Au bord du monde de Bernard Werber

Combien de personnes doivent croire au même mensonge avant qu’il ne devienne la nouvelle réalité ?

Bernard Werber part d’une question particulièrement contemporaine : combien de personnes doivent croire à une idée fausse pour qu’elle finisse par s’imposer comme une réalité ? Avec Au bord du monde, il confie cette interrogation à Lucien Loiseau, journaliste scientifique qui pense simplement enquêter sur le platisme avant de se retrouver entraîné dans une aventure où ses certitudes vont être sérieusement ébranlées.

Au départ, le sujet semble presque évident. Pour un journaliste scientifique, enquêter sur ceux qui affirment que la Terre est plate devrait permettre de confronter croyances et faits. Mais Lucien découvre rapidement que la vérité ne suffit pas toujours à convaincre. Dans un monde saturé d’informations, ce qui compte n’est plus seulement ce qui est démontré, mais ce qui circule, ce qui provoque une émotion et ce que suffisamment de personnes décident de partager.

Bernard Werber trouve ainsi un terrain particulièrement fertile dans notre rapport aux réseaux sociaux. Une affirmation répétée des milliers de fois peut acquérir une apparence de crédibilité simplement parce qu’elle devient visible partout. Influenceurs, communautés numériques et mécanismes de viralité participent alors à la fabrication de récits capables de concurrencer les faits.

L’intelligence artificielle vient encore compliquer cette frontière. Lorsque textes, images et informations peuvent être produits ou transformés facilement, comment déterminer ce qui mérite notre confiance ? Le roman s’intéresse moins à la technologie elle-même qu’aux comportements qu’elle peut amplifier : notre besoin de croire, notre goût pour les récits spectaculaires et notre tendance à rechercher ce qui confirme déjà nos convictions.

Lucien Loiseau constitue un protagoniste idéal pour cette exploration. Son métier devrait le placer du côté de la méthode et de la vérification, mais son enquête l’oblige progressivement à pénétrer dans des univers où les règles habituelles de la démonstration semblent ne plus fonctionner.

Le platisme devient alors davantage qu’un simple sujet d’article. Il sert de point de départ à une réflexion sur la manière dont se construisent nos réalités collectives. Une société peut-elle continuer à partager un monde commun lorsque chacun possède ses propres sources, ses propres vérités et des communautés capables de renforcer indéfiniment ses croyances ?

Comme souvent chez Bernard Werber, cette réflexion passe par l’aventure. Le romancier ne se contente pas d’un débat théorique sur la désinformation : il pousse son personnage toujours plus loin, jusqu’à ce fameux « bord du monde » où l’enquête prend une dimension beaucoup plus vertigineuse.

Le titre joue d’ailleurs avec plusieurs significations. Il évoque évidemment l’imaginaire d’une Terre plate possédant une limite physique, mais aussi une société arrivée au bord de ses certitudes. Lorsque la perception devient manipulable et que chacun peut choisir la version du réel qui lui convient, le vertige n’est plus seulement géographique.

Werber retrouve ainsi plusieurs de ses thèmes favoris : la curiosité, le doute, notre perception du monde et la fragilité de ce que nous considérons comme évident. Le roman invite à questionner ce que nous voyons et entendons, mais aussi à ne pas confondre esprit critique et rejet systématique de toute connaissance établie.

Un roman d’aventure et d’idées qui utilise le platisme comme porte d’entrée vers une interrogation beaucoup plus vaste sur notre époque. Entre réseaux sociaux, influence, intelligence artificielle et bataille autour de la vérité, Bernard Werber nous entraîne aux frontières de la raison et rappelle qu’à l’heure où chacun peut fabriquer son propre récit, le véritable défi n’est peut-être plus d’accéder à l’information, mais de savoir à laquelle accorder notre confiance.

Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel Date de publication ‏ : ‎ 30 septembre 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 432 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2226486348 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2226486349

One Piece – Édition originale – Tome 113 Coffre au trésor de Eiichiro Oda

Pour le futur roi des pirates, quoi de mieux qu’un coffre au trésor ? Avec celui-ci, profitez d’un One Piece 113 avec jaquette alternative réversible, de 3 ex-libris, de 14 intercalaires de bibliothèque, d’1 journal de bord, d’une pochette de rangement manga et d’un dépliant et d’1 silhouette pour créer vous-même votre “petit théâtre de Chapeau de paille” !

Eiichiro Oda accompagne la sortie du tome 113 de One Piece d’une édition qui s’adresse clairement aux collectionneurs. Présenté sous la forme d’un coffre au trésor, cet ensemble ne se contente pas d’accueillir le nouveau volume : il multiplie les bonus et transforme la lecture en véritable objet de collection.

