Philomène et Milena de Thibault Bérard (Auteur), Qin Leng (Illustrations)

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Bien à l’abri derrière la haie de son jardin, Mme Marty passe des journées entières à épier les habitants de son village, traquant les secrets et les petites manies des uns et des autres. Rien n’échappe à son œil de condor…

Avec Philomène et Milena, Thibault Bérard et Qin Leng proposent un récit délicat sur l’enfance, l’amitié et le regard porté sur les autres.

Le livre prend place dans un village observé à travers les yeux de Mme Marty, une voisine curieuse qui passe ses journées derrière sa haie à scruter les habitudes de chacun. Ce point de vue donne immédiatement au récit une tonalité à la fois tendre et légèrement malicieuse.

Mme Marty n’est pas présentée comme une menace, mais comme une figure solitaire fascinée par la vie des autres. Son attention se fixe particulièrement sur Philomène et Milena, deux enfants très différentes mais profondément liées.

Le cœur du livre réside dans cette amitié singulière. Les deux héroïnes apparaissent comme complémentaires dans leurs différences, et leur relation devient un espace de liberté et d’imaginaire.

Le texte de Thibault Bérard joue beaucoup sur la douceur du quotidien. Les gestes simples, les regards et les petites habitudes prennent une importance particulière, créant une atmosphère intime et apaisée.

Les illustrations de Qin Leng renforcent cette dimension sensible. Le trait délicat, les couleurs douces et les scènes de village donnent au livre une ambiance chaleureuse et presque intemporelle.

Le récit interroge aussi discrètement la notion d’observation. Où s’arrête la curiosité ? Pourquoi certaines relations nous touchent-elles autant ? Mme Marty semble trouver dans cette amitié quelque chose qu’elle contemple avec admiration, voire avec envie.

L’album privilégie l’émotion et la poésie du quotidien plutôt qu’une intrigue spectaculaire.

Philomène et Milena s’impose ainsi comme une histoire tendre sur les liens rares qui illuminent l’enfance et ceux qui les regardent grandir.

Un livre sensible et lumineux, qui célèbre l’amitié et la beauté discrète des petites choses

ASIN ‏ : ‎ B0FWT49KJ1 Éditeur ‏ : ‎ Editions Thierry Magnier Date de publication ‏ : ‎ 4 mars 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 144 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1035209483

Infidèle de Natalie Barelli

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« Merci », lui dis-je gentiment lorsqu’elle me dit que j’ai de la chance d’avoir une si belle famille. Mais j’ai envie de lui dire que ce n’est pas seulement une question de chance. Une famille, c’est comme une forteresse qu’il faut défendre en permanence. On ne peut jamais se détendre, car il y a toujours quelqu’un qui cherche à s’y introduire, quelqu’un qui essaie d’y pénétrer. Quelqu’un comme elle…

Avec Infidèle, Natalie Barelli plonge dans les mécanismes du thriller domestique psychologique, où les apparences familiales masquent une tension permanente et des secrets capables de tout faire exploser.

Le roman s’ouvre sur une scène simple mais déstabilisante : une femme découvre les indices d’une liaison dans l’atelier de son mari. Pourtant, là où beaucoup de thrillers choisiraient immédiatement l’affrontement, l’héroïne adopte une réaction plus troublante encore : elle continue comme si de rien n’était.

Ce choix donne immédiatement au récit une tonalité inquiétante. Derrière le calme apparent se cache une obsession : préserver coûte que coûte l’image de la famille parfaite. Le mariage devient alors une forteresse fragile, que la narratrice tente de défendre avec une intensité presque maladive.

Natalie Barelli joue habilement avec la perception du lecteur. La voix de la narratrice oscille entre vulnérabilité et contrôle, laissant planer un doute constant sur ce qu’elle cache réellement.

L’intrigue bascule progressivement du drame conjugal vers le thriller criminel. La mort d’Alex, ancien élève de l’héroïne, puis l’arrivée de la police et les messages menaçants élargissent le danger. Le récit installe une paranoïa croissante : quelqu’un observe, sait, attend.

