Timoté fait du vélo (3 mai 2018) de Emmanuelle MASSONAUD et Mélanie COMBES

Timoté est un petit lapin qui, au fil des albums, partage sa vie avec ses copains et sa famille. Aujourd’hui, Timoté va enfin essayer son nouveau vélo. Après quelques tentatives un peu difficiles, Timoté peut désormais rouler à coté de maman pour aller au parc mais, attention, il faut respecter les consignes de sécurité et le code de la route ! Il va aussi apprendre à prêter son joli vélo à ses copains. Beaucoup d’émotions en perspective !

Chronique : Un Timoté est toujours une une jolie histoire à raconté au enfants. Les couleurs du livre sont à la fois vives et douces et animent des dessins tendres et ronds. Il y a des détails charmants dans les illustrations. le jeune lecteur est invité à chercher des petites choses dans la page, à faire marcher son imagination et son observation. Il y a aussi un jeu des différences à la fin de l’album. L’album est adorable, Timoté et sa famille sont si mignons !

Note : 9/10

 

  • Relié: 24 pages
  • Editeur : Grund (3 mai 2018)
  • Collection : TIMOTE

51dz9T7T3aL._SY498_BO1,204,203,200_.jpg

 

Arthur le bandit (3 mai 2018) de Benoit Debecker

C’est l’histoire d’un bandit qui passe ses journées à détrousser les gens et à réaliser de bons desserts. Suite à un accident, il rencontre une dame qui prend soin de lui et surtout lui apprend à lire. Cette découverte le transforme complètement.

Chronique: Une très belle histoire racontée avec talent et plein d’humour !  Le héros est aussi sympathique que méchant au début et les anecdotes racontées au fil des pages sur son quotidien très bien faite. Certains gags interfèrent avec les suivants, ce qui fait qu’ils se mélangent, et c’est ça qui fait le comique. Les gags sont tantôt courts, tantôt longs.
Assez souvent, on est induit en erreur par l’auteur, du fait que ce n’est qu’au moment de la chute que l’on comprend le ridicule de la situation

Note : 9/10

 

  • Album: 48 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (3 mai 2018)
  • Collection : ALBUM JEUNESSE

 

FullSizeRender.jpg

 

Bob & Marley – Un métier (3 mai 2018) de Thierry Dedieu et Frederic Marais

Marley, c’est le grand, et Bob le petit. Nos deux ours mal dégrossis sont de retour. Aujourd’hui, Bob cherche un métier pour plus tard. Marley va-t-il pouvoir l’aider ?

Chronique : Bob et Marley sont deux ours. Bob le petit, naïf, et Marley le grand, plein d’expérience… Dans ce livre Marley se demande quel métier choisir. Bien évidemment Bob en à marre d’entendre ses choix à longueur de temps, Marley va trouver la solution au plus grand plaisir du petit public. Avec  un superbe graphisme de Thierry Dedieu… Une histoire courte et beaucoup d humour et qui plait aussi aux parents.

Note : 9/10

 

  • Album: 40 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (3 mai 2018)

41jR8hmxZ2L._SX496_BO1,204,203,200_.jpg

 

La mer (3 mai 2018) de Philippe Jalbert

Cette collection, ludique et originale, propose aux enfants des images en relief pour découvrir le monde avec les yeux, mais aussi du bout des doigts.

Chronique : Ce livre nous propose de découvrir toute sorte de famille à la mer et surtout de savoir comment vogue un voilier? Pourquoi le phare émet de la lumière ?
Bien sûr, ces explications sont accompagnées avec de très belles illustrations ainsi qu’avec des personnages en relief.
C’est un livre très court, mais parfait pour expliquer aux enfants des questions qu’ils ce posent.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 24 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (3 mai 2018)
  • Collection : DOCS EMBOITES

51GI9uH7AqL._SY498_BO1,204,203,200_

 

Comment maigrir sans rien manger (2 mai 2018) de Coco et Bénédicte Voile

« Les silhouettes plus que parfaites des top models vous laissent perplexe ? Vous sentez bien qu’on vous cache quelque chose…
Les stars ne se nourrissent-elles que de graines comme les hamsters ? Possèdent-elles une machine à faire fondre la cellulite ? Ont-elles une peau transgénique qui se régénère la nuit ?

