Les nouveaux amants (12 octobre 2016) de Alexandre Jardin

Un homme rencontre une femme.
L’homme ? Oscar, 42 ans, marié avec une actrice, Anne. Auteur de théâtre à succès, cet homme comblé ignore, au début du roman, qu’il va vivre – et non plus seulement écrire –  la pièce la plus turbulente de sa vie. Ce sera, pour lui, une comédie risquée, une anthologie de douleurs, une foire aux ivresses, un malheur merveilleux…
La femme ? Ce n’est pas son épouse, bien sûr. Elle se nomme Roses de Tonnerre, 25 ans, une fille très « fête en larmes », une orgie de contradictions, un merveilleux danger. Cette Roses ne respecte que l’imprévu et les jeux sans règles. Elle est, de plus, sexuellement très curieuse et d’un haut voltage sensuel…
Oscar + Roses : un mélange explosif et charmant.

Critique :  À la lecture de Les nouveaux amants on sait que c’est Alexandre Jardin qui écrit tant on sait apprécier la plume de cette auteur. Le souhait de traiter d’une relation virtuelle est tout à fait compréhensible en cette période où le numérique prend une si grande place,on ce retrouve avec un départ difficile et ça part dans tous les sens.
Un peu comme le fond de cette histoire mais la vie c’est un peu comme ça et l’auteur maitrise bien son sujet ce qui fait que l’on passe un très bon moment avec son héroïne qu’est Roses qui a accès à la totalité de sa personnalité. Elle est complètement contradictoire. Et c’est ce qui crée le suspense à l’intérieur du roman: on ne sait jamais jusqu’où elle va aller, ce qu’elle va faire face à Oskar, le dramaturge qui en devient tout affolé. La chute est bien pensée et nous fait bien sourire.

Note : 8/10

 

  • Broché: 342 pages
  • Editeur : Grasset (12 octobre 2016)
  • Collection : Littérature Française

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Métamorphose T01: Exorde (4 mai 2016) de Ericka Duflo

Adolescente rebelle et obstinée, Senna brave les interdits depuis le décès de sa mère. Elle ne fréquente plus les mêmes amis, rentre tard le soir et se fait souvent renvoyer de l’école. Ses relations avec son père se dégradent. Pourtant, Senna a d’autres inquiétudes : une marque hideuse et boursouflée s’étale sur son dos, elle entend des voix effrayantes et a parfois l’impression d’être surveillée. Ses écarts de conduite vont également l’amener à rencontrer Ian, un garçon sombre au comportement étrange. Sa vie va alors prendre une tournure inattendue.

Critique : Nous entrons dans un livre rempli de mystère, avec une héroïne comme Senna qui est une jeune fille qui a changé du tout au tout à la mort de sa mère. Elle vit désormais seule avec son père, et sa tante qui vient la voir de temps en temps. Elle aime faire la fête et des bêtises ; jusqu’à la bêtise de trop qui la fera envoyer dans un internat en Alaska. C’est alors que les choses vont évoluer pour notre héroïne qui se découvrira un bien étrange héritage. L’univers mis en place par l’auteure est très complexe et sombre avec des créatures que l’on rencontre dans tout au long de ce premier tome et qui sortent de la  mythologie grecque.
L’auteure réussi à  faire tenir le lecteur en haleine du début à la fin. Ce roman est addictif et d’une facilité de lecture incroyable et au vu de sa finalité on espère que la suite nous réserve de grandes choses et qu’elle parviendra à s’émanciper de ses consœurs car il est indéniable que sa mythologie permet d’entrevoir d’énormes perspectives.
Une super histoire qui tiens en haleine et dont on à hâte de lire la suite.