Le roman explore plusieurs thèmes classiques du thriller psychologique : le mensonge, la culpabilité, la manipulation et la peur de perdre le contrôle. Mais il s’intéresse surtout à la manière dont certaines personnes sont prêtes à tout pour préserver leur existence idéale.

L’écriture privilégie la tension intérieure. Le suspense naît moins de l’action que de l’accumulation des secrets et des contradictions.

Comme dans les références évoquées telles que La Fille du train, le lecteur avance dans une zone d’incertitude où les vérités sont constamment remises en question.

Infidèle s’impose ainsi comme un thriller domestique efficace et addictif, porté par une narratrice aussi fascinante qu’inquiétante.

Un roman sous haute tension, où derrière la façade d’une famille parfaite se cache peut-être la personne la plus dangereuse de toutes.

Éditeur ‏ : ‎ Bookouture Date de publication ‏ : ‎ 26 mars 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 350 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 1805507478 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-1805507475

Le chat chelou venu d’ailleurs de J.M. Erre

Un drôle de chat apparaît chez Zazie…

Avec Le chat chelou venu d’ailleurs, J.M. Erre mêle humour absurde, aventure jeunesse et réflexion écologique dans un récit aussi décalé qu’inventif.

Tout commence avec l’apparition de Cachou, un chat étrange qui ressemble presque au Roudoudou de Zazie… à quelques détails près. Oreille écrabouillée, yeux fluorescents, langage improbable et habitudes alimentaires totalement absurdes : l’animal intrigue immédiatement.

Le livre joue beaucoup sur ce décalage. Cachou refuse les comportements classiques d’un chat domestique pour se nourrir de plastique, de pots d’échappement ou encore de poteaux électriques. Cette étrangeté nourrit l’humour du récit, tout en ouvrant progressivement vers une idée plus large.

Zazie, héroïne curieuse et débrouillarde, comprend rapidement que ce chat pourrait représenter bien plus qu’une bizarrerie. Son idée d’utiliser Cachou pour « sauver la Terre » donne au roman une dimension écologique légère mais présente.

Le récit adopte un ton volontairement fantaisiste. Les situations absurdes, les dialogues et le comportement imprévisible du chat créent un rythme dynamique et accessible aux jeunes lecteurs.

Derrière cette légèreté, le livre aborde des questions contemporaines : pollution, déchets, consommation. Mais plutôt que de délivrer un discours appuyé, l’auteur privilégie l’imaginaire et le comique.

Le personnage de Cachou fonctionne comme une figure venue perturber le quotidien, à mi-chemin entre l’animal fantastique et l’extraterrestre.

L’écriture de J.M. Erre conserve un ton vif et ludique, qui laisse une grande place au plaisir de lecture.

Le chat chelou venu d’ailleurs s’inscrit dans ces romans jeunesse capables d’aborder des sujets sérieux à travers le rire et l’absurde.

Un livre drôle et original, où un chat improbable pourrait bien devenir le héros inattendu d’une aventure écologique complètement déjantée

  • Éditeur ‏ : ‎ Rageot Editeur
  • Date de publication ‏ : ‎ 20 mai 2026
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 160 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2700288645
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2700288643
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 132 g

Vaillantes de Émilie Chazerand (Auteur), Cécile Becq (Illustrations)

Été 1936. La France découvre les premiers congés payés et, sur les plages, les frontières sociales semblent s’effacer.

Avec Vaillantes, Émilie Chazerand et Cécile Becq proposent une bande dessinée historique sensible, centrée sur l’émancipation féminine dans la France des années 1930.

Le récit prend place durant l’été 1936, moment charnière marqué par l’arrivée des premiers congés payés après les grandes avancées sociales du Front populaire. Les plages deviennent alors des espaces nouveaux, où différentes classes sociales se croisent et où certaines barrières semblent temporairement s’effacer.

