Le Petit voleur d’ombres – Tome 8 – Le Mystère de la bibliothèque de Marc Levy (Auteur), Fred Bernard (Illustrations)

Achat : https://amzn.to/4pdSXD6

C’est la fin des vacances. Céa et le Petit Voleur d’ombres ont le coeur lourd à l’idée de se quitter.

Avec ce huitième tome, Marc Levy poursuit la série du Petit voleur d’ombres en offrant une aventure qui célèbre à la fois l’amitié, l’imagination et surtout… les livres. Un opus tendre et envoûtant, magnifiquement accompagné des illustrations sensibles et expressives de Fred Bernard.

Alors que les vacances touchent à leur fin, le Petit Voleur d’Ombres et Céa s’apprêtent à se séparer, le cœur lourd. Mais, comme souvent dans cette série, la magie surgit quand on ne l’attend plus : les ombres apparaissent pour confier une mission urgente au garçon. Cette fois, direction sa ville natale, où un étrange phénomène inquiète tout le monde : la bibliothécaire a perdu son ombre… et avec elle, l’équilibre même de la bibliothèque semble vaciller.

Ce point de départ offre un récit à la fois mystérieux et profondément bienveillant. Levy explore encore une fois cette idée si poétique : chaque ombre a une histoire, un secret, une émotion à transmettre. En aidant la bibliothécaire, le Petit Voleur d’Ombres plonge dans un univers où les livres respirent, où les récits s’échappent, où la mémoire vacille — un terrain parfait pour développer une intrigue douce-amère sur le pouvoir des mots et l’importance des lieux de savoir.

Le rythme est fluide, les dialogues sonnent juste, et l’ensemble dégage une grande chaleur humaine. Fred Bernard enrichit ce monde de ses dessins délicats, capables de saisir tant la magie que la mélancolie d’un personnage.

Un tome poétique, lumineux et profondément attachant, qui parle d’amitié, d’au revoir… mais aussi de transmission et de l’amour infini des livres. Les jeunes lecteurs y trouveront une aventure captivante, les adultes y sentiront une déclaration délicate à la lecture.

Éditeur ‏ : ‎ Robert Laffont/Versilio Date de publication ‏ : ‎ 13 novembre 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 112 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2221278925 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2221278925

Le cri des profondeurs de Kalie Cassidy

Achat : https://amzn.to/48k6u4S

Une envoûtante romantasy océanique

Avec Le cri des profondeurs, Kalie Cassidy plonge ses lecteurs dans un univers original et envoûtant où se mêlent magie ancienne, royaumes ennemis et passions interdites. L’autrice revisite la figure mythique de la sirène en lui offrant une dimension plus sombre, plus sauvage, et terriblement humaine.

Imogène, héroïne à la fois fragile et puissante, vit cachée au royaume de Seraf, loin de l’océan qui l’a vue naître. Son secret — sa nature de sirène — pourrait la condamner dans un pays où son peuple est considéré comme l’ennemi absolu. Mais le contrôle lui échappe, et lorsqu’un déferlement d’émotions libère malgré elle ses longues ailes noires, le voile tombe : elle doit fuir, ou mourir.

Cassidy excelle à mettre en scène cette bascule brutale, ce moment où l’héroïne cesse de dissimuler ce qu’elle est. L’urgence, la panique, la douleur sont rendues avec une intensité quasi physique. C’est alors qu’apparaît la deuxième force de ce roman : la rencontre explosive avec un roi rival, mystérieux, puissant, aux intentions ambiguës. Pour survivre, Imogène n’a qu’un choix : sceller avec lui le pacte des sirènes, un lien indissoluble où chaque battement de cœur rapproche autant qu’il enchaîne.

Ce « sceau », véritable prouesse narrative, devient le centre émotionnel du récit :

  • l’autre devient indispensable,
  • la distance devient douleur,
  • le rapprochement devient tentation.

Cassidy maîtrise parfaitement cette tension romantique, tout en gardant un récit profondément ancré dans la construction d’un monde riche, inspiré par les mythes marins, la géopolitique des royaumes, et les secrets engloutis.

