Elle, vexée et affligée par le manque d’investissement de son compagnon dans leur vie de couple, vient de mettre fin brutalement à leur histoire.
Chronique : Vision inspirée des années soixante. Cela fait de lui l’un des deux protagonistes de son histoire. Une jeune femme qui vient de quitter l’appartement qu’elle partage avec son compagnon est en colère contre son manque d’engagement. Sur cette terre sablonneuse, elle l’a rencontré, un jeune homme désabusé par sa vie amoureuse. Pour une raison quelconque, les deux vont s’y adonner, puis planifier leur vie conjugale ensemble, imaginant leur vie quotidienne, leur mariage, leurs enfants, leurs disputes, et même le jour où la vie et la mort seront séparées.
Une histoire espiègle au puissant pouvoir romantique. Et à huis clos… en plein air, évoquant le bonheur d’une rencontre impromptue. Le suspense que nous ne sacrifierons pas ici est bien sûr de savoir s’ils prendront ou non le risque de finir ensemble.
Lucas et Jade ont hérité du pouvoir de leur mère : traverser les tableaux pour atterrir dans l’atelier de l’artiste. Quel pouvoir extraordinaire ! Encore faut-il pouvoir s’en servir. Et la tentation est immense surtout lorsqu’ils sont en visite scolaire au musée du Louvre !
Chronique : Cette bande dessinée met en scène deux antihéros où l’album, non paginé, propose la découverte d’un artiste ici Léonard de Vinci. C’est prétexte à la visite d’une époque dans le but de répondre à un besoin ou à une interrogation des enfants. L’utilisation prononcée des tons de terre rend certaines planches plutôt ternes. Les illustrations détaillées donnent son sens au récit et ajoutent des détails historiques. L’humour du récit est aussi soutenu par des personnages caricaturaux très expressifs et de nombreux jeux de mots. de plus, certaines planches proposent des chutes surprenantes qui suscitent l’intérêt du lecteur. Il est a noté que les notions historiques abordées dans cet ouvrage sont bien cherché. Il s’agit donc d’un ouvrage qui permettra au lecteur de développer sa connaissance d’événements historiques et qui plaira, entre autres, aux jeunes ayant un intérêt pour les œuvres où l’histoire.
Vous ne parvenez pas à vous endormir le soir ? Vous restez éveillé(e) la nuit beaucoup trop longtemps ? Vous vous réveillez bien trop tôt ? Pendant la journée, vous souffrez de fatigue, de manque d’énergie, de problèmes de concentration ? Vous avez le sentiment d’avoir tout essayé et vous craignez de ne jamais (re)trouver un sommeil de qualité? Alors ce livre est fait pour vous !
Chronique : Voilà une œuvre de haute tenue, par un docteur qui a le souci de rendre l’attrait de la recherche, et de la recherche sur le sommeil qui n’est pas une phase hors vie, qui conditionne notre développement, notre existence, nos capacités de vie, notre histoire individuelle et collective, notre capacité à survivre, appendre, agir et à évoluer…. le livre se lit avec plaisir et facilité. Il est complet : s endormir détendu, faire une bonne nuit réparatrice, se réveiller en pleine forme. Un programme complet avec des schémas pour les mouvements de détente. Un programme quotidien : réveil, pause déjeuner, retour au travail (dont transport ou chez soi), coupure, soir. Des conseils judicieux. Des techniques de respirations diverses et variées. Avec cet ouvrage apprendre à bien dormir devient un plaisir enchanteur. Alors, si vous souhaitez retrouver le sommeil et vous procurer un bien-être paisible et heureux, n’hésitez pas une seule seconde à acquérir ce livre…et surtout à mettre en pratique les conseils qui y sont prodigués !!!!
Éditeur : Kennes Editions (1 mars 2023) Langue : Français Broché : 240 pages ISBN-10 : 2380758956 ISBN-13 : 978-2380758955
Une fillette imagine la maison de ses rêves, le lieu parfait où jouer avec Tata, sa meilleure amie. Au fil des pages, tout ce qu’elle souhaite s’ajoute autour de sa maison : un comptoir à crème glacée, une piscine, une cabane dans un arbre, et bien plus encore. L’endroit devient fabuleux ! Or, il y a de moins en moins de place pour Tata, qui se retrouve finalement projetée hors de l’image…
Chronique : Dans la description du livre, il est indiqué : « Le premier livre pour enfants en illustration et texte d’Iris Samartzis parle directement au cœur des enfants et capte leurs désirs sans fin.
