Reconnaître le fascisme (19 avril 2017) de Umberto Eco

L’auteur mêle ici souvenirs personnels de sa jeunesse sous le fascisme et analyse structurelle des 14 archétypes du fascisme primitif et éternel.

Chronique : Un joli discours qui tente de proposer une définition du fascisme éternel,  dans les nombreux travers anachroniques. le livre évoque une diatribe contre les partis populaires traités de populistes, tout en associant  certains aspects du discours politique avec le fascisme, notamment l’appel aux classes moyennes. Le flot textuel dans le livre, en amont par une ubuesque mise en scène des rapports humain nous aide à déceler les signes imperceptibles de la montée du fascisme ….à méditer en pensant au FN . Brillants comme toujours Eco parle de l’émergence de la dictature en utilisant un vocabulaire positif pour mieux tromper. Superbe.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 56 pages
  • Editeur : Grasset (19 avril 2017)
  • Collection : Essais Etranger

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Obsessions (4 mai 2017) de Luana Lewis

Suicide tragique ou meurtre parfait ? Belle à se damner, mère de famille comblée, Vivien fascine les hommes autant que les femmes. Pourtant, sous les apparences se cache une personnalité rongée par les TOC. Poids, amis, famille, Vivien contrôle tout d’une main de fer. Le jour où on retrouve son corps sans vie dans Regent’s Canal à Londres, tout porte à croire qu’il s’agit d’un suicide. Comme si de jolis mensonges cachaient de bien vilaines réalités…

Chronique : Perdre votre enfant est la chose la plus dévastatrice possible pour quelqu’un. Rose perd sa seule fille, la police soupçonne un suicide possible. Sa fille parfaite avait tout, une maison parfaite, un mari parfait, une petite fille parfaite. Mais était-il suffisant pour le bonheur? Pourquoi voudrait-elle se tuer?
Le seul espoir de Rose dans la vie est maintenant le petit Lexi. Elle se reproduit pour le suicide de sa fille et prendre soin de sa petite-fille la rend moins coupable. Mais son beau-fils, Ben, ne pense pas que Rose soit une bonne personne pour être autour de Lexi. Il a besoin de temps pour le deuil. Ils le font tous les deux. Ou peut-être y a-t-il une autre raison pour qu’il la garde loin de sa fille?
Vivien était parfaite. Elle avait un regard étonnant, les hommes tournaient la tête après elle. Elle a toujours eu ce qu’elle voulait. Elle marchait sur les cadavres juste pour obtenir ce qu’elle voulait. Son mari, Ben, était le copain de son meilleur ami. Il n’y a pas d’amis en guerre et en amour. Elle a toujours pris soin de son apparence, se demandant toujours quelle sorte d’impression elle a laissée. Elle avait la famille parfaite, mais était-elle assez parfaite pour elle?
Rose a des doutes sur la mort de Vivien. Elle soupçonne que quelque chose se passe dans la maison où vit la famille de sa fille. Inquiet pour la sécurité de Lexi, elle commence sa propre enquête. Elle est vraiment surprise quand elle voit Cleo, l’ex-meilleure amie de Vivien et l’ex-fiancé de Ben en visite à Ben dernièrement la nuit. Quelque chose se passe.
Mais Rose est-elle prête pour la vérité, la vérité sur sa belle fille? Pour chaque parent, son enfant est parfait. L’amour des parents est inconditionnel et très souvent un parent ne peut pas voir le vrai visage de son enfant. En cherchant la vérité sur la mort de sa fille, Rose essaie de faire face à son propre échec en tant que mère. Être grand-mère est juste une tentative de réparer les choses qu’elle a malmenées depuis longtemps. Elle essaie de découvrir la vérité. Sa victime était-elle victime? Ou sa famille était-elle la victime? Qui est le véritable prédateur ici?
Le style d’écriture capture dès le premier moment. Ce roman à beaucoup du style d’écriture de Paula Hawkins. C’est une histoire brillante, avec des moments très sombres. L’auteur créé des personnages avec des masques, avec deux visages, un pour la foule, celui qui s’affiche lorsqu’il n’y a personne là-bas à regarder. Vous ne savez jamais ce qui se passe derrière les portes fermées. Nous avons juste quelques personnages ici, mais chacun d’entre eux a un squelette dans le placard. L’auteur nous empêche de deviner le récit jusqu’à la fin et, à un moment ou à un autre, on ce méfie de tous les personnages de l’histoire. Le suspense dans ce livre est presque tangible et on sent comme si on est là avec les personnages dans la salle de bain froide de Vivien ou dans sa sombre cuisine au sous-sol. À la fin, quand la vérité a finalement été révélée on est prit par surprise.

