Gafi président ! (19 janvier 2017) de Ingrid Chabbert et Mérel

Cette année, c’est l’élection présidentielle. Gafi le fantôme est candidat !
Il faut trouver un slogan, faire des affiches, organiser des meetings… Se faire élire président, c’est fatiguant ! Heureusement, les amis de Gafi sont là pour l’aider.

Critique : Ce petit livre pour les enfants du CP se lit très bienIl permet d’expliquer l’élection d’un président et le pourquoi on doit le faire, ce qui explique aussi le droit civique aux enfants. Très belle histoire. Il y a 8 lignes à lire par page, on a une vraie petite histoire qui encourage les enfants à lire. Il y a 3 niveaux de difficulté dans ces éditions : je commence à lire, je lis et je lis tout seul. À la fin du livre, on trouve quelques mots du texte qui sont expliqués ainsi que quatre pages de jeux.

Note : 9/10

 

  • Broché: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Nathan (19 janvier 2017)
  • Collection : Gafi raconte

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Un amour sur mesure (19 janvier 2017) de Roland Fuentès et Alexandra Huard

Garganton, le géant minuscule, n’était guère aimé des autres géants et Mimolette, la naine immense, était rejetée par ses congénères, les nains. Un jour, le géant tout petit et la naine très grande se rencontrèrent…

Critique : Dans ce livre, nous faisons la connaissance de mimolette la naine immense et Garganton le géant minuscule. Ils sont différents des autres et sont donc rejetés par les habitants de leurs royaumes respectifs. Un jour, Garganton se rend dans le royaume des nains pour trouver l’amour mais le roi ne le trouve pas assez nain. Pareille pour mimolette, elle se rend dans le royaume des géants mais comme Garganton elle n’est pas assez géante pour le roi du royaume. Tellement tristes tous les deux qu’ils partirent et finirent par se rencontrer, ils deviennent amis, voyagent ensemble… Puis un jour, ils se retrouvent dans un endroit où les différences n’existent pas…
Un album qui aborde la différence et montre que chacun au droit au bonheur que l’on soit grand ou petit, mince ou gros.
Un livre qui est rempli de tendresse avec de l’émotion auquel le lecteur va être touché de voir ces deux personnes rejetées parce qu’ils sont différents et qu’ensuite ils sont devenus amis.
Les illustrations accompagnent bien l’histoire pour mieux la magnifier dans un esprit de blancheur et de couleur douce, on entre dans ce conte pouvoir y retourner un tour.

Note : 9,5/10.

 

  • Relié: 32 pages
  • Editeur : Nathan (19 janvier 2017)
  • Collection : ALBUMS NATHAN

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Le parti d’en rire : Pierre Dac président ! (19 janvier 2017)

Fondateur du PARTI D’EN RIRE, Pierre Dac se porte candidat à l’élection présidentielle de 1965 en se présentant au nom d’une formation politique qu’il a également créée : le MOU, le Mouvement Ondulatoire Unifié. Il choisit pour slogan : « Les temps sont durs, vive le MOU. » Ainsi, au cours d’une conférence de presse, quand un journaliste lui demande : « Monsieur le président, que pensez-vous du ministère de l’Éducation nationale ? », il répond : « Il est dans mon intention d’en créer un. » Mais sa campagne présidentielle est interrompue par un appel téléphonique de l’Élysée, lui sommant de cesser la plaisanterie. Cela n’a néanmoins pas empêché la candidature de Pierre Dac d’entrer dans l’histoire, quinze ans avant celle de Coluche. Réunies par Jacques Pessis, son neveu adoptif et légataire universel, ses propositions, loufoques certes, mais frappées au coin du bon sens, prouvent que le programme qu’il avait proposé pour l’avenir de la France demeure, cinquante ans plus tard, d’une cinglante actualité. Citoyens, à vos urnes ! « Une loi interdira que les citoyens se bourrent de pain. Cela leur évitera d’avoir de la brioche. » « Une mesure écologique pour sauver une circulation parisienne au bord de l’asphyxie : la mise en place de la pratique du bouche-à-bouche de métro. » « Les élections législatives seront décalées de quelques jours, afin de permettre aux députés sortants de rechercher un nouvel emploi. »

