Shuggie Bain de Douglas Stuart, Chère Shuggie

Chère Shuggie

J’aurais tant de choses à te dire sur le récit de ta vie. Un tourbillon d’émotions s’empare de moi au souvenir de tout ce que tu as dû traverser. Je doute de trouver la force d’exprimer tout ce que j’ai ressenti à la lecture de ton destin tragique.

Un ciel lourd barre ton avenir et assombrit ton quotidien. Il faut dire qu’il n’était pas bon de vivre du mauvais côté de la barrière sociale en 1980 dans l’Angleterre rigide de Margaret Thatcher. Tu vas subir de plein fouet la misère, la maltraitance, l’alcoolisme, la violence, le mépris, le harcèlement et la malnutrition, le tout sans jamais te départir de ton optimisme et de ton regard d’enfant désarmant de naïveté et d’innocence.

Le récit de ton enfance est aussi celui de ta mère, Agnes, ou plutôt de sa déchéance dans le puits sans fond d’une canette de special brew. Le récit parvient à se focaliser sur l’empathie envers le sort cruel que vous réserve le destin, à toi et à ta famille, sans jamais que l’on ressente un quelconque mépris envers le personnage complexe qu’est ta mère.

J’ai été surpris je l’avoue de voir que l’on s’attardait autant sur le sort de ta génitrice, à tel point que je ne comprenais pas pourquoi le récit porte ton nom alors que l’on te voit si peu, avant de comprendre qu’il s’agit d’une chronique sociale intime et bouleversante et pas uniquement des mémoires d’un enfant de la classe ouvrière.

La description minutieuse de ton quotidien miséreux entre brimades de la part de tes camarades, violences psychologiques et lutte incessante pour conserver le peu de dignité qu’il reste à ta mère est poignante. Tu ne nous épargne rien de ce que tu as subi, et alors que l’on pensait qu’il ne pouvait plus rien t’arriver de pire, le sort s’acharne encore. Pourtant, seulement armé de ton courage et de ton abnégation, tu affrontes les démons qui la dévorent, déchiré par l’amour que tu portes à ta mère.

Voilà que j’arrive au bout du temps qu’il m’est imparti pour t’exprimer tout ce que j’ai ressenti à la lecture de ton récit Shuggie et j’ai l’impression de n’avoir qu’effleurer la surface des émotions que tu provoques en moi. Adieu Shuggie ton calvaire restera gravé dans ma mémoire.

Résumé : Glasgow, années 1980, sous le règne de fer de Margaret Thatcher. Agnes Bain rêvait d’une belle maison bien à elle, d’un jardin et d’un homme qui l’aime. A la place, son dernier mari la lâche dans un quartier délabré de la ville où règnent le chômage et la pauvreté. Pour fuir l’avenir bouché, les factures qui s’empilent, la vie quotidienne en vrac, Agnes va chercher du réconfort dans l’alcool, et, l’un après l’autre, parents, amants, grands enfants, tous les siens l’abandonnent pour se sauver eux-mêmes. Un seul s’est juré de rester, coûte que coûte, de toute la force d’âme de ses huit ans. C’est Shuggie, son dernier fils. Il lui a dit un jour : « Je t’aime, maman. Je ferai n’importe quoi pour toi ». Mais Shuggie peine d’autant plus à l’aider qu’il doit se battre sur un autre front : malgré ses efforts pour paraître normal, tout le monde a remarqué qu’il n’était pas « net ». Harcèlement, brimades, injures, rien ne lui est épargné par les brutes du voisinage. Agnes le protégerait si la bière n’avait pas le pouvoir d’effacer tous ceux qui vous entourent, même un fils adoré. Mais qu’est-ce qui pourrait décourager l’amour de Shuggie ?