Les descriptions sont somptueuses :

  • l’appel du large, presque organique,
  • la magie des abysses,
  • les paysages de montagne qui enferment l’héroïne loin de son élément,
  • les scènes nocturnes où les émotions font vibrer l’eau comme un miroir vivant.

Le duo central, électrique et tourmenté, entraîne le lecteur dans une danse entre méfiance, attachement et destin tragique. C’est une romantasy où la passion est aussi dangereuse que salvatrice, où l’amour ne peut éclore qu’au prix du sacrifice.

Un roman dense, atmosphérique, superbe dans sa mythologie et bouleversant dans ses émotions, qui impose Kalie Cassidy comme une voix essentielle de la romantasy francophone.

Éditeur ‏ : ‎ Robert Laffont Date de publication ‏ : ‎ 13 novembre 2025 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 432 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2221281675 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2221281673 Poids de l’article ‏ : ‎ 505 g

La compagnie des heureux hasards de Gilles Legardinier

Achat : https://amzn.to/3XjRQFY

Qui n’a jamais perdu foi en l’existence ? Qui n’a jamais été épuisé – voire écoeuré – au point de douter de la valeur même de la vie ?

Avec La Compagnie des Heureux Hasards, Gilles Legardinier revient à ce qu’il maîtrise mieux que personne : raconter l’humain avec une douceur désarmante, un humour subtil et une tendresse qui n’exclut jamais la lucidité.
Au centre du roman, Lily, épuisée par les épreuves, ne croit plus vraiment en la vie. Une rupture, des désillusions successives… Legardinier ne s’attarde pas sur le mélodrame, mais sur ce qui vient après : le moment où une existence cabossée cherche une direction.

C’est alors que Mère-Grand et le Petit Poucet — non pas les personnages des contes, mais deux êtres bien réels et étonnants — entrent dans son quotidien. À partir de là, Lily se retrouve embarquée dans une renaissance inattendue, loin des faux-semblants, dans un monde où les gestes discrets, les petites attentions et les rencontres imprévues deviennent autant de bornes lumineuses sur son chemin.

L’auteur explore ici la façon dont le hasard, ou plutôt les hasards heureux, nous rattrapent lorsqu’on cesse d’y croire. Il révèle une face cachée de la vie : celle que l’on ne regarde plus, celle que l’on oublie de montrer, mais qui existe bel et bien, tapie dans les interstices du quotidien.
Avec son écriture chaleureuse et profondément humaine, Legardinier signe un roman qui console, qui relève et qui redonne foi en ce qu’il y a de plus simple : la possibilité d’être surpris par la beauté.

Un livre qui fait du bien, sans naïveté, et qui touche juste

Éditeur ‏ : ‎ FLAMMARION Date de publication ‏ : ‎ 1 octobre 2025 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 480 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2080461907 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2080461902

Sous l’oeil des voisins de Christian White

Achat : https://amzn.to/3XjXgk7

Hiver 1989. La disparition de Tracie, 17 ans, affole la paisible banlieue australienne de Camp Hill. Tom Witter, professeur de lycée, décide de mener sa propre enquête avec l’aide du père de l’adolescente et du groupe de surveillance de quartier. Alors qu’ils suivent la piste de rituels sataniques, la police est persuadée qu’il s’agit d’une fugue.

Avec Sous l’œil des voisins, Christian White confirme son statut de nouvelle voix majeure du polar australien. Le romancier explore une banlieue tranquille en apparence — Camp Hill, hiver 1989 — et en dévoile méthodiquement les failles, les non-dits, les obsessions et les mensonges. Le résultat est un thriller psychologique sous haute tension, aussi réaliste qu’implacable.

La disparition de Tracie, 17 ans, agit comme une déflagration. En quelques heures, le quartier bascule : le père de l’adolescente s’écroule, les voisins se regroupent, et un climat de suspicion commence à ronger lentement mais sûrement la communauté. Au centre de cette agitation se trouve Tom Witter, professeur de lycée, qui s’improvise enquêteur. Ce personnage, pourtant discret et apprécié, révèle rapidement une zone d’ombre : son implication frôle l’obsession, et son investissement à “aider” l’enquête semble cacher davantage qu’un simple élan de solidarité.

