Sous le parapluie (3 mars 2016) de Catherine Buquet et Marion Arbona

Il pleut. Le vent souffle fort. Il y a du monde partout et il fait froid. Dans les ruelles de la ville, un homme avance, certain que sa journée est gâchée. Pourtant, sous son parapluie, de jolies choses vont se passer… Une histoire tout en douceur et en tendresse qui vous fera voir le bon côté des choses. Une histoire sur l’humanité, la vie, la gentillesse et le plaisir du partage.

Critique :  Cette histoire est celle d’une rencontre entre un adulte désabusé, dont la vie semble avoir perdu sa saveur, et un enfant plein de gaieté, gourmand et émerveillé. Et malgré l’antithétique situation, ils font ensemble l’expérience d’un de ces moments simples de la vie, qui ici a le goût d’une tarte aux fruits. Une histoire de partage, et de gourmandise aussi, à laquelle les illustrations de Marion Arbona donnent un charme indiscutable. Et les jolies rimes de Catherine Buquet sont une véritable poésie pour les jours de pluie. Un très beau conte plein de tristesse et de joie.

Note : 10/10

  • Album: 30 pages
  • Editeur : Les 400 Coups (3 mars 2016)
  • Collection : LES 400 COUPS

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Au voleur ! (7 avril 2016) de Michaël Escoffier et PisHier

C’est la panique chez les animaux. Tous sont victimes d’un étrange voleur. L’éléphant cherche sa trompe, le kangourou sa poche et même l’autruche a perdu ses plumes. Mais qui peut bien les voler et surtout pourquoi ?

Critique : Un nouvel album vraiment beau de la part de l’auteur  qu’estEscoffier et superbement illustré par PisHier. Une histoire qui fera rigoler les enfants à coup sûr avec ses pauvres animaux victimes d’un voleur bien particulier. Arrivé  à la chute on ne sait si c’est intentionnel où non mais on en rigole bien avec les illustrations qui ajoutent une dimension de folie grâce a ses animaux. Un beau livre à qui se lit avec sourire.

Note : 9,5/10

  • Editeur : Les 400 Coups (7 avril 2016)
  • Collection : Mes premiers coups

 

 

Bart is back (11 mai 2016) de Soledad Bravi

L’épopée en 9 vies de Bart le Zombie Cat s’inspire d’un fait divers survenu en 2015 : à Tampa, Floride, un chat enterré depuis cinq jours est sorti de sa tombe à la stupeur de son propriétaire. Les médias se sont empressés de le surnommer Zombie Cat. Partant de là, Soledad imagine le destin de ce félin indestructible. Un destin fait de pulsions de liberté sans cesse contredites par les réalités du monde. C’est violent et lucide, avec une sorte de happy-end, of course, il faut toujours une happy-end. L’éternel recommencement, le cycle de la vie, est à ce prix.

Critique : Voici un album hors normes mais superbes dans sa composition. Tout d’abord le dessin est plein d’humour malgré certains passages qui pourront être trash on est dans un univers à la Tim Burton (la triste fin du petit enfant huître et autres histoires) et Marjane Satrapi. Le livre se divise en neuf parties, car nous savons tous que les chats ont neuf vies. Bart en aura bien besoin pour survivre au traitement cruel que lui réserve son voyage en Chine. Même si l’auteur dit à la fin du livre ne pas prendre de parti sur les pratiques culinaires en Chine on ressent que l’auteur est une défenseuse des animaux et y fait aussi la critique de ses pratiques tout en humour. Un livre à l’humour noir drôle et dur à la fois, ce court récit en neuf vies se révèle surprenant et engagé pour une histoire vraiment décalée.

Note : 9,5/10

  • Album: 128 pages
  • Editeur : Denoël (11 mai 2016)
  • Collection : Denoël Graphic

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Les pirates (20 mai 2016) de Emilie Beaumont et Jack Delaroche

 

Un cahier d’activités pour s’amuser à dessiner des scènes de pirates, et à les colorier. En plus, un quiz et un « vrai ou faux » pour vérifier et enrichir ses connaissances, des autocollants et un jeu de 10 erreurs pour stimuler son sens de l’observation.

Critique : Voici un cahier d’activités thématiques sur les Pirates, où les enfants peuvent dessiner, colorier les pirates et leurs bateaux. Ils peuvent jouer avec un quiz, un « vrai/faux » pour vérifier ses connaissances, des autocollants et pour stimuler l’observation, un jeu de 10 erreurs. Les dessins sont vraiment représentatifs de cet univers, ils sont vraiment réalistes. Les enfants peuvent s’amuser avec ce cahier, accompagné d’un adulte ou seul. Un très beau e cahier d’activités thématiques pour les enfants qui aiment l’univers des pirates. Une excellente idée-cadeau.

