La victoire est à un coup de pédale ! Un manga culte co-édité avec L’Équipe !
Avec ce treizième tome de En Selle, Sakamichi !, Wataru Watanabe entre dans l’un des moments les plus explosifs de la compétition inter-lycées : l’arrivée du premier jour de course.
Le manga concentre ici toute son énergie sur le sprint final. Les meilleurs coureurs de chaque équipe se lancent dans un affrontement où endurance, stratégie et volonté se mêlent dans un ultime effort.
Trois équipes dominent le duel : Sôhoku, l’Académie de Hakone et Kyôto Fushimi. Cette confrontation cristallise les rivalités construites depuis le début de la compétition. Chaque formation possède sa propre identité, son style et ses ambitions.
Le tome joue pleinement sur l’intensité du cyclisme de compétition. Les derniers mètres deviennent un véritable champ de bataille psychologique et physique. Les coureurs repoussent leurs limites, transformant chaque coup de pédale en acte décisif.
Comme souvent dans la série, Wataru Watanabe excelle dans la mise en scène de l’effort. Les visages tendus, les muscles à bout, les regards rivés sur la ligne d’arrivée donnent une puissance dramatique impressionnante à la course.
Le manga ne se contente pas de montrer une performance sportive : il explore aussi les motivations profondes des personnages. La victoire représente autant une reconnaissance personnelle qu’un accomplissement collectif.
Graphiquement, les scènes de sprint sont particulièrement dynamiques. Les cadrages serrés et les effets de vitesse accentuent l’urgence et la brutalité de la compétition.
Ce tome illustre parfaitement ce qui fait le succès de En Selle, Sakamichi ! : transformer une course cycliste en affrontement épique où chaque détail compte.
Un volume sous haute tension, porté par des rivalités intenses et un final haletant où la victoire se joue littéralement à un coup de pédale.
ASIN : B0G7VSRZMC
Éditeur : Kurokawa
Date de publication : 9 avril 2026
Édition : Illustrated
Langue : Français
Nombre de pages de l’édition imprimée : 208 pages
Quand le scénariste de Red Eyes Sword donne le pouvoir aux femmes et enchaîne son héros ! Avec ce dix-neuvième tome de Demon Slave, Takahiro et Yohei Takemura poursuivent l’escalade spectaculaire de leur manga d’action fantastique, où les affrontements prennent une ampleur toujours plus importante.
Le récit s’inscrit dans les conséquences directes de l’élection de la nouvelle commandante en chef. Les escadrons antidémons se préparent désormais à un affrontement majeur contre les Yaraijin, renforçant l’impression d’une guerre imminente.
Le personnage de Yûki reste au centre des enjeux. Le fait qu’il abrite trois des sœurs Yaraijin dans son esprit crée une situation ambiguë, faisant de lui à la fois une cible et un élément clé du conflit. Cette dualité nourrit une partie de la tension du tome.
L’arrivée d’Haruno Kué apporte un nouvel élan au récit. Ancienne membre du 7e escadron, revenue après une longue convalescence, elle permet à Yûki d’accéder à une nouvelle transformation. Comme souvent dans Demon Slave, les évolutions de pouvoir jouent un rôle central dans la progression dramatique.
Le manga continue de développer son univers autour de rapports de force très marqués, où les personnages féminins occupent des positions dominantes et stratégiques. Cette particularité reste l’une des signatures de la série.
L’entrée en scène de Taikyoku, décrite comme la plus puissante des Yaraijin, marque une montée de menace importante. Sa présence laisse présager des affrontements de grande ampleur et un basculement dans l’équilibre des forces.
Graphiquement, Yohei Takemura conserve un style dynamique et détaillé, particulièrement efficace dans les scènes de combat et les transformations.
Le rythme reste soutenu, alternant stratégie militaire, action explosive et évolution des personnages.
Demon Slave continue ainsi d’assumer pleinement son mélange de fantasy sombre, de combats spectaculaires et de tension constante.
Un tome intense et énergique, qui prépare un affrontement majeur tout en renforçant les pouvoirs et les enjeux de ses personnages.
ASIN : B0G7VD6D9M
Éditeur : Kurokawa
Date de publication : 9 avril 2026
Édition : Illustrated
Langue : Français
Nombre de pages de l’édition imprimée : 208 pages
Découvrez les nouvelles aventures à Tempest de trois héroïnes pleines d’énergie dans ce nouveau spin-off de Moi, quand je me réincarne en Slime !