Tataest l’un des livres pour enfants les plus beaux, les plus vivants, les plus colorés, les plus drôles .
Le texte coexiste harmonieusement avec l’image, il ne la submerge pas, il ne l’étouffe pas, il lui donne l’espace qui lui revient pour se dérouler et de donner au lecteur bien plus que ce qui est décrit avec des mots, des éléments qu’il faudra décoder pour pouvoir voir ce que veut son créateur. Iris Samartzi est connue pour les décors en trois dimensions qu’elle crée et a été maintes fois primée pour les livres qu’elle a illustrés. Ici, elle utilise diverses techniques (collage, bricolage, peinture) pour mettre en place l’univers des deux filles et dans chaque double page il ajoute quelque chose jusqu’à ce que plus rien ne colle, pas même l’un des protagonistes. Et comme toujours, elle s’attache au détail, car c’est lui qui détermine le cours de son histoire. Une histoire qui glorifie l’imagination débridée des enfants, l’amitié, les « besoins » des enfants qui n’ont ni arrêt ni limite. Un élément déroutant au début, mais qui a du sens à la fin, l’anonymat d’une fille. Peut-être que de cette façon, le créateur a voulu donner de l’espace au jeune lecteur pour reflété dans l’histoire qu’il lit, pour se voir dans le visage de la petite jeune femme à quatre pattes.
À la fin du XVIIIe siècle, il faut être un garçon pour embarquer sur un navire, ou le faire croire… Et c’est exactement ce qu’entreprend Camille pour monter à bord de La Boussole, un des deux bateaux de la mission d’exploration menée par le capitaine La Pérouse.
Chronique : Fabien Clavel mélange plusieurs thèmes intéressants, comme le féminisme ou l’esclavage, que j’ai trouvé bien expliqués et accessibles aux enfants. Pour moi, c’est une très bonne combinaison qui ouvre les jeunes à des thèmes historiques et sociaux. Le roman parle avant tout de liberté, contre l’ injustice et traite des esclaves en lutte nécessaire, tout est dans le cadre de l’hommage.
Exposition Manet / Degas au Musée d’Orsay du 28 mars au 23 Juillet 2023
Impressionniste sans l’être, moderne sans le dire, scandaleux à son corps défendant, à la croisée des modes et des mouvements, Édouard Manet réinventa surtout le réalisme, et ce faisant, orienta toute la peinture du xxe siècle. Celui qui croisa des figures aussi importantes que Baudelaire, Zola, Berthe Morisot, Monet ou Degas, imposa de nouveaux sujets, des représentations inédites et fit de l’expression picturale une des plus hautes qui soit.
Chronique : « Je peins ce que je vois et non ce que les autres veulent bien voir » Edouard Manet était un flâneur dans le Paris du 19e siècle. Issu de la grande bourgeoisie et ami de « Zola » et de « Baudelaire », il s’est progressivement détourné de la peinture d’histoire pour se consacrer à des scènes de la vie urbaine. Toute sa vie, il aspira à la reconnaissance, mais des œuvres comme « Petit déjeuner en plein air » et « Olympia » ne provoquèrent que de violents scandales. Le tableau « Nana » a même dû être retiré du salon. Les instantanés provocants du quotidien, souvent de femmes, semblaient en outre n’être peints qu’à moitié. Ce livre met en contraste l’œuvre de Manet avec l’art de ses contemporains, le silence mystérieux de ses personnages avec l’agitation bruyante de l’époque. Il dresse ainsi le portrait d’un homme qui rompt artistiquement avec toutes les conventions, mais qui cherche socialement à s’affirmer, ce qu’il ne fera qu’après sa mort en 1883.
Les reproductions présentées dans ce volume sont fidèles et leurs dimensions donnent une vision des tableaux des plus appréciables. Tous ceux-ci sont accompagnés d’un commentaire toujours très instructif.
