Une vie minuscule (3 janvier 2018) de Philippe Krhajac

« Tout autour, un parc et ses séquoias si grands pour mes yeux d’enfant que je me dis qu’avec ces sapins-là, le ciel n’est pas si loin. Je descends de l’ambulance. Tristesse et joie sont dans mes poches ? Tout va bien. Mais non, que dis-je : à l’abordage, à la conquête ! »
Phérial a quatre ans et s’apprête à entrer dans un orphelinat pour enfants en régression. Loin de se douter que le chemin sera périlleux, il traverse sa réalité d’enfant abandonné en se jouant comme il peut du cortège des misères sans fin, des familles d’accueil, des éducations aux mille règles, mille abus, mille mensonges.
Récit initiatique des temps modernes, Une vie minuscule est un premier roman dans lequel la poésie, portée par une magistrale fureur de vivre, gifle tour à tour déception et tristesse.

Chronique : Premier roman magistral, on est happé dans l’univers de Phérial comme dans un tourbillon, l’écriture originale, sensible et maîtrisée contribue à l’enchantement.  L’auteur y évoque l’amour et l’abandon à travers le petit Phérial Chpapjik. Le jeune garçon se sent délaissé par la vie après avoir été abandonné par ses parents et maltraité depuis son jeune âge par ses familles d’accueil successives. Ses tribulations lui permettront cependant de retrouver l’amour d’une mère après des années d’errance. Un récit très prenant, superbement bien écrit. Nous sommes sans cesse sur le qui-vive et on est imprégné de l’histoire, ressentant des émotions plus intenses les unes que les autres. La plume de l’auteur est efficace, il n’y a pas de temps mort, jusqu’à la fin. Et quelle fin d’ailleurs. On ne  s’attend pas à cela. Jusqu’au bout, l’auteur surprend, intrigue, nous pousse à dévorer cette histoire. Et puis tout se met en place, et là, on comprend, tout était sous notre nez.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 350 pages
  • Editeur : Flammarion (3 janvier 2018)
  • Collection : LITTERATURE FRA

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Le chat qui a tout vu (3 janvier 2018) de Sam Gasson

Bruno, 11 ans, rêve de devenir détective privé, comme son père. Des sujets d’investigation, il en voit partout autour de lui !
Lorsque la mère de son ami Dean est retrouvée assassinée, baignant dans une mare de sang, Bruno est bien décidé à mettre la main sur le coupable.
Son arme secrète ? Sa chatte Mildred, seul témoin du crime grâce à la caméra miniature installée sur son collier. Mais Mildred a disparu…
Tout semble accuser le père de Dean, un homme violent et jaloux, mais le voisinage de ce quartier a priori sans histoire cache quelques secrets inavouables… qui ne sauraient échapper à l’œil perçant d’un chat !

Chronique : Pour les amoureux des chats et des romans policiers. Bruno veut suivre les traces de son père et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il a des bonnes dispositions. Même si la police n’apprécie pas toujours son aide à sa juste valeur, il faut bien dire qu’il a le don de trouver des pistes là où elle se contente de l’évidence. Mildred a disparu avec la caméra qu’elle porte au cou et Bruno aidé de son père se lancent dans l’enquête pour prouver l’innocence de leur voisin accusé du meurtre de son épouse. Le roman se lit rapidement et nous plonge dans la vie de cette petite famille.  Le lecteur se laisse captiver rapidement , notamment grâce à tous les différents personnages, ayant chacun des mystères et secrets autour d’eux. Un bon roman qui fait du bien pour débuter cette année.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Archipel (3 janvier 2018)
  • Collection : Suspense

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Un jour, je serai pompier (14 septembre 2017) de Quentin Gréban

Pas de doute, quand Oscar sera grand, il sera pompier. S’il a encore bien des choses à apprendre, il ne manque pas de courage, d’énergie et d’humour !