Christian White excelle dans la description des dynamiques de voisinage :

  • les regards qui s’attardent trop longtemps,
  • les rumeurs qui prennent vie,
  • les amitiés qui se fissurent,
  • les peurs irrationnelles qui se propagent.

Le tout est porté par un contexte social fort : la fin des années 80, l’influence médiatique croissante, la panique moraliste autour des rituels sataniques et la méfiance vis-à-vis des autorités. Alors que la police penche pour une fugue, Tom et le groupe de surveillance de quartier s’enfoncent dans une spirale de croyances, de fantasmes et d’hypothèses qui vont les entraîner bien plus loin qu’ils ne l’avaient imaginé.

Le roman joue subtilement sur l’ambiguïté morale. Chacun a ses secrets, chacun ment un peu. Camp Hill se transforme en caisse de résonance de la paranoïa collective, et lorsque Tom franchit les limites de la légalité, le lecteur comprend que ce qui se joue dépasse la disparition d’une adolescente : il s’agit de dévoiler la part sombre d’une communauté qui se pensait irréprochable.

Christian White signe un polar d’une efficacité redoutable, où l’angoisse monte par petites touches, jusqu’à devenir suffocante. Narration maîtrisée, personnages ciselés, tension psychologique constante : Sous l’œil des voisins est un thriller brillant, troublant, qui interroge le vernis des banlieues tranquilles et la fragilité de nos certitudes.

Un roman noir d’une lucidité glaçante, où chaque voisin devient un suspect — et où personne n’est tout à fait innocent.

Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel Date de publication ‏ : ‎ 29 octobre 2025 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 352 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2226476857 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2226476852

8,2 secondes de Maxime Chattam

Achat : https://amzn.to/44zeJJg

8,2 secondes :
C’est le temps qu’il faut pour tomber amoureux.
C’est le temps qu’il faut pour mourir.

Avec 8,2 secondes, Maxime Chattam signe un thriller psychologique brillant et vénéneux, conçu comme une horlogerie de tensions où chaque seconde compte. Le chiffre du titre — 8,2 secondes — agit comme un leitmotiv obsédant : c’est le laps de temps qu’il faut pour tomber amoureux… ou mourir. Une équation implacable qui encapsule le vertige permanent où l’auteur plonge ses lecteurs.

Nous suivons May et Constance, deux femmes que rien ne relie en apparence, si ce n’est ce secret qui les ronge et les menace. D’un côté, New York et son énergie électrique ; de l’autre, l’immensité silencieuse des Grands Lacs à la frontière canadienne. Deux mondes opposés, deux atmosphères magistralement rendues, et pourtant une seule ombre se profile : celle d’un danger invisible, qui se resserre autour d’elles avec une cruauté méthodique.

Chattam excelle dans l’art de la montée en tension Hitchcockienne : un détail qui cloche, un geste qui dérange, une phrase qui s’attarde trop longtemps. Il construit le malaise par petites touches, jusqu’à ce que l’angoisse devienne palpable. Le roman fonctionne comme un miroir déformant : ce que vous croyez comprendre glisse sans cesse entre vos doigts, et la vérité se dévoile morceau par morceau, dans une atmosphère de paranoïa maîtrisée.

Les personnages, d’une grande finesse psychologique, se débattent dans un monde où l’intime devient vulnérable, où le passé s’immisce comme une menace sourde. Chattam joue habilement avec les codes du thriller tout en offrant une réflexion sur la peur, la mémoire et les liens invisibles qui façonnent nos destins.

Avec une écriture précise, tendue, jamais démonstrative, l’auteur compose un récit qui se lit d’une traite, alternant accélérations brutales et suspensions étouffantes. Chaque chapitre resserre l’étau, jusqu’à un final qui renverse les certitudes et confirme le talent de Chattam pour manipuler son lecteur tout en respectant l’intelligence de son intrigue.

Un thriller psychologique intense, maîtrisé et profondément atmosphérique, qui rappelle que certaines rencontres — et certains secrets — peuvent bouleverser une vie en quelques secondes.

Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel Date de publication ‏ : ‎ 5 novembre 2025 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 400 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2226470093 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2226470096

ZZZAC de Frédéric Castaing

Achat : https://amzn.to/4rdCqR8

Des guerres partout à la surface du globe : massacres, déportations avec, en parallèle, destructions de temples, basiliques, châteaux, sites archéologiques, bibliothèques, tous les vestiges du passé, les sites Unesco. C’est la mémoire de l’humanité qu’on détruit.

Avec ZZZAC, Frédéric Castaing signe un roman puissant et inquiétant, qui interroge l’une des plus grandes menaces de notre époque : la disparition programmée de la mémoire collective. À travers un récit mêlant réflexion humaniste, tension politique et dérive technologique, l’auteur imagine un monde où les guerres ne détruisent plus uniquement les corps, mais ciblent méthodiquement les vestiges du passé — temples, bibliothèques, monuments, archives. C’est l’Histoire elle-même qui vacille.

Le héros, un intellectuel humaniste injustement emprisonné pendant dix ans, devient, à sa sortie, le directeur d’un Centre chargé de numériser les œuvres et les sites détruits. Très vite, il comprend qu’il ne s’agit pas seulement de sauvegarder : il assiste impuissant à une remplacement progressif du réel par sa copie virtuelle, à un monde qui préfère l’illusion à la matière, la reproduction à l’authenticité.

Castaing excelle à décrire ce glissement insidieux : la confusion entre mémoire et data, patrimoine et fichiers, présence et simulation. Dans ce décor, le trafic d’art, les pillages et la corruption deviennent des symptômes d’une catastrophe plus vaste : celle d’une humanité prête à se débarrasser de son passé pour gagner une illusion de modernité.

Au-delà de son intrigue politique, ZZZAC est aussi un roman intime. Son protagoniste, antihéros profondément humain, avance en funambule entre ses doutes, ses amours, ses souvenirs et les ruines du monde. Tabassé, hospitalisé, témoin de la violence qui ravage autant les corps que les cultures, il incarne l’intellectuel confronté à la limite de sa propre lucidité.

La filiation littéraire est assumée. Kafka affleure dans chaque page — l’arrestation injuste, l’absurdité administrative, la fatalité grise qui écrase l’individu. Orwell n’est jamais loin non plus, avec cette idée obsédante : l’Histoire n’existe que si elle est conservée et transmise, et lorsque celle-ci disparaît, c’est le futur tout entier qui se dérobe.

Dans ZZZAC, Frédéric Castaing orchestre le récit d’une fin de l’Histoire : non pas celle annoncée par les idéologues, mais celle, beaucoup plus concrète, d’un monde qui détruit ses traces et se contemple dans ses miroirs numériques.

Un roman visionnaire, sombre et nécessaire, qui questionne notre rapport au passé et fait résonner une inquiétude brûlante : que restera-t-il lorsque tout aura été numérisé… puis oublié ?

Éditeur ‏ : ‎ MOBY DICK Date de publication ‏ : ‎ 7 novembre 2025 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 360 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2820703771 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2820703774

Moi, quand je me réincarne en Slime – Tome 28 de Taiki Kawakami (Auteur), Fuse (Auteur), Mitz Vah (Auteur)

Comment un slime devient le seigneur du royaume !

Avec ce vingt-huitième volume, Moi, quand je me réincarne en Slime continue d’approfondir sa dimension politique et diplomatique, donnant à la série une ampleur stratégique qui dépasse largement le cadre de son aventure initiale. Limule, désormais souverain respecté et figure centrale du monde monstrueux, doit faire face à un nouveau réseau d’intrigues qui menace directement l’avenir de Tempest.

L’ascension fulgurante de la nation-miracle inquiète ouvertement Mariabell, dont les soupçons se transforment en manœuvre. Elle convoque Johann Rostia, l’un des pentarques les plus influents, ainsi que Yûki Kagurazaka, dont les intentions demeurent plus ambiguës que jamais. Ce rapprochement secret scelle le début d’une nouvelle phase de tension où la politique, la peur et les alliances cachées s’entremêlent.