Note : 9/10

 

  • Broché: 336 pages
  • Editeur : Denoël (4 mai 2017)
  • Collection : Sueurs froides

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Froid comme la mort: Une enquête de Rocco Schiavone (4 mai 2017) de Antonio Manzini

Beaucoup de choses irritent le vice-préfet Rocco Schiavone dans la vie : sa mutation à Aoste un an plus tôt, le ciel gris, la neige qui s’insinue dans ses Clarks, la bêtise de ses agents, la fête d’anniversaire de sa maîtresse, la course cycliste du préfet, sans parler des inspecteurs qui entrent dans son bureau quand il fume son joint matinal… Mais le comble des emmerdes, c’est une affaire de meurtre. Lorsque le corps d’Ester Baudo est retrouvé pendu dans son salon par sa femme de ménage, Rocco comprend vite qu’il ne s’agit pas d’un suicide mais d’une mise en scène. Et donc qu’il en est quitte pour une sacrée quantité d’ennuis. Or, quand Rocco Schiavone est de mauvaise humeur, ses méthodes deviennent pour le moins expéditives… Avec son humour noir ravageur, ses dialogues cinglants et une vraie sensibilité en prime, cette nouvelle enquête de Rocco Schiavone est un bonheur pour les amateurs de polar à l’italienne.

Chronique : Si l’homicide se situe au 10e degré selon l’échelle des ennuis du sous-préfet (commissaire de police transalpin) Rocco Schiavone, cela tient au fait qu’il va devoir affronter les turpitudes humaines en se glissant dans l’esprit répugnant d’un assassin pour le comprendre et le confondre puis s’en extraire avec des bouts abjects collés à l’âme. La pendaison d’Ester Baudo dans son appartement d’Aoste, 22 via Brocherel, apparaît d’emblée comme un suicide qui ressemble de plus en plus à un assassinat à mesure que le sous-préfet Schiavone reconstitue la scène. Rapidement, Rocco n’a plus de doute ; il s’est hissé au taquet des tracas et les indices vont dessiner des pistes comme les cailloux de Poucet jusqu’à l’ultime révélation face à la gueule du monstre.
« Froid comme la mort », second roman d’Antonio Manzini traduit et publié en France après « Piste noire » narre la suite des enquêtes de Rocco Schiavone au Val d’Aoste. Cette fois, on en apprendra un peu plus sur le passé de Rocco Schiavone et notamment sur la mystérieuse affaire romaine qui lui a valu de se retrouver exilé dans ces vallées de montagne qu’il exècre, comme une sorte de Hasbrouck italien.
Comme il se doit, l’affaire commence avec la découverte d’un cadavre, celui d’Ester, une femme pendue chez elle et que ‘on’ aurait peut-être bien aidée à se pendre.
On ne vous en dit pas plus sur l’enquête : il faudra se montrer patient et obstiné, à l’image du sous-préfet Schiavone qui, une fois de plus, en dépit de ses supérieurs et de ses subordonnés, réussira à dénouer les fils de l’intrigue … dans un cimetière en présence d’un curé. Comme dans tout bon polar, l’enquête policière n’est là que comme un référentiel de codes auxquels se conforment les personnages et le roman.
A nouveau, le roman juxtapose deux histoires qui éclairent le personnage du commissaire. Le retour précipité de Rocco à Rome pour mettre fin à une sordide histoire est peut-être un des moments les plus forts du récit. La fin de l’enquête est surprenante et inattendue. Elle met en lumière l’intelligence, la sensibilité et l’interprétation toute personnelle des lois faite par Rocco Schiavone. Une nostalgie sourde et poignante nimbe tout le roman et sous des dehors bravaches, égrillards, impertinents, Rocco est un être esseulé et profondément meurtri par la vie. Le lecteur ne peut qu’adhérer à cette faconde puis espérer que la suite des aventures du sous-préfet déjà publiées en Italie franchisse les barrières des Alpes et de la langue.

Note : 9,5/10

  • Poche: 304 pages
  • Editeur : Folio (4 mai 2017)
  • Collection : Folio Policier

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Et ils oublieront la colère (11 mai 2017) de Elsa Marpeau

Été 1944. Une femme court dans la campagne icaunaise. Elle cherche à échapper à la foule qui veut la tondre.
Été 2015. Un homme a été tué près d’un lac. La gendarme chargée de l’enquête soupçonne que son meurtre est lié à une tonte, qui a eu lieu soixante-dix ans plus tôt.
Entre aujourd’hui et hier, les destins s’entremêlent mais les protagonistes ne s’en souviennent plus – ils ont oublié la colère, les jours de liesse et la cruauté des vaincus contre ceux de leur camp, lors de la Libération. L’enquête va exhumer ce passé dont plus personne ne veut se rappeler.

