils sensible et rêveur dont il a du mal à accepter le caractère.
D’une institutrice qui s’inquiète confusément pour l’un de ses élèves qui vit un peu trop dans ses rêves.

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Chronique :  C’est une histoire racontée par un garçon, son professeur, son psy, son père… Chaque chapitre raconte l’autre personnage, révélant la vérité… Une histoire de suspense, de frissons… et de vers que vous ne pouviez pas mettre de côté avant d’avoir lu la dernière page… C’est le troisième roman d’Alejandro Palomas et la beauté de son écriture est magique…

Le Petit Garçon qui voulait être Mary Poppins m’a fait rire, sourire, souffrir et aussi pleurer, grâce à la magie de ses personnages, à la tendresse de sa narration. Plus que recommandable.

Note : 9/10

 

  • Broché : 224 pages
  • Editeur : Cherche Midi (2 janvier 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 274915863X

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Le journal de Claire Cassidy de Elly Griffiths | 2 janvier 2020

Dans le collège anglais où elle enseigne, Claire Cassidy donne chaque année un cours sur
un classique de la littérature gothique,  » L’Inconnu « , de R.M. Holland. Cet écrivain a vécu et enseigné dans le même collège que Claire, qui, fascinée par ce personnage qui hante encore les murs de l’établissement, travaille à l’écriture de sa biographie. Mais un jour, Ella, sa collègue et amie est retrouvée morte. À côté de son corps, une citation de  » L’Inconnu « ..

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Chronique :   L’histoire commence par une sorte de roman ; nous n’avons que des bribes espacées jusqu’à la toute fin, où nous arrivons enfin à lire L’Étranger en entier, ce qui était une démarche brillante. On y trouve également des extraits du journal de Claire, l’une des narratrices, et l’on pourrait y voir le personnage principal du roman. Nous sommes poussés entre TROIS NARRATEURS INCROYABLES et j’ai adoré ce style. Et je ne parle pas d’une narratrice peu fiable du genre Gone Girl ; je dis que ces trois personnages ont tous leurs propres défauts que nous découvrons tout au long du roman, et nous pouvons décider en cours de route de la gravité des secrets que chacun d’eux détient.

L’intrigue est complexe, à plusieurs niveaux, et incroyablement captivante. Pendant que je lisais, je me suis retrouvé déchiré entre le désir de souffler dans le livre et la tentative anxieuse de le savourer lentement. Comme les points de vue changent fréquemment, j’ai été tenu en haleine et j’ai dû continuellement faire évoluer ma vision de chaque personnage. À qui pouvais-je faire confiance ? Qui détenait le plus grand secret ? Eh bien, on finit par le découvrir et j’étais très satisfait .

Note : 9/10

 

  • Broché : 444 pages
  • Editeur : Hugo Roman (2 janvier 2020)
  • Collection : Hugo Thriller
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 275564706X

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Blackbone – Coltan song- Tome 1 de Maylis Jean-Préau, Manu Causse, et al. | 9 janvier 2020

Marie, 18 ans, vient de perdre sa mère journaliste dans un accident de la route. En triant ses affaires, elle comprend qu’Irène s’intéressait aux conditions de fabrication d’un smartphone dernière génération et à un mystérieux individu lié à cette entreprise. Et si la mort de sa mère n’était pas accidentelle ?

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Chronique : Aboutissement d’un projet aussi collectif qu’engagé, réunissant sur un même livre un vrai métissage d’artistes d’univers variés.

Roman d’une descente dans l’enfer de la dépendance, mais aussi roman de la révélation, des autres, de l’amour, de l’amitié, de l’entraide, de la force du collectif, de l’intelligence émotionnelle. Roman sur  la conquête du bonheur, Ces personnages sont magnifiques et se transcendent, découvrent les vertus de l’altérité, ne renoncent pas à leur addiction, mais donnent désormais un sens à leurs actes, en commun. En interagissant les uns avec les autres, ils inventent la voie de leur propre jouissance, de leur éveil à la vie, de leur bonheur intérieur. Enfin, roman d’apprentissage car être heureux, c’est aussi et surtout vivre hors du cadre !
Une incitation à rejoindre le rang des ennemis de la vie ordinaire pour l’éternité !

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 352 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Nathan (9 janvier 2020)
  • Collection : GRAND FORMAT DIVERS
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2092591088

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Parée pour percer de Angie Thomas| 2 janvier 202

Bri a 16 ans et rêve d’être la plus grande rappeuse de tous les temps. Ou au moins de remporter son premier battle. Elle a de qui de tenir – son père était une légende du rap, jusqu’à qu’il soit tué par les gangs.

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Chronique : Après le roman  « The Hate U Give ». Je me demandais quelle nouvelle histoire Angie  Thomas nous donnerait cette fois-ci.

La façon dont elle met sur le papier des problèmes comme le racisme, la drogue, la pauvreté, la brutalité policière contre les noirs, et d’autres choses comme ça, est remarquable. Elle nous fait comprendre pourquoi les Noirs font certaines choses, comment ils pensent, pourquoi ils réagissent comme ils le font aux plus grandes atrocités qui leur sont faites. Dans ce chef-d’oeuvre, elle nous montre que les Noirs ont aussi des sentiments, même s’ils sont des trafiquants de drogue, des rappeurs ou des membres de gangs. Ce sont des humains qui ont des sentiments, des rêves, des attentes, tout comme nous tous. Il est vrai qu’ils ont parfois plus de  » couilles  » que nous, mais cela ne veut pas dire qu’ils doivent être mis dans un coin juste parce que leur couleur de peau n’est pas blanche.

C’est un brillant aperçu de leur vie, de leur esprit et de leur cœur. Ils peuvent pleurer, aimer et espérer, comme nous tous. Et vous savez quoi ? Nous pouvons aussi être des trafiquants de drogue, des membres de gangs et quelles autres mauvaises choses nous leur mettons au coin, tout comme eux. Parfois même avec plus de « talent » qu’eux. Mais tu sais ce qu’on ne peut pas vraiment faire comme eux ? On ne peut pas vraiment s’accrocher à notre famille comme eux. Parce que les Noirs, quoi qu’il arrive, ils restent et soutiennent leur famille, exactement comme Angie nous le montre dans son livre. On peut dire de nous, les blancs, la même chose ? Oui, il y a des Blancs comme ça aussi, beaucoup d’entre eux, mais la grande majorité peut facilement laisser leur famille derrière eux pour diverses raisons. Et à ce sujet, nous, les Blancs qui pouvons si facilement juger les Noirs, et les mettre dans un coin même pour la chose qu’ils disent, je pense que nous avons des choses à apprendre d’eux.

La seule chose qui nous sépare, c’est la couleur de la peau. C’est tout ! Et Angie Thomas nous le montre d’une des façons les plus belles et les plus brillantes. J’attends son prochain livre.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 496 pages
  • Editeur : Nathan (2 janvier 2020)
  • Collection : GRAND FORMAT DIVERS
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2092589717

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