Critique : Sorte de recueil roboratif d’un grand nombre de réflexions de Pierre DAC, toujours vivifiantes et émoustillantes. Mais ce recueil n’est pas exhaustif et dresse un inventaire peut être un peu trop pêle-mêle où les thèmes abordés et leurs styles respectifs, le loufoque, le croustillant et le plus « percutant »/impertinent se confond et se mélange, atténuant la crédibilité de quelques redoutables sentences. Un grand moment de plaisir. Comment oublier Pierre DAC. Dans ces moments de tristesse et de malheur dans ce monde, il est agréable de pouvoir rire et  » s’aérer les neurones » . Que de bons mots.

Note : 9/10

 

  • Editeur : Le Cherche Midi (19 janvier 2017)
  • Langue : Français

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Timoté va chez le docteur (12 janvier 2017) de Mélanie COMBES et Emmanuelle MASSONAUD

Timoté est un petit lapin qui, au fil des albums, partage sa vie avec ses copains et sa famille. Aujourd’hui Timoté et Rose, sa petite sœur vont chez le docteur pour une visite, et un vaccin. On découvre, au fil des pages, les étapes de cette visite : on se familiarise avec les instruments utilisés par le docteur et enfin, on dédramatise la piqûre qui finalement se passe très bien.

Critique : Superbe livre plastifié avec des couleurs magnifiques .Un livre pour l’apprentissage de la peur du médecin et raconte simplement ce qui s’y passe quand on s’y rend. On y retrouve des scènes réalistes: Salle d’attente, balance, la toise, l’auscultation du corps, ect…. Un livre que les tous petits ne lâchent pas avant la fin!

Note : 9,5/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Grund (12 janvier 2017)
  • Collection : Timoté`

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Adorables animaux (19 janvier 2017) de Stephanie ROUSSEAU

Laisse libre cours à ton imagination en mettant en couleurs ces 50 magnifiques illustrations d’éléphanteaux, de lionceaux, petits lapins et autres adorables animaux ornés de fabuleux motifs.
Les illustrations sont agrémentées de fonds colorés et, grâce aux découpes présentes sur toutes les pages, c’est facile d’afficher ses œuvres les plus réussies.

Critique:  Un album pour aider les enfants aux coloriages. Pour les faire progresser voici un album moderne, avec des dessins originaux qui pourraient leur plaire avec un bon niveau de détails. Les illustrations de Stéphanie Rousseau sont vraiment très jolies. Les petits enfants adorent. On y trouve 50 dessins d’animaux des plus classiques aux plus originaux (abeilles, éléphants, bisons, koalas, ânes, cochons, canards, tortues, etc). La couverture donne bien envie avec ses motifs vernis. Les coloriages sont parfois larges, parfois détaillés.
Les avantages de cet album: ont que certaines pages ont déjà un fond coloré; chaque page est détachable et le papier est assez épais et supporte bien la peinture à l’eau. Les coloriages sont rectos verso.
Un superbe livre, à acheter où offrir si on a des enfants.

`Note : 9,5/10

 

  • Broché: 48 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Grund (19 janvier 2017)

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Mrs Dalloway 4 janvier 2017 de Virginia Woolf

« Mrs Dalloway dit qu’elle se chargerait d’acheter les fleurs. » De cet incipit, resté aussi célèbre que ceux de Camus ou Nabokov, découle la journée d’une femme, Clarissa Dalloway, au rythme des heures qui s’égrainent, entraînant le lecteur dans les sinuosités joyciennes de son inconscient et de ses monologues introspectifs.
À contre-sens des canons de la littérature victorienne, Mrs Dalloway n’en reste pas moins, en dépit de son avant-gardisme, un des romans les plus appréciés de Virginia Woolf, celui dont elle dira, dans son Journal d’un écrivain, qu’elle y avait exprimé « bien plus complètement que de coutume ce qu’elle voulait dire ».
Outre une technique d’écriture novatrice, Mrs Dalloway se propose de « critiquer le système social, le montrer à l’œuvre dans toute son intensité ». Virginia Woolf pose un regard critique sur la condition bourgeoise, l’évolution des mœurs, l’avenir des femmes, mais aussi sur la folie à travers le personnage de Septimus.
Mrs Dalloway, qui n’a rien perdu de sa modernité, ouvre par effet de miroir quelques portes d’entrée dans la psyché de son auteur.