C’est dans ce contexte que se rencontrent Suzanne et Mabel. Tout les oppose : l’une est une paysanne française marquée par les épreuves et le poids des traditions, l’autre une Américaine en décalage avec les conventions du pays qu’elle découvre. Leur relation constitue le cœur du livre.

L’album explore la manière dont une amitié peut transformer le regard porté sur soi-même et sur le monde. Au fil de leurs échanges, les deux femmes remettent en question les normes sociales qui encadrent leurs vies.

Le thème de la liberté traverse tout le récit. Liberté de mouvement, de choix, d’existence : dans une société encore très codifiée, les héroïnes cherchent à devenir maîtresses de leur destin.

Graphiquement, Cécile Becq restitue avec finesse l’atmosphère de l’époque. Les paysages balnéaires, les vêtements, les lumières estivales donnent au livre une dimension à la fois historique et lumineuse.

Loin d’un récit militant frontal, Vaillantes privilégie une approche humaine et intime. Les grands bouleversements sociaux sont perçus à travers les trajectoires individuelles.

Le contraste entre légèreté estivale et poids des conventions donne au récit une tonalité particulièrement touchante.

Vaillantes s’impose ainsi comme une bande dessinée sur la rencontre, la solidarité et les petites révolutions personnelles qui accompagnent les grands changements historiques.

Une œuvre délicate et inspirante, qui célèbre le courage discret de celles qui osent choisir leur propre chemin.

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES Date de publication ‏ : ‎ 6 mai 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 144 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2810208336 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810208333

Ultimage, le maître des magies – Tome 7, La fin des ultimages de Adrien Tomas (Auteur), Elisabeth Jammes (Illustrations)

Maël et son ancien ennemi, Léothax, partent à la recherche de Wuna et Qana, enlevées par un puissant mage mort-vivant dénommé Norguld.

Avec La fin des ultimages, septième tome de la saga Ultimage, Adrien Tomas poursuit l’évolution de son univers de fantasy jeunesse en renforçant les enjeux émotionnels et les menaces à l’échelle du monde.

Le récit place Maël face à une nouvelle urgence : sauver Wuna et Qana, capturées par Norguld, un mage mort-vivant animé par un désir de vengeance. Cette quête personnelle donne immédiatement au roman une forte intensité dramatique.

L’alliance entre Maël et Léothax constitue l’un des éléments marquants du tome. Ancien adversaire devenu allié de circonstance, Léothax introduit une relation plus complexe que la simple opposition entre héros et ennemi. Cette collaboration forcée enrichit les dynamiques du récit.

Le roman approfondit également son système magique. La magie de l’esprit, que Maël doit apprendre en urgence, devient centrale. Contrairement à une puissance purement offensive, elle implique maîtrise mentale et compréhension intérieure, renforçant la dimension initiatique du personnage.

Face à eux, Norguld incarne une menace plus sombre encore. Son statut de mage mort-vivant et sa quête de vengeance lui donnent une présence inquiétante, mais c’est surtout son nouveau type de magie qui fait basculer l’intrigue vers des enjeux apocalyptiques.

Le monde d’Oara, déjà fragilisé par les conflits précédents, se retrouve une nouvelle fois au bord du chaos. Le titre lui-même, La fin des ultimages, suggère un tournant majeur dans la saga.

L’écriture d’Adrien Tomas conserve un rythme dynamique, alternant scènes d’action, progression magique et relations entre personnages. Les illustrations d’Elisabeth Jammes accompagnent cet univers en renforçant son aspect épique et fantastique.

Le roman continue ainsi de développer des thèmes classiques de fantasy — transmission, responsabilité, pouvoir — tout en restant accessible à un lectorat jeunesse.

Un tome intense et spectaculaire, où la magie devient autant une arme qu’un danger capable de faire vaciller tout un monde.

