Quand ça va/quand ça va pas (2 mars 2017) de Michel Cymes

Une double page par organe: la page de gauche pour montrer l’organe en bonne état, la page de droite pour répondre aux questions que se pose l’enfant s’il a mal à cet organe et le bas de la page pour dire ce que fait le docteur.

Chronique : Utile pour les enfants qui s’intéressent pour la première fois à leur corps et aussi aux parents qui n’arrivent pas à bien expliquer les rudiments du corpsMichel Cymes arrive avec des petits traits d’humour sur la façon de décrire son corps mais reste un ouvrage fiable et sérieux.
On y apprend pas mal de choses et les sujets sont divers puisque l’auteur parle aussi bien du pourquoi faut-il se moucher ? Qu’est-ce que la fièvre ? Pourquoi doit-on porter un plâtre ? Pourquoi j’ai les cheveux blonds et ma voisine les cheveux noirs ?
Ce livre convient bien également aux personnes n’ayant pas l’habitude de lire beaucoup car les passages concernant chaque personnalité tiennent sur environ deux pages. Puis, il y a de nouveau deux pages sur un autre sujet, et ainsi de suite. Cela se lit donc très facilement et on peut bien sûr parcourir le livre dans le désordreUne sorte de « guide di Zizi sexuel » où Michel Cymes mêle la culture et le médical pour les enfants. Les textes sont courts et la mise en page très attrayante. On peut le mettre de côté et le reprendre dès que l’on a un instant de libre et l’humour est toujours présent. Très beau livre à recommander.

Note : 9/10

 

  • Editeur : Clochette (2 mars 2017)
  • Langue : Français

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Samedi (2 mars 2017) de Ian Lendler et Serge Bloch

Le samedi, on peut faire plein de trucs chouettes comme réveiller ses parents, lire plein de livres avec Papa, aller à des anniversaires, mais aussi des corvées comme arroser le jardin ( et parfois ses parents). le truc énérvant avec le samedi, c’est que ça s’arrête.
Heureusement le lendemain, c’est dimanche !

Chronique : Ian Lendler et Serge Bloch nous offre un album drôle pour toute la famille. Tout parents va s’y reconnaitre. Écrit sur des situations du quotidien  Ian Lendler arrive avec un ton faussement sérieux transposer le quotidien des parents durant le week end.  Serge Bloch comme à sont habitude sait s’approprier le texte pour en offrir des dessins hilarants des divers situations du quotidiens de l’enfant et des parents. A lire et à relire pour le plus grand plaisir.

Note : 9/10

  • Album: 40 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Nathan (2 mars 2017)
  • Collection : ALBUMS NATHAN

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Les animaux de l’arche (1 mars 2017) de Kochka et Sandrine Kao

Ce nouveau texte de la collection du Yark, de La Boulangerie de la rue des dimanches, Vladimir et Clémence et Le Destin (presque) timbré d’Etienne Durillon parle avec poésie, douceur et espoir du quotidien d’une famille et de voisins réfugiés dans le sous-sol de leur immeuble pour se protéger de la guerre, dehors (Kochka a grandi au Liban). Une institutrice met tout le monde à contribution pour dessiner sur les murs et ainsi mettre à l’abri tous les animaux de la création…

Chronique : Kochka et Sandrine Kao nous offre un livre fort sous fond de guerre. Cet album est déjà un classique et un gros coup de cœur Kochka réussit le tour de force d’expliquer la guerre aux enfants avec des images à la fois fortes, et très simples. En effet, la guerre ne peut être réellement finie lorsqu’on l’annonce… Trop de souffrances, de peur, de trahison, finalement trop de sentiments sont en jeu pour qu’elle disparaisse quand on l’a décidé. La solution serait l’espoir et l’amour car eux seuls peuvent guérir les blessures et peut-être réussir à réunir les populations et le désarroi qui nous prend lorsque l’on doit éclairer les mots de l’auteur afin d’expliquer aux enfants ce qu’est la guerre… Un album facile à lire et à comprendre, aux illustrations poétiques : un chef d’œuvre, donc, à mettre entre toutes les mains.