Chronique :   Dans le Gatinais,à quelques kilomètres de Sens en 2015 nous sommes dans un univers campagnard modeste,attaché à leur terre depuis des générations,des chasseurs,viandards aussi. Le meurtre de leur voisin un professeur d’Histoire obsédé par une période ancienne de la fin de l’occupation,l’enquête est menée par la Capitaine de Gendarmerie Garance Calderon.
Tous les personnages ont un passé douloureux,de l’enquêtrice à son supérieur.
Trop je trouve,l’auteure ne dérogeant pas à la règle qui fait que dans les polars d’aujourd’hui les « flics  » ont toujours des problèmes.
Ce livre est centré sur les violences faites aux femmes lors des conflits! Il y a 70 ans,42000 femmes tondues,violées pour beaucoup à la Libération,livrées à la vindicte populaire.C’est loin mais… C’est aussi l’histoire des hontes et des vengeances du corps social qui se répètent, de l’injustice. Alternant passé et présent, l’auteur nous implique totalement dans ses recherches jusqu’au dénouement final qu’on était loin d’imaginer. Un très bon roman noir comme on les aime.

Note : 9/10

  • Poche: 304 pages
  • Editeur : Folio (11 mai 2017)
  • Collection : Folio Policier

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Un chat sous la pluie et autres nouvelles/La cinquième colonne (11 mai 2017) de Ernest Hemingway

Couples à la dérive, récits de guerre, de blessures, règlements de compte, naufrages et chasses en tout genre : peu importe le sujet, les nouvelles d’Hemingway, tout en retenue et précision, appuient là où ça fait mal. Essentiel.

Chronique : Ernest Hemingway, prix Nobel de littérature écrit sur ce que on connait vraiment, sur les choses que l’on connait le mieux. Ses phrases, ses mots, le rythme du récit, la manière de décrire, ou plutôt d’essayer de ne parler que de l’action, tout cela est travaillé de telle façon que ce qu’il connait vraiment. Sa façon de décrire le fort intérieur de l’homme (car toutes ses histoires, avant de parler d’un fait anodin, parlent surtout d’hommes, qu’il décrit si bien qu’il semble souvent que ce soit autobiographique) montre un grand humaniste, un écrivain profond, malmené, en perpétuelle recherche, curieux, aventureux.
Et puis ces deux nouvelles permettent d’entrer dans ses grands romans, de découvrir les prémices de son oeuvre, d’arpenter avec lui les alentours de ses autres livres et leur genèse.

Note : 9,5/10

  • Poche: 496 pages
  • Editeur : Folio (11 mai 2017)
  • Collection : Folio

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Les aventures de Nick Adams (11 mai 2017) de Ernest Hemingway

Dans les années 1920, un jeune homme attachant apparaît dans des nouvelles éparses sous la plume d’Ernest Hemingway : Nick Adams. Pendant une dizaine d’années, le romancier américain conta ses mésaventures d’enfance dans le Michigan, relata son expérience de la guerre, partagea des instants de sa vie de couple.

Chronique : Nick Adams est un jeune garçon qui passe d’un enfant à un adolescent à un adulte. Dans ses histoires, il exprime ses caractéristiques, ses pensées et ses émotions virtuelles à travers des expériences et des luttes qu’il partage avec son père et son oncle. Dans l’histoire du camp indien, Nick accompagne son père dans un camp où une jeune femme indienne donne naissance à un enfant. Nick doit regarder et essayer de comprendre ce qui se passe chez les femmes alors qu’elle traverse le processus pénible du travail des enfants et une opération sans anesthésie. Alors que Nick regarde, il est confus, mais il est persistant de montrer à son père qu’il est conscient et comprend la situation à portée de main. Au fur et à mesure que l’histoire progresse, d’autres obstacles se posent qui laissent des questions sans réponse pour Nick. Bien qu’il ne comprenne pas bien, il est prêt à faire paraître comme s’il le fais pour que son père le regarde comme un adulte plutôt qu’un garçon. Le concept de l’histoire elle-même est une couverture masquant les émotions de Nick et de son père et comment il travaille à l’acceptation de ses pères à différents niveaux. L’histoire est convaincante qui vous permet de comprendre le comportement humain et les significations cachées à l’intérieur.Un Chef d’oeuvre à lire et découvrir.