Avec ce dixième tome de Moi, quand je me réincarne en Slime — Trinité, Fuse, Mitz Vah et Tae Tono poursuivent ce spin-off centré sur trois héroïnes évoluant dans l’univers de Moi, quand je me réincarne en Slime.
Le récit reprend alors que Phos, Stella, Nemu et Tôka approchent enfin de Tempest. Mais leur voyage bascule rapidement lorsqu’elles tombent dans une embuscade organisée par Jax, membre influent de Lubérios.
Cette confrontation permet au tome de renforcer sa dimension action. Les ennemis présentés ne sont pas de simples obstacles : chacun possède une spécialité et un passé qui complexifient les affrontements. Le retour de Peyn, déjà lié à Phos, ajoute une dimension plus personnelle au combat.
Le manga joue beaucoup sur la dynamique de groupe. Les trois héroïnes doivent mettre à profit les compétences acquises au fil de leurs aventures, mais aussi apprendre à fonctionner ensemble face à des adversaires plus puissants qu’elles.
L’humour reste présent, notamment à travers certaines situations et l’évocation des enseignements de « sa majesté le chat », élément décalé typique de l’univers Slime. Cette légèreté équilibre les scènes de combat plus tendues.
Graphiquement, le manga conserve l’esthétique colorée et énergique associée à la franchise. Les affrontements sont dynamiques, avec une mise en scène claire qui met en valeur les capacités des personnages.
Le spin-off continue également d’élargir l’univers de Tempest en explorant d’autres points de vue et d’autres figures secondaires, tout en restant accessible aux fans de la série principale.
Trinité se distingue ainsi par son ton plus aventureux et collectif, centré sur des héroïnes attachantes et pleines d’énergie.
Un tome rythmé et divertissant, où combats, progression des personnages et esprit d’équipe renforcent encore l’univers foisonnant de Slime.
ASIN : B0G7VD65SP
Éditeur : Kurokawa
Date de publication : 9 avril 2026
Édition : Illustrated
Langue : Français
Nombre de pages de l’édition imprimée : 160 pages
Retrouvez les célèbres faucheurs d’âmes dans une nouvelle édition Perfect pour le plus grand plaisir des fans de la licence !
Avec ce quatorzième tome de Soul Eater Perfect Edition, Atsushi Ohkubo poursuit la montée en intensité psychologique de son univers gothique et déjanté, en mettant particulièrement en avant le personnage de Crona.
Le passage cité donne immédiatement le ton : derrière l’action et l’esthétique exubérante du manga se cache une réflexion plus sombre sur la violence, l’isolement et la construction de soi. Crona apparaît ici comme une figure profondément brisée, façonnée par la peur et la destruction.
Ce tome approfondit la dimension intérieure du personnage. Son rapport au monde, marqué par l’incompréhension et la souffrance, donne au récit une tonalité plus tragique. La violence n’est pas simplement spectaculaire : elle devient un langage appris, presque imposé.
L’univers de Soul Eater continue de mêler plusieurs registres. Le manga conserve son énergie visuelle, ses combats dynamiques et son humour particulier, tout en développant des thèmes plus lourds autour de la folie et de l’identité.
Graphiquement, Atsushi Ohkubo reste fidèle à son style immédiatement reconnaissable : contrastes marqués, designs expressifs, compositions nerveuses. Cette esthétique singulière participe pleinement à l’ambiance du manga.
La Perfect Edition permet également de redécouvrir l’œuvre dans un format plus soigné, mettant davantage en valeur le trait de l’auteur et les détails de ses planches.
Ce tome marque une étape importante dans l’évolution émotionnelle de certains personnages, notamment Crona, dont la fragilité contraste avec la brutalité du monde qui l’entoure.
Soul Eater continue ainsi de se distinguer par sa capacité à mêler action, fantastique et questionnements plus profonds sur la peur, la solitude et le rapport à l’autre.
Un volume intense et sombre, où derrière les affrontements spectaculaires se cache une réflexion troublante sur la violence et l’humanité.
