Les plantes qui tatouent, qui teignent, qui tissent (28 mars 2018) de Guillemette Resplandy-tai et Lionel Hignard

Les Plantes qui puent, qui pètent, qui piquent ont 10 ANS EN 2018 ! Des illustrations naturalistes, réalistes et humoristiques !

Chronique : Ce livre est rédigé à la fois avec le respect des termes scientifiques et l’humour qui rend le texte attractif.  Les enfants se posent souvent des questions sur les plantes ;  Guillemette Resplandy-tai et Lionel Hignard écrivent un  vraiment joli et très complet livre à recommander fortement. Sur près de 80 pages et avec une mise en page aérée très agréable, on découvre des informations et des anecdotes subtile . Le texte est court, ce qui le rend accessible aux plus jeunes, mais on apprend beaucoup de choses. Les illustrations sont superbes et très réalistes !

Note : 9,5/10

 

  • Album: 80 pages
  • Editeur : Gulf stream éditeur (28 mars 2018)
  • Collection : Dame nature

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Les maux bleus (3 mai 2018) de Christine Feret-fleury

Un récit intime qui oscille entre poésie et dureté pour dénoncer l’homophobie, dans un environnement scolaire, familial et social qui saura parler aux adolescents et les émouvoir. Sur les traces d’une héroïne qui doit emprunter un chemin de douleur pour se découvrir. Pour apprendre à rester fière, à ne jamais renoncer, surtout pas à soi-même..

Chronique  Dans Les maux bleus nous rencontrons Armelle, une jeune fille  qui aime les fille. Le livre traite du conflit entre sa sexualité et les valeurs aux autres. Nous la suivons alors que ce conflit atteint son apogée et que tout semble changer. Parlant ouvertement et franchement du sexe, de l’amitié et de la famille. Ce livre, cependant, intègre si bien l’homophobie et le regard des autres face à soit. Le lecteur sent l’accumulation qui a besoin d’une libération.  On est sur le point de pleurer tant de fois à cause d’émotions intenses dans l’histoire d’Armelle. Ce livre traitait du désordre que la vie peut être, de la valeur de soi, de l’amour, de la religion, de l’amitié, du concept de famille, des esprits et bien plus encore, un livre dur mais sublime.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 200 pages
  • Editeur : Gulf stream éditeur (3 mai 2018)
  • Collection : ECHOS

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Le Cycle de Gormenghast (3 mai 2018) de Mervyn PEAKE

Un monument de la littérature de l’imaginaire, une œuvre culte à redécouvir.

Titus d’Enfer (1946) – Titus dans les ténèbres (nouvelle, 1956) – Gormenghast (1950) – Titus errant (1959)

Chronique : En 1946 apparaissait en Angleterre le premier tome de ce qui constituera l’une des œuvres les plus atypiques de la littérature. Titus d’Enfer (ou Titus Groan dans sa version originale) échappe en effet à toutes les classifications de genre. Si les critiques reconnaissent avec enthousiasme le génie de ce roman, ils se montrent très embarrassés lorsqu’il s’agit de le ranger dans un genre ou un autre.
On a souvent été tenté de parler de roman Gothique, à cause d’une action qui se déroule dans un château médiéval marqué par une démesure angoissante, et apparemment hors du monde connu. Cependant, rapprocher Gormenghast du Château d’Otrante d’Horace Walpole serait amputer l’œuvre de la plupart de ses qualités et Mervyn Peake rejetait violemment cette comparaison. Sommes nous dans le fantastique ? Si les personnages et les lieux présentent des allures grotesques, invraisemblables, il n’y a pas de magie. Peake aurait-il créé un autre monde ? Il y a pourtant une vérité troublante, comme enfouie au fond de nous, à travers l’univers qui nous est présenté. Si la trilogie de Mervyn Peake est le second pilier, plus discret, mais néanmoins fondateur de la fantasy avec l’oeuvre de Tolkien (pour rappel, Bilbo le Hobbit paraît en 1937 et Le Seigneur des anneaux entre 1954 et 1955) elle échappe aux codes désormais familiers de ce nouveau genre naissant.
La trilogie de Gormenghast est une réponse à la seconde guerre mondiale, directement inspirée de ce que Peake a vu lorsqu’il était mobilisé, les grands châteaux d’Allemagne, l’horreur de la découverte des camps de concentration, les villes en ruines et la misère humaine.