La pièce centrale reste évidemment le tome 113, proposé ici avec une jaquette alternative réversible. Un détail particulièrement appréciable pour les lecteurs qui suivent l’édition originale depuis des années, puisqu’il permet de conserver l’apparence habituelle de la collection tout en profitant d’une présentation différente.

Le coffret contient également trois ex-libris ainsi que quatorze intercalaires destinés à la bibliothèque. Ces derniers constituent une idée amusante pour organiser sa collection tout en prolongeant visuellement l’univers imaginé par Eiichiro Oda.

Le journal de bord s’inscrit parfaitement dans l’esprit de la série. Depuis ses débuts, One Piece raconte avant tout un immense voyage maritime, fait d’îles découvertes, de rencontres et d’aventures. Proposer au lecteur son propre journal de bord crée donc un joli prolongement de l’expérience, comme une invitation à accompagner symboliquement l’équipage du Chapeau de paille.

Une pochette de rangement pour manga complète l’ensemble, mais le bonus le plus ludique reste probablement le petit théâtre consacré aux Chapeaux de paille. Grâce au dépliant et à la silhouette fournis, chacun peut assembler cette petite scène et donner une dimension supplémentaire au coffret.

L’intérêt de cette édition réside justement dans cette accumulation de détails. Il ne s’agit pas simplement de placer un manga déjà disponible dans une boîte décorée : les différents éléments ont été pensés autour de l’imaginaire de l’aventure, du voyage et du trésor qui accompagne One Piece depuis toujours.

Le choix du coffre paraît d’ailleurs évident pour une série entièrement construite autour de la quête du trésor ultime. À l’approche des grandes étapes de l’aventure de Luffy, l’objet joue pleinement avec le plaisir de posséder un morceau supplémentaire de cet univers devenu immense.

Cette édition parlera naturellement davantage aux collectionneurs et aux lecteurs fidèles qu’à ceux qui souhaitent simplement poursuivre l’histoire. Les nombreux bonus prennent surtout leur sens lorsqu’on entretient depuis longtemps un attachement aux personnages et à l’univers de la série.

Après plus d’une centaine de volumes, réussir à donner encore à la sortie d’un nouveau tome un caractère événementiel n’est pas évident. Ce coffre au trésor y parvient en misant sur la générosité et sur une présentation cohérente avec l’esprit de l’œuvre.

Une édition collector particulièrement généreuse qui transforme le tome 113 en véritable petit trésor pour les fans. Entre jaquette réversible, ex-libris, intercalaires, journal de bord et théâtre des Chapeaux de paille, ce coffret célèbre autant le nouveau volume que le plaisir de collectionner One Piece. Un bel objet pensé pour ceux qui, après toutes ces années, continuent d’embarquer aux côtés de Luffy et de son équipage.

ASIN ‏ : ‎ B0GVDQ5NQ8 Éditeur ‏ : ‎ Glénat Manga Date de publication ‏ : ‎ 23 septembre 2026 Édition ‏ : ‎ Edition spéciale Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 208 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2344077065 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2344077061

C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien

Le premier roman de Thélyson Orélien est déjà le phénomène littéraire de l’année 2026. En cours de traduction dans plus d’une vingtaine de langues, C’était ça ou mourir a conquis le Québec et bientôt le monde entier, en racontant l’Odyssée de Jonas Dorléon.

Thélyson Orélien choisit pour son premier roman de raconter la migration non depuis les chiffres, les frontières ou les discours, mais à hauteur d’homme, dans ce qu’elle impose au corps et arrache à une existence. Avec Jonas Dorléon, professeur d’histoire contraint de quitter Haïti après l’embrasement de son quartier de Port-au-Prince, C’était ça ou mourir raconte moins un départ qu’une succession de recommencements.

Lorsque Jonas prend la route, toute sa vie semble tenir dans un sac plastique : un diplôme, un cahier de poèmes et une photographie de sa mère. Trois objets dérisoires en apparence, mais qui deviennent les dernières preuves matérielles de celui qu’il était avant de devoir fuir.

Commence alors une traversée immense. République dominicaine, Brésil, Mexique : Jonas avance avec l’espoir de rejoindre le Canada, où se trouve ce qu’il lui reste de famille. Les moyens de transport changent, les frontières se succèdent, mais une même incertitude demeure. À chaque étape, il faut trouver comment continuer.

Le roman donne une dimension profondément physique à ce parcours. Voyager signifie marcher jusqu’à l’épuisement, supporter la chaleur, la faim, les blessures et la peur. La migration cesse ainsi d’être une notion abstraite pour devenir une accumulation de sensations, de fatigues et de décisions prises dans l’urgence.