Éditeur : Kurokawa
Date de publication : 9 avril 2026
Édition : Illustrated
Langue : Français
Nombre de pages de l’édition imprimée : 240 pages
Ainara, 17 ans, élève dans un lycée catholique, s’apprête à passer son bac et à choisir son futur parcours universitaire. A la surprise générale, cette brillante jeune fille annonce à sa famille qu’elle souhaite participer à une période d’intégration dans un couvent afin d’embrasser la vie de religieuse. La nouvelle prend tout le monde au dépourvu. Si le père semble se laisser convaincre par les aspirations de sa fille, pour Maite, la tante d’Ainara, cette vocation inattendue est la manifestation d’un mal plus profond …
Après le remarqué Lullaby, Alauda Ruiz de Azúa poursuit son exploration des liens familiaux et des tensions intimes avec Les Dimanches, un drame sensible et profondément troublant autour de la foi, du doute et de la construction de soi.
Ainara, 17 ans, brillante lycéenne issue d’un milieu catholique, semble avoir un avenir tout tracé. Pourtant, à la surprise générale, elle annonce à sa famille son désir d’intégrer un couvent afin de devenir religieuse. Une décision incompréhensible pour ses proches, qui fait éclater des tensions enfouies et révèle les fractures silencieuses d’une famille incapable de réellement communiquer.
Le film évite constamment le jugement facile. Alauda Ruiz de Azúa ne cherche ni à idéaliser la foi ni à la condamner. Ce qui l’intéresse avant tout, c’est ce moment fragile où une jeune femme tente de donner un sens à sa vie dans un monde où chacun projette sur elle ses propres attentes. La vocation d’Ainara devient alors un miroir des peurs et des frustrations familiales.
La grande réussite du film réside dans sa subtilité émotionnelle. Derrière les repas de famille, les discussions banales et les silences pesants, se dessine peu à peu un malaise plus profond. La tante Maite, interprétée avec une intensité remarquable par Patricia López Arnaiz, pressent que cette vocation soudaine cache peut-être une souffrance plus intime. Son regard inquiet donne au récit une tension psychologique discrète mais constante.
Face à elle, Blanca Soroa impressionne par la retenue de son jeu. Son Ainara demeure insaisissable, entre conviction sincère, besoin d’évasion et quête identitaire. Cette ambiguïté nourrit toute la force du film.
Visuellement, Les Dimanches adopte une mise en scène épurée et naturaliste. Les intérieurs familiaux, les salles de classe et les espaces religieux sont filmés avec douceur, presque comme des lieux suspendus où le temps ralentit. La lumière naturelle et les cadres fixes renforcent cette impression d’intimité étouffante.
Mais au-delà du sujet religieux, le film parle surtout de liberté et du poids des attentes sociales. Peut-on réellement choisir sa vie lorsque tout le monde pense savoir ce qui est bon pour nous ? Cette question traverse le récit avec une grande délicatesse.
Un drame intimiste et bouleversant, porté par deux performances remarquables et la mise en scène sensible de Alauda Ruiz de Azúa. Les Dimanches confirme le talent d’une cinéaste capable de transformer les conflits silencieux du quotidien en véritable tension émotionnelle.
DVD / Blu-ray – Image / Son / Bonus
Image
L’édition vidéo met parfaitement en valeur l’esthétique sobre et lumineuse du film. La photographie naturelle conserve une belle finesse dans les détails, notamment dans les scènes d’intérieur baignées de lumière douce. Les teintes discrètes et les cadres épurés participent pleinement à cette atmosphère contemplative et intime. L’image privilégie le réalisme et la proximité avec les personnages, sans artifices visuels inutiles.
Son
La piste sonore repose avant tout sur la subtilité. Les dialogues sont clairs et parfaitement équilibrés, essentiels dans un film où chaque silence et chaque hésitation comptent autant que les mots. Les ambiances discrètes — craquements, bruits domestiques, chants religieux ou simples respirations — renforcent l’immersion émotionnelle. La musique, utilisée avec parcimonie, accompagne délicatement les moments de tension intérieure.
Verdict
Une très belle édition pour un drame intimiste d’une grande finesse. Grâce à une image élégante, un son immersif et des bonus enrichissants, Les Dimanches confirme toute la sensibilité du cinéma de Alauda Ruiz de Azúa. Un film délicat et habité, qui explore avec intelligence les tensions entre foi, liberté et famille.
