Tchernobyl de Igor Kostine | 2 janvier 2020

Présent en première ligne, Igor Kostine nous délivre des photographies exceptionnelles montrant des hommes déplaçant des blocs radioactifs à mains nues, l’évacuation des villages, le désespoir et le courage des populations, la construction du sarcophage au-dessus de la centrale, les cimetières de machines radioactives, les jardins et les vergers contaminés redevenus des terres sauvages où l’être humain n’a plus sa place …

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Chronique : Reportage photographique réalisé par Igor Kostine à Tchernobyl à partir du premier jour de l’explosion du réacteur de la centrale nucléaire. Il a été le premier photographe reporter sur les lieux de la catastrophe. Ses photos ont servi à l’organisation des travaux de déblaiement. Plus tard il est revenu plusieurs fois sur les lieux afin de témoigner des conséquences de l’accident.

Ce livre dévastateur et remarquable capture en images ce que d’autres ont fait en paroles. En commençant par des prises de vue aériennes du site à partir d’un hélicoptère, Kostin a ensuite tourné une image du réacteur numéro quatre détruit à partir d’un bloc adjacent, et c’est là que l’événement prend toute son ampleur. Suivent des photographies au lendemain des travaux de maintenance, des bus évacuant les civils, des paysages arides dans les zones interdites, des images obsédantes de Tchernobyl et de Pripyat gisant morts sous un manteau de neige, et qui pourraient oublier la grande roue de Pripyat et les auto-tamponneuses fantomatiques abandonnées. Des images qui résonnent tout aussi puissamment aujourd’hui. Il y a ceux qui ont refusé de quitter leur maison, pour la plupart des personnes âgées, qui étaient déterminés à mourir à l’endroit où ils étaient nés. Il y a ce regard sur les visages des gens qui n’a vraiment pas besoin de beaucoup d’explications, comme si on leur arrachait le cœur devant la caméra.

Ce livre est fantastique, effrayant et intense ; la photographie de Kostin n’a pas seulement été faite avec la supériorité de la pellicule celluloïd sur le numérique, mais il documente l’une des tragédies environnementales les plus connues avec des images valant mille mots, faisant tout pour capturer l’émotion, la peur et la vérité de cet horrible accident. Qu’il ait risqué sa propre vie pour obtenir la première photographie de la fusion ou qu’il ait partagé avec le monde entier l’héritage dangereux de Tchernobyl, Kostin emmène les lecteurs dans un voyage à travers l’horreur et l’espoir dans ce livre étonnant.

Note : 10/10

Extrait :

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  • Broché : 240 pages
  • Editeur : Les Arènes (2 janvier 2020)
  • Collection : AR.PHOTO REPORT
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1037500915

 

 

 

Ocean Therapy de Santa Mila | 10 juillet 2019

Santa Mila, alias Laure, grande amoureuse de l’Océan et de ses bienfaits et professeure de yoga, vous fait découvrir son Ocean Therapy. S’aérer, se dynamiser, oser se lancer, respecter la nature, manger ce qu’elle nous offre, se faire plaisir… c’est possible (même sans habiter près de la plage). Dans ce livre, Laure partage sa vision apaisée mais tonique de la vie.

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Chronique : Juste magnifique !
La qualité du papier, le format du livre, le contenu, les photos .. Tout est parfait
Bravo à Santa Mila, alias Laure pour ce premier livre qui je l’espère ne sera pas le dernier !
Les mots sont toujours bien choisi et remplis de douceur
Un livre merveilleux à offrir aux passionnés de l’océan  ou tout simplement à soi-même pour se faire plaisir et trouver un apaisement en lisant ce petit bijou.