Rendre l’oeuvre d’Édouard Manet plus proche, c’est tout le pari réussi de ce beau livre.
Un jour, le Parsi se prépara un gâteau de deux pieds de large et de trois de haut, qui sentait si bon qu’on en aurait pleuré. Il s’apprêta à le déguster quand déboula un énorme Rhinocéros.
Chronique : Cette histoire d’origine pour les enfants se lit comme un conte folklorique des peuples originaires de la région où vit le rhinocéros. Compte tenu de ses voyages, de sa curiosité innée et de son intelligence, il est possible que cette histoire soit une adaptation d’un récit auquel Kipling a été exposé en Afrique. Les illustrations sont parfois en couleur et toujours très détaillées. L’histoire est écrite pour un niveau d’un enfant au milieu de l’école primaire. Elle est facile à comprendre et amusante lorsqu’un tour est joué au rhinocéros mal élevé. Il y a aussi quelques risques de fous rires si la lecture est faite avec la bonne inflexion de voix.
J’ai apprécié qu’à la fin de chaque histoire, il y ait des faits, des définitions de vocabulaire, des questions de discussion et des idées de recherche personnelle.
Noise est un film belge réalisé par Steffen Geypens avec Sallie Harmsen et Ward Kerremans.
Un thriller psychologique dans le style de Henry James… avec des distances et des mises à jour plus qu’évidentes. Une bonne photographie, de bonnes performances dans un scénario qui ne veut jamais s’échapper des griffes tentantes du genre.
Un film avec une très bonne photographie et des scènes très bien dirigées et traitées sur un scénario qui, cependant, ne veut pas sortir des schémas établis de ces films d’horreur psychologique et de “maison en banlieue” et de secrets de famille.
Le meilleur du film est l’actrice, Sallie Harmsen, qui ressemble (de façon plus que suspecte) à Naomi Watts dans un de ces films que la phénoménale actrice australienne affectionne. Sallie Harmsen nous donne le profil d’une mère angoissée à la perfection, profilant un personnage avec aisance et sachant donner sa “touche” dans les scènes. Ce n’est pas une superbe performance, bien sûr, car le film ne prétend pas l’être.
Quant à l’intrigue : facile, un de ces presque téléfilms qui empruntent tellement d’idées qu’ils se limitent simplement à vivre dans le confort d’idées qui fonctionnent déjà et qui, en les laissant couler d’elles-mêmes, finissent par n’aller nulle part, si ce n’est dans un divertissement confortable et simple.
Et ce n’est pas plus mal : vous cherchez un film de genre bien ficelé qui n’embrouille l’esprit de personne ? Si le film promet d’aborder les terrains les plus profonds et les plus pervers de la psyché, il reste un peu dans l’intention et dans le fait de nous offrir un peu plus de ” l’habituel ” dans un thriller techniquement soigné et, oui, parfait pour un vendredi de printemps divertissant.
Un film qui se contente de remplir le genre, il le fait bien, mais il nous manque des nouveautés et de l’audace.
A la fin de Noise, la vérité derrière le secret de l’usine chimique de Pol est qu’il n’y a pas eu de secret du tout. Depuis la mort tragique de sa femme, Pol a toujours regretté sa décision de sauver son fils en bas âge plutôt que sa femme, ce qui a eu un effet durable sur la relation entre le père et le fils.
A la fin de Noise, Matt mentionne que son père n’a jamais été satisfait ou heureux de ce qu’il faisait et qu’il a toujours été très critique à son égard. Cela est directement dû au sentiment de Pol d’avoir perdu sa femme à cause de son fils, et Matt aspire toujours à l’amour et à la reconnaissance de son père.
En fin de compte, Matt est convaincu que le fait de creuser le sol à l’intérieur de sa maison révélerait une chambre sous l’usine où se trouvent les cadavres restants. Il commence à travailler dans ce sens, mais au lieu de trouver de nouvelles preuves, il ouvre un trou dans le lit d’eau, qui est peut-être celui du lac voisin.