Chronique:Oscar est un petit ourson qui rêve de devenir pompier. En attendant, il joue à l’être. Mais Oscar est encore petit, et ne se rend pas toujours compte de la réalité des situations… C’est ainsi par exemple qu’il lancera de toute ses forces la puissance de sa lance à incendie sur… les bougies d’une fête d’anniversaire. Mais quand on l’appelle vraiment à l’aide, il s’en sort plutôt bien, contrairement à ce qu’on pouvait craindre… Un album pour les plus jeunes  dont les illustrations sont adorables.

Note : 9/10

 

  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Mijade (14 septembre 2017)
  • Collection : ALBUMS

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A quoi rêvent les crayons le soir, au fond des cartables ? (28 septembre 2017) de David Merveille et Zidrou

Le soir, au fond des cartables, les crayons rêvent… Ils rêvent d’écrire des mots d’amour, de dessiner le sourire d’un enfant, le chant d’un oiseau. Un feu d’artifice de couleurs pour réveiller notre imagination.

Chronique : Un album qui présente le rêve de tous les crayons : devenir petit en écrivant des mots d’amour et en dessinant le sourire d’un enfant ou le chant d’un oiseau avec un texte poétique qui donne littéralement vie aux crayons. C’est beau, bien écrit, bien rythmé ainsi que les illustrations sont superbes, inventives et originales. Mélangeant le noir et blanc et quelques touches de couleurs, chaque partie du crayon est exploité et mis en avant. Le mélange des matières et la complémentarité du texte et de l’esthétique sont magnifique.

Note : 9/10

 

  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Mijade (28 septembre 2017)
  • Collection : ALBUMS

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C’est Noël ! (2 novembre 2017) de Tim Warnes et Tracey Corderoy

C’est bientôt Noël. Arthur est encore plus excité que jamais. Il déborde d’idées pour faire de ce Noël une journée inoubliable.

Chronique : Arthur est presque subjugué par l’excitation à l’approche de Noël. En fait, il ne peut pas contenir son enthousiasme, et ses parents font des préparations, il fait un gâchis, ajoutant plus de glaçage et de saupoudrages aux biscuits fraîchement cuits, et traînant tous les ornements pour l’arbre. Même lorsqu’il est chargé d’observer tranquillement la neige, il finit par faire un gâchis, et tous les cadeaux finissent par être mal étiquetés et vont chez les mauvais destinataires. Mais peu importe ce qui ne va pas, car Arthur a des parents et des grands-parents patients et aimants, et le fait d’être ensemble rend ce Noël très spécial. Le texte et les illustrations ne manqueront pas de faire sourire, car l’aide d’ Otto n’est d’aucune utilité. Des illustrations joyeuses et une histoire amusante et prévisible font de ce livre un excellent livre à partager avec les jeunes enfants à l’approche des Fêtes.

Note : 9/10

 

  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : MIJADE (2 novembre 2017)
  • Collection : ALBUMS

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Première nuit d’hiver (20 octobre 2016) de Lauren Tobia et Amy Hest

C’est la première nuit d’hiver. Par la fenêtre, Petite Ourse regarde tomber la neige. Elle n’a aucune envie d’aller au lit. Un album d’une douceur absolue, rassurant et réconfortant, sur l’amour maternel et le rythme des saisons.

Chronique : Pour les jeunes enfants, c’est un joli et doux livre pour les aider à dormir. La répétition sera rapidement reconnue. Petite Ourse hésite à aller se coucher parce qu’elle va rater beaucoup de choses. Elle dit: »Les étoiles vont me manquer. » Mère Ours répond qu’ils seront là au printemps quand il sera temps de se réveiller. Après avoir regardé par la fenêtre pendant un certain temps et porté un toast à la cannelle, ils se promènent, et la petite Mademoiselle fait une dernière descente sur la colline et regarde la lune. La dernière chose, c’est bien sûr que la petite Miss va regretter Mère Ours. Et les mêmes assurances se reproduisent. L’une des dernières pages contient un texte réconfortant: »Et quand nous nous réveillerons, les étoiles brilleront. La lune sera ronde. Les collines seront herbeuses. Et nous serons ici, dans notre propre maison, ensemble. »Excellente lecture pour les enfants qui ont de l’anxiété à propos de n’importe quoi (donc tous les enfants, le monde est un endroit effrayant!) et aussi une histoire très réconfortante à l’heure du coucher.