Mais Jonas ne traverse jamais uniquement des territoires. Il rencontre des femmes et des hommes dont les trajectoires viennent momentanément rejoindre la sienne. Des solidarités apparaissent, parfois pour quelques heures seulement. Certaines résistent, d’autres se brisent. Des compagnons disparaissent et le voyage continue malgré tout.

C’est probablement dans cette attention portée aux rencontres que le roman trouve une grande partie de son humanité. Jonas n’est jamais réduit à son statut de migrant. Il reste un professeur, un fils, un homme qui écrit des poèmes, se souvient, observe, souffre et peut encore rire lorsque tout semble pourtant lui interdire de le faire.

L’humour et la poésie occupent ainsi une place importante. Ils ne viennent pas atténuer la violence du parcours, mais constituent parfois une manière de lui résister. Lorsque presque tout peut être perdu, les mots deviennent l’un des rares territoires que personne ne peut confisquer.

L’arrivée aux portes des États-Unis ouvre une nouvelle étape. Après les routes et la jungle, Jonas se retrouve confronté aux agents de l’ICE et à la mécanique administrative de la politique migratoire. Le danger change de visage : aux obstacles physiques succèdent les procédures, l’attente et la menace d’être arrêté ou renvoyé.

Le choix d’un professeur d’histoire comme personnage principal prend alors une dimension particulière. Jonas connaît les mouvements des peuples, les frontières et les bouleversements qui façonnent les sociétés. Pourtant, il découvre désormais cette histoire depuis l’intérieur, avec son propre corps comme territoire de passage.

Thélyson Orélien raconte surtout ce qui subsiste lorsqu’un individu a presque tout perdu. Le cahier de poèmes, la photographie de la mère ou le diplôme deviennent autant de liens avec une identité que l’exil menace constamment de réduire à une situation administrative.

Un premier roman puissant qui transforme une traversée géographique en véritable odyssée humaine. Sans réduire Jonas à son exil, Thélyson Orélien raconte la peur, l’épuisement et la violence des frontières, mais aussi les rencontres, l’humour et la poésie qui permettent encore d’avancer. Une histoire de survie où partir n’est jamais vraiment un choix : lorsque tout s’effondre derrière soi, continuer devient parfois la seule direction possible.

Éditeur ‏ : ‎ Grasset Date de publication ‏ : ‎ 19 août 2026 Édition ‏ : ‎ 1er Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 272 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2246847060 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2246847069

Les Maîtres enlumineurs (L’Intégrale) de Robert Jackson Bennett

Toute l’économie de l’opulente cité de Tevanne repose sur une puissante magie : l’enluminure.

Robert Jackson Bennett construit avec Les Maîtres enlumineurs un univers de fantasy particulièrement inventif, dans lequel la magie fonctionne presque comme une technologie capable de reprogrammer les lois de la réalité. Réunie ici en intégrale, la saga permet de découvrir dans toute son ampleur la cité de Tevanne et les bouleversements provoqués par une jeune voleuse qui n’aurait jamais dû mettre la main sur une certaine clé.

Tevanne doit sa prospérité à l’enluminure. Grâce à des sceaux complexes, certains objets peuvent être convaincus que les règles physiques ne fonctionnent plus exactement comme ils le pensent. Une matière peut se comporter différemment, un objet accomplir l’impossible et la réalité elle-même semble pouvoir être réécrite. Cette idée constitue immédiatement l’une des grandes forces de l’univers imaginé par l’auteur.

Mais cette magie n’est pas accessible à tous. Elle constitue également le fondement économique et politique de la cité, dominée par de puissantes familles qui contrôlent ce savoir et les richesses qu’il produit. La capacité à modifier les objets devient donc aussi une manière de contrôler les hommes.

C’est dans ce monde que survit Sancia Grado. Voleuse particulièrement douée, elle possède elle-même une faculté extraordinaire : en touchant certains objets, elle peut ressentir leur passé et entendre les enluminures qui les habitent. Ce pouvoir fait d’elle une héroïne idéale pour explorer un univers où les choses possèdent presque leur propre mémoire.

Lorsqu’une grande famille lui demande de dérober une mystérieuse clé dans un entrepôt extrêmement surveillé, Sancia pense accepter un contrat particulièrement dangereux. Elle ignore encore que l’objet convoité pourrait bouleverser tout l’équilibre de Tevanne.

La clé devient rapidement beaucoup plus qu’un simple butin. Son existence remet en question les limites mêmes de l’enluminure et attise forcément les convoitises. Sancia, qui pensait simplement accomplir un vol, se retrouve alors entraînée dans une lutte dont les enjeux la dépassent largement.