Éditeur ‏ : ‎ Rageot Editeur Date de publication ‏ : ‎ 13 mai 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 192 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2700284232 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2700284232

Le Grand Voyage de Mo de Yeonju Choi

Par une chaleur étouffante, Mo et ses frères et soeurs s’ennuient, lorsqu’un perroquet

Avec Le Grand Voyage de Mo, Yeonju Choi poursuit les aventures de son petit héros dans un album jeunesse mêlant exploration, humour et douceur familiale.

Le récit débute dans une atmosphère de chaleur écrasante, propice à l’ennui. L’arrivée d’un perroquet messager vient soudain rompre le quotidien : Grand Papicha, inventeur et réparateur passionné de vieux ventilateurs, a besoin de vis à tête étoilée pour terminer sa dernière création.

Mo accepte immédiatement la mission. Ce simple service devient alors un véritable voyage initiatique. En quittant le cadre familial pour traverser une forêt tropicale foisonnante, le personnage découvre un monde à la fois fascinant et déroutant.

L’album repose sur l’idée de déplacement et de perte de repères. Mo se retrouve confronté à l’inconnu : comment s’orienter ? À qui faire confiance ? Chaque rencontre devient une étape d’apprentissage.

Le décor joue un rôle essentiel. La jungle luxuriante, pleine de couleurs et de détails, transforme le voyage en expérience sensorielle. Les illustrations de Yeonju Choi privilégient une atmosphère chaleureuse et vivante, où la nature semble constamment en mouvement.

Mais au-delà de l’aventure, le livre parle aussi de la famille et de la transmission. Grand Papicha, figure inventive et affectueuse, incarne une mémoire familiale tournée vers la réparation et la créativité. Cette dimension donne au récit une tonalité tendre.

L’album conserve un rythme accessible aux jeunes lecteurs, alternant moments drôles, découvertes et petites inquiétudes, sans jamais perdre sa légèreté.

Le Grand Voyage de Mo s’inscrit dans la continuité des albums jeunesse qui valorisent la curiosité, l’autonomie et l’imaginaire.

Un livre lumineux et dépaysant, où chaque détour devient une aventure et chaque rencontre une occasion de grandir.

Éditeur ‏ : ‎ hélium Date de publication ‏ : ‎ 6 mai 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 168 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2330220294 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2330220297

Tous mes mensonges de Nelle Lamarr

Assistante d’une célèbre romancière, Sloan découvre le corps sans vie de sa patronne dans son manoir. Paniquée mais fascinée, elle commet l’irréparable et s’empare de son dernier manuscrit. Une fois publié, ce livre volé devient un best-seller qui propulse Sloan au sommet du succès.

Avec Tous mes mensonges, Nelle Lamarr plonge dans un thriller psychologique centré sur la culpabilité, l’usurpation et les conséquences destructrices du mensonge.

Le roman démarre sur une scène fondatrice : Sloan découvre sa patronne, une célèbre romancière, morte dans son manoir. Dans un mouvement mêlant panique et fascination, elle commet un acte irréversible : voler le dernier manuscrit inédit de l’autrice.

Ce choix fait basculer le récit. Une fois publié, le texte devient un immense succès et transforme Sloan en figure reconnue. Mais cette ascension repose sur une fraude, et le roman construit toute sa tension autour de cette fragilité.

Très vite, quelqu’un semble connaître la vérité. Messages anonymes, cadeaux inquiétants, menaces indirectes : la pression monte progressivement. Le suspense repose alors sur une question essentielle : qui sait, et jusqu’où cette personne ira-t-elle ?

Le personnage de Sloan se retrouve piégé par ses propres décisions. Chaque tentative pour protéger son secret entraîne de nouveaux mensonges, dans une spirale qui devient incontrôlable. Le roman explore ainsi la manière dont une faute initiale peut contaminer toute une existence.

L’univers littéraire joue un rôle important dans l’intrigue. Le succès, la reconnaissance publique, l’image de l’écrivain et le rapport à la création deviennent des éléments centraux du récit.