Classé : Tous publics
Dimensions du produit (L x l x h) : 13,5 x 1,5 x 19 cm; 85 grammes
Réalisateur : Alauda Ruíz de Azúa
Format : PAL
Durée : 1 heure et 50 minutes
Date de sortie : 16 juin 2026
Acteurs : Blanca Soroa, Juan Minujin, Mabel Rivera, Miguel Garcés, Patricia López Arnaiz
Quand sa mère menace de le virer du pavillon familial s’il ne se bouge pas les fesses, Sprite se retrouve coincé dans un paradoxe : il doit passer son permis pour trouver un taf, mais il a besoin d’un taf pour payer son permis. Heureusement, Marie-Charlotte, sa monitrice d’auto-école, est prête à tout pour l’aider – même à lui prêter son baise-en-ville. Mais… C’est quoi, au fait, un baise-en-ville ?
Avec Baise-en-ville, Martin Jauvat confirme son regard singulier sur une jeunesse française débrouillarde, paumée et profondément attachante. Entre chronique sociale, comédie absurde et portrait de banlieue, le film capte avec beaucoup de justesse les galères du quotidien et cette impression de tourner en rond quand tout semble bloqué avant même d’avoir commencé.
Sprite vit encore chez sa mère, sans permis, sans travail et sans véritable perspective. Lorsqu’elle menace de le mettre dehors s’il ne se prend pas enfin en main, il se retrouve enfermé dans un cercle absurde : impossible de trouver un emploi sans permis, impossible de payer le permis sans emploi. Une mécanique sociale simple mais terriblement réaliste, que le film transforme en comédie douce-amère.
La grande force de Baise-en-ville réside dans son ton. Martin Jauvat filme ses personnages avec énormément de tendresse, sans jamais les juger. L’humour naît des situations, des maladresses, des silences et d’un sens très particulier du décalage. Le titre lui-même devient un running gag étrange et mélancolique autour de cet objet mystérieux qu’est le “baise-en-ville”, à la fois accessoire concret et symbole d’un passage à l’âge adulte qui semble toujours repoussé.
Face à lui, Emmanuelle Bercot apporte une énergie inattendue dans le rôle de Marie-Charlotte, monitrice d’auto-école aussi fantasque que touchante. Leur relation, faite de maladresses et d’élans improbables, donne au film une humanité permanente.
Visuellement, le long métrage adopte une mise en scène minimaliste mais extrêmement vivante. Les zones pavillonnaires, parkings, petites routes et appartements modestes deviennent le décor d’une France périphérique rarement filmée avec autant de douceur. Le réalisme du quotidien glisse régulièrement vers une forme de poésie absurde discrète mais très personnelle.
Sous son apparence légère, Baise-en-ville parle finalement de précarité, de solitude et de la difficulté à devenir adulte dans une société où tout semble conditionné par l’argent et les codes administratifs. Mais le film ne sombre jamais dans le misérabilisme. Il préfère observer ses personnages avec humour, empathie et une vraie sincérité.
Une comédie atypique, fragile et profondément humaine, portée par le charme maladroit de Martin Jauvat et la présence lumineuse de Emmanuelle Bercot.
DVD / Blu-ray – Image / Son / Bonus
Image
L’édition vidéo restitue parfaitement l’esthétique naturaliste du film. La photographie privilégie les lumières naturelles et les décors du quotidien, donnant au récit une authenticité immédiate. Les couleurs légèrement ternes et les ambiances de banlieue pavillonnaire participent pleinement au charme discret du long métrage. Les détails restent précis, notamment dans les scènes extérieures et les séquences de conduite, tout en conservant ce grain réaliste volontairement modeste.
Son
La piste sonore mise avant tout sur la proximité et le réalisme. Les dialogues restent toujours clairs, élément essentiel dans une comédie reposant autant sur les échanges maladroits et les silences gênés. Les bruits du quotidien — moteurs, circulation, appartements, auto-école — renforcent l’immersion dans cet univers très concret. La musique accompagne subtilement le récit sans jamais casser la simplicité du ton.
Verdict
Une édition cohérente avec l’esprit du film : simple, sincère et profondément attachante. Grâce à une image fidèle à son réalisme délicat et une ambiance sonore immersive, Baise-en-ville confirme le talent singulier de Martin Jauvat pour raconter les galères ordinaires avec humour et humanité.
Classé : Tous publics
Dimensions du colis : 17 x 14 x 1,4 cm; 80 grammes
Format : PAL
Durée : 1 heure et 33 minutes
Date de sortie : 2 juin 2026
Acteurs : Anaïde Rozam, Emmanuelle Bercot, Martin Jauvat, Sébastien Chassagne, William Lebghil
Jean-Paul SALOMÉ (La Daronne) signe avec L’Affaire Bojarski un polar tendu et immersif, qui se distingue par son ancrage dans une histoire vraie mais méconnue, inspirée du véritable Ceslaw Jan Bojarski.