Humble, simple et sans prétention tout en étant rafraîchissant et surtout inspirant. Un must-have que ce soit pour les les personne qui on des besoins en apaisement , les apprentis yogis ou tout simplement les personnes en quête de spiritualité et d’ouverture d’esprit. Ce livre apporte une approche intime et originale du bien être et incite qui le lit à prendre soin de soi et des autres. Les messages véhiculés dans ce livre sont portés par un amour profond de la nature et de l’être humain et invitent les lecteurs à pratiquer cette philosophie du bien être et de l’amour avec bienveillance et douceur.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 288 pages
  • Editeur : Talent Sport (10 juillet 2019)
  • Collection : TSP.TALENT EDIT
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2378150822

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Bad man de Dathan Auerbach (21 février 2019)

Résumé : Eric, trois ans, a disparu il y a cinq ans. Peu à peu, les affichettes ont jauni, les policiers se sont désintéressés de l’affaire, la vie a repris son cours dans cette petite ville désaffectée de Floride.
Pas pour Ben, le grand frère de la victime. Qui ne s’est jamais remis du drame. Qui a vu sa famille sombrer. Mais qui n’a jamais cessé ses recherches.
Recruté en tant que magasinier de nuit dans le supermarché même où Eric a disparu, Ben sent que les lieux ont quelque chose à lui révéler. Quelqu’un sait où est son frère, une personne qui prend un malin plaisir à se jouer de lui. Qui ? Le directeur qui n’a jamais collaboré à l’enquête ? Ses collègues auxquels il a accordé trop vite sa confiance ? Mais il y a plus que ça, une présence impalpable, diffuse, qui brouille ses pensées… Qui est ce bad man dont l’ombre inquiétante plane sur la ville ?

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Chronique : Cet ouvrage prend un parti pris qui ne plaira pas à tout le monde mais son ambiance oppressante m’a convaincu de m’avancer dans les allés de ce supermarché rempli de secret et de drames.

Certains lui reprocheront le fait que l’intrigue piétine mais il faut comprendre que l’on se trouve en présence d’un thriller centré sur son personnage principal. Un personnage brisé, à la limite de sombrer dans le désespoir le plus total. Sa psychologie est solide même si elle n’évolue pas vraiment au cours de l’intrigue. Ben passe à travers divers états allant de la rage à la mélancolie le tout baignant dans une culpabilité que la chaleur du soleil de Floride n’arrange en rien.

D’autres s’attarderont sur ces passages qui insinuent qu’une menace diffuse rode dans le sillage de Ben. Passage qui n’apporte au final pas grand chose une fois la lecture terminée, mais ces scènes contribuent à créer une atmosphère angoissante à la limite du livre d’horreur. Ces scènes ont très bien fonctionné sur moi mais j’avoue être facilement impressionable. L’idée d’instiller l’angoisse dans un supermarché est originale, cela change des maisons abandonnées même si on retrouve aussi un tel lieu plus loin dans l’intrigue.

Enfin on pourrait aussi remarquer un final qui laisse dans l’ombre certains éléments de l’intrigue mais le but de l’auteur n’est sans doute pas de faire toute la lumière sur le mystère de la disparition du petit Éric mais d’instaurer une ambiance à part.

Pour ma part je regrette surtout que le supermarché, personnage à part entière du récit, ne soit pas mieux exploité tant les scènes de nuit se déroulant dans ses locaux déprimants sont marquants. L’auteur l’écarte même complètement à la fin du roman, un final qui traine en longueur d’ailleurs pour une fin d’une noirceur absolue mais suffisamment ouverte pour laisser espérer que certaines questions ne resteront pas sans réponse pour les personnages restants.

Ce thriller aurait pu être une vraie pépite si l’auteur s’était plus concentré sur les éléments de l’intrigue plutôt que l’atmosphère que j’ai personnellement trouvé à mon goût.