Robert Jackson Bennett utilise efficacement les codes du récit de casse avant d’élargir progressivement son intrigue. Ce qui commence comme l’histoire d’une voleuse chargée de pénétrer dans un lieu impossible à cambrioler devient une réflexion beaucoup plus vaste sur le pouvoir, la liberté et la manière dont une société décide de contrôler le savoir.

Sancia constitue surtout un excellent point d’entrée dans cet univers. Son rapport particulier aux objets permet de rendre presque sensible le fonctionnement de la magie. L’enluminure ne reste jamais une simple mécanique abstraite : elle influence directement sa perception du monde et sa manière d’interagir avec ce qui l’entoure.

La jeune femme ne peut cependant pas affronter seule les forces qui se lancent à sa poursuite. La nécessité de trouver des alliés fait progressivement évoluer une héroïne habituée à compter essentiellement sur elle-même. La confiance devient alors presque aussi difficile à maîtriser que la magie.

L’intégrale permet particulièrement de mesurer l’ambition de cette saga. Les enjeux dépassent progressivement le destin de Sancia pour interroger les fondations mêmes du monde dans lequel elle vit. Jusqu’où peut-on modifier la réalité ? Qui doit disposer d’un tel pouvoir ? Et que se passe-t-il lorsque les outils créés pour servir les hommes commencent à remettre en question l’ordre établi ?

Une fresque de fantasy ambitieuse et inventive, portée par un système magique remarquablement original et une héroïne immédiatement attachante. Entre cambriolages, complots, artefacts impossibles et lutte contre ceux qui monopolisent le pouvoir, Robert Jackson Bennett transforme l’enluminure en bien plus qu’une magie spectaculaire : une manière passionnante d’interroger notre rapport au savoir, à la liberté et aux règles que l’on croyait immuables.

Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel Date de publication ‏ : ‎ 30 septembre 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 1584 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2226509984 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2226509987

A la fin de l’hiver de Viveca Stensten

Alors que l’hiver touche à sa fin, l’inspectrice Hanna Ahlander est alertée par une femme : la mort de son père, un homme certes fragile, lui semble suspecte. Bientôt, un décès similaire est signalé.

Viveca Sten retrouve Hanna Ahlander pour une cinquième enquête qui transforme la fin de l’hiver suédois en décor particulièrement inquiétant. Tout commence pourtant par un doute presque fragile : une femme refuse de croire que la mort de son père soit aussi naturelle qu’elle en a l’air.

L’homme était vulnérable et son décès pourrait facilement être attribué à son état. Mais lorsqu’une autre mort présentant des similitudes est signalée, l’hypothèse d’une coïncidence devient beaucoup moins rassurante. Quelqu’un pourrait-il profiter de la fragilité et de l’isolement de personnes âgées pour s’introduire chez elles ?

Viveca Sten construit son suspense à partir de cette menace particulièrement insidieuse. Pas de crime spectaculaire au départ, mais des décès qui pourraient presque passer inaperçus. L’enquête consiste donc d’abord à déterminer s’il existe réellement un assassin avant même de pouvoir envisager de l’identifier.

Cette incertitude convient parfaitement au décor. Mars marque une période de transition où l’hiver refuse encore totalement de céder sa place. La météo changeante, le froid et les paysages d’Åre participent pleinement à l’atmosphère du roman. La menace semble se dissimuler derrière une apparente tranquillité, exactement comme les crimes derrière des morts que l’on pourrait croire naturelles.

Mais Hanna doit également composer avec une autre difficulté : sa relation avec Daniel Lindskog. Le froid n’est pas seulement extérieur. Les tensions entre les deux enquêteurs sont devenues suffisamment importantes pour compromettre leur manière de travailler ensemble.

Cette dimension personnelle apporte une seconde ligne de tension au récit. Alors que les indices commencent à suggérer l’existence d’un véritable criminel, Hanna et Daniel doivent dépasser leur conflit. Leur incapacité à communiquer pourrait désormais avoir des conséquences qui dépassent largement leurs propres différends.

C’est l’une des forces de la série : l’enquête criminelle ne fait jamais totalement disparaître les failles de ceux qui la conduisent. Hanna et Daniel ne deviennent pas soudainement des partenaires parfaitement efficaces parce qu’une vie est en danger. Ils transportent leurs blessures, leurs frustrations et leurs erreurs au cœur même de l’investigation.

Le choix des victimes potentielles renforce également le malaise. S’attaquer à des personnes âgées revient à profiter de leur vulnérabilité, mais aussi de la facilité avec laquelle certaines morts peuvent sembler explicables. Le simple geste d’ouvrir sa porte à un inconnu prend alors une dimension menaçante.

Viveca Sten maîtrise particulièrement bien cette progression. Les soupçons restent d’abord diffus avant de se préciser, tandis que l’urgence augmente à mesure que la possibilité d’une nouvelle victime devient réelle. La question n’est bientôt plus seulement de comprendre ce qui s’est passé, mais d’empêcher le prochain décès.