Note : 9/10

  • Broché: 384 pages
  • Editeur : Kennes Editions (4 mai 2016)
  • Collection : KE.METAMORPHOSE

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MAX ET BOUZOUKI BD T01: Gags et Glissades ! (8 octobre 2014) de Falzar et David Evrard

Faites découvrir à votre enfant le quotidien drôle et pétillant de Max et Bouzouki. Au fil de 32 pages de gags courts et faciles à lire, offrez à votre enfant le plaisir de rire et de rêver aux aventures de deux amis complices et inséparables : Max, le petit garçon, et Bouzouki, son gros chien trognon. En lisant ces gags, votre enfant traversera les quatre saisons au rythme d’une année scolaire bien amusante. Il partagera la rentrée des classes, les disputes, les blagues, la fête de Noël, les bêtises, la fête de l’école, les promenades au bois… Présents depuis de nombreuses années dans les périodiques scolaires, pour le bonheur =de milliers d’enfants et la plus grande satisfaction de leurs instituteurs, Max et Bouzouki débarquent en librairie dans une bande dessinée drôlement éducative.

Critique :  Max est un jeune garçon, Bouzouki, son chien, son fidèle compagnon et même son meilleur ami. Bouzouki est surtout très coquin et très gourmand. Max et Bouzouki sont inséparables et vivent des aventures qui parlent vraiment aux enfants : la rentrée scolaire, Noël, une journée d’hiver, la visite au musée, le bain… Chaque mini-aventure tient sur une page avec en général six cases carrées. Une bd pour les jeunes enfants mais qui fait aussi plaisir aux adultes qui ont envie de s’oublier ou simplement de se faire plaisir. de plus pour mettre les enfants à la lecture c’est une BD qui peut aider les enfants à lire et avec un petit côté éducatif. Les gags sont assez réalistes avec des chutes drôles, comme par exemple celle chez le vétérinaire, et l’album est agréable à regarder.
Une très bonne découverte.

Note : 9/10

 

  • Album: 32 pages
  • Editeur : Kennes Editions (8 octobre 2014)
  • Collection : KE.MAX.BOUZOUKI

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« En ville » &  » A la ferme » (25 janvier 2017)

Cherche et trouve des objets et des personnages cachés dans les grandes scènes de ce cahier et tu apprendras alors le vocabulaire de la ville et de la ferme, des couleurs et les chiffres de 1 à 10.
Avec 70 autocollants repositionnables et un feutre effaçable, tu peux recommencer les activités de ton cahier autant de fois que tu veux !

Critique : Hatier Jeunesse se lance dans une nouvelle collection ludique avec « Les petits zazous » qui innovent pour les petits avec des pages effaçables et des gros autocollantsLes graphismes sont magnifiques, les cahiers sont ludiques, colorés et très bien conçus ! Le feutre s’efface très bien après chaque passage. Les petits vont s’entrainent à tracer, dessiner et comme ça s’efface, pas de problème et en plus ils ont droit aux autocollants repositionnables. Le plus de ces livres sont qu’il y a plusieurs thèmes, ce qui du coup convient à tout le monde, filles comme garçons et permet de ne pas tomber dans la routine et donc de trouver cela ennuyant. Idéal pour occuper les enfants en voiture ou chez le médecin, ou tout simplement à la maison

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 32 pages
  • Editeur : Hatier (25 janvier 2017)
  • Collection : Les p’tits zazous

 

Le grand saut (5 janvier 2017) de Florence Hinckel

Iris, Paul, Rébecca, Marion, Alex et Sam sont amis depuis la sixième. Aujourd’hui, ils entrent en Terminale, cette dernière année tant attendue, tant redoutée. Enfin la libération ? Une chose est sûre, bien que le soleil baigne leur petite ville de La Ciotat, chacun sent que l’orage gronde…
Les sentiments depuis trop longtemps inavoués de certains, les relations familiales bancales des autres, la pression de l’avenir… tout devient insupportable. Et ce n’est pas la gigantesque soirée chez Madeleine qui va suffire à leur changer les idées. Au contraire, c’est même peut-être là que tout va définitivement basculer…