Pendant ce temps, Limule profite du succès phénoménal du Labyrinthe — devenu une attraction économique et militaire majeure — lorsqu’une invitation inattendue arrive : Tempest pourrait rejoindre le Conseil des pays de l’Occident. Une reconnaissance internationale inespérée… et évidemment piégée. Fidèle à sa nature pacifique mais audacieuse, Limule accepte l’entretien diplomatique, sans imaginer que cette rencontre pourrait devenir le théâtre de complots visant à contenir, voire neutraliser, son royaume en pleine expansion.

Ce tome brille par son équilibre :

  • intrigues politiques ciselées,
  • tensions sous-jacentes à l’échelle mondiale,
  • montée progressive des enjeux,
  • dessins expressifs et toujours aussi fluides de Taiki Kawakami,
  • et un Limule partagé entre confiance, vigilance et sens du devoir.

Les fans apprécieront la manière dont l’auteur tisse ce qui ressemble clairement à l’amorce d’un nouvel arc majeur, où Tempest n’affronte pas un ennemi frontal… mais une coalition prête à tout pour freiner ses rêves de coexistence.

Un volume de transition stratégique, intelligent et nerveux, qui prépare une suite chargée de dangers diplomatiques et de trahisons possibles. Slime monte encore d’un cran en maturité narrative, sans renoncer à son dynamisme et à son humour

ASIN ‏ : ‎ B0FC1Y9VDT Éditeur ‏ : ‎ Kurokawa Date de publication ‏ : ‎ 13 novembre 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 192 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1042018610

En Scène ! – tome 26 de Cuvie

Manga de danse au graphisme sublime, En scène ! décrit avec passion et drame humain les premiers pas d’une jeune ballerine dans la compétition classique.

Avec ce vingt-sixième volume, Cuvie poursuit son exploration sensible et lumineuse du monde de la danse classique, en inscrivant cette fois son récit dans un contexte contemporain bouleversé par la pandémie. En Scène !, fidèle à son ADN, reste un manga profondément humain, où la persévérance artistique et la solidarité priment sur les épreuves.

Contrainte d’annulations successives dues au Covid, Kanade, d’abord abattue, refuse pourtant de se laisser étouffer par l’inactivité. Dans un geste à la fois courageux et créatif, elle imagine un gala en ligne, reliant ses amis danseurs disséminés aux quatre coins du monde. L’idée, simple mais porteuse d’espoir, devient un véritable projet collaboratif où chacun filme sa prestation, offrant un ballet virtuel d’une beauté inattendue.

Le tome met en lumière la force du collectif dans un moment de crise, et la manière dont les artistes se réinventent pour continuer à partager leur passion. Les échanges à distance, portés par la grâce des chorégraphies, témoignent aussi du lien émotionnel presque indestructible qui unit Kanade à ceux qui ont jalonné son parcours.

Graphiquement, Cuvie livre des planches splendides :

  • silhouettes capturées dans l’élan,
  • mouvements suspendus,
  • cadrages délicats,
  • énergie vibrante des scènes de danse filmées.

Cette mise en scène du numérique, inhabituelle dans le manga de ballet, apporte une modernité bienvenue et donne au volume une atmosphère douce-amère, empreinte de résilience et de poésie.

Un tome profondément touchant, qui célèbre l’art, la créativité et l’amitié à l’heure des distances imposées. En Scène ! continue de défendre avec émotion le pouvoir de la danse — celui de relier, de consoler et de faire rêver, même à travers un écran.

ASIN ‏ : ‎ B0FC1W3M6C Éditeur ‏ : ‎ Kurokawa Date de publication ‏ : ‎ 13 novembre 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 194 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1042019112

Kaijin Reijoh – Tome 13 de Tetsuya Tashiro

Quand les serial killers combattent le mal ! Le nouveau cocktail détonant du dessinateur de Red Eyes Sword !