Les paysages suédois restent enfin indissociables de l’identité de Meurtres à Åre. Ils ne constituent pas simplement un arrière-plan spectaculaire : l’hiver, l’isolement et les distances participent à cette sensation de danger diffus qui accompagne l’enquête.

Un polar nordique tendu et atmosphérique qui fait naître l’angoisse à partir d’une situation terriblement simple : ouvrir sa porte à la mauvaise personne. En associant une série de morts suspectes aux tensions entre Hanna et Daniel, Viveca Sten construit une enquête où il faut autant rétablir la confiance entre partenaires que découvrir qui se cache derrière ces décès avant qu’une nouvelle victime ne soit frappée.

Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel Date de publication ‏ : ‎ 30 septembre 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 464 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2226499008 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2226499004

Bitten de Jordan Stephanie Gray

Au cours d’une attaque d’une violence inouïe, Vanessa, 17 ans, perd tout : sa meilleure amie, son père, sa vie de lycéenne discrète.

Jordan Stephanie Gray plonge immédiatement son héroïne dans un univers brutal où devenir une créature surnaturelle n’a rien d’un fantasme romantique. Pour Vanessa, dix-sept ans, la transformation commence par un massacre. En quelques instants, elle perd sa meilleure amie, son père et l’existence relativement ordinaire qu’elle menait jusque-là.

Mordue pendant l’attaque puis emprisonnée, Vanessa découvre qu’elle est désormais une louve-garou. Aucun retour en arrière n’est possible. Pour survivre, elle doit prêter allégeance à la Reine des Loups et accepter les règles d’un monde dont elle ignorait jusqu’alors l’existence.

Mais Vanessa n’entend pas devenir docilement l’un des nouveaux sujets de la Cour. Sa transformation lui a pris son ancienne vie, elle compte donc utiliser la nouvelle pour obtenir vengeance. Retrouver les responsables de la mort de sa meilleure amie devient son principal objectif, même si cela implique de dissimuler ses véritables intentions.

Le roman prend alors une dimension politique et stratégique intéressante. Vanessa découvre une Cour où les rapports de force, les alliances et les manipulations sont aussi dangereux que les crocs. La Reine ne voit pas en elle une adolescente traumatisée, mais une pièce susceptible d’être déplacée selon ses besoins.

Dans cet environnement apparaissent également Sinclair et Calix. Le premier est un prince aussi séduisant que difficile à cerner ; le second, son cousin, trouble tout autant les certitudes de Vanessa. Ces relations introduisent une tension romantique sans faire disparaître l’enjeu principal : dans cet univers, faire confiance à quelqu’un peut devenir aussi dangereux que l’affronter.

Vanessa constitue justement le principal moteur du récit. Son statut de nouvelle venue permet de découvrir avec elle les règles de cette société de loups-garous, tandis que sa colère l’empêche de se contenter du rôle qu’on cherche à lui imposer. Sa quête de vengeance devient aussi une lutte pour reprendre le contrôle d’une existence dont elle a brutalement été dépossédée.

La morsure fonctionne ainsi comme une véritable rupture. Vanessa doit apprendre à vivre avec un nouveau corps, de nouveaux instincts et une identité qu’elle n’a jamais choisie. La question n’est donc pas seulement de savoir comment elle pourra se venger, mais ce qu’il restera de l’ancienne Vanessa lorsqu’elle maîtrisera pleinement la louve qu’elle est devenue.

Jordan Stephanie Gray mélange ainsi fantastique, vengeance, romance et intrigues de cour dans un récit qui reprend les codes du loup-garou pour les associer à ceux de la romantasy. La hiérarchie de la meute devient une société à part entière, avec ses souverains, ses héritiers et ses jeux de pouvoir.

Le contraste entre l’adolescente discrète du début et la jeune louve contrainte de naviguer dans cet environnement constitue l’un des ressorts les plus intéressants du roman. Vanessa doit rapidement apprendre à ne plus subir les événements si elle veut éviter de rester le pion que la Reine pense pouvoir contrôler.

Une romantasy sombre et addictive qui transforme la métamorphose en véritable combat pour la survie et la liberté. Entre vengeance, jeux de pouvoir, attirances dangereuses et secrets de la Cour, Vanessa découvre que les monstres ne sont peut-être pas uniquement ceux qui possèdent des crocs.

Éditeur ‏ : ‎ Rageot Editeur Date de publication ‏ : ‎ 23 septembre 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 672 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2700286537 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2700286533

Comme les autres de MARTIN PAGE

Comment être soi au milieu des autres ?