Note : 10/10

 

  • Broché: 96 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 9 années
  • Editeur : Grasset Jeunesse (1 mars 2017)
  • Collection : Lecteurs en herbe

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Le grand livre des animaux : Pour ne pas se sentir bête en parlant d’animaux (2 mars 2017) de Pronto

Un grand et beau documentaire pour découvrir ou redécouvrir plus de 120 animaux, parmi lesquels l’ours kodiak, le toucan, le lapin de garenne, la moufette, l’opossum ou encore la puce.
Les doubles pages, organisées par thématiques, nous présentent les animaux par famille et les mettent en scène dans des expressions du quotidien grâce à une illustration pleine page.
Sous la plume et les pinceaux du savoureux Pronto, défileront tour à tour les animaux géants, les lents, les multicolores, les noirs et blancs, les toxiques et vénéneux, ceux qui piquent, ceux qui puent, ceux qui sautent, ceux qui vivent la nuit, ceux qui hibernent et bien d’autres encore.

Chronique : On n’aurait pu trouver meilleur sous-titre à cet ingénieux album. Ni se réjouir autant de sa parution alors même que rassembler les animaux par famille et par le langage de la langue française n’est pas a priori  la chose la plus facile qui soit. Et pourtant. Tandis que sont répertoriés sur la page de gauche les différant animaux , la page de droite illustre les expressions qui se rattachent à ces expressions bien pratiques. Et c’est ainsi qu’avec beaucoup d’humour sont imagées, en vrac, «J’ai jamais été très à cheval sur les règles», « t’es vraiment un drôle d’oiseaux », « t’est vraiment un drôle de zébré » et mille autres facétieuses merveilles de la langue française. Drôle et intelligent ce livre vous fera plaisir et vous en apprendrai beaucoup.

Note : 9,5/10

 

  • Relié: 36 pages
  • Editeur : De la Martinière jeunesse (2 mars 2017)
  • Collection : ALBUMS

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La loge noire (22 février 2017) de Jean-Pierre Croquet

Angleterre, mai 1914. Alors que des menaces de guerre planent sur l’Europe, l’inspecteur Adey enquête sur une série de meurtres étranges, qui ne sont pas sans rappeler ceux de « l’automne de la terreur », où un certain Jack l’Éventreur sévissait dans les quartiers pauvres de Whitechapel. Au même moment, un courtier du nom de Mark Bowen se rend à Londres pour acquérir la Kabbala denudata, un incunable essentiel de la tradition occulte. Il est mandaté par Aleister Crowley, membre de la société secrète Golden Dawn, qui traîne une réputation de mage noir… et milite dans les mouvements séparatistes celtisants. Mais lorsque Bowen arrive à la librairie de Geoffrey Bloom, dans le quartier mal famé de Soho, il découvre celui-ci égorgé. Et l’ouvrage convoité a disparu ! Coupable idéal, Bowen devient un homme traqué. Pour prouver son innocence, il devra retrouver l’assassin et découvrir quel secret cache la Kabbala denudata que convoite la mystérieuse Loge noire…
Dans un suspense où plane l’ombre de Conan Doyle, commence alors une course contre la montre qui fera se côtoyer révolutionnaires irlandais, espions allemands, anarchistes et francs-maçons.

Chronique : Jean-Pierre Croquet nous offre un superbe roman à suspens digne de Conan Doyle. Brillant, on se retrouve en totale immersion dans l’Angleterre de 1914, tout est les automobiles, les rues, l’ambiance… Le lecteur est tout de suite dans le bain et si vous ajoutez à cela un tueur en série alors vous vous trouvez à ne plus pouvoir lâcher le livre. Le mélange d’histoire et de thriller est vraiment parfait et ajoute quelque chose de très agréable à l’histoire. Bowen est très fort et on s’habitue à lui direct, un homme sympa. Le style de l’auteur est très fort, il a su mêler habilement thriller, histoire et ésotérisme pour le plus grand plaisir du lecteur. L’aventure est aussi passionnante par les personnages  rencontrés. Sous nos yeux se déroule l’incroyable, l’inédit, l’inconcevable. L’auteur réussit à nous tenir en joue, à nous berner avec une extraordinaire maîtrise.Un jeu diabolique et surprenant qui entraîne dans sa chute tous ces participants. Ce thriller-choc, édifiant.

Note : 9/10

 

  • Broché: 300 pages
  • Editeur : Archipel (22 février 2017)
  • Collection : Suspense

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BAM ! Paix & Rock Pop (23 février 2017) Gallimard Jeunesse

  • Le portrait de 40 hommes et femmes qui, au cours des deux derniers siècles, ont oeuvré à la paix dans le monde.
  • Le portrait de 40 artistes et groupes de légende qui ont écrit l’histoire de la musique, du Rock’n’roll à l’électro.

