«Vous verrez, même absente, je serai en quelque sorte présente, petit personnage qui, en esprit, discutera avec vous, argumentera, et sans doute vous engueulera.»
À 49 ans, Ariel Crozon entame le journal de sa vie désormais «frêle et précaire» : elle est atteinte de la maladie de Charcot. Mais ici, pas d’apitoiement. Sous sa plume, sa maladie est surnommée L’Affreuse, l’hôpital s’appelle Sancœur et son médecin est une célèbre actrice anglaise… Car chez Ariel, le rire l’emportera toujours sur les larmes.
L’Affreuse n’est autre que le souffle de vie d’une femme, dont la force lumineuse nous touche en plein cœur.
Chronique : Comme « Oscar et la dame rose » de Eric-Emmanuel Schmitt l’affreuse de Ariel Crozon est dans la même veine, un livre dur mais beau et avec une honnêteté hors du commun et un humour à toute épreuve,ce livre nous touche en plein cœur . Le requit cerne l’essentiel, et à en vivre le meilleur. Avec sa sincérité Ariel et sa lucidité de condamné, nous délivre un beau message d’espoir : il convient d’apprendre, avant tout, à oser vivre sa vie, puis à accepter sa mort. Loin de sombrer dans le mélo, sans fioriture et tout en simplicité, elle nous délivre un récit d’une grande délicatesse, débordant de spontanéité et d’émotion, d’humanité et de bonheur. Et l’écrivain parvient même à nous faire sourire avec cette histoire formidablement belle et attendrissante, mais aussi terriblement cruelle et poignante. Dans un style léger et vivant, au travers de ce récit extrêmement poétique, elle nous donne une formidable leçon de vie. Une œuvre magnifique pour tous, mais, surtout, pour ne pas oublier de vivre ! Un vrai coup de cœur.
Note : 10/10
- Editeur : Editions Autrement (26 avril 2017)
- Collection : AUTREMENT LITTE