Matt est sur le point de se noyer dans l’eau lorsque Liv se précipite et tente de l’aider. A la fin de Noise, elle aussi est entraînée dans l’eau, mais finalement le vieux Pol vient à leur secours, les tirant tous les deux de l’eau et rétablissant peut-être la relation entre le père et le fils.
A la fin de Noise, Matt et Liv sont vus dans leur maison, après s’être installés, et tous deux se tiennent sur leur pelouse, regardant dehors avec un bonheur évident sur leurs visages. Mais ce qu’il advient exactement des troubles mentaux de Matt n’est pas discuté. Il fixe l’étang pendant quelques secondes avant de sourire, suggérant peut-être qu’il pense lui aussi à se noyer comme l’a fait sa mère.
On connaissait Les Trois Mousquetaires nimbés d’aura d’honneur et de prestige… les revoici dans une savoureuse parodie prêts à enchaîner les gags et les gaffes. Ici d’Artagnan se livre volontiers au breakdance Porthos ne songe qu’à manger, tandis que Milady et le Cardinal se montrent plus sournois que jamais…
Chronique : La parodie des trois mousquetaires imaginée par FABRICE ERRE / GILLES ROCHIER est un régal visuel et narratif. Les aventures des mousquetaires reprennent les poncifs de la série, la sempiternelle confrontation avec Richelieu, Milady et même méta avec Alexandre Dumas lui même pour les pervertir à travers un comique de répétition hilarant. Chaque planche se ponctue par un gag.
Comme souvent dans les bédés de Fabcaro et Fabrice Erre, les dessins sont grossiers, les traits sont lourds, mais ça marche à fond avec leur humour décalé, absurde, débile, qui fait rire et sourire.
C’est burlesque, c’est décalé à fond, les auteurs se moquent lourdement des mousquetaires et ça marche, car ce n’est jamais fait sans intelligence.
1627. Un jeune homme noble et sans le sou chevauche vers Paris. Un seul rêve anime l’impétueux d’Artagnan : devenir Mousquetaire du Roi et ainsi intégrer un corps d’élite symbole de prestige et d’héroïsme.
Chronique : Le credo « Un pour tous et tous pour un ! » est reconnaissable entre mille ! Il s’agit bien sûr de la célèbre phrase que proclament les mousquetaires d’Alexandre Dumas.
Le coup de crayon de Cédric Tchao m’a beaucoup plu. Les décors sont bien réalisés, les planches dynamiques, les personnages expressifs et charismatiques… Tout en respectant les codes du shônen, ce manga a réussi à proposer une mise en place énergique, de nombreuses rixes, un rythme haletant, des complots ainsi qu’une bonne dose d’intrigues politiques et amoureuses. Certes, l’intrigue est condensée : elle est bien plus développée dans le roman original cependant, les grandes lignes sont là, tandis que l’univers colle bien avec celui de Dumas ! Avec Les Trois Mousquetaires, on vise les enfants mais surtout en vu de l’adaptation cinéma de 2023 . Alors, bien sûr, sur 200 pages, les lecteurs n’auront pas accès à l’intégralité même si coupé en 2 parties. Vous l’aurez donc compris, les enfants vont découvrir les grandes lignes de l’histoire d’Alexandre Dumas. Nous sommes vraiment sur une introduction à cet univers, qui devrait leur donner envie d’en connaître bien plus lorsqu’ils auront le niveau pour lire l’œuvre intégrale.
En ce qui concerne le dessin, le manga est en noir et blanc, à part quelques pages couleurs au tout début, mais si vos enfants sont déjà habitués à lire des mangas, cela ne devrait pas leur poser de problème. En ce qui concerne le style « manga », cela rend plutôt bien avec l’univers de Dumas. Les combats sont particulièrement vivants, et le dessin des différents personnages rend plutôt bien.
Je suis assez difficile avec les adaptations de romans en bande-dessinée, en manga, ou même en film, et je préfère en général lire ou voir afin de me faire une idée. Je dois dire que ce livre m’a plutôt convaincu. C’est une bonne introduction au roman de Dumas. Il faudra tout de même prendre le temps d’expliquer aux enfants que ce récit vient d’un livre beaucoup plus gros, qu’ils pourront découvrir plus tard s’ils en ont l’envie.