Dans ce treizième volume explosif, Kaijin Reijoh poursuit son irrésistible ascension dans le registre hybride qu’il maîtrise si bien : action survitaminée, horreur stylisée et héroïnes aussi dangereuses que touchantes. Tetsuya Tashiro, déjà salué pour Red Eyes Sword, livre ici l’un de ses tomes les plus intenses, où la dramaturgie se resserre autour d’un combat clé.

Le duo Shigure et Sagiri, issues de la classe des métamorphes, se retrouve confronté à la redoutable Carmilla, vampire entière et adversaire d’une puissance terrifiante. Le choc entre leurs techniques et l’aura meurtrière de Carmilla donne lieu à des planches d’une lisibilité exemplaire, enrichies d’un sens du mouvement et de la tension qui rappellent les grandes heures du dessinateur.

Mais le cœur du tome repose sur l’entrée en scène d’Hanamura. Face à ses amies brisées, la jeune femme laisse de côté ses doutes et révèle la véritable puissance de Sigma, la relique qu’elle porte. Le basculement est spectaculaire : montée en tension parfaitement contrôlée, design flamboyant de la transformation, et un tournant émotionnel qui propulse l’histoire vers un nouveau palier.

Entre batailles féroces, instincts meurtriers et éclairs d’humanité, ce volume confirme la force de la série : une dark action nerveuse, enrichie par une galerie de personnages féminins complexes, évoluant dans un monde où les monstres ne sont pas toujours ceux que l’on croit.

Un tome brutal, élégant et indispensable, qui démontre encore une fois tout le talent visuel et narratif de Tashiro.

ASIN ‏ : ‎ B0FC1458NR Éditeur ‏ : ‎ Kurokawa Date de publication ‏ : ‎ 13 novembre 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 210 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1042018887

Roman Moi, quand je me réincarne en slime – Tome 8 de Fuse (Auteur), Mitz Vah (Auteur)

Découvrez le roman à l’origine du manga et de l’animé à succès Moi, quand je me réincarne en slime !

Avec ce huitième tome du roman Moi, quand je me réincarne en slime, Fuse continue de déployer tout le charme de son univers, entre humour, politique fantasy et construction d’un monde aussi foisonnant que chaleureux. Après les tensions diplomatiques et l’affrontement avec Hinata, ce volume marque une respiration… mais une respiration à la sauce Tempest : festive, démesurée et riche en enjeux sous-jacents.

Le festival imaginé par Limule, désormais Roi Démon fraîchement couronné, devient le cœur battant du récit. L’auteur prend le temps de célébrer ce pays de monstres devenu l’un des pôles majeurs du continent, en montrant comment ses habitants — ogres, loups, démons et autres êtres magiques — unissent leurs talents pour offrir une fête à l’image de leur souverain : généreuse, inventive, imprévisible.

Mais derrière l’apparente légèreté, Fuse installe un jeu politique subtil :

  • consolidation du pouvoir de Limule,
  • renforcement des alliances,
  • ouverture diplomatique avec les autres nations,
  • et affirmation de Tempest comme modèle alternatif de société.

Le roman repose sur un équilibre fin entre comédie, worldbuilding et enjeux stratégiques. Les dialogues pétillent, les personnages foisonnent, et le rythme, bien que plus posé que dans les tomes de guerre, sert la montée en puissance de Tempest sur la scène internationale.

L’arrivée du festival donne surtout l’occasion d’explorer la vie quotidienne dans ce royaume unique, où humains et monstres cherchent une coexistence pacifique — un thème central de la saga, traité avec une humanité revendiquée. Et même si Limule veut avant tout s’amuser, l’ombre d’un futur conflit ou d’une menace inattendue plane toujours en toile de fond… après tout, dans cet univers, aucune célébration ne reste paisible bien longtemps.

Un tome réjouissant, riche en couleurs et en personnages, qui ouvre une nouvelle phase dans l’évolution du royaume de Tempest. Fuse signe encore une fois un récit chaleureux, malin et généreux, parfait pour les lecteurs en quête d’isekai intelligent et réconfortant

ASIN ‏ : ‎ B0FC1P1S8Q Éditeur ‏ : ‎ Kurokawa Date de publication ‏ : ‎ 13 novembre 2025 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 372 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1042019327