Quatrième de couverture
BOOKER PRIZE 2020 – Glasgow, années 1980, sous le règne de fer de Margaret Thatcher. Agnes Bain rêvait d’une belle maison bien à elle, d’un jardin et d’un homme qui l’aime. À la place, son dernier mari la lâche dans un quartier délabré de la ville où règnent le chômage et la pauvreté. Pour fuir l’avenir bouché, les factures qui s’empilent, la vie quotidienne en vrac, Agnes va chercher du réconfort dans l’alcool, et, l’un après l’autre, parents, amants, grands enfants, tous les siens l’abandonnent pour se sauver eux-mêmes. Un seul s’est juré de rester, coûte que coûte, de toute la force d’âme de ses huit ans. C’est Shuggie, son dernier fils. Il lui a dit un jour : « Je t’aime, maman. Je ferai n’importe quoi pour toi. » Mais Shuggie peine d’autant plus à l’aider qu’il doit se battre sur un autre front : malgré ses efforts pour paraître normal, tout le monde a remarqué qu’il n’était pas « net ». Harcèlement, brimades, injures, rien ne lui est épargné par les brutes du voisinage. Agnes le protégerait si la bière n’avait pas le pouvoir d’effacer tous ceux qui vous entourent, même un fils adoré. Mais qu’est-ce qui pourrait décourager l’amour de Shuggie ? Shuggie Bain est un premier roman fracassant qui signe la naissance d’un auteur. Douglas Stuart décrit sans détour la cruauté du monde et la lumière absolue.

Éditeur ‎EDITEUR GLOBE (18 août 2021)
Langue ‎Français
Broché ‎496 pages
ISBN-10 ‎2383610003
ISBN-13 ‎978-2383610007

Chez LEGO : les nouveautés d’avril 2022 sont disponibles, le récap !

Les nouveautés LEGO d’avril 2022 sont maintenant disponibles sur la boutique en ligne officielle LEGO, avec évidemment la très attendue DeLorean 10300 Back to the Future Time Machine qui devrait faire un carton, accompagnée d’une poignée de boites Marvel.

LEGO avril 2022

Les sorties du 1er avril 2022 :

LEGO 10300 Back to the Future Time Machine
LEGO 40525 Endgame Battle Minifigure Pack
LEGO 40535 Iron Man
LEGO 40536 Miles Morales
LEGO 76202 Wolverine Mech Armor
LEGO 76203 Iron Man Mech Armor
LEGO 76204 Black Panther Mech Armor
LEGO 76219 Spider-Man & Green Goblin Mech Battle

Du côté des cadeaux, vous avez encore le polybag 30583 Easter Bunny offert dès 40€ d’achat et le set 40527 Easter Chicks offert dès 65€ d’achat (offres valables jusqu’au 16 avril), et toujours le taxi 40532 Vintage Taxi offert pour l’achat d’un Modular (jusqu’au 7 avril). Offres comme d’habitude valables dans la limite des stocks disponibles.

Il faudra encore patienter un peu pour le reste des nouveautés : les dinosaures, Buzz l’Eclair et les dioramas Star Wars sortiront plus tard dans le mois. Récap de ce qui sortira d’ici fin avril :

Les nouveautés LEGO Jurassic World 2022 sortiront le 17 avril :

LEGO 10938 Dinosaur Nursery
LEGO 76943 Pteranodon Chase 4+
LEGO 76944 T. Rex Dinosaur Breakout 4+
LEGO 76945 Atrociraptor Dinosaur: Bike Chase
LEGO 76946 Blue & Beta Velociraptor Capture
LEGO 76947 Quetzalcoatlus Plane Ambush
LEGO 76948 T. rex & Atrociraptor Dinosaur Breakout
LEGO 76950 Triceratops Pick-up Truck Ambush
LEGO 76951 Pyroraptor & Dilophosaurus Transport
LEGO 76956 T.Rex Breakout

Les nouveautés LEGO Disney Pixar Lightyear 2022 sortiront le 24 avril :

LEGO 76830 Zyclops Chase
LEGO 76831 Zurg Battle
LEGO 76832 XL-15 Spaceship

Les nouveautés LEGO Star Wars Diorama Collection 2022 et LEGO Marvel Thor Love and Thunder sortiront le 26 avril :

Les deux premières références sont déjà disponibles en précommande pour les plus pressés

Vanishing avec Avec Olga Kurylenko , Yoo Yeon-Seok , Ji-won Ye

Le film sera diffusé sur Canal+ à partir de ce mardi 5 avril (et disponible sur MyCanal)

Tandis qu’elle présente une méthode révolutionnaire de prise d’empreintes digitales à Séoul, une professeure en médecine légale est associée par la police coréenne à une affaire en cours. Elle plonge dans une enquête ardue et entêtante, au risque de réveiller des démons qu’elle croyait oubliés…

Chronique : Meurtre et enlèvement tiennent l’intrigue de Vanishing . Le nouveau film de Denis Dercourt plonge au cœur d’une mystérieuse enquête aux multiples secrets. Un professeur de médecine légale aide la police à résoudre une enquête qui semble très complexe. Cette production à la double nationalité française et sud-coréenne nous emmène dans les profondeurs de la ville de Séoul.