Note : 9/10

  • Relié: 24 pages
  • Editeur : FLEURUS (20 mai 2016)
  • Collection : CAHIER D’ACTIVI

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Les astronautes (20 mai 2016) de Jack Delaroche

Pour découvrir un métier qui fait rêver ! L’enfant connaitra tout sur les astronautes : leur sélection, leur entrainement, leur travail dans l’espace, leur vie quotidienne à bord de l’ISS, leur périple pour retourner sur Terre.

Critique: Voilà le livre parfait pour tous les enfants qui intéressent à l’espace, le complément indispensable aux livres sur les planètes et les engins de l’espace de la même collection. Des premiers astronautes, aux premiers pas de l’homme sur la Lune, le travail dans l’espace, leurs vies au quotidien et de ses risques sont ici présentés de façon très complète et accessible aux astronautes en herbe dès 5/6 ans.
Le propos est sérieux, mais très pédagogique et il y aussi quelques chances que les grands aussi en apprennent un peu plus sur ce qui se passe au-dessus de nos têtes. Comme toujours les illustrations sont de qualité et le texte soigné. Une collection qui ne faillit pas à sa réputation.

Note : 9,5/10

 

  • Editeur : Fleurus (20 mai 2016)
  • Collection : La grande imagerie

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L’argent (20 mai 2016) de Sophie Bellier et Sophie Ledesma

Oscar, un petit écureuil, trouve une pièce de monnaie en allant au marché avec sa maman. Que peut-on bien faire avec de l’argent se demande t-il ? Il va découvrir tout ce à quoi peut servir l’argent.

Critique : Rare livre pour enfants sur ce sujet. Un livre agréable à regarder, très coloré, les dessins sont simples, l’enfant identifie facilement les personnages de l’histoire. Toutes les pages sont plastifiées, une bonne chose car elles sont fines. Ici la notion de l’argent est hypothétique, elle n’est qu’un prétexte pour savoir comment le dépenser intelligemment . L’enfant s’identifie plus facilement si on a le livre qui lui correspond, et ce sont des sujets par souvent faciles à expliquer et avec un livre comme celui-ci c’est plus simple de lui expliquer. Un livre très bien écrit.

Note : 10/10

 

  • Editeur : Fleurus (20 mai 2016)
  • Collection : Ca sert à quoi ?

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Haut les nains ! (1 novembre 2013) de Laurent Dufreney

La fabuleuse et célèbre histoire du nain de jardin qui voulait aller au château de Miolans.

Critique: Voici un joli conte pour enfants qui est d’une grande qualité pour une si belle histoire et auquel on plonge avec délice dans cette histoire de nain qui est bien écrite. Facile à lire sans difficulté pour les plus petits avec des dessins magnifique, colorés, clair, et servent l’histoire avec une réflexion sur les possibilités de réaliser ses rêves avec de l’humour et de la poésie qui montre la région du massif des Bauges. Un vrai bijou à obtenir et à avoir dans sa bibliothèque.

  Note : 10/10

 

  • Album: 48 pages
  • Editeur : Editions Boule de neige (1 novembre 2013)
  • Collection : Première étoile

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Le petit ramoneur (1 novembre 2009) de David Gautier

Les petits ramoneurs sont devenus au fil du temps l’emblème des régions alpines, mais connaissez-vous vraiment leur histoire ? Découvrez dans ce petit conte, l’histoire de l’un d’entre eux, Teylaz, un petit ramoneur savoyard à l’époque de nos arrière-arrière-arrière-grands-parents, toujours accompagné de sa fidèle amie Miam-Miam la marmotte.

Critique : Ce livre est une belle découverte grâce à ce petit ramoneur et de son histoire qui mêle les sentiments de cette culture alpine tout en faisant une approche sensible vue par les yeux d’un enfant ce qui est attendrissante, sensible et lumineuse et bouleversante. L’auteur arrive à maintenir le lecteur avec de superbes dessins dans un livre plein d’humanité et de bonté tout en montrant le parallèle de l’apprentissage sur la vie dans les campagnes et l’imaginaire de l’enfance. On est face à une histoire qui fait rêver les enfants et permet à l’adulte de réfléchir un peu . Un magnifique livre à découvrir et à lire et à relire plus d’une fois .

Note : 10/10

 

  • Album: 56 pages
  • Editeur : Editions Boule de neige (1 novembre 2009)
  • Collection : Contes alpins

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Félicity Atcock Crossover Les anges ont la mort aux trousses (12 mars 2016) de Sophie Jomain et Maxime Gillio

Felicity Atcock fait la connaissance d Orcus Morrigan, un zombie qui n’a pas la langue dans sa poche et un humour à faire frémir les morts et les vivants.

Critique : Voici une nouvelle qui se révèle être un crossover : quand Felicity (by Sophie Jomain) croise Orcus Morrigan (by Max Gillio).Cette histoire semble être un petit délire de la part des auteurs. Ici, on va un peu abandonner les anges et les vampires, pour laisser la place aux zombies. Violents, un sens de l’humour un poil douteux, et plutôt du mauvais côté de la morale. Orcus est un zombie amusant L’histoire est un clin d’oeil au deux séries des auteurs : il faut protéger Felicity et le patron d’Orcus l’a chargé du boulot. Tous deux vont se retrouver en plein coeur d’une aventure palpitante et franchement parfois, certaines « nouvelles » ne sont pas vraiment utiles à une saga mais celle-ci vaut son pesant d’or!