Critique :Situé en plein cœur de la ville de Londres, ce roman de Virginia Woolf traite pour beaucoup des termes de l’aliénation mentale et physique, des liens entre individus et des aléas de l’intégration (en opposition à la marginalité)au sein d’une société bien rigide.
La communication est l’enjeu premier dans le récit, et les personnages la recherchent, pour certains, même au prix de la mort.
Une myriade de personnages plus attachants les uns que les autres peuple ce récit, qui se déroule pourtant sur une seule journéeL’écriture est un peu déroutante puisque nous passons d’un personnage à l’autre, ou plutôt de l’esprit à l’autre, sans préavis, en suivant le fil rarement linéaire de la pensée, des souvenirs et des impressions. Les sensations, les mouvements de l’âme sont décrits avec finesse et acuité, y compris ces hésitations et ces non-dits avec lesquels nous compliquons notre existence et nos relations.
Le résultat est un roman grave et drôle, une grande œuvre, écrite par une grande femme qui restera dans l’histoire de la littérature anglo-saxonne

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 320 pages
  • Editeur : Archipoche (4 janvier 2017)
  • Collection : Roman étranger

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La bonne fortune d’Elisabeth Wellington (4 janvier 2017) de Robin Lee Hatcher

À bord du paquebot qui l’emmène en Amérique, Elisabeth Wellington peine à croire en sa vie nouvelle. Après le décès inattendu de son père, qui la destinait à épouser le duc d’Altberry dans l’espoir d’éponger ses dettes, elle a décidé de quitter l’Angleterre. Libre désormais de tout engagement, elle se rend, pleine de rêves et d’espoirs, dans le Montana, où elle se destine à devenir institutrice. Pourtant, à la fin du XIXe siècle, c’est une région encore peu peuplée, où les conditions de vie sont rudes. Qu’importe ! Elisabeth est prête à tout. Il n’y a cependant un obstacle qu’elle n’aurait jamais imaginé. Et celui-ci porte le nom d’un homme : Garrett Steele. Pourquoi se montre-t-il si froid, si farouche, face à la jeune et audacieuse Elisabeth ? Elle qui est pourtant l’institutrice de son fils Janie. On connaît l’adage : « Fuis-moi, je te suis ; suis-moi, je te fuis ». Alors quand des sentiments naissent d’un terreau si aride, la passion peut prendre les formes les plus inattendues..

Critique :  Une ambiance petite ville américaine type « La petite maison dans la prairie ». Des personnages pas très hauts en couleur mais très attachants. Il n’y a pas énormément d’action (les amatrices d’aventures seront déçues) mais beaucoup de sentiments très bien décrits, tant pour le héros qui se bat avec ses craintes que pour l’héroïne.Classique mais très agréable.

Note : 7/10

 

  • Poche: 400 pages
  • Editeur : Archipoche (4 janvier 2017)
  • Collection : Roman étranger

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Hammerklavier (03 Janvier 2017) de Yasmina Reza

« N’est-il pas temps, au seuil de la mort, d’en finir avec ces simagrées humaines que sont l’art et la culture ? » Hammerklavier n’a rien de la douce confession qu’on aurait pu attendre d’un recueil de souvenirs ou d’une petite « étude » autobiographique. L’auteur préfère asséner à son clavier des petites notes sèches et courtes, cruelles et cyniques.

Critique : De très courts petits textes, 20 ou 30 lignes. Sur une grande variété de sujets. Superbement écrits, avec rythme, élégance. Certains, très profonds. À relire plusieurs fois, à voix haute. Mériterait une lecture en public. Beaucoup de récits ont une touche autobiographique. Deux textes, en particulier, sont superbes: « Trente secondes de silence », temps respecté par un public de théâtre avant d’applaudir à la fin d’une pièce magnifique ; et « Horreur de la patience », sorte d’éloge indirect du dynamisme et de la joie de vivre. Cet ouvrage doit être lu comme un recueil de poèmes en prose, comme l’indique la quatrième de couverture. Yasmina Reza apparaît comme une femme brillante, parfois dure, exigeante et d’un grand sens de la poésie.