Disparition

Le réalisateur français Denis Dercourt est donc de retour. Absent depuis près de trois ans et son dernier long métrage Le prof sorti le 5 juin 2019, le cinéaste reprend la caméra. Avec Vanishing , le réalisateur sort son film sur Canal+ le 5 avril. Comme il sort en salles en Corée le 30 avril. Il n’est pas curieux de le voir prendre tout simplement la direction de la télévision française. On se demande encore si Vanishing n’aurait pas pu trouver son public dans les salles françaises.

Vanishing apparaît comme une proposition alléchante pour le public. La tête d’ affiche Olga Kurylenko dirige le casting sud-coréen composé de Yoo Yeon-Seok, Ye Ji-won ou Choi Moo-sung. L’actrice franco-ukrainienne s’est déjà illustrée à de nombreuses reprises devant la caméra. Dont celle de Terry Gilliam pour L’Homme qui tua Don Quichotte . Elle joue également aux côtés de Tom Cruise dans l’oubli ou encore avec le célèbre James Bond ( Quantum Of Solace ) joué par Daniel Craig.

Si le sujet ne semble pas briller par son originalité, le réalisateur français espère propose une intense enquête policière.. Violentes, viscérales, le film nous montre une enquête pleine de tensions aux enjeux encore inconnus. Dans cette ville singulière de Séoul, le registre du thriller ne s’essouffle pas dans l’esprit des scénaristes

Test [Blu-Ray] Encanto, la Fantastique Famille Madrigal

Achat : https://amzn.to/3LxZCE2

Dans un mystérieux endroit niché au cœur des montagnes de Colombie, la fantastique famille Madrigal habite une maison enchantée dans une cité pleine de vie, un endroit merveilleux appelé Encanto.

Chronique : Jared Bush et Byron Howard (réalisateurs de Zooptopia et créateurs de nombreux autres films d’animation Disney) se sont réunis pour Encanto afin de raconter l’histoire de la famille Madrigal. Au début du film, comme dans la plupart des films Disney, quelqu’un décède. Dans ce cas, il s’agit du mari de Abuela Alma Madrigal, la matriarche de la famille Madrigal. Après un raid violent, le mari d’Alma est tué juste après qu’elle ait donné naissance à des triplés. Mais d’une manière ou d’une autre, à la manière d’Harry Potter, une bougie magique lui a sauvé la vie et a créé un bouclier de type Wakanda sur son village et sa maison. De plus, cette bougie a donné à chacun des membres de sa famille des superpouvoirs allant de la force à la super-ouïe en passant par la capacité de parler aux animaux.

Avec l’aide de la communauté et de sa famille, aucun mal ne leur sera fait. Cependant, sa fille Mirabel n’a pas encore reçu le cadeau magique d’un superpouvoir et se rend compte que la bougie magique s’éteint et que le bouclier protecteur se fissure. Alors que Mirabel entreprend de protéger sa famille, elle découvre des secrets du passé et un membre de sa famille, Bruno, dont personne ne parle. À la fin de la journée, Mirabel sera la clé pour sauver ou détruire sa propre famille.

Disney a certainement une formule pour les films d’animation qui a fait ses preuves. Le géant des studios s’écarte rarement de la voie qu’il s’est tracée, à l’exception de personnages et de musiques différents, mais l’histoire reste toujours la même dans la plupart des cas. Avec le dernier film d’animation Encanto, l’histoire ressemble à tout ce qui l’a précédé dans le catalogue de Disney, mais elle comporte un casting de personnages merveilleux et originaux et suffisamment de magie pour donner vie à cette histoire et à cette famille. Encanto impressionne par ses images, ses chansons et ses voix, malgré une histoire banale.