Note : 10/10

  • Poche: 368 pages
  • Editeur : Folio (11 mai 2017)
  • Collection : Folio

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Méli-mélo – Les pirates (11 mai 2017) de Sam Taplin et Peter Donnelly

En tournant les pages découpées de ce livre irrésistible, les enfants obtiendront des milliers d’options pour habiller les pirates. En tournant les pages découpées de ce livre irrésistible, les enfants obtiendront des milliers d’options pour habiller les pirates.

Chronique : Des milliers de pirates pour les enfants avec ce livre des éditions Usborne qui est cartonné, très coloré, les angles arrondis faciles à manipuler. L’enfant va pouvoir créer sans fin ses propres histoires, développer son imaginaire et enrichir son vocabulaire, les découpages permettant les superpositions d’une page à l’autre sont très jolis et sur la page de gauche l’enfant peut colorier son pirate à lui un livre ludique qui permet à l’enfant d’associer les éléments envers un autre. Superbe.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 24 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 années
  • Editeur : Usborne (11 mai 2017)
  • Collection : MELI-MELO

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Dessine avec les doigts – Le jardin (11 mai 2017) de Fiona Watt et Candice Whatmore

De jolis jardins à compléter ou à créer, en appliquant du bout des doigts les couleurs de la palette incorporée. Un livre irrésistible pour les petites mains !  De jolis jardins à compléter ou à créer, en appliquant du bout des doigts les couleurs de la palette incorporée. Un livre irrésistible pour les petites mains !

Chronique : À chaque page de ce livre très solide qui présente de jolis jardins avec des textures différentes à toucher.
Les enfants aimeront tourner les pages facilement, ce qui n’est pas le cas de tous les livres cartonnés. Il est à leur taille, les petites illustrations sont simples mais mignonnes . Les fonds sont épurer ce qui permet aux enfants de bien se concentrer sur l’essentiel sans être perdue dans un décor foisonnant. Idéal pour développer la vue et le toucher, en même temps les enfants peuvent ce plonger dans la découverte de ce que fait un jardin avec les grenouilles, les écureuils les abeilles ect..… Un super livre.

Note : 10/10

 

  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Usborne (11 mai 2017)
  • Collection : DESSINE DOIGTS

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La fourmi: Livre-accordéon (4 mai 2017) de Robert Desnos et Steffie Brocoli

Une fourmi de dix-huit mètres Avec un chapeau sur la tête Ça n’existe pas, ça n’existe pas.Eh ! Pourquoi pas ?Un livre-accordéon

Chronique : Un superbe livre -accordéon à déplier avec le célèbre poêle de Robert Desnos mis en image par Steffie Brocoli et qui raviront tous les amoureux de beaux livres pour enfants. A mettre avec précaution entre les mains des jeunes enfants ! Les deux faces du livre sont imprimées : sur la première, les tout-petits verront sur chaque page une image aux couleurs vives et contrastées représentant la fourmi avec le poème . En retournant le livre, ils retrouveront la fourmi animant de jolies scènes illustrées.
Les bébés auront plaisir à regarder ce livre avec leurs parents.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 12 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 6 années
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (4 mai 2017)
  • Collection : CARTONNES PETIT

 

Calico Jack et Anne Bonny, Pirates des mers (Mai 2017) de Anne-Sophie Baumann et Sébastien Pelon

Le pirate Calico Jack, devient le nouveau capitaine du Neptune, mais de retour sur l’île, une mauvaise surprise l’attend : le Roi d’Angleterre est là. Il lui laisse le choix : passer à son service ou mourir. Calico Jack décide alors d’endosser le costume de corsaire. Et au moment de repartir vers de nouvelles aventures, une surprenante recrue approche : c’est une femme, Anne Bonny, qui décide d’intégrer l’équipage ! Calico et Anne sont amoureux et ils combattent ensemble à la recherche de précieux trésors… mais que va-t-il se passer lorsque Calico décidera de garder le trésor pour lui ?

Chronique : Un livre de qualité comme toujours dans cette collection. Des articles courts mais très explicites avec deux niveaux de lecture. Il plaira autant aux parents qu’a l’enfant (le chapitre sur les bateaux en est un exemple) qui, de toute façon, sera attiré par le thème. Les volets et les roues à tourner vous emmèneront très facilement dans l’univers des pirates.Leur vie à bord, leurs techniques, vous saurez tout.A noter le chapitre sur leurs trésors qui est très réussi où l’on ouvre un coffre fort. De quoi faire rêver les enfants, et notamment les petits garçons qui prendront sans aucun doute beaucoup de plaisir à (re)lire et se faire lire cette histoire et mention à la carte au trésor à la fin qui est superbe.

Note : 9,5/10

  • Album: 24 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Nathan (19 octobre 2017)
  • Collection : KIDIPLUS

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