Note : 6/10

Éditeur Belfond
Date de publication 21 février 2019
Langue français
Longueur du livre 448
ISBN-10 2714479952

De bonnes raisons de mourir de Morgan Audic (2 mai 2019)

Résumé : Un cadavre atrocement mutilé suspendu à la façade d’un bâtiment. Une ancienne ville soviétique envoûtante et terrifiante. Deux enquêteurs, aux motivations divergentes, face à un tueur fou qui signe ses crimes d’une hirondelle empaillée. Et l’ombre d’un double meurtre perpétré en 1986, la nuit où la centrale de Tchernobyl a explosé…Morgan Audic signe un thriller époustouflant dans une Ukraine disloquée où se mêlent conflits armés, effondrement économique et revendications écologiques.

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Chronique : Comme il est bon de finir l’année sur un excellent polar. J’ai l’impression de l’avoir attendu toute l’année celui-ci. Il réunit tous les ingrédients que j’affectionne particulièrement dans mes lectures polars, atmosphère, intrigue et personnages.

Commençons par ces derniers, aucun ne brille par son originalité mais le personnage du capitaine Joseph Melnyk, le milicien qui a roulé sa bosse, qui croit en sa mission de maintien de l’ordre malgré le regard désabusé qu’il porte sur la société ukrainienne est crédible et solide. Il sera notre porte d’entrée dans la découverte d’un pays qui ne s’est toujours pas remis de la tragédie de Tchernobyl et qui traverse aujourd’hui une guerre civile qui saigne à blanc sa jeunesse. Le second personnage, l’enquêteur Alexandre Rybelko, est emprunté à la figure du flic alcoolique, dur à cuire, dont les espoirs d’une vie meilleure ont depuis longtemps fondu comme neige au soleil. Là encore l’écriture du personnage fait mouche, l’auteur donne en quelques pages une profondeur à ce flic torturé que la vie n’épargne pas. Les autres membres du casting sont à l’avenant que ce soit Galina Novak, la bleue qui veut faire ses preuves, ou Ninel, la militante écologiste qui ne s’en laisse pas conter.

L’atmosphère maintenant, il ne suffit pas de situer l’intrigue de son polar dans la région irradié pour donner une densité particulière à l’œuvre. Non l’auteur a brodé autour de la tragédie initiale pour nous conter trois décennies de malversations politiques, de misères humaines et de désastres sanitaires. L’auteur distille les anecdotes concernant la catastrophe et ses conséquences de manière savante, nous rappelant tout au long des quatre cents pages de l’œuvre que rien n’est réglé plus de trente ans après. Grâce à son style visuel les paysages désolés de la région prennent vie contribuant à apporté une ambiance macabre et désespérée.

Terminons par l’intrigue. Les deux enquêtes parallèles s’entremêlent sans se marcher dessus et délivrent petit à petit les éléments qui vont mener à la résolution. Tout cela serait déjà satisfaisant pour tous amateurs de polars mais l’auteur se permet en plus un twist final relié de manière indirect à l’enquête. Je soupçonne l’auteur d’avoir semé sciemment des petits cailloux afin d’envoyer les lecteurs les plus perspicaces dans une direction, persuadé qu’ils seront d’avoir deviné les derniers indices, avant de les propulsé dans une direction innatendue qui finit de placer ce roman dans le top des meilleurs que je n’ai jamais lu.

Voilà un auteur qu’il va falloir suivre de près, surtout s’il continue à écrire des histoires aussi dense et adictives.

Note : 10/10

Éditeur Albin Michel
Date de publication 2 mai 2019
Langue Français
Longueur du livre 496
ISBN-10 2226441425

Mama Finger de Wendall Utroi

1936, au sud de la Louisiane. Qui est Mama Finger ? Une guérisseuse pour certains, une sorcière pour d’autres. Cette dame noire sans âge coule des jours paisibles dans une cabane au cœur du bayou. Quand les époux Larive, qui vivent non loin de là, travaillent, mama s’occupe de leur fils de 9 ans, lui fait découvrir un monde captivant. Mais, dans l’ombre des Noirs américains, le bruit des chaînes résonne encore. Est-il bon de parler aux esprits, là où règne la folie des Blancs, la ségrégation et les fantômes du Ku Klux Klan ?