Disney a fait le saut dans le royaume colombien avec Encanto, ce qu’il n’avait jamais fait auparavant, car le film examine les éléments fantastiques de la culture, des traditions et du peuple colombiens. Les merveilleuses chansons originales évoquent les excellentes sonorités de l’Amérique du Sud à chaque coup d’aiguille et laissent la place à de nouvelles idées exquises et à des airs qui ne sont pas de simples chansons pop improvisées dans le top 40. Naviguer à travers un large éventail de personnages dans cette famille pourrait être fastidieux, mais les réalisateurs font un bon travail en laissant à chacun sa propre personnalité et son temps pour briller afin de rendre le film fluide et sans heurts.

Les images sont absolument stupéfiantes dans ce film de Disney, le studio continuant à impressionner sur le front de l’animation. L’attention portée aux détails de la culture colombienne est remarquable et permettra sans aucun doute aux plus jeunes de découvrir ce mode de vie fantastique. Les voix sont étonnantes, notamment celle de John Leguizamo dans le rôle de Bruno, qui est toujours très amusant et qui donne le meilleur de lui-même ici. L’aide de Lin Manuel-Miranda à l’histoire apporte également de l’intrigue et de la musique. Même si ce film emprunte certains éléments à des films précédents, qu’ils fassent partie ou non de l’univers Disney, il y a beaucoup de choses à aimer dans ce film. Encanto est un régal malgré la même vieille histoire que Disney nous prépare chaque année.

Vidéo :

La palette de couleurs est tout simplement incroyable du début à la fin. Les couleurs primaires sont vives, audacieuses et riches à tous les niveaux. Les nombreuses nuances de vert dans les pâturages et l’herbe coïncident avec les éléments magiques que sont les violets, les roses et autres bleus et rouges. C’est un arc-en-ciel de couleurs qui ne se démarque jamais trop, mais qui constitue un équilibre parfait de couleurs élégantes, fidèles à l’Amérique du Sud. L’amélioration du HDR aide vraiment à définir les couleurs plus nuancées du village, des vêtements et des tons de la peau. Les niveaux de noir sont très profonds et encrés, ce qui donne lieu à des scènes de nuit fantastiques.

L’animation est fluide et très détaillée. Les textures des visages, des vêtements, de la maison et du village sont magnifiques. L’image ajoutée permet à ces détails de respirer dans les séquences plus sombres et les scènes d’action, sans jamais se pixelliser ou sembler flous. Les lignes blanches et l’animation sont toujours fantastiques. Il n’y a jamais de problèmes de bandes, d’aliasing ou de bruit vidéo non plus. C’est une image pittoresque et magnifique.

Audio :

Cette version comporte une piste Dolby Digital Plus qui prend vie à bien des égards. Il n’y a pas besoin de régler le volume plus haut sur cette piste comme les précédentes sorties Disney. Les effets sonores sont robustes et vivants, mettant au premier plan les éléments de magie, de fantaisie et les sons de la vie réelle. Chaque bruit possède une merveilleuse directivité et est dynamique lors des grands moments d’action. Les bruits d’ambiance des pouvoirs magiques, ainsi que les sons de la nature dans le village sont également remarquables.

Les haut-parleurs de hauteur n’offrent pas souvent du son, mais quand ils le font, c’est toujours un régal. Le gros reproche que l’on peut faire ici concerne les basses. Il n’y a tout simplement pas autant de basses qu’il devrait y en avoir. Lorsque les scènes chaotiques sont en mouvement ou que les signaux musicaux retentissent, les basses n’apparaissent que légèrement et ne donnent jamais cette gamme complète de sons que l’on attend d’une comédie musicale Disney. Les dialogues sont clairs et nets et ne présentent aucun problème audio.

Bonus

Il y a 152 minutes de bonus, avec des informations très intéressantes sur la culture colombienne, leurs recherches et la production du film. C’était très amusant à regarder. Tous les bonus se trouvent UNIQUEMENT sur le disque Blu-ray.


Loin de l'arbre (HD, 8 minutes) - Le court-métrage qui a précédé Encanto dans les salles de cinéma et qui suit un couple de ratons laveurs.

Familia lo es todo (HD, 24 mn) - Un reportage en trois parties qui couvre la plupart des éléments de la production, notamment l'histoire, les thèmes, les tons, les origines, la famille, la recherche sur la culture colombienne, les voix, etc. On y trouve également d'excellents entretiens avec les acteurs et l'équipe.

Découvrez la Colombie (HD, 18 minutes) - Un reportage en deux parties qui explore la Colombie avec les cinéastes qui ont fait des repérages et utilisé des décors réels pour leur film.