Chronique : Tout simplement super ! Livre très bien adapté aux personnes qui se posent des questions sur leurs poids. Contenu bien fait et simplement expliqué, avec des mots adaptés et sans vulgarité. Chaque mot est posé, précis et explique qui on est de maniérer humoristique mais avec un langage posé, appliqué et vrai . Il est intéressant de le proposer personnes ce type de où l’on ne se sens pas coupable et avoir des réponses à ses questions En lisant ce (faux) guide, vous allez rire, déculpabiliser et surtout… vous aimer ! ».

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 160 pages
  • Editeur : Archipoche (2 mai 2018)
  • Collection : Récits, témoignages

005474551

 

 

Enterrées vivantes (2 mai 2018) de Arno Strobel

Quand elle ouvre les yeux, rien. Le noir total. Si elle essaie de bouger, elle se cogne de tous côtés. Elle se sait prise au piège. Enfermée vivante dans une caisse en bois, d’où personne ne peut l’entendre crier. Elle se débat…

Chronique : Eva Rossmann a la trentaine et est une femme d’affaires prospère. Mais au lieu de vivre le glamour, elle mène une vie très retirée. En fait, elle n’a qu’un seul ami : Wiebke Pfeiffer. Il fait entièrement confiance à Eva et Wiebke est très inquiète pour son amie, car on ne peut guère la négliger. En fait, Eva souffre de terribles cauchemars dans lesquels elle se réveille constamment dans un cercueil – sans avoir la possibilité de se libérer. Sur le conseil de Wiebke, Eva est prête, parce qu’elle est complètement épuisée de voir un psychiatre, parce qu’en plus des cauchemars, elle a eu de plus en plus de défaillances dernièrement. Pendant cette interruption, elle manque de mémoire et revient à elle-même sans savoir comment elle est arrivée à cet endroit ou ce qu’elle vient de faire.

Pendant ce temps, une femme morte apparaît à Cologne, enterrée vivante dans un cercueil. L’agresseur joue avec les enquêteurs parce qu’il leur donne des indices sur l’endroit où se trouve la victime, mais les autorités n’ont pas réussi à sauver la victime vivante. Bernd Menkhoff et Jutta Reithöfer enquêtent sous haute pression, mais ce n’est que lorsqu’ils découvrent l’identité de la victime qu’ils parviennent à retrouver une première trace de l’auteur du crime. L’intrigue a été élaborée de manière passionnante et variée. Les chiffres sont multiples. Aux yeux du public, Eva est peut-être une femme d’expérience dans la trentaine, qui a une grande fortune et pas peu d’influence, mais le lecteur se rend vite compte que sa nature est plutôt incertaine et qu’elle est sur le point de s’effondrer à travers toute cette situation confuse avec ses cauchemars extrêmement réalistes. Le style d’écriture est très facile à saisir, de sorte que on ne  peux pas du tout s’éloigner du livre – On veux  juste savoir comment cela va se terminer.

Note : 9/10

 

  • Poche: 320 pages
  • Editeur : Archipoche (2 mai 2018)
  • Collection : Suspense

Electre_978-2-37735-153-4_9782377351534.jpg

 

La carte du monde (2 mai 2018) de Jane Hamilton

Un moment d’inattention, un seul, et une vie peut basculer. Perdue dans la contemplation d’une carte du monde qu’elle avait dessinée jadis, Alice laisse sans surveillance la fille de sa meilleure amie. Lorsqu’elle revient à elle, il est trop tard…