Le film plonge au cœur d’une enquête minutieuse, faite de surveillance, d’infiltration et de manipulation, en privilégiant une approche réaliste et sans artifices.
Après La Daronne, Jean-Paul Salomé revient au polar avec L’Affaire Bojarski, un thriller inspiré d’une histoire vraie aussi fascinante que méconnue. Le cinéaste plonge le spectateur dans la trajectoire de Jan Bojarski, ingénieur polonais réfugié en France après la guerre, dont le génie technique va progressivement le faire basculer dans le monde du faux monnayage.
Le film suit l’ascension discrète mais dangereuse de cet homme incapable de faire reconnaître légalement ses inventions à cause de son absence d’état civil. Condamné aux petits boulots malgré son intelligence hors norme, Bojarski accepte finalement de mettre son talent au service du crime en fabriquant de faux billets pour des réseaux clandestins. Une décision qui l’entraîne dans une double vie de plus en plus risquée, tandis que l’inspecteur Mattei se rapproche inexorablement de lui.
Là où L’Affaire Bojarski impressionne, c’est dans son refus du spectaculaire facile. Jean-Paul Salomé privilégie une approche réaliste, presque documentaire par moments, où l’enquête se construit à travers la surveillance, les filatures et les détails techniques. Cette sobriété donne au film une tension constante et immersive.
Le casting contribue énormément à cette réussite. Reda Kateb livre une performance magnétique, tout en retenue, incarnant un homme brillant mais enfermé dans ses contradictions. Sara Giraudeau apporte une vraie intensité au rôle de l’enquêtrice déterminée, tandis que Pierre Lottin et Bastien Bouillon renforcent la crédibilité et l’épaisseur de cette mécanique policière.
Visuellement, le film adopte une esthétique sombre et élégante, où les ateliers clandestins, appartements modestes et bureaux d’enquête deviennent les pièces d’un puzzle criminel étouffant. La photographie froide et les décors minutieux participent pleinement à cette immersion dans une France d’après-guerre encore marquée par les cicatrices du conflit.
Mais au-delà du polar, L’Affaire Bojarski raconte surtout la tragédie d’un homme invisible, dont le génie finit récupéré par un système qui l’exploite autant qu’il le rejette. Cette dimension humaine donne au film une profondeur inattendue.
Porté par une mise en scène précise et un superbe casting, L’Affaire Bojarski s’impose comme un thriller rigoureux, captivant et intelligent. Un polar français solide, qui redonne vie à un fait divers oublié avec une remarquable maîtrise.
DVD / Blu-ray – Image / Son / Bonus
Image
L’édition vidéo propose une image particulièrement soignée, fidèle à l’esthétique froide et réaliste voulue par Jean-Paul Salomé. Les contrastes maîtrisés mettent en valeur les ambiances nocturnes, les ateliers clandestins et les intérieurs sombres qui dominent le film. La photographie conserve une belle précision dans les détails, notamment lors des scènes d’enquête et de fabrication des faux billets. Les teintes légèrement désaturées renforcent cette sensation de tension permanente et d’immersion dans une France d’après-guerre encore marquée par l’ombre du conflit.
Son
La piste sonore privilégie l’efficacité et la sobriété. Les dialogues restent parfaitement intelligibles, élément essentiel dans un thriller où chaque échange compte. Le mixage joue beaucoup sur les silences, les bruits mécaniques, les surveillances discrètes et les ambiances urbaines pour installer une tension continue. La musique accompagne le récit avec retenue, sans jamais prendre le dessus sur l’atmosphère réaliste du film. Un ensemble immersif qui soutient parfaitement le suspense.
Verdict
Une très belle édition pour un polar français élégant et immersif. Grâce à une image soignée, une ambiance sonore précise et des bonus enrichissants, L’Affaire Bojarski confirme toutes les qualités d’un thriller tendu et intelligent porté par un casting remarquable.