A vrai dire, Gormenghast n’est pas l’oeuvre d’un écrivain, c’est ce qui lui donne un caractère et une saveur si particuliers. Il s’agit de la création d’un dessinateur et d’un poète. Lorsqu’il se lance dans l’écriture, Peake ne le fait pas pour trouver la gloire dans le monde des lettres ; il ne pense pas, en réalité, que son histoire ait jamais une chance d’être publiée. Ce qu’il veut, c’est prolonger son travail de dessinateur. C’est là le plus surprenant. Chaque page, a un quelque chose d’incroyablement visuel, le dessin s’impose de lui-même, il parcourt le livre tout entier.
En création perpétuelle, Peake tient l’essentiel de sa préparation de travail de peintre ou d’écrivain à des croquis pris sur le vif. Son inspiration ne lui vient donc pas des mythes. Il voulait voir au-delà des apparences. Ses dessins ne cherchaient pas à être réalistes mais à rendre la réalité telle qu’il la voyait lui. Ainsi, se dessinent des personnages grotesques, des dessins caricaturaux où se mêlent humour et horreur.

Aucun des personnages ne peut être rapproché d’une personne réelle. Pourtant, ils réveillent quelque chose en nous, cet « au-delà » des apparences que Peake cherchait. Gormenghast nous montre une certaine vérité sur le monde, avec tout ce qu’elle peut avoir de beau, de tragique, d’horrible et de grotesque. Mais il ne le fait pas sans un humour de l’absurde qui confine parfois à l’horreur, car lire Gormenghast est bien plus amusant que désespérant.

Mervyn Peake nous attire dans un univers complètement absurde pour nous faire redécouvrir notre propre monde. Qui ouvre ses livres restera très intimement lié à l’étrange et terrifiant château de Gormenghast.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 1024 pages
  • Editeur : Omnibus (3 mai 2018)

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La tête du lapin bleu (2 mai 2018) de Wendall Utroi

Quand l’amour terrasse Ava et Léo sur les bancs du lycée, et qu’un an plus tard, à l’approche de la naissance de jumeaux, ils convolent en justes noces contre l’avis de tous, on comprend que le bonheur peut être soudain. Les histoires toutes simples ne sont pas les moins belles. On s’aime, on se marie, les rires des enfants viennent peupler notre petit monde. Le bonheur n’est pas aussi exigeant qu’on le dit. Puis, avec les années, on pense que rien ne peut troubler notre quiétude, notre douceur de vivre. Mais, c’est sans compter sur le destin. Lui peut se jouer de nous… brouiller les cartes, changer les règles. Vous pensez que rien ne peut vous arriver ? Et si vous vous trompiez ?

Chronique : Ava avait tout pour être heureuse, un mari aimant et deux enfants épanouis. Un jour, le destin s’en mêle et Ava est face à un choix impossible qui sera le début de sa longue descente aux enfers.
La tête du lapin bleu, c’est l’histoire d’Ava, cette femme forte qui va se retrouver confronter à de nombreux drames et à ses faiblesses. Un portrait de femme étonnant face à la vie qui ne l’épargnera pas.
La combinaison parfaite de bizarre, d’étrange et d’effrayant ! Ce livre nous accroche dès le début et on ne peux absolument pas le poser ! On arrête pas de penser, où cela peut-il aller ? Il y a une partie de vous qui va secouer la tête et dire « Oh allez ! C’est de la folie ! » Puis cette petite voix intérieure dit…. « Mais si ? » Wendall Utroi déstabilise le lecteur sans qu’il puisse mettre le doigt sur le pourquoi exactement. Brillamment construit, l’utilisation absolument magnifique du langage, ces petites choses qui vous font frissonner, regarder derrière vous, se demander ce que ce bruit vient de l’autre pièce. C’est incroyablement difficile à examiner. C’est comme si Stephen King a laissé tomber de l’acide puis offre une torsion de la vie, un commentaire perspicace sur la façon dont nous voyons tous les choses, comment fonctionne l’interaction humaine.

A lire !

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 499 pages

Lien pour le livre : https://www.amazon.fr/t%C3%AAte-du-lapin-bleu/dp/1980973733/ref=tmm_pap_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=1526031674&sr=1-

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Celui des ours (3 mai 2018) de Celine Vernozy et Delphine Renon

Marfa vit paisiblement au cœur de la forêt, son royaume, son domaine… Un jour elle entend dire que, loin, très loin de chez elle, Celui des ours est atteint d’un mal profond et incurable et qu’en conséquence les ours ne dansent plus. Marfa est horrifiée. Si les ours ne dansent plus, la Terre ne peut pas tourner rond !