Chronique : Alice et Howard Goodwin sont propriétaires de la dernière ferme laitière du Prairie Center, et ont deux jeunes filles. Par un matin d’été particulièrement stressant, Alice fait du baby-sitting pour les filles de sa meilleure amie qui sont venues jouer lorsque l’une d’entre elles s’égare et tombe dans leur étang et est ensuite déclarée en état de mort cérébrale. Tout le monde est terriblement dévasté, mais Alice se blâme et tombe dans une dépression profonde, à peine capable de fonctionner ou de s’occuper de sa famille. Au milieu de tout cela, la police commence à interroger Alice sur son travail d’infirmière scolaire, en particulier sur un garçon de 5 ans très difficile qui est souvent malade. Alice a honte de se rappeler qu’une fois elle a giflé le garçon par frustration face à son comportement et dans son funk émotionnel, elle s’enfuit en criant « J’ai blessé tout le monde ! Prenant cela comme un aveu de culpabilité d’abus sexuel, Alice est arrêtée et une caution élevée est fixée, que Howard ne peut se permettre de payer. La communauté le fuit, lui et les enfants, et il doit donc essayer de tout réunir par lui-même. L’histoire alterne entre Alice et Howard, ce qui est très efficace, ce qui nous permet de comprendre les pensées et les sentiments les plus intimes de chacun et comment ils gèrent ces crises dans leur vie. Le lecteur va ressentir de l’amour pour tous les personnages, même on est  pas toujours d’accord avec leurs actions ou leurs réponses. Le livre est aussi unique en son genre. Cela force à considérer la perspective de chacun des personnages principaux et à me mettre à leur place, ce qui nous rend plus acceptant et moins critique.

Note : 9/10

 

  • Poche: 576 pages
  • Editeur : Archipoche (2 mai 2018)
  • Collection : Romans étrangers

51IMfA2hreL._SX309_BO1,204,203,200_.jpg

 

Des papillons dans le coeur (2 mai 2018) de Petra Hülsmann

La vie de Lena est à son image : nette et rangée. Jusqu’au jour où, à la veille de ses 30 ans, alors qu’elle s’apprête à se marier, son fiancé Simon lui annonce qu’il est tombé amoureux d’une autre. Comme si ça ne suffisait pas, elle est virée de son travail suite à une étourderie.

Chronique : Un roman pour le printemps, l’été, l’automne ou l’hiver, à lire sur la plage, sur le canapé ou partout où vous vous sentez à l’aise. Un roman pour chaque saison et chaque situation.
Lena est une personne enchanteresse et quelque peu chaotique. C’était amusant de parcourir les pages avec elle et de vivre la vie qu’elle avait décidé de mener. Qu’elle a vécu une vie, qu’elle n’a même pas planifiée elle-même, ne devient claire pour elle qu’après quelques catastrophes. Finalement, elle essaie de se retrouver et prend des mesures non planifiées.
Petra Hülsmann écrit dans une écriture légère, parfois même vivante. On continue à lire beaucoup trop vite et peut ne pas quitter le monde de Lena du tout. Le charme et l’humour alternent habilement ici et crée une mise en œuvre vraiment habile du thème. Une comédie de situation après l’autre ne peut pas être écartée ici. Qui ici ne rit pas…..  Les lignes de poinçonnage sont orientées, rien n’est plat d’une manière ou d’une autre. Et ce n’est pas tout : l’auteur parvient à transmettre des émotions. Rire, pleurer, être triste. Flirter, aimer et penser.  Un livre qui fait du bien.

Note : 9/10

 

  • Broché: 368 pages
  • Editeur : Archipel (2 mai 2018)
  • Collection : Romans

51ztTf+oGwL._SX315_BO1,204,203,200_.jpg

 

Une pluie d’étincelles (2 mai 2018) de Tamara McKinley

Australie, 1946. Becky Jackson a regagné son village natal avec son fils Danny après que son mari a été déclaré mort au combat.
Depuis deux générations, sa famille dirige l’hôpital de Morgan’s Reach, bourgade fondée par son grand-père. Becky y connaît tout le monde et retrouve sa meilleure amie, elle aussi veuve de guerre.
Becky côtoie également Ben Freeman, le pompier en chef secrète- ment amoureux d’elle. Un amour auquel elle se refuse car Danny n’a toujours pas fait le deuil de son père…