La musique du film  (HD, 25 Mins.) - Un reportage en trois parties qui couvre tous les aspects de la musique du film, des chansons originales à la partition, et ses influences colombiennes.

Parlons de Bruno(HD, 9 minutes) - Un supplément amusant qui révèle les secrets du personnage le plus fascinant du film.

Notre casita(HD, 11 minutes) - Un reportage en deux parties qui couvre les éléments de la maison magique, le village, et plus encore.

Bêtisier  (HD, 3 minutes) - Des gags amusants avec les acteurs qui lisent leur texte.

Voyage en Colombie  (HD, 3 minutes) - Un autre bref aperçu du voyage de repérage en Colombie pour s'inspirer visuellement du film.

Scènes supprimées (HD, 21 minutes) - Il y a quatre scènes supprimées ici, avec des intros par les scénaristes et les responsables de l'histoire.

Sélection de chansons (HD, 30 minutes) - Cliquez sur ces boutons à l'écran pour accéder aux chansons du film.

Mon pays réinventé d’Isabel Allende, étrangère en terre natale

Certaines personnes portent en elles une histoire, un destin qu’elle s’efforce de partager avec un public de bien des manières. Isabel Allende porte en elle tout un pays, le Chili, terre natale qu’elle a dû fuir dans la tourmente. De par ses mots elle invoque le désert d’Atacama, la terre de feu, Santiago, la capitale tentaculaire. Une invitation au voyage immanquable.

L’ouvrage n’est pas un récit fictionnel, pas de personnage principal, hormis le Chili, qui verra sa géographie, son ethnographie et son histoire être minutieusement exposée. Les Chiliens, peuple d’immigrés et multiethniques, n’échappent pas à une étude de ses mœurs, de sa mentalité paradoxale empreinte d’un esprit de classe. Un portrait d’un pays détaillé qui vaut tous les cours d’histoire.

L’ouvrage n’en est pas moins pourvu d’une part fictionnelle.  Afin de panser sa mémoire d’exilée, Isabel livre ses souvenirs doux-amers sur son enfance. Elle porte un regard malicieux sur son pays et ses concitoyens, une nostalgie se dégage de sa plume chaude lorsqu’elle évoque ce pays si cher à son cœur, si présent dans sa tête mais si loin de son regard. Terre de mystère meurtri par la folie des hommes.

L’histoire tragique récente du Chili et la manière dont Isabel et sa famille l’ont vécu occupent une place importante. Le récit se fait alors analyse politique, débarrassé de l’affect auquel elle pourrait prétendre l’autrice narre le tourbillon sanglant qui a marqué son pays au fer rouge.

Un récit à la croisée des genres, entre récit historique et autobiographique. Peut-être le point d’entrée idéal pour découvrir Isabel Allende et sa plume ronde de conteuse.

Résumé : Isabel Allende se confie : « Presque toute ma vie, j’ai été une étrangère, condition que j’accepte car je n’ai pas d’alternative. Plusieurs fois, je me suis vue obligée de partir en brisant des liens et en laissant tout derrière moi, pour recommencer ma vie ailleurs. » Ayant choisi l’exil après le coup d’Etat du 11 septembre 1973 au Chili, Isabel Allende s’est engagée sur le chemin de la littérature. Aujourd’hui, sur un ton léger et émouvant, elle nous livre son Chili mythique, imaginé dans l’exil, territoire de sa nostalgie, seul pays où elle ne se sente pas une étrangère.
Ce portrait contrasté du Chili, où sont évoquées sa géographie, son histoire, sa culture ou ses mentalités, est entremêlé de souvenirs et de pensées personnelles qui retracent tout le chemin d’une vie. La famille extravagante, l’enfance, les rencontres, les voyages. Isabel Allende dévoile les origines et donne les clés des personnages et des lieux qui sont la matière de son œuvre romanesque.

Éditeur ‎Le Livre de Poche (1 juin 2005)
Langue ‎Français
Poche ‎288 pages
ISBN-10 ‎2253113557
ISBN-13 ‎978-2253113553

Mégapoles tome 1 Genèse de la cité de N.K. Jemisin, Super big apple

Mon premier est une ville mythique, Babylone moderne aux lumières éblouissantes, mon second est un univers, celui de N.K. Jemisin, foisonnant et dense. Mon tout forme un récit ambitieux tant dans son récit que dans le portrait de ses personnages.