Chronique : Un bel album qui sort de l’ordinaire, abordant les thèmes de la filiation et de la mixité avec justesse sans être pesant; les illustrations sont une invitation à l’imagination.  Cet album est assez original.  La traduction de la mixité est amusante et surtout que ici on part sur une aventure.
Le propos est chaleureux, les illustrations charmantes, on se sentirait presque invité avec Marfa et ce de quoi ajouter au charme d’un conte , cette familiarité avec le monde que nous connaissons contraste avec le fond traditionnel.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 40 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (3 mai 2018)
  • Collection : ALBUM JEUNESSE

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J’ai perdu ma langue (3 mai 2018) de Michael Escoffier et Sebastien Mourrain

« Hé pssst ! Si tu cherches ta langue, je crois savoir où elle est… »

Chronique : Un nouvel album vraiment beau de la part de l’auteur  qu’est Michael Escoffier et Sebastien Mourrain. Une histoire qui fera rigoler les enfants à coup sûr avec cette recherche de la langue et dont cette histoire  bien particulière arrive à nous faire rire. Arrivé  à la chute on ne sait si c’est intentionnel où non mais on en rigole bien avec les illustrations qui ajoutent une dimension de folie . Un beau livre à qui se lit avec sourire.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 28 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (3 mai 2018)
  • Collection : ALBUM JEUNESSE

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Ma soeur est une brute épaisse (9 mai 2018) de Alice de Nussy et Sandrine Bonini

Quand on aspire à une vie tranquille et douce, pas facile d’être le grand frère d’une petite soeur aussi rusée qu’infatigable, et qui peut carrément se révéler terrifiante (n’est-ce pas, le chat… ?). Un album à la fois tendre et drôle à mettre entre les
mains de toutes les fratries !

Chronique : Un superbe livre jeunesse de la part de Alice de Nussy et Sandrine Bonini  les aventures de ce frère et cette sœur qui sont dans l’opposé  à un humour décalé e avec un écriture dans la veine de Goscinny mais plus centrée sur la vie de famille, les idées sont bien exploité et on a de la peine pour ce garçon mais en même temps ceux qui on eu un frère ou une sœur comprendront ce livre pour ses farces.
On a perpétuellement le sourire aux lèvres. Le ton employé par l’auteur est humoristique et on sent qu’il a de l’autobiographie dedans et le dessin est juste magique et nous emporte dans ce petit livre que on a envie de redécouvrir un fois refermer..

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Grasset Jeunesse (9 mai 2018)
  • Collection : Lecteurs en herbe

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La Nuit de l’ogre (9 mai 2018) de Patrick Bauwen

Des sous-sols de Paris aux recoins obscurs des facultés de médecine, Chris Kovac, médecin urgentiste, se lance à corps perdu dans une enquête qui ressemble à une nuit sans fin.
Après Le Jour du chien, Prix polar 2017, Patrick Bauwen signe un thriller aussi effroyable que maitrisé.

Chronique : Ce livre réaffirme que Patrick Bauwen est l’un des meilleurs auteur de thrillers du moment. C’est admirable sa capacité à ne pas laisser une seule fin en suspens et à avoir l’audace de faire croire au lecteur qu’il a une longueur d’avance sur lui et de l’humilier ensuite avec une résolution qui dépassera chacune de ses attentes. Non seulement il ferme l’étui proprement et clairement, toutes les pièces s’emboîtant parfaitement, mais il joue aussi avec l’esprit du lecteur qui retourne le plateau à la dernière minute, présentant une conclusion tout aussi parfaite mais beaucoup plus choquante. Dans ce livre, vous pouvez voir un saut dans son écriture. Des descriptions plus détaillées et des personnages mieux développés. Et l’auteur maintient, bien sûr, sa maîtrise magistrale des points culminants, pour raviver le mystère au bon moment afin de rendre la lecture plus addictive et de distribuer stratégiquement des petites et grandes intrigues, de telle sorte qu’elle provoque une sorte de vertige déductif chez le pauvre individu qui lit donc nous. Quant au rythme, il est intense et soutenu tout au long du récit : on ne s’ennuie pas une seule seconde. Tous les ingrédients pour faire un bon thriller sont réunis, avec en prime des personnages hors du commun.