Chronique : Une nouvelle collection au sein de Gallimard Jeunesse qui abordent des thèmes issus de la culture pop où scolaire à travers 40 portraits d’homme et de femme de légende. L’idée du dessin en flat design est une très bonne idée et permet de ce documenté et de découvrir de manière ludique des personnes auquel on à pas idée. La couverture cartonnée en fait un très beau livre. Une très bonne idée de  cadeaux où simplement si l’on souhaite découvrir un nouvel univers.

Note : 9/10

 

  • Poche: 96 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (23 février 2017)
  • Collection : BAM

 

Ma prof de gym est une alien (9 février 2017) de David Solomons

«Mon frère a reçu des super-pouvoirs, ma meilleure amie aussi, et moi ? Une nouvelle paire de mocassins ! Pas très utile pour neutraliser ma prof de gym, cette sadique. D’ailleurs, je suis sûr que c’est une alien à la tête d’une armée extraterrestre aux projets monstrueux. Mais bien sûr, personne ne m’écoute ! Personne ? Il y aurait bien quelqu’un, mais est-ce vraiment raisonnable de conclure un pacte avec un super-méchant ?»

Chronique : Voici la suite de « Mon frère est un super héros » et la suite est aussi bonne que le premier livre. Luke Parker est de retour et cette fois, son frère n’est pas seul! La voisine Lara a obtenu des superpuissances. Même son ami Serge ne peut plus traîner avec lui. Quand un jeu vidéo mystérieux apparaît dans toute la ville, Luke devient obsédé par la victoire, et cela devient une catastrophe.
Il a des conseils pratiques sur les super-costumes, le logo du siège secret et l’acronyme de la conception, l’aide à la budgétisation de domination mondiale, des leçons sur être gentil avec les gens même s’ils semblent inutiles, et un contrôle de sécurité pour les adolescentes avec des téléphones cellulaires.
Ne mettez pas toute votre vie dessus, sinon vous risquez d’être enlevés et les envahisseurs étrangers de l’espace pourraient faire de vous un robot qui est une copie.
Encore une fois, David Solomons sait comment finir ses histoires et comment Luke donne l’espoir à un certain personnage afin qu’il puisse sauver le monde l’auteur sait jouer les références Marvel et DC. Les thèmes de la famille sont très bien exploités dans le livre avec une très belle écriture les enfants liront ce livre avec plaisir.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 352 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (9 février 2017)
  • Collection : ROMANS JUNIOR

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Coeur Piment (2 mars 2017) de Cathy Cassidy

Après avoir passé deux merveilleuses semaines à Tanglewood, avec Honey, Ash a repris son tour du monde. Le voilà maintenant en Europe, direction Paris ! Mais le cœur n’y est plus. Il ne retrouve pas l’excitation de ses premiers mois de voyage : Honey lui manque trop, et sans elle rien n’a plus d’intérêt. Il n’y a que lorsqu’il lui raconte ses visites et ses impressions par mail qu’il se sent heureux.
C’est pourquoi la perspective de rentrer bientôt en Australie alors que Honey reste en Angleterre, inquiète Ash…
Et si elle finissait par l’oublier ?

Chronique : Dernier volet de la série de Cathy Cassidy, Coeur Piment fini avec brio cette histoire de famille. Moins centré uniquement sur la vie intérieur d’un personnage cet épisode nous présente Ash le petit amide Honey et montre avec beaucoup de subtilité les difficultés de ce garçon. Cathy CASSIDY aborde la question de la séparation amoureuse et des conséquences que cela peut faire à ses ages là se croit responsable de beaucoup de choses, le désir de contrôle absolu associé au rejet de ceux qui tendent la main vers eux.
Moins sucré, moins fleur-bleue, mais plus tourmenté, plus épidermique, ce Coeur Piment est un très jolie surprise là où un auteur aurait pu se laisser porter par la facilité et le format 10,5 x 15 cm est une superbe idée.

Note : 8/10

 

  • Poche: 112 pages
  • Editeur : Nathan (2 mars 2017)
  • Collection : GF CATH CASSIDY

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La voie des Oracles, II : Enoch (2 février 2017) de Estelle Faye

Plus que jamais, Thya, accompagnée d’Enoch et d’Aylus, doit fuir les tueurs lancés à ses trousses par son frère Aedon. Heureusement, ses visions, l’expérience de son oncle et les nouveaux pouvoirs d’Enoch lui permettent de leur échapper. Mais ce dernier a de plus en plus de difficulté à faire naître la brume ; quant à ses visions, Thya doit désormais les payer au prix fort. Se pourrait-il que des forces maléfiques se liguent contre elle et ses amis ? Le combat est-il perdu d’avance ? Sans doute la solution se trouve-t-elle en Orient, aux confins de l’Asie, là où l’Empire chrétien n’a pas prise. La quête initiée dans Thya (prix Imaginales et prix Elbakin en 2015) se poursuit avec Enoch, deuxième tome de la trilogie La voie des Oracles, qui installe définitivement Estelle Faye parmi les auteurs de fantasy à suivre.