Critique :  Un livre qui n’a rien de la comédie classique, attendue ou formatée qui rime tant avec ce que « L’âge ingrat » inspire, et avec tout ce qu’on a pu produire autour… Car dans l’esprit bien lourd et bien gras, il y a eu en effet de sacrées productions autour du lycée ! Ici, honnêtement après une mise en route lente et un peu plate, le livre prend enfin une tournure qui tout à coup nous interpelle vraiment ! Car Florence Hinckel se met à renverser la vapeur, à contrecarrer les idées reçues pour nous présenter une image différente par l’intermédiaire du groupe.  Personnalités atypiques, particulières, différentes, c’est à ce niveau un vrai régal de lire sur ses personnages qui prennent plaisir à faire poindre des situations d’une pertinence rare et intelligente, avec des instants très drôles et très révélateurs de l’esprit, des sentiments de ces quelques adolescents mal dans leur peau ! Chacun est à ce titre émouvant, drôle et l’observation qu’en fait Florence Hinckel est tout bonnement épatante ! Un livre léger et profond à la fois, où la période de l’adolescence est traitée avec justesse, par un prisme différent pour aborder justement les personnalités qui sortent du lot, celles qu’on ne comprend pas toujours, qu’on ne cible pas et qui dérangent un groupe. Sensibilité cachée, apparence trompeuse, goûts et intérêts divergents, un livre un peu en forme de conte,car avoir travaillé avec des ados nous apprend que la réalité est souvent bien plus dure pour ses enfants trop souvent isolés et mis sur la touche,  À découvrir  !

Note : 9,5/10

  • Broché: 374 pages
  • Editeur : Nathan (5 janvier 2017)
  • Collection : GRAND FORMAT DI

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Le monde n’a pas de fin (5 décembre 2016) de Bilal Tanweer

Le monde n’a pas de fin est une ode à Karachi, l’hommage d’un « écrivain dans la ville » qui ne veut pas qu’elle soit réduite à sa violence. Il en rassemble les fragments pour voir au-delà des apparences et faire surgir le monde fascinant d’avant l’islamisation forcenée, d’avant les bombes. Dans le bus qui mène du centre ville à la mer, se croisent ainsi trois générations de personnages qui racontent leur histoire : le père magicien, l’écolier repenti, le Camarade poète Sukhanza, le caïd amoureux, le diseur de mauvaise aventure…
« Quand on raconte une histoire à quelqu’un, nous sommes dans le même monde », écrit Bilal Tanweer et, avec lui, on aime cette ville bruyante et vivante en toutes circonstances.

Critique : Karachi, capitale économique et financière du Pakistan, est une mégalopole de 20 millions d’habitants. C’est aussi un port et la mer joue un rôle important dans la vie de ses habitants comme le rappelle Bilal Tanweer le monde n’a pas de fin. A première vue, on serait plutôt tenté de l’appeler recueil de nouvelles puisqu’il est constitué d’une suite d’histoires mais celles-ci sont interconnectées autour d’un événement tragique : l’explosion d’une bombe. Roman choral avec des styles de narration très différents selon les récits, élément perturbant pour le lecteur qui ne reste cependant pas perdu très longtemps. Tanweer réussit à capter les pulsations de la ville en dessinant subtilement des portraits de personnages attachants dont la vie est peu ou prou influencée par la violence endémique de Karachi. La mosaïque qu’il compose est marqué par la relation qu’entretiennent les résidents avec cette atmosphère de danger permanent. La violence se transforme en une longue et poétique méditation sur la mort qui fit son entrée dans cette ville de Karachi, capitale animée à tous moments, bruyante, foisonnante de vie et de couleurs. Une ville animée et fascinante dans sa joie. Avant. Et puis l’islamisation radicale est apparue et avec elle la folie de tuer.

Note : 9/10

  • Poche: 240 pages
  • Editeur : Folio (5 décembre 2016)
  • Collection : Folio

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Londres après minuit (5 décembre 2016) de Augusto Cruz

McKenzie, ancien homme de confiance de John Edgar Hoover, est contacté par Forrest J. Ackerman, un collectionneur passionné de cinéma. Une pièce de choix lui manque : une copie de Londres après minuit, film muet réalisé par Tod Browning en 1927. Tout laisse penser que ce film a disparu dans un incendie en 1967. Mais des rumeurs courent sur l’existence d’une pellicule rescapée. Ne pouvant concevoir de mourir sans avoir revu ce film, Ackerman missionne McKenzie pour le retrouver. Faisant fi de la malédiction qui frappe ceux qui ont tenté de s’approcher du film, l’ex-agent se plonge dans l’un des plus grands mystères de l’histoire du cinéma.