Achat du livrehttps://amzn.to/35RA9Rv

Chronique : Deux sentiments en refermant ce bouquin : tout d’abord un réel engouement car Utroi sait poser une histoire et la rendre attractive au possible . La curiosité, dès les premières pages, vous gagne et perdure pendant un bon bout de temps…

L’ambiance devient lourde et pesante car le mystère plane autour de cette fameuse femme qu’est Mama Finger. Tout ceci est assez inquiétant et l’auteur plonge son lecteur dans une ambiance oppressante.Le récit se double d’une réflexion sur le couple et les mensonges dans lesquels un homme est capable de s’enfermer. Le personnage de Mama Finger met en lumière la vie misérable et l’exploitation des immigrants africains. Invisibles la plupart du temps ces immigrants sont en butte à toutes les injustices, surtout les femmes, la misère, la violence et le mépris sont leur lot quotidien.

Wendall Utroi est encore une fois parvenu à me plonger dans une ambiance, dans un monde. Quel fabuleux conteur! Il envoûte de ses mots et tisse un univers autour de son livre qui ne peut qu’emprisonner le lecteur.

Un récit qui, par sa description sociale d’un pays noyé dans la corruption et le racisme, ne laissera pas indifférent.

Note : 9,5/10

 

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 3729 KB
  • Nombre de pages de l’édition imprimée : 335 pages
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français
  • ASIN : B082WYKDXB

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Lou après tout tome deux La communauté de Jérôme Leroy (3 octobre 2019)

Résumé : Épuisée, Lou revient vers la mer afin de se laisser mourir sur la plage où Guillaume lui a appris à nager. Marchands d’esclaves, pillards, Entre-Deux… avec son lot d’horreurs, la vie d’après le Grand Effondrement mérite-t-elle que l’on se batte encore pour elle ?
Plusieurs rencontres inattendues amènent Lou à continuer, malgré tout. Chez les Wims, elle découvre une communauté harmonieusement organisée sous l’autorité d’un Délégué. Et puis, il y a Amir… Une promesse d’apaisement, enfin.
Lou le savait pourtant bien : c’est au moment précis où l’on baisse la garde que surviennent les pires dangers.

Chronique : Après un premier tome qui posait les bases de ce monde apocalyptique, Jérôme Leroy nous revient avec le deuxième volume de sa trilogie sur la fin du monde.

Le premier volume introduisait le duo touchant composé de Guillaume et de Lou. Le monde en ruine décrit par l’auteur n’avait rien d’original mais avait le mérite d’être suffisamment captivant pour nous tenir en haleine. La force du récit tenait surtout à la complicité entre les deux protagonistes. Mais ce postulat de départ ayant volé en éclat, l’auteur peut-il encore nous intéresser à son récit ?

Le style est toujours aussi fluide, les mots s’echouent sur les pages comme les vagues sur la plage. Pour tous les amateurs de récits post-apocalyptique le récit ne propose rien de bien original. On y retrouve les thèmes chers à ce genre : l’homme est un loup pour l’homme, la difficulté de survivre face aux hordes innombrables de morts-vivants, le groupe de survivants très bien organisés à la tête de laquelle se trouve un despote qui rappellera forcément un certain gouverneur. Les thèmes sont vus et revus certes mais ils sont mis en scène de manière efficace. En choisissant de situer son récit sur le littoral du nord de la France rend le récit encore plus vivant. Une certaine poésie se dégage de ces paysages ravagés par l’homme et qui retrouvent lentement leurs états sauvages.

Lou, la jeune guerrière solitaire, incarne l’âme du livre. Son portrait est finement dressé, jamais trop aguerri car elle reste une jeune fille dans un monde sans foi ni loi, mais jamais trop naïve non plus car les épreuves qu’elle a traversées on fait d’elle une véritable amazone prête à relever tous les défis. Son amour pour l’odyssée d’Homère et la poésie d’Apollinaire font d’elle un pont culturel entre la civilisation disparue et ce nouveau monde barbare ainsi que la preuve que l’humanité n’a pas encore complètement sombré dans la bestialité.