Cette nouvelle saga s’abreuve à la source de deux genres très populaires sur divers médias de nos jours, les comics de super-héros d’un côté, avec ces êtres dotés de super-pouvoirs et le fantastique hérité d’un auteur reconnu par les amateurs du genre. L’autrice s’empare de ces genres pour les inscrire dans un récit qui, sous des faux airs de blockbuster à l’intrigue simple, cache de nombreuses interrogations métaphysiques et sociales en plus d’être une déclaration d’amour à la ville qui ne dort jamais.

New York prend vie sous la plume de Jemisin. Personnage à part entière du récit, nous allons faire connaissance avec les coins les plus reculés de son histoire mais aussi avec ses habitants, ses quartiers, véritables villes dans la ville. Rarement on aura autant eu l’impression d’être en plein milieu de ses gigantesques avenues.

Les protagonistes portent le récit sur leurs épaules et apportent une complexité psychologique qui fait tout l’intérêt du récit. Emportés par une destinée qu’ils n’ont pas choisie, ils vont devoir faire face à leurs contradictions, leurs doutes tout en tentant d’empêcher la destruction de leur ville. Leurs errements intérieurs sont minutieusement décrits, on plonge dans leur psyché comme dans un bassin sans fond. 

Toutes une série de thèmes sont portés par la voix des personnages. Des thèmes modernes qui secouent notre société actuelle avec tout un tas de mots en phobe mais l’autrice introduit aussi une réflexion sur notre place de l’univers, les conséquences de l’expansion de l’humanité et ce qui fait l’identité d’une ville, d’un quartier.

Ce premier volume nécessite d’être apprivoisé tant il est parfois dense, pour un résultat qui résonne comme une ode à la grosse pomme en plus d’être un récit fantastique divertissant.

Résumé : En descendant du train à Penn Station, le jeune homme se rend compte qu’il a tout oublié : son nom, son passé, son visage… Une seule certitude : quoiqu’il n’ait jamais mis les pieds à Manhattan, il est ici chez lui. Rien d’anormal, donc, à ce qu’un vieux taxi jaune à damiers s’arrête devant lui au moment où il en a le plus besoin. Il doit impérativement se rendre sur FDR Drive ; il ignore pourquoi, mais cela a sans doute un rapport avec les tentacules qui sèment le trouble à chaque coin de rue. La ville, sa ville est en danger, et lui seul semble être en mesure de la défendre. Lui seul ? Non, ils sont cinq, un pour chaque arrondissement de New York…

Éditeur ‎J’ai lu (3 février 2021)
Langue ‎Français
Poche ‎384 pages
ISBN-10 ‎2290232513
ISBN-13 ‎978-2290232514

Numéro Deux de David Foenkinos

Achat livre : https://amzn.to/3JRJYD3

« En 1999 débutait le casting pour trouver le jeune garçon qui allait interpréter Harry Potter et qui, par la même occasion, deviendrait mondialement célèbre.
Des centaines d’acteurs furent auditionnés. Finalement, il n’en resta plus que deux. Ce roman raconte l’histoire de celui qui n’a pas été choisi. »

Chronique : Martin est en compétition avec Daniel Radcliffe qui n’est pas encore connu, pour interpréter le premier rôle de la future saga d’ Harry Potter. Il a toutes ses chances et se voit déjà comme dit la chanson ‘ En haut de l’affiche’ .Dans son livre ‘ Numéro deux’ David Foenkinos décrit la douleur de ne pas avoir été choisi et de rester à jamais celui qui aurait pu,mais qui restera le numéro deux.
235 pages intéressantes qui à la fin confirme le dicton que ‘ Tout ce qui brille,n’est pas or’ et que le bonheur n’est pas toujours où on croit qu’il est .

J’aime beaucoup son humour, son écriture et je vais de ce pas commander d’autres livres de cet auteur génial.

Éditeur ‏ : ‎ GALLIMARD (6 janvier 2022) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 240 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2072959020 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2072959028

Le chat qui ne pouvait pas tourner d’Anne Dhoquois, Un flic dans la brume

Paris, des femmes retrouvées sauvagement poignardées, un flic désabusé et alcoolique, un résumé qui fait penser à des centaines d’autres polars déjà présents en librairie et c’est bien le problème de ce premier polar.