Critique : Le thème de départ de ce roman est la quête d’un vieux film muet perdu est une excellente idée. « Londres après minuit », de Tod Browning, avec Lon Chaney, « l’homme aux mille visages », est un joyau perdu du cinéma de genre ; cette œuvre apparaissait, avant lecture, comme un MacGuffin (Hitchcock) idéal pour mener tambour battant une enquête dans les archives cinématographiques du monde entier. L’enquête conduira le personnage de McKenzie sur les traces des stars du muet déchues par l’arrivée d’un film parlant. Et le parcours de ce détective à la recherche de stars vieillissantes et oubliées se transforme au fil des pages en clin d’oeil au magnifique Boulevard du Crépuscule. Entre découragements, séquences périlleuses et rencontres improbables, McKenzie sillonnera le continent américain jusqu’au Mexique pour réaliser le dernier rêve d’un passionné trahi par sa mémoire et son âge.
L’écriture est d’une modernité époustouflante. Augusto Cruz y déploie un univers à la fois poétique et foisonnant, notamment dans la seconde partie, mexicaine, de l’intrigue.

Note : 9/10

  • Poche: 448 pages
  • Editeur : Folio (5 décembre 2016)
  • Collection : Folio

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Ce que tient ta main droite t’appartient (5 janvier 2017) de Pascal Manoukian

 » Si ce soir-là Charlotte n’était pas sortie dîner entre filles, si ce jour-là Karim n’était pas allé à la mosquée, jamais elle n’aurait déchiré sa robe, jamais il ne serait parti en Syrie. Ils promèneraient leur fille dans les allées du parc. Il lui achèterait des livres qu’elle laisserait traîner sur la table de nuit. Chaque jour elle serait plus belle. Chaque jour ils seraient plus amoureux. Ils boiraient du Sancerre au bonheur de leurs 30 ans, danseraient sur Christine and the Queens. La vie ne tient parfois qu’à un bas filé…  »
Le miracle n’arrivera pas : cette nuit-là, Karim perd tout. Son désir de vengeance va le mener jusqu’aux ruines d’Alep, au cœur de la machine à embrigader de Daech. Là où se cachent les monstres, mais aussi les centaines d’égarés qui ont fait le mauvais choix pour de mauvaises raisons. Là où il faudra lutter pour ne pas ressembler aux bourreaux.
Un voyage réaliste au pays mal connu de l’embrigadement et de toutes
les violences.

Critique : Pour ce début d’année  Pascal Manoukian nous offre un récit empli d’humanité dans lequel l’auteur glisse des regards grinçant et sec avec le regard naïf d’hommes peu habitués à nos styles de vie. Un récit sur des chemins de vie où parfois la providence est inattendue, où souvent chaque acte de solidarité aide à avancer, où l’on perd la foi mais jamais l’amitié, où le sacrifice reste le seul moyen de sauver des vies.Un sujet d’actualité qui mérite bien plus que ce petit livre, qui traite du problème ou mieux des énormes problèmes de l’embrigadement.C’est un roman dont il  est difficile de parler, tant les scènes prennent aux tripes, peuvent choquer, révolter, mais invitent aussi le lecteur à comprendre et à porter un regard différent sur ce sujet dramatiquement d’actualité. Quelques passages d’humanité et d’empathie redonnent un brin confiance en l’homme, la fin est d’une force rare .

Note : 9,5/10

  • Editeur : Don Quichotte éditions (5 janvier 2017)
  • Collection : FICTIO

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Je suis une fille de l’hiver (27 octobre 2016) de Laurie Halse Anderson

Lia et Cassie étaient meilleures amies depuis l’école primaire, chacune a développé son propre trouble alimentaire qui ne les mène nulle part si ce n’est au désastre. Les  » filles de l’hiver « , prisonnières de glace dans des corps fragiles, et concurrentes dans la course mortelle à la minceur. Maintenant qu’elles ont 18 ans, elle se sont éloignées l’une de l’autre.