Portée par une héroïne solide et extrêmement attachante, cette trilogie offre une variante qui manque peut-être d’originalité mais qui offre mine de rien un récit épique. Il ne reste plus qu’à espérer que le troisième et dernier volume nous offre une conclusion à la hauteur de nos attentes.

Note : 8/10

Éditeur Syros Jeunesse
Date de publication 3 octobre 2019
Langue Français
Longueur du livre 432
ISBN-10 2748526449

Tous les péchés sont capitaux de Daria Desombres (27 mars 2019)

Résumé :Depuis l’assassinat de son père, avocat renommé, Macha Karavaï, une jeune étudiante en droit de vingt-deux ans, nourrit une véritable obsession pour les tueurs en série. Pistonnée pour un stage à la Petrovka, l’état-major de la police de Moscou, elle est prise en grippe par Andreï Yakovlev, l’enquêteur en chef, qui décide de la mettre à l’écart en lui confiant d’anciennes affaires d’homicides qui lui semblent sans intérêt.
Mais quand Macha se rend compte que des cadavres ont été découverts à la cathédrale St Basile, à la Tour Koutafia et repêchés devant les remparts du Kremlin, elle identifie un lien entre l’emplacement de ces crimes et le plan de la ville médiévale de Moscou, construite par les architectes au Moyen Âge selon le modèle de la Jérusalem céleste. Contrairement aux catholiques pour qui il existe sept péchés capitaux, les orthodoxes, eux, estiment que tous les péchés sont capitaux. Les corps des victimes n’ont pas été abandonnés mais plutôt mis en scène par le tueur pour représenter divers péchés. Macha parvient enfin à attirer l’attention d’Andreï et ils se lancent alors sur les traces de ce tueur en série on ne peut moins ordinaire…

Chronique :La Russie est un pays qui reste encore assez inexploré dans le domaine du polar, alors lorsqu’un ouvrage établit son intrigue sur les terres de la mère- patrie avec en sus une bonne dose de mystère il n’en faut pas plus pour m’inciter à me lancer dans la lecture de ce premier roman.

L’auteure nous embarque donc pour une enquête qui n’offre rien d’original. En effet un tueur en série qui fait son macabre office en suivant une liste de péchés et de mises à mort médiévales c’est une caractéristique que les lecteurs de polars ont déjà forcément croisés au cours de leurs lectures. Le personnage de Macha trouve un peu trop facilement les liens entre les différents meurtres et les victimes mais il faut bien que l’enquête commence et le personnage de Macha se révèle suffisamment dynamique pour nous entraîner dans sa théorie de tueur en série mystique.

Cette partie de l’intrigue, avec des anecdotes sur la religion orthodoxe et la Jérusalem céleste, représente l’atout majeur du récit. L’auteur expose clairement les idées des enquêteurs. Malheureusement tout cet enrobage historique ne suffira pas à enrichir la pauvreté psychologique de l’assassin dont les motivations et le passé sont bâclés et ternissent l’ensemble de l’œuvre.

Le duo d’enquêteurs formés par Macha et Andrei se révèle attachant mais l’auteur aurait peut-être été plus indiqué de développer leur complicité afin de faire d’eux un duo d’enquêteurs équilibré, entre Andrei l’irascible et Macha la jeune stagiaire déterminée. Au lieu de ça, l’auteure tisse entre eux une romance qui n’a rien de honteuse mais qui amène des interrogations sur l’avenir de leur relation. Comment développer des personnages qui ont atteint un tel stade de relation lors d’éventuelle suite à ce premier ouvrage?

Le style de Daria Desombres est encore en pleine gestation. En tout cas il faut l’espérer car si elle parvient à nous intéresser à son récit lors des chapitres consacrés à l’enquête, sa plume se révèle plus aléatoire lors des passages plus intimiste. Son style apparaît comme bridé, comme si elle tenait à se conformer à un académisme qui lui empêche de déployer toute la mesure de son talent.