Martin Page s’intéresse à une période où le regard des autres peut prendre une importance immense : l’adolescence. Avec Mathias, élève de troisième qui n’a jamais vraiment réussi à trouver sa place, il raconte le besoin d’appartenir à un groupe et le prix que l’on peut être prêt à payer pour ne plus être seul.

Au collège, Mathias se sent invisible. Il observe les autres davantage qu’il ne participe et semble condamné à rester en marge. Lorsque son père est hospitalisé, cette fragilité personnelle vient encore accentuer son isolement. C’est précisément à ce moment qu’un camarade lui tend la main et l’intègre à sa bande.

Pour Mathias, tout change. Il découvre enfin ce sentiment qu’il désirait depuis longtemps : être attendu, reconnu, faire partie d’un « nous ». Les discussions, les habitudes partagées et la solidarité du groupe lui donnent l’impression d’exister autrement.

Mais cette appartenance possède progressivement un revers beaucoup plus inquiétant. Ses nouveaux amis commencent à s’en prendre à d’autres élèves. Mathias voit ce qui se passe et comprend que quelque chose ne va pas, mais il choisit de se taire. Prendre position pourrait signifier perdre cette place qu’il vient tout juste de conquérir.

Martin Page explore avec finesse ce mécanisme particulièrement cruel. Mathias n’est pas présenté comme naturellement malveillant. Il devient plutôt le témoin silencieux d’actes qu’il n’approuve pas vraiment, mais auxquels son absence de réaction finit malgré tout par le rattacher. Le roman interroge ainsi la frontière entre suivre, laisser faire et participer.

La force du récit tient à cette situation dans laquelle il est facile de reconnaître certaines peurs adolescentes. Que faire lorsque s’opposer à ses amis signifie risquer de redevenir celui que personne ne remarque ? Jusqu’où peut-on accepter les comportements d’un groupe simplement pour continuer à en faire partie ?

Le titre prend alors tout son sens. Être « comme les autres » peut rassurer, mais cette conformité devient dangereuse lorsqu’elle oblige à étouffer ses propres convictions. Mathias doit progressivement comprendre qu’être accepté ne signifie pas nécessairement être respecté, et que l’amitié ne devrait jamais exiger de renoncer à soi-même.

L’hospitalisation du père ajoute une fragilité supplémentaire au personnage. Alors que son environnement familial est bouleversé, la bande devient un refuge particulièrement séduisant. Cette situation permet de mieux comprendre pourquoi Mathias s’accroche autant à cette nouvelle appartenance, même lorsqu’elle commence à le mettre mal à l’aise.

Sans transformer son histoire en démonstration morale, Martin Page aborde ainsi la solitude, la pression du groupe, le harcèlement et la responsabilité individuelle. Le roman invite surtout à réfléchir à ces moments où ne rien dire peut déjà devenir une décision.

Un roman jeunesse sensible et nécessaire sur le besoin d’être accepté et la difficulté de rester soi-même lorsque le groupe impose ses propres règles. À travers Mathias, Martin Page rappelle avec justesse que le courage n’est pas toujours de réussir à rejoindre les autres : il consiste parfois à accepter de s’en éloigner lorsqu’ils nous demandent de devenir quelqu’un que nous ne voulons pas être.

Éditeur ‏ : ‎ Rageot Editeur Date de publication ‏ : ‎ 10 septembre 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 64 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2700284437 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2700284430

Trac et Arnaque de Emilie Boré (Auteur), Vincent Di Silvestro (Dessins)

Henriette a 9 ans et souffre d’une timidité maladive. Compliqué, quand on veut devenir une grande actrice…

Émilie Boré et Vincent Di Silvestro imaginent une aventure pleine d’humour autour d’un paradoxe particulièrement savoureux : Henriette rêve de devenir une grande actrice alors qu’elle souffre d’une timidité maladive. À neuf ans, la jeune fille possède donc de grandes ambitions, mais absolument pas l’assurance qui semble nécessaire pour les réaliser.

Il faut ajouter un autre obstacle : Henriette habite à Marlouille, une ville qui n’est pas vraiment connue pour attirer réalisateurs et directeurs de casting. Son rêve semble donc encore lointain jusqu’au jour où une mystérieuse femme l’attend à la sortie de l’école. Elle affirme avoir repéré Henriette et lui promet ce dont elle a toujours rêvé : devenir une star.

La proposition paraît miraculeuse. Elle va surtout entraîner la fillette et sa famille dans une succession de situations aussi absurdes qu’inquiétantes. Car derrière les promesses de célébrité se cache une productrice beaucoup moins bien intentionnée qu’elle ne veut le faire croire.