Critique :Malgré l’atrocité du sujet entamé, ce livre a vraiment un côté poétique. Laurie Hals utilise des images poétique pour décrire des choses reluisantes – le titre constitue un bel exemple de ce procédé. Le sujet en soi est extrêmement sérieux, d’autant plus dans un monde où il faut absolument être mince voire carrément maigre. La maladie ici traitée est l’anorexie mentale/adolescente et c’est d’autant plus fort parce que c’est dans la tête de l’héroïne que tout se joue : une volonté de maigrir, de ne pas manger qui amène des mensonges et une perte des repères.
L’auteure nous parle avec douceur de sujets graves. On se rend alors compte du mal être qui les rongent ; elles se pensent moches, nulles et trop grosses, elles manquent d’estime, de confiance et d’amour de soi. Des notions souvent difficiles à conquérir, que les filles anorexiques vont apprendre lentement à bâtir pour se sortir de ce cercle sans fin.
Voici un livre très touchant à lire. Bien qu’il soit relativement court, l’auteure arrive à nous délivrer un message fort et à nous faire réfléchir sur un sujet grave, sorte de phénomène de mode, qu’est l’anorexie.
L’auteure nous ouvre les yeux sur cette maladie si répandue qu’est l’anorexie. Ne vous laissez pas berner par la douce écriture : elle cache en fait une terrible thématique.

Note : 9/10

  • Broché: 315 pages
  • Editeur : La belle colère (27 octobre 2016)
  • Collection : ROMAN

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La maison des enfants (3 novembre 2016) de Charles Lambert

Dans un manoir délabré vit Morgan Fletcher, héritier défiguré d’une fortune aux origines mystérieuses. Morgan consacre sa vie de reclus à l’étude, se tenant à l’écart des miroirs et du lac au bout de son jardin. Un jour, deux enfants, Moïra et David, viennent frapper à sa porte. Morgan recueille les deux orphelins, les laissent s’installer à leur guise dans le manoir que régente sa gouvernante, Engel. Bientôt, cette étrange société trouve son équilibre dans le silence et le respect des secrets de chacun. Mais voilà que d’autres enfants viennent trouver refuge chez Morgan, qui s’en satisferait volontiers s’il ne venait rapidement à leur trouver un comportement étrange. Car ces enfants polis, discrets, aimables et déterminés semblent chercher quelque chose dans sa maison, et il apparaît bientôt qu’ils ne l’ont pas choisie par hasard.
Entre le conte gothique, l’horreur et la fable politique, Charles Lambert, auteur anglais prolifique, et lauréat de prix littéraires, nous offre avec cette Maison des enfants un voyage de l’autre côté du miroir qui n’est pas sans rappeler le film Les Autres.

Critique: Quelle est la nature de cette « maison des enfants »? Et surtout quelle est la mission que les enfants doivent accomplir? On suppose que derrière toutes ces énigmes se cachent des événements liés à la seconde guerre mondiale, à un monde consumé par la haine et la convoitise. L’auteur arrive avec prouesse à nous intégrer au point de vue de Morgan, qui reste dans l’incompréhension de ce qui lui arrive. Derrière un langage très imagé et poétique, les ombres se cachent parées de tristesse et de joie. A la fois sombre et drôle, ce récit hautement évocateur se joue des clichés du récit pour emprunter un style voisin des contes de Tim Burton aux images douces amères et grinçantes d’une triste réalité pourtant si tendrement poétique.
Onirique, fantastique, naïf et transcendant… Et pour peu que l’on aime ce genre on pénètre facilement dans cet univers riche et si intéressant L’ auteur décrit les sentiments avec beaucoup de sensibilité et de poésie tout en réservant une large place à l’imaginaire.

Note : 9/10

  • Broché: 233 pages
  • Editeur : Anne Carrière (3 novembre 2016)
  • Collection : ROMAN

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