Chronique : L’histoire commence par un soldat anonyme qui rentre chez lui après la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit ensuite de nous présenter la région de l’Outback autour de Morgan’s Reach et l’hôpital de brousse qui y existe depuis trois générations. Il présente les personnages et les familles qui ont vécu dans la région. Il y a beaucoup de personnages à suivre et l’histoire saute d’un personnage à l’autre, donc il faut du temps pour s’installer dans ce style. Mais la valeur est qu’elle donne une image à plusieurs niveaux de la région et du style de vie. Ce sont des gens montrés avec tous leurs défauts mais, à quelques exceptions notables près, les personnages que le lecteur aimera apprendre à connaître.
Becky Johnson et sa famille qui dirigent l’hôpital de brousse sont des gens que tout le monde serait heureux d’avoir dans leur coin, même si Becky a des problèmes avec son jeune fils Danny. Danny refuse de croire que son père est mort à la guerre et insiste pour qu’il revienne. Cela crée des problèmes et des tensions pour Becky en étant capable d’aller de l’avant et de laisser le passé derrière pour retrouver l’amour.
L’Outback est autant un personnage de ce roman que les gens qui l’habitent. Nous voyons la rudesse de la terre et du climat et les effets qu’ils ont sur la communauté, parfois pour de bon mais pas toujours. J’ai aimé la façon dont les relations étaient dépeintes et la force et la place donnée à certains des personnages autochtones.
C’est un roman d’amour mais on ressent la tension des différentes histoires et la menace portée par les caprices de la terre. Il donne un bon exemple de collaboration communautaire et des effets désastreux des sécheresses. Les scènes d’incendie sont particulièrement bien faites. Le lecteur va aimer passer du temps avec ces personnages c’est un livre qui ce lit sans déplaisir.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 330 pages
  • Editeur : Archipel (2 mai 2018)
  • Collection : Romans

416lPo76dtL._SX319_BO1,204,203,200_.jpg

 

Morts par la France (2 mai 2018) de Pat Perna et Nicolas Otéro

1er décembre 1944, camp de Thiaroye, dans la banlieue de Dakar. L’armée française ouvre le feu sur des centaines de tirailleurs sénégalais tout juste rentrés de quatre années de captivité. Après un travail de recherche acharné de plus de vingt ans, l’historienne Armelle Mabon a découvert qu’il s’agissait en réalité d’un véritable crime d’Etat prémédité. Ce sont plus de 300 hommes qui auraient été froidement exécutés par l’armée française. Archives maquillées, faux rapports, documents dissimulés, intimidations nous sommes face à un mensonge officiel qui perdure encore aujourd’hui.

Chronique : Bien plus qu’un livre, bien plus qu’une BD.  Une véritable aventure nous est offert par Pat Perna et Nicolas Otero . L’histoire de héros oubliés, Mbap Senghor et ses frères d’armes, Abibou, Doucouré… Assassinés, condamnés, trahis… Et le combat d’une vie, celui d’Armelle Mabon. Sans armes, sans violence avec juste sa conviction et son éthique. Au cours de l’enquête de Mabon, nous apprenons pourquoi ces hommes ont été, au final, assassinés. Perna s’intéresse aussi à l’historienne, à sa vie privée qui s’implique dans cette affaire, au choix qu’elle doit faire. On nous montre quelques moments comme ceux où les sénégalais enfermés dans les camps allemands en Bretagne arrivent à nouer contact et des amitiés avec quelques bretonnes…
Voici un chef d’œuvre magnifique très bien écrit  dont on sent le travail pour aboutir à ce livre. On passe de l’émotion à la violence  par le regard des sénégalais qui ne s’attendent pas à ce qui va leur arriver. A lire et à recommander.

Note : 10/10 

 

  • Album: 144 pages
  • Editeur : Les Arènes (2 mai 2018)
  • Collection : AR.HORS COLLECT

51UsN+Fg2yL._SX370_BO1,204,203,200_.jpg