Note : 9,5/10

  • Broché: 496 pages
  • Editeur : Albin Michel (9 mai 2018)
  • Collection : A.M.THRIL.POLAR

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J’ai perdu Albert (28 mars 2018) de Didier van Cauwelaert

Pourquoi, après vingt-cinq ans de cohabitation, l’esprit qui hante Chloé l’a-t-il soudain quittée pour sauter dans la tête d’un garçon de café, Zac, apiculteur à la dérive qui ne croit en rien ? La situation est totalement invivable, pour elle comme pour lui, d’autant que cet esprit qui s’est mis à le bombarder d’informations capitales et pressantes n’est autre qu’Albert Einstein

Chronique : Tout en prétextant une histoire d’amour, l’auteur rend hommage à Albert Einstein de façon inédite en l’incorporant au roman sous la forme d’un esprit farceur et notamment squatteur. Cette aventure loufoque voir parfois carrément burlesque nous donne matière à réfléchir quant à l’intégrité d’un génie dans une époque bouleversée par de fortes tensions diplomatiques.
En effet, alors que l’histoire se déroule dans un présent bien contemporain avec des personnages modernes, le passé d’Einstein revient beaucoup sur le tapis et nous plonge au coeur d’un paradoxe quasi spatio-temporel. Pourquoi un mort, accessoirement connu pour quelques découvertes historiques, voudrait-il continuer à vivre à travers le corps de quelqu’un d’autre ? En rendant hommage à notre cher Albert, l’auteur remet en lumière son passé tumultueux, sans cesse ballotté entre la reconnaissance générale et l’hypocrisie, entre le statut de génie du siècle à celui de clown, victime de sa folie intellectuelle l’ayant conduit à élaborer l’arme du siècle. Nous avons réellement l’impression de rencontrer Albert Einstein à travers ce roman qui est à la fois drôle et grinçant. L’incompréhension qu’a suscité cet homme, les mensonges qui l’ont sali… tout est à présent bien plus clair et nous pouvons dire que finalement, il n’y a pas d’homme peu adapté à son siècle mais plutôt un siècle peu adapté à un esprit extraordinaire.Un petit roman sans prétention, mais qui se lit très bien. On passe vraiment un bon moment de lecture et c’est l’essentiel.

Note : 9/10

 

  • Broché: 224 pages
  • Editeur : Albin Michel (28 mars 2018)
  • Collection : A.M. ROM.FRANC

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Le Trésor de l’île sans nom (3 mai 2018) de Gilles ABIER et MINI LUDVIN

Il existe une île sans nom, qui n’est répertoriée sur aucune carte et qui cache au fond de son volcan éteint le trésor d’une bande de pirates. Si un bateau s’approche, le réveil du volcan est simulé, à grand renfort de feu et d’explosion, si bien que l’île n’est jamais visitée. Nul ne sait donc qu’elle abrite aussi les « coquins » : Morbleue, Flibuste, Gargousse, Babord, Tribord, Cayenne et Fantine sont tous enfants de pirates. Ils reçoivent sur l’île une éducation de qualité. Pas question qu’ils ne parcourent les mers, comme leurs parents. Mais le jour où, ceux-ci partis, une caravelle espagnole file droit sur l’île, sans dévier sa course, les coquins n’ont pas d’autres choix que de se dévoiler et protéger leur secret.

Chronique :  Un roman jeunesse bien rigolo et qui ne se prend pas la tête. Au départ il faut bien sur aimer l’univers des pirates pour pouvoir lire se livre qui est très bien fait. L’humour est évidemment bien présent. L’auteur sait faire rire et rend les gags comiques et très drôles, grâce au superbes illustrations.
Les enfants vont adorer la tête des enfants, leur air très surpris lors des chutes des gags, comme s’ils ne comprenaient pas du tout ce qui se passe.
Certains gags interfèrent avec les suivants, ce qui fait qu’ils se mélangent, et c’est ça qui fait le comique. Les gags sont tantôt courts, tantôt longs.
Assez souvent, on est induit en erreur par l’auteur, du fait que ce n’est qu’au moment de la chute que l’on comprend le ridicule de la situation. De quoi faire rêver les enfants, et notamment les petits garçons qui prendront sans aucun doute beaucoup de plaisir à (re)lire et se faire lire cette histoire.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 192 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Poulpe Fictions (3 mai 2018

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