Note : 9/10

 

  • Broché: 134 pages
  • Editeur : Rebelle
  • Édition : 1e (12 mars 2016)

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A l’ombre des cerisiers (4 mai 2016 )de Dörte Hansen

C’est au printemps 1945 que la petite Vera voit pour la première fois la vieille ferme perdue au cœur d’un immense verger. Sa mère et elle viennent de  traverser à pied une Allemagne en ruines.
Soixante-dix ans plus tard, Vera, qui occupe toujours la maison, voit débarquer à son tour sa nièce, Anne, en pleine rupture amoureuse, et son jeune fils Leon.
Les deux femmes, fortes têtes et solitaires, vont affronter ensemble une histoire familiale traversée de secrets et de non-dits.  Sauront-elles redonner vie à ces murs hantés par les chimères du passé ? Pour cela, il faudra d’abord apprivoiser les habitants du village qui ne manquent ni de caractère ni d’originalité…
Avec beaucoup de tendresse et un humour mordant, ce premier roman brosse le portrait de deux femmes indépendantes qui vont trouver ce qu’elles ignoraient chercher : une famille.

Critique : A l’ombre des cerisiers est un roman surprenand car ce n’est pas ce à quoi on s’attend en le lisant. Il n’est nul question de roman historique traitant de la seconde guerre mondiale, il s’agit plutôt d’un roman contemporain dans lequel on va suivre une multitude de personnages tous plus farfelus les uns que les autres. Certains un peu sauvages et rustres, comme le sont souvent les habitants de la campagne, mais néanmoins dotés pour la plupart d’un grand cœur.

Vera qui a été recueilli très jeune par Ida se familiarise peu à peu avec ce monde rural où elle s’est réfugiée avec sa mère à la fin de la guerre. Dans la maison d’Ida elle a pu grandir comme toutes les petites filles de son âge, protégée des dangers extérieurs. Bien des années plus-tard c’est ce que vient chercher également sa nièce Anne lorsqu’elle apparaît sur le pas de sa porte avec son petit garçon Léon. Ces deux femmes en mal d’amour qui semblent plus proches qu’elles en ont l’air, vont petit à petit s’apprivoiser. Vera se reconnait dans Anne et vice versa. Chacune ont fui afin de trouver un avenir meilleur et surtout une famille.

Vera est une femme qui m’a beaucoup interloqué. Elle est solitaire, garçon manqué, un peu folle, mais elle ne m’en a pas moins profondément touché, par ce qu’elle a vécu notamment à cause du comportement de sa mère, des conséquences choquantes de la guerre qu’elle a vu durant sa fuite, et la mort qu’elle a côtoyé très tôt. Je regrette d’ailleurs que l’on ai pas eu plus de détails sur ce que sa mère et elle ont vécu avant d’arriver chez Ida.
Quoi qu’il en soit on sent que c’est une femme qui a du se débrouiller seule et qui a mi sa vie personnelle entre parenthèses. Elle n’a ni mari ni enfants, alors sa rencontre avec le petit Léon va apporter un peu de bonheur dans cette maison sinistre. Il va peu à peu l’attendrir, ce qui va être aussi l’occasion pour elle de se remettre en question, de réfléchir sur les choix qu’elle a fait, et d’avoir une nouvelle vision du monde qui l’entoure.

Anne quant à elle est une jeune mère indépendante, libre qui a toujours fait ses propres choix, que se soit au niveau professionnel ou personnel. Trompée par son mari, et ayant de mauvaises relations avec sa mère, elle est décidée à prendre un nouveau départ pour elle et pour son fils, qu’elle souhaite protéger plus que tout.

A travers ses nombreux personnages Dörte Hansen nous dépeint également la vision un peu négative qu’ont les citadins de la campagne, qu’ils considèrent souvent comme sale et ennuyante. Ainsi les villageois sont de plus en plus isolés et incompris, comme Ida et ensuite Vera. C’est un roman plein de charme, sur les relations sociales et familiales, qui aborde les thèmes de la solitude ou encore du deuil. et qui nous montre avec beaucoup de justesse la vie à la campagne. Un monde un peu à part, simple mais chaleureux pour peu que l’on s’y intéresse vraiment.

Un roman un peu insolite mais plein de simplicité et de douceur, qui mêle une multitude de personnages très charismatiques dans la campagne allemande en 1945 et de nos jours. Deux portraits de femmes blessées, aux vies similaires, unies par la même détermination, celle de se reconstruire

Note : 9/10

 

  • Broché: 304 pages
  • Editeur : Kero (4 mai 2016)
  • Collection : KER.LITTERAT.ET

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