La première enquête de David Sterling, bien que de facture honnête dans son ensemble, souffre de deux défauts qui ne sont en rien rédhibitoires mais qui empêcheront tout amateur de polar de lui trouver un quelconque intérêt. Dès les prémices de l’enquête, le lecteur comprend qu’il est face à un polar d’un classicisme absolu. Un classicisme qui n’a rien de déméritant en soi mais dont il aurait fallu parvenir à se détacher afin de proposer quelque chose de plus original, qui aurait permis au récit de se démarquer du reste de la production littéraire policière.

Le second défaut tient surtout au portrait du capitaine Sterling trop scolaire pour être vraiment convaincant. Un flic solitaire, à la belle gueule fatigué, désabusé par la société dans laquelle il ne fait que passer pour ramasser les pires horreurs, captif d’une colère dont il ignore l’origine et légèrement alcoolique. Une description qui, sans être honteuse, correspond à des dizaines d’autres personnages de roman et à laquelle l’autrice ne parvient pas à donner une réelle consistance malgré ses efforts louables.

Ces défauts n’empêchent pas de passer un bon moment. L’intrigue se suit sans déplaisir à travers des chapitres rythmés, des suspects et des fausses pistes jusqu’à un final malheureusement prévisible. La conclusion est à la hauteur du récit, sans originalité mais honnête dans sa proposition.

Un polar à réserver aux lecteurs curieux de découvrir le genre. Mais dont le côté classique et scolaire empêchera tout autre lecteur plus assidu d’y trouver son compte.

Résumé : David Sterling est capitaine de police au 3e DPJ de Paris. Chef d’enquête pour le meurtre d’une jeune femme tuée à l’arme blanche sur les berges de la Seine, il pressent dès le départ une affaire hors du commun. La suite des événements va lui donner raison. Les meurtres de femmes s’enchaînent, tous commis dans des arrondissements de la rive gauche, le territoire du 3e DPJ. Est-ce un hasard ? Au capitaine et à ses lieutenants de percer le mystère, de fausses pistes en rebondissements, qui mettront Sterling à rude épreuve. Enquêteur renommé, instinctif, séducteur et torturé…et si le chat qui ne pouvait pas tourner, c’était lui ?

ASIN ‎B09NPDYHCR
Éditeur ‎Les Arènes (17 mars 2022)
Langue ‎Français
Broché ‎317 pages
ISBN-13 ‎979-1037505859

Blackwing tome 3 La chute du corbeau de Ed McDonald, désert, démences et démons

Sur une base narrative peu originale, des êtres anciens veulent dominer le monde et asservir l’humanité, l’auteur Ed McDonald est parvenu à bâtir une trilogie solide malgré une conclusion qui souffre des défauts habituels de ce genre de saga.

L’univers imaginé par l’auteur reste l’atout majeur de la saga. À mi-chemin entre Western et récit post-apocalyptique, Blackwing s’intègre parfaitement dans le genre de la dark fantasy. Le désespoir et la folie règnent en maîtres sur une humanité qui se raccroche à ses dernières illusions dans des villes fortifiées poussiéreuses pendant que des forces qui la dépassent s’agitent en coulisses. 

Le personnage principal, Ryhalt hante chaque page du récit. Anti-héros parfait, il aime ou il déteste, pas de juste milieu avec lui. L’auteur tisse des relations entre lui et les différents protagonistes qui lorgnent parfois vers la caricature. Tous les personnages secondaires sont définis par leur relation avec Ryhalt, ils n’existent et servent l’intrigue que par le biais de la relation qui les unit à ce dernier, heureusement que ce brave capitaine des ailes noires est charismatique car sinon cela pourrait être lassant.

Passé une première partie qui relance les enjeux de l’intrigue principale et rabat les cartes du jeu mortel que se livrent les puissances innommables, le récit s’enlise dans une narration qui enchaîne les scènes d’action stérile et la redondance d’informations. L’auteur peine à conclure son récit de manière convaincante. Le final est particulièrement brouillon et maladroit par moments.

Même si la conclusion est en demi-teinte, l’univers poisseux que propose cette saga mérite le coup d’œil, ne serait-ce que pour la vision désespérée de l’humanité qu’elle propose.

Résumé : Un cataclysme a frappé le Cordon, l’