Note : 9/10

 

  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Nord-Sud (20 octobre 2016)
  • Collection : ALBUMS NORDSUD

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Il a neigé (20 octobre 2016) de Rebecca Cobb et Richard Curtis

Toute la nuit, il a neigé. Quand Danny arrive à l’école le matin, la Seule personne qu’il trouve devant la grille est M. Trapper, le professeur qu’il déteste le plus.

Chronique : Richard Cutis et Rebecca Cobb ont créé un chef-d’œuvre  avec des journées de neige qui sont évidemment magiques pour les enfants et quand il y a un jour de neige, tout le monde est ravi qu’il n’ y ait pas d’école. Tout le monde sauf Danny Higgins, dont les parents sont toujours occupés et dont la tante a quitté la maison quand il l’ a fait et ne peut pas être contacté. Quand Danny arrive à l’école, il n’ y a qu’un seul enseignant – M. Trapper – le plus strict de l’école. Il semble que la journée sera terrible. La vérité, c’est que M. Trapper et Danny se sentent un peu seuls et que la neige pourrait leur permettre de s’amuser… Ce livre montre très bien la relation entre l’élève et l’enseignant dans un cadre formel et la façon dont cela peut changer en fonction des circonstances. La manière dont le livre montre des expériences similaires entre l’enseignant et l’élève montre comment même l’adulte le plus strict pourrait avoir des expériences similaires de la vie et permet au lecteur de relier les deux personnages entre eux.

Note : 9,5/10

 

  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Nord-Sud (20 octobre 2016)
  • Collection : ALBUMS

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Un homme au foyer à la conquête du monde (16 novembre 2017) de William Quentin

Homme au foyer, je pensais incarner l’homme du XXIe siècle. Mais ni moi ni le siècle n’étions prêts. Pour beaucoup, je suis un homme dans un rôle de femme. Cette situation ne manque pas de piquer la curiosité de mes congénères masculins. Avec parfois des accents machistes, ils en profitent pour poser les questions qu’ils n’ont probablement jamais posées à leur femme :  » Franchement, qu’est-ce que tu fais de tes journées ?  » ou encore  » Tu ne fais quand même pas le ménage ? « . L’homme au foyer est, finalement, un excellent révélateur des rapports des genres, surtout, mais aussi des rapports à l’argent, à la solitude, à la réussite ou encore à la reconnaissance sociétale. Entre le témoignage truffé d’anecdotes et la critique d’une société encore bien à des égards sexiste et matérialiste, l’ouvrage alterne récit de vie et analyse sociétale documentée.

Chronique : Entre récit de vie et analyse sociétale documentée, William Quentin nous livre un témoignage drôle et inédit rythmé par les incontournables de la vie d’expatrié : l’annonce du départ, l’école internationale, le retour au pays pendant les fêtes, la visite des proches, et la difficulté, pour le conjoint suiveur, à trouver sa place. L’auteur a su être à la fois, drôle et tragique, émouvant et pugnace! Pas simple déjà d’être père au foyer, surtout quand on a une famille recomposée avec des grands et des petits… Le récit est édifiant, mais on y perçoit bien la volonté du couple de surmonter toutes les difficultés… Les chapitres sont courts, écrits comme des scénettes de vie d’une page, et cela se lit très facilement. Dans une société pétrie d’a priori encore machistes à bien des égards, l’auteur pose la question : l’homme du XXIème siècle sera-t-il au foyer ? Une réflexion à laquelle sont conviés hommes et femmes, au foyer ou pas.

Note : 9/10

 

  • Broché: 163 pages
  • Editeur : La boite à pandore (16 novembre 2017)
  • Langue : Français

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