Note : 9/10

 

  • Broché: 144 pages
  • Editeur : Folio (3 janvier 2017)
  • Collection : FOLIO

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«Art» (3 janvier 2017 de Reza,Yasmina

MARC Comment peux-tu dire, devant moi, que ces couleurs te touchent ? YVAN Parce que c’est la vérité. MARC La vérité ? Ces couleurs te touchent ? YVAN Oui. Ces couleurs me touchent. MARC Ces couleurs te touchent, Yvan ?! SERGE Ces couleurs le touchent ! Il a le droit ! MARC Non, il n’a pas le droit. SERGE Comment, il n’a pas le droit ?

Critique : « Art » est une pièce de théâtre courte, intense et soutenue, qui voit trois amis se questionner sur leurs relations amicales autour d’un tableau blanc sur fond blanc, qui est une évocation des bleus de Klein, ou des tableaux de Malévitch.
Cette pièce demande au spectateur et lecteur quelle est la place de l’amitié entre deux personnes, est-ce qu’on est ami avec quelqu’un pour lui-même ou pour soi-même, pour l’image réelle qu’il nous renvoie ou pour l’image que l’on se fait de lui et qui doit toujours être celle-ci. Peut-on accepter l’excentricité d’un ami ? Peut-on accepter ce que nous considérerions comme un gâchis, de vie, ou d’argent ? Peut-on accepter les critiques acerbes d’un ami en restant lié à lui, ou peut-on critiquer un ami en lui témoignant toujours cette amitié ?
Le tableau est un personnage en lui-même, autour de lui gravitent Serge, Marc et Yvan, et le flux et le reflux de ces amitiés tendues et distendues.
Une pièce qui nous fait passer un très bon moment, entre rire et ahurissement. Une belle observation de la psychologie humaine de la part de Yasmina Reza.

Note : 10/10

 

  • Poche: 128 pages
  • Editeur : Folio (3 janvier 2017)
  • Collection : Folio

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French Uranium (11 janvier 2017) de Eva Joly et Judith Perrignon

En France, le lendemain d’un premier tour serré entre le Président sortant et son challenger d’extrême-droite, le ministre de l’Industrie est retrouvé pendu dans son bureau. La presse invoque le chagrin. Ce fidèle du chef de l’état aurait été inconsolable après la mort de son fils dans un accident de moto. Malgré l’évidence, sa fille refuse ce scénario. Au Nigéria, des groupes islamistes sèment la terreur et attaquent les ouvriers d’une mine d’uranium. A New York, un trader prépare sa sortie pour rejoindre son ami, petit prince déchu de Wall Street, emporté dans un scandale. A Paris, c’est la fin d’un règne, la fin d’un monde. Un thriller puissant et formidablement construit : vous ne verrez plus jamais le pouvoir comme avant.

Critique : L’auteur de ce livre qu’est Éva Joly est surtout connue pour être ancienne juge d’instruction. Ce livre est la deuxième collaboration Éva Joly/Judith Perrignon. Bien écrit, il se lit vite et sans beaucoup d’efforts de compréhension pour une intrigue pourtant aux multiples ramifications et aux implications nombreuses.
Les trois personnages principaux qui, bien sûr, vont se connaissent évoluent dans cette affaire bien décidée à faire la lumière sur cet imbroglio politique .Ce polar tient bien son lecteur tout au long de ses 500 pages, parce que ses héros sont assez ordinaires, proches de nous, crédibles et ensuite parce que l’intrigue nous rappelle nombre de scandales dont on a entendu parler ces dernières années;
Divertissant et instructif !

Note : 9/10

 

  • Broché: 500 pages
  • Editeur : Les Arènes (11 janvier 2017)
  • Collection : AR.POLAR

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