Nelle Lamarr privilégie une tension psychologique continue. L’angoisse vient moins de l’action que de l’effondrement progressif du contrôle de Sloan sur sa vie.

Le livre s’inscrit dans la tradition des thrillers domestiques et littéraires, où l’identité sociale construite par les personnages menace de s’écrouler à tout instant.

Tous mes mensonges propose ainsi une réflexion sombre sur l’ambition, la culpabilité et le prix du succès.

Un thriller efficace et addictif, où chaque mensonge devient une nouvelle prison, et où la vérité se rapproche inexorablement

  • Éditeur ‏ : ‎ City Edition
  • Date de publication ‏ : ‎ 4 mars 2026
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 416 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2824625899
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2824625898

Les mensonges de nos mères de Hannah Beckerman

En apparence, c’est un tragique mais banal accident : Isla, 17 ans, est tuée par un chauffard qui prend la fuite. Mais Abby, sa mère, ne peut pas supporter que le coupable soit en liberté alors qu’il a fauché sa fille à l’aube d’une vie pleine de promesses.

Avec Les mensonges de nos mères, Hannah Beckerman construit un thriller psychologique où le deuil devient le point de départ d’une enquête intime et destructrice.

Le roman débute sur ce qui semble être un drame routier : Isla, adolescente brillante de dix-sept ans, meurt renversée par un chauffard qui prend la fuite. Mais très vite, sa mère, Abby, refuse l’idée d’un simple accident. Cette impossibilité d’accepter une version trop simple déclenche toute l’intrigue.

À mesure qu’Abby enquête, l’image parfaite de sa fille se fissure. Les secrets émergent progressivement, révélant une jeune fille plus complexe qu’elle ne l’imaginait. Cette découverte bouleverse non seulement le regard de la mère, mais aussi celui du lecteur.

Le roman explore ainsi la distance qui peut exister entre parents et enfants, même dans les familles les plus proches. Que savons-nous réellement de ceux que nous aimons ?

L’enquête déborde rapidement du cadre familial. Les révélations touchent les voisins, les couples, les adolescents du quartier. Chaque foyer semble cacher ses propres failles. Le récit devient alors une radiographie des apparences sociales et des mensonges du quotidien.

Hannah Beckerman privilégie une tension émotionnelle plus que spectaculaire. Le suspense repose sur les non-dits, les relations fragilisées et la peur de voir certaines vérités éclater.

Le personnage d’Abby incarne cette obsession de comprendre, quitte à provoquer des fractures irréversibles autour d’elle. Sa quête de vérité devient aussi une remise en question de son rôle de mère et de tout ce qu’elle croyait savoir.

L’écriture, fluide et psychologique, met l’accent sur les émotions et les dynamiques familiales, tout en maintenant un mystère constant.

Les mensonges de nos mères s’inscrit dans la lignée des thrillers domestiques contemporains, où les secrets familiaux deviennent le véritable terrain du danger.

Un roman tendu et émotionnel, qui montre comment une tragédie peut faire exploser les illusions soigneusement construites autour d’une famille

  • Éditeur ‏ : ‎ City Edition
  • Date de publication ‏ : ‎ 1 avril 2026
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 372 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2824625813
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2824625812

L’Étoile du Pays imaginaire de River Hale

Cela fait quatorze ans que Peter Pan a disparu et que l’étoile du Pays imaginaire s’est éteinte. Depuis, un manteau de givre s’est abattu à sa surface, et une ombre dévorante menace tous ceux qui y vivent. Et Peter Pan est le seul à pouvoir l’arrêter.

Avec L’Étoile du Pays imaginaire, River Hale revisite le mythe de Peter Pan à travers une fantasy mélancolique, où le temps, la mémoire et le désir prennent une place centrale.

Le roman imagine un Pays imaginaire transformé. Depuis la disparition de Peter Pan, l’île s’est figée sous le givre et une ombre menaçante gagne du terrain. Cette vision crépusculaire contraste fortement avec l’image traditionnelle du monde éternellement enfantin.