Classé : Tous publics
Dimensions du colis : 17 x 14 x 1,4 cm; 85 grammes
Format : PAL
Durée : 2 heures et 3 minutes
Date de sortie : 14 mai 2026
Acteurs : Bastien Bouillon, Pierre Lottin, Quentin Dolmaire, Reda Kateb, Sara Giraudeau
Quatre jeunes filles à quatre époques différentes.Alma, Erika, Angelika et Lenka passent leur adolescence dans la même ferme, au nord de l’Allemagne. Alors que la maison se transforme au fil du siècle, les échos du passé résonnent entre ses murs. Malgré les années qui les séparent, leurs vies semblent se répondre
PRIX DU JURY À CANNES
Récompensé par le Prix du Jury au Festival de Cannes, Les Échos du passé s’impose comme une œuvre sensorielle et hantée, où le temps semble se replier sur lui-même. Avec ce deuxième long métrage, Mascha Schilinski construit un récit vertigineux autour de quatre adolescentes vivant à des époques différentes, mais toutes liées à une même ferme perdue dans le nord de l’Allemagne.
Alma, Erika, Angelika et Lenka grandissent chacune dans cette maison qui traverse le siècle. Les murs changent, les générations passent, mais quelque chose demeure. Des gestes, des silences, des peurs, des désirs. Peu à peu, le film crée des correspondances troublantes entre ces jeunes filles séparées par les décennies, comme si leurs existences dialoguaient au-delà du temps.
Là où le cinéma de Mascha Schilinski impressionne, c’est dans sa manière de faire ressentir la mémoire plutôt que de l’expliquer. La narration éclatée refuse les repères faciles. Les temporalités se mêlent, les visages se répondent, les sons deviennent des passerelles invisibles entre les époques. Le spectateur se perd parfois volontairement dans ce labyrinthe sensoriel où chaque pièce de la ferme semble contenir les traces des vies précédentes.
Visuellement, le film possède une puissance rare. La mise en scène joue constamment sur les matières, les lumières naturelles et les détails du quotidien pour faire émerger une sensation de présence fantomatique. La maison devient un personnage à part entière : témoin silencieux des traumatismes, des rêves et des répétitions de l’Histoire.
Les jeunes comédiennes, notamment Hanna Heckt et Lena Urzendowsky, portent le film avec une intensité fragile et presque hypnotique. Leurs regards suffisent souvent à transmettre ce que les mots taisent.
Avec Les Échos du passé, Mascha Schilinski signe une œuvre exigeante, profondément immersive, qui parle de transmission, de mémoire féminine et des blessures invisibles qui traversent les générations. Un film mystérieux et bouleversant, qui confirme l’émergence d’une voix singulière dans le cinéma européen contemporain.
DVD – Image / Son / Bonus
Image
L’édition DVD restitue avec beaucoup de finesse le travail visuel du film. Les contrastes volontairement doux et la photographie naturelle conservent une belle tenue malgré le format DVD. Les textures de la ferme, les jeux d’ombre et les lumières froides du nord de l’Allemagne participent pleinement à cette atmosphère fantomatique et mélancolique. Les différentes époques possèdent chacune leur identité visuelle, subtilement retranscrite dans cette édition.
Son
La piste sonore se révèle particulièrement immersive. Le film repose énormément sur les ambiances : craquements du bois, souffle du vent, silences pesants et échos lointains deviennent presque des personnages à part entière. Les dialogues restent toujours clairs, tandis que la musique accompagne discrètement cette sensation de mémoire qui hante les lieux. Un mixage sobre mais extrêmement précis, idéal pour un visionnage dans le calme.
Verdict
Une édition élégante pour un film d’auteur marquant, porté par une ambiance unique et une mise en scène hypnotique. Les Échos du passé confirme le talent singulier de Mascha Schilinski et mérite pleinement sa distinction cannoise. Un DVD indispensable pour les amateurs de cinéma contemplatif et de récits hantés par le temps.
Rapport de forme : 1.37:1
Classé : Tous publics
Dimensions du colis : 17 x 14 x 1,4 cm; 85 grammes
À l’apogée de sa gloire, Marcel Pagnol reçoit la commande d’une rédactrice en chef d’un grand magazine féminin pour l’écriture d’un feuilleton littéraire, dans lequel il pourra raconter son enfance, sa Provence, ses premières amours… En rédigeant les premiers feuillets, l’enfant qu’il a été autrefois, le petit Marcel, lui apparaît soudain. Ainsi, ses souvenirs ressurgissent au fil des mots : l’arrivée du cinéma parlant, le premier grand studio de cinéma, son attachement aux acteurs, l’expérience de l’écriture. Le plus grand conteur de tous les temps devient alors le héros de sa propre histoire.