Chronique : Nous retrouvons Thya, Enoch et Aylus en cavale dans les forêts germaniques. Ils cherchent à échapper à Aedon, le frère de Thya. Ce dernier a assassiné son père et reçoit l’appui d’une puissante et précieuse alliée. Grâce à elle, Aedon devient plus puissant et dispose désormais de ressources quasi illimitées pour traquer sa soeur. En plus de la menace de son frère, Thya devra aussi se méfier de ses visions et surmonter beaucoup d’épreuves durant son périple. Nous quittons donc la Gaule pour découvrir d’autres parties du monde.  Les personnages ont été étoffés dans cette suite, en particulier les personnages secondaires qui faisaient plus office de figurants dans le premier tome notamment au faune, qui ouvre la saga et qui était pourtant à peine exploité dans le tome 1. Un récit avec alternance de points de vue permet à ces personnages secondaires d’exister et à l’intrigue de s’étoffer.La magie est plus présente aussi, dieux et créatures fabuleuses de tout genre croisent le chemin des protagonistes, amis ou ennemis selon les circonstances. Ce second tome est plus magique, plus intense et encore plus captivant. La fin est à la fois géniale et horrible !

Note : 9/10

 

  • Poche: 368 pages
  • Editeur : Folio (2 février 2017)
  • Collection : Folio SF

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La Fille-Sortilège (2 février 2017) de Pavlenko,Marie

Erine pensait avoir tout perdu lorsqu’elle a été rejetée de la Cité des Six par les Clans, lorsqu’elle est devenue une orkla. Pourtant, elle a réussi à survivre, grâce à Malcor, le déterreur de cadavres. Maintenant que celui-ci est mort, c’est elle la déterreuse. Mais sa vie risque d’être, une nouvelle fois, bouleversée. En effet d’étranges phénomènes semblent se produire parmi les Clans : épidémies, pénuries… On raconte même que la magie serait en train de disparaître, mettant la Cité des Six en péril. Avec La Fille-Sortilège, Marie Pavlenko crée un univers original et un personnage de jeune femme forte et volontaire. Elle n’en oublie pas pour autant l’aventure et la justesse d’écriture. Autant d’ingrédients qui lui ont valu de recevoir le prix Elbakin, catégorie Jeunesse, en 2013.

Chronique : Au beau milieu du désert se trouve une cité dirigée par six clans. Chacun est doté d’une capacité magique spéciale permettant de commander les éléments, les végétaux ou encore les animaux. Afin de transmettre son savoir-faire, chaque clan initie ses membres dès l’adolescence. Mais voilà, Erine a décidé de changer de groupe et a été bannie. La voici condamnée à vivre avec les orklas, les reclus de la cité. Sa vie paisible a basculé. Pour survivre, elle doit désormais déterrer des cadavres, dans le plus grand secret. En exécutant sa basse besogne, l’héroïne découvre qu’un complot, menaçant la survie de la cité des six, se trame. La jeune Erine va devoir faire preuve de courage pour tenter de sauver les gens qu’elle aime.
L’histoire est originale tout en reprenant les codes récurrents de la fantasy. L’intérêt du roman réside principalement dans ses personnages si complexes et si attachants. Même si l’héroïne occupe une place prépondérante, les personnages secondaires sont extrêmement importants et très bien travaillés. Chacun a un passé, plus ou moins douloureux, qui va dicter sa ligne de conduite. J’ai vraiment beaucoup aimé cette multitude de personnalités. L’intrigue est également haletante et passionnante.
La magie est présente tout au long du roman et cette forme de magie est vraiment très intéressante et cette idée très bien exploitée par l’auteure. Et surtout, rien n’est laissé au hasard, pas d’interrogation sur cette source de pouvoir car l’auteure réussit à tout nous dévoiler au cours de l’histoire. Son style est très fluide pour de la fantasy.
L’univers est très sombre et certains sujets abordés par l’auteur sont même durs et cruels, les violences physiques, les viols…et cela sans tomber dans le glauque et le morbide.
On est plongé dans un monde plein d’inventions, mais tous les personnages sont justes, cohérents, incroyablement proches de nous.

Note : 9/10

 

  • Poche: 448 pages
  • Editeur : Folio (2 février 2017)
  • Collection : Folio SF

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