Le récit joue alors avec l’envers du décor de la célébrité. Être remarquée, devenir connue et attirer les regards peuvent sembler merveilleux lorsque l’on rêve de cinéma, mais la réalité est beaucoup moins séduisante lorsqu’un adulte cherche à profiter de cette ambition.

La personnalité d’Henriette rend l’ensemble particulièrement attachant. Sa timidité n’efface jamais son envie de jouer. Au contraire, le décalage entre son trac permanent et son rêve de monter sous les projecteurs nourrit une grande partie de l’humour tout en abordant avec justesse la difficulté de dépasser ses peurs.

Autour d’elle, les adultes ne sont pas toujours d’un grand secours. Entre une productrice douteuse, une maîtresse impressionnante et des parents rapidement dépassés par les événements, Henriette doit apprendre à comprendre seule une partie de ce qui lui arrive. Le rêve de devenir célèbre se transforme alors en apprentissage de la confiance et de la prudence.

Les dessins de Vincent Di Silvestro accompagnent parfaitement la fantaisie du récit. Les expressions, les situations exagérées et les personnages hauts en couleur renforcent le comique sans empêcher l’histoire de faire passer son message.

Car derrière les péripéties, Trac et Arnaque pose une question très actuelle : que signifie devenir célèbre lorsqu’on est encore enfant ? La notoriété peut faire rêver, mais elle expose également au regard des autres, aux attentes et aux personnes prêtes à profiter de ceux qui veulent réussir.

Le livre ne cherche pourtant jamais à transformer cette réflexion en leçon pesante. L’humour reste au premier plan et permet d’aborder ces sujets à hauteur d’enfant, avec suffisamment de fantaisie pour conserver le plaisir de l’aventure.

Une histoire drôle et pétillante qui détourne avec malice le rêve de devenir une star. À travers Henriette, apprentie actrice aussi ambitieuse que terriblement timide, Émilie Boré et Vincent Di Silvestro parlent du trac, de la célébrité et des mirages des projecteurs, tout en rappelant qu’avant de vouloir être regardé par tout le monde, il faut parfois commencer par apprendre à croire en soi.

ASIN ‏ : ‎ B0GXNNCJY4 Éditeur ‏ : ‎ SEUIL JEUNESSE Date de publication ‏ : ‎ 4 septembre 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 104 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1023523218

Christmas is not dead de Adèle Ninay

Deux cœurs cabossés. Une tempête. Un Noël pour tout changer.

Adèle Ninay revisite la romance de Noël en lui apportant une énergie résolument rock. Avec Christmas is not dead, pas de rencontre parfaite sous les guirlandes ni de coup de foudre immédiat : Suzanne et Alex sont deux jeunes adultes cabossés qui ont surtout appris à se méfier de l’amour.

Suzanne est chanteuse dans un groupe punk. Flamboyante, indépendante et toujours en mouvement, elle enchaîne les concerts tout en évitant soigneusement de s’attacher. Derrière cette liberté revendiquée se cache surtout une peur beaucoup plus intime : aimer signifie prendre le risque de souffrir, et Suzanne préfère ne laisser à personne la possibilité de lui briser le cœur.

Alex semble être son exact opposé. Britannique flegmatique, marqué par une rupture, il s’est installé sur une île bretonne où il mène une existence tranquille en tenant un bar-magasin de vinyles. Là où Suzanne vit dans le bruit, la scène et le mouvement, Alex s’est construit un quotidien fait de calme et de retrait.

Il suffit alors d’une tempête de neige, à quelques jours de Noël, pour bouleverser leurs certitudes. Bloqués sur la même île, les deux jeunes gens sont contraints de se côtoyer. Tout les oppose, mais cet isolement leur donne précisément le temps qu’ils n’auraient probablement jamais accepté de s’accorder ailleurs.

Adèle Ninay choisit le slow burn et laisse donc la relation se construire progressivement. Les différences provoquent des étincelles, les défenses ne tombent pas immédiatement et l’attirance ne suffit pas à effacer les blessures. Suzanne comme Alex doivent d’abord accepter de regarder ce qui les empêche encore de faire confiance.

Le décor breton participe beaucoup au charme de cette histoire. L’île coupée du monde par la neige devient une parenthèse presque hors du temps. Les concerts et la vie mouvementée de Suzanne semblent soudain très loin, tout comme les habitudes derrière lesquelles Alex s’était réfugié. Cet enfermement involontaire devient paradoxalement un espace où chacun peut commencer à se libérer de ses propres peurs.

La musique constitue également un joli trait d’union entre eux. D’un côté, une chanteuse punk ; de l’autre, un homme qui vend des vinyles. Leurs personnalités sont différentes, mais cette passion commune crée un langage capable de rapprocher deux univers qui semblaient incompatibles.