Avec Marcel et Monsieur Pagnol, Sylvain Chomet signe un film d’animation délicat, tendre et profondément cinéphile. Le réalisateur des Triplettes de Belleville s’empare de la figure de Marcel Pagnol non comme d’un monument figé, mais comme d’un homme traversé par ses souvenirs, ses doutes et son besoin vital de raconter. Le film, présenté à Cannes en 2025, revient sur Pagnol à l’heure où il se replonge dans son enfance et dans la Provence qui a nourri toute son œuvre.
Le récit trouve sa belle idée dans cette rencontre imaginaire entre Marcel adulte et le petit Marcel. À travers ce dialogue intérieur, les souvenirs reprennent vie : la famille, les premières émotions, l’arrivée du cinéma parlant, la naissance des studios, l’amour des acteurs et cette passion de l’écriture qui devient une manière de retenir le temps. Chomet compose un portrait affectueux, parfois mélancolique, où l’hommage ne tombe jamais dans la simple illustration scolaire.
Visuellement, le film séduit par son élégance. L’animation garde cette patte artisanale, légèrement rétro, qui donne aux personnages une présence chaleureuse. Les couleurs de Provence, les décors, les silhouettes et les détails graphiques créent un univers entre mémoire, théâtre et cinéma. L’image du DVD restitue bien cette douceur picturale : les contrastes sont équilibrés, les teintes lumineuses sans excès, et les scènes plus intimes conservent une belle lisibilité.
Côté son, l’édition accompagne efficacement le charme du film. Les dialogues restent clairs, essentiels dans une œuvre consacrée à un immense conteur. La musique de Stefano Bollani accompagne le mouvement des souvenirs avec finesse, sans jamais écraser l’émotion.
Verdict : un très beau DVD, à la fois patrimonial et accessible, qui célèbre Marcel Pagnol avec poésie. Un film tendre, élégant et idéal pour redécouvrir l’homme derrière l’écrivain, le cinéaste et le conteur populaire.
Classé : Tous publics
Audio description : : Français
Réalisateur : Sylvain Chomet
Durée : 1 heure et 31 minutes
Date de sortie : 15 mai 2026
Langue : Français (DTS-HD 2.0), Français (DTS-HD 5.1)
Berthe Gavignol, 102 ans, est arrêtée par la police après avoir tiré sur un homme avec un Luger, un vieux pistolet allemand.
Avec Mamie Luger : La tentation du mâle, Nicolas Keramidas livre une bande dessinée explosive qui mélange polar noir, humour burlesque et satire sociale.
Le point de départ est aussi absurde qu’efficace : Berthe Gavignol, 102 ans, est arrêtée après avoir tiré sur un homme avec un vieux Luger allemand. Mais l’interrogatoire révèle rapidement que cette vieille dame au caractère bien trempé cache un passé autrement plus dangereux qu’il n’y paraît.
Le récit repose sur le contraste entre l’image traditionnelle de la « petite mamie » et la réalité du personnage. Berthe détourne immédiatement les attentes : langage cru, tempérament incontrôlable, souvenirs violents. Cette opposition nourrit une grande partie de l’humour noir de l’album.
Au fil des révélations, la BD dévoile une succession de secrets, de cadavres et de règlements de comptes. Derrière le ton déjanté, le livre aborde pourtant des thèmes sérieux, notamment les violences faites aux femmes et les mécanismes de domination.
Berthe apparaît alors comme une figure de résistance radicale. Refusant le statut de victime, elle transforme sa colère en arme. Le récit joue volontairement sur l’exagération, flirtant avec le grotesque sans perdre sa dimension critique.
Graphiquement, Nicolas Keramidas développe un style énergique et expressif. Les scènes d’action, les expressions et les dialogues participent pleinement à l’humour corrosif de l’ensemble.
L’album alterne entre enquête policière, souvenirs et scènes absurdes, créant un rythme très vivant. L’humour grinçant permet d’équilibrer la noirceur des sujets abordés.
Mamie Luger s’inscrit dans une tradition de polar satirique, où la violence et la comédie coexistent pour dénoncer certaines hypocrisies sociales.
Une bande dessinée irrévérencieuse et jubilatoire, portée par une héroïne aussi incontrôlable qu’inoubliable.
Éditeur : CASTERMAN
Date de publication : 13 mai 2026
Édition : Illustrated
Langue : Français
Nombre de pages de l’édition imprimée : 80 pages