Ces quelques défauts n’empêchent pas ce polar d’offrir une intrigue solide et suffisamment captivante pour offrir un beau moment de lecture. L’auteure devra confirmer son style dans son deuxième ouvrage.

Note : 7/10

Éditeur Le Masque
Date de publication 27 mars 2019
Langue Français
Longueur du livre 384
ISBN-10 2702449077

Cahiers Filliozat – Ma famille de Isabelle Filliozat| 27 septembre 2019

Un cahier pour comprendre la place et les besoins de chacun dans la famille, quelle que soit sa forme (parents ensemble ou séparés, famille recomposée, enfant adopté, fratrie ou enfant unique…)
Comment est ta famille à toi?

Achat du livre : https://amzn.to/38RITsZ

Chronique : Les enfants sont des petits êtres en devenir et avec leur construction intellectuelle, ils vivent de véritables chamboulements émotionnels et ils ont tous une famille, ce livre est un outil formidable pour les guider dans les liens qui les unissent et  de la résolution de ce qu’est le droit dans le respect, ce cahier propose une multitude d’activités ( deux planches de gommettes, des coloriages) pour les enfants et les parents. Le vocabulaire employé est simple et à la portée des enfants. Les illustrations sont jolies. On a le droit à un livret parental qui nous donne quelques clés pour accompagner les enfants. Ce cahier est recommandé pour les enfants à partir de 5 ans.
Un livre pour les parents qui souhaitent explorer le domaine de l’expression  de façon ludique et interactive  afin que l’enfant s’exprime et vit mieux avec lui-même.

Note : 9,5/10

 

  • Album : 100 pages
  • Tranche d’âges: 5.0 années et plus
  • Editeur : Nathan (27 septembre 2019)
  • Collection : Filliozat
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2092580981

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Les colères – Les petites histoires Filliozat de Virginie Limousin, Isabelle Filliozat , et al. | 5 septembre 2019

Le jour de l’anniversaire d’Aya, Simon, son frère, ouvre l’un de ses cadeaux. Ça la met dans une colère noire !
Simon est très en colère et agressif à la maison. Et s’il avait un problème à l’école ?
Aya a très envie d’un tinny dog, comme ses amies, mais sa maman refuse de le lui acheter!

Achat du livre : https://amzn.to/2rcHtIx

Chronique :  Les petites histoires Filliozat offre ici aux parents un outil précieux pour apprendre à l’enfant à identifier et comprendre la colère des enfants, leurs émotions.
Grâce à trois histoires tout simples à raconter, l’enfant saura faire la différence entre joies, peur, tristesse, colère, honte, amour et dégoût et les mettre en relation avec des situations réelles. Il découvrira également, expliqués de façon très simple à s’apaiser.

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Album : 32 pages
  • Tranche d’âges: 4.0 années et plus
  • Editeur : Nathan (5 septembre 2019)
  • Collection : Ptes histoires Filliozat
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2092589814

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Regarde autour du monde de Emiri Hayashi | 3 octobre 2019

Pouf le petit chien a envie de voir du pays : Savane, forêt tropicale, Inde, Japon, Australie, Canada, c’est parti pour un grand voyage !

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Chronique : Album joliment illustré avec des effets de matière, texte très court rapportant le voyage de Pouf .
Les couleurs sont vives, les animaux aux formes douces arrondis.
Il est possible de présenter les petits animaux de la nature, de travailler sur la numération, …
Un livre qui correspond bien pour les jeunes enfants avec ses nombreuses couleurs, une histoire bien écrite et des textures permettant à l’enfant d’interagir avec le livre. Permets de stimuler et d’éveiller la curiosité.

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Album : 10 pages
  • Tranche d’âges: – 2 années
  • Editeur : Nathan (3 octobre 2019)
  • Collection : REGARDE ECOUTE DANS
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2092589792

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