La construction en vingt-cinq chapitres renforce enfin l’esprit de feuilleton de Noël. On peut dévorer le roman d’une traite ou choisir d’en découvrir progressivement les étapes, en accompagnant Suzanne et Alex jusqu’aux fêtes. Cette structure convient particulièrement bien à une romance qui préfère faire grandir les sentiments plutôt que les précipiter.

Derrière son ambiance hivernale et ses références musicales, Christmas is not dead parle surtout de la difficulté de recommencer à aimer lorsqu’on s’est convaincu que la solitude était plus sûre. Suzanne fuit l’attachement avant qu’il puisse la blesser ; Alex s’est isolé après avoir déjà souffert. Leur rencontre vient forcément déranger cet équilibre.

Une romance de Noël chaleureuse et résolument rock, portée par deux personnages imparfaits que l’on prend plaisir à voir progressivement baisser la garde. Entre punk, vinyles, tempête bretonne et sentiments qui prennent leur temps, Adèle Ninay rappelle que certains cœurs ne sont pas morts : ils avaient simplement besoin de rencontrer quelqu’un capable de leur donner envie de battre à nouveau

Éditeur ‏ : ‎ Nathan Date de publication ‏ : ‎ 24 septembre 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 360 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2095060202 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2095060206

Oversleeping Takahashi – Tome 2 de Koki Aguro

Takahashi est toujours en retard au lycée. Son excuse : sauver le monde !

Koki Aguro poursuit les mésaventures de Takahashi avec un deuxième tome qui développe efficacement le mélange entre vie lycéenne, humour et combats surnaturels. Si le jeune garçon continue d’arriver régulièrement en retard en cours, son excuse reste difficile à contester : pendant que ses camarades dorment ou prennent tranquillement leur petit-déjeuner, lui doit sauver le monde.

Sa chasse aux démons prend cette fois une ampleur supplémentaire. Les adversaires se multiplient et permettent au manga d’explorer différentes facettes du folklore fantastique. Takahashi doit notamment affronter un fantôme datant de l’époque Heian qui hante un mystérieux tunnel sans nom, tandis qu’une autre menace se dessine avec le Roi Poison, endormi au cœur de terres interdites.

Cette succession d’épreuves permet à Koki Aguro d’enrichir progressivement son univers sans perdre ce qui faisait le charme du premier volume. Le décalage entre l’importance presque apocalyptique des missions de Takahashi et la banalité de ses problèmes scolaires reste particulièrement amusant. Combattre les forces du mal n’empêche visiblement ni les retards ni les préoccupations sentimentales.

L’apparition de Hajime apporte également une nouvelle dose de mystère. Ce garçon accompagné d’un corbeau blanc semble destiné à jouer un rôle important, mais ses intentions restent difficiles à cerner. Allié, rival ou futur adversaire ? Sa présence introduit une incertitude bienvenue et laisse entrevoir un univers plus vaste que ce que Takahashi connaissait jusque-là.

Parallèlement, la relation avec Megumi continue d’évoluer. Entre deux affrontements surnaturels, Takahashi reste un adolescent confronté aux hésitations et aux maladresses propres aux premiers sentiments. Le contraste entre le héros chargé de combattre les ténèbres et le lycéen beaucoup moins assuré face à une fille fonctionne toujours aussi bien.

Ce deuxième tome trouve ainsi son équilibre entre action et comédie. Les nouveaux ennemis permettent d’augmenter progressivement les enjeux tandis que la vie quotidienne ramène constamment Takahashi à des préoccupations beaucoup plus ordinaires. Cette double existence constitue véritablement l’identité de la série.

Les différentes créatures donnent également au récit l’occasion de jouer avec un imaginaire inspiré du folklore japonais. L’époque Heian, les terres interdites, les démons et le mystérieux corbeau blanc participent à créer une atmosphère fantastique qui contraste agréablement avec le cadre contemporain du lycée.

Takahashi prend surtout progressivement la mesure de son rôle. Sauver le monde pourrait sembler glorieux, mais le manga préfère montrer les conséquences beaucoup plus concrètes de cette responsabilité : fatigue, retards, dangers permanents et impossibilité de mener une existence totalement normale.

Un deuxième tome dynamique qui enrichit l’univers de la série tout en conservant son mélange efficace d’action, de fantastique et d’humour scolaire. Entre fantômes, Roi Poison, mystérieux garçon au corbeau blanc et sentiments naissants pour Megumi, Takahashi n’a décidément aucune chance d’arriver à l’heure au lycée. Et c’est précisément ce qui rend ses aventures aussi réjouissantes.

ASIN ‏ : ‎ B0GXDNRT8V Éditeur ‏ : ‎ Kurokawa Date de publication ‏ : ‎ 3 septembre 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 192 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1042022136