L’originalité du récit tient au renversement des rôles. C’est ici Capitaine Crochet qui devient moteur de l’histoire. Loin du simple antagoniste, il apparaît comme celui qui tente de sauver le Pays imaginaire… et Peter lui-même.

La découverte d’un Peter Pan devenu adulte constitue le cœur émotionnel du livre. Il a oublié son passé, perdu ses capacités et semble coupé de ce qu’il était. Cette perte de mémoire transforme le personnage en figure tragique : celui qui incarnait l’éternelle enfance est désormais confronté au temps.

Le roman développe une relation complexe entre Peter et Crochet. Leur antagonisme historique devient ambigu, traversé par une attirance inattendue. Les combats qu’ils doivent rejouer pour réveiller les souvenirs de Peter prennent alors une dimension intime autant que symbolique.

River Hale joue avec les thèmes de la nostalgie et de la transformation. Que reste-t-il des aventures d’enfance lorsqu’on grandit ? Peut-on retrouver ce qui a été perdu ?

L’atmosphère, très marquée par le froid et l’obscurité, renforce cette tonalité mélancolique. Le Pays imaginaire apparaît moins comme un refuge que comme un monde en train de disparaître.

Le récit mêle fantasy, romance et réinterprétation littéraire, tout en conservant des éléments emblématiques de l’univers original.

L’Étoile du Pays imaginaire propose ainsi une lecture plus adulte et émotionnelle du mythe de Peter Pan.

Un roman à la fois sombre et tendre, où les souvenirs perdus deviennent la clé du salut d’un monde entier.

  • Éditeur ‏ : ‎ Eden
  • Date de publication ‏ : ‎ 14 janvier 2026
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 368 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2824626569
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2824626567

D’autres printemps de Virginie Grimaldi

Flora vient de voir son plus grand rêve s’effondrer. Pourtant, quand on l’appelle au chevet de sa grand-mère, elle envoie tout valser pour la retrouver. 

Avec D’autres printemps, Virginie Grimaldi explore les liens familiaux et la transmission à travers un récit de fuite et de retrouvailles, entre émotion et lumière.

Le roman débute dans un moment de rupture pour Flora. Fragilisée par l’effondrement d’un projet personnel, elle se retrouve entraînée dans une aventure inattendue lorsque sa grand-mère, Line, lui demande de l’aider à quitter l’hôpital pour rejoindre un village de Toscane.

Ce point de départ installe immédiatement une dynamique de road trip. Mais le voyage n’est pas seulement géographique : il devient aussi un déplacement intérieur pour les deux femmes. Flora avance vers un avenir incertain, tandis que Line se rapproche d’un passé qu’elle a longtemps gardé enfoui.

La relation entre la grand-mère et la petite-fille constitue le cœur du roman. Les générations se confrontent, se découvrent autrement, partagent des silences autant que des confidences. Cette progression donne au récit une tonalité intime.

Le secret entourant la Toscane agit comme moteur narratif. Pourquoi ce lieu ? Pourquoi maintenant ? Virginie Grimaldi construit progressivement cette révélation, en mêlant émotion et suspense léger.

L’autrice conserve ce qui caractérise souvent ses romans : une écriture fluide, accessible, capable d’alterner humour, tendresse et moments plus mélancoliques. Les dialogues jouent un rôle important dans la proximité créée avec les personnages.

Les paysages italiens participent également à l’atmosphère du livre. La Toscane devient un espace de mémoire, de réconciliation et de redécouverte.

Au-delà du voyage, D’autres printemps parle du temps qui passe, des choix de vie et des secrets familiaux qui façonnent les générations suivantes.

Un roman sensible et lumineux, où une fugue improvisée devient l’occasion de réparer, comprendre et transmettre.

  • Éditeur ‏ : ‎ FLAMMARION
  • Date de publication ‏ : ‎ 6 mai 2026
  • Édition ‏ : ‎ 1er
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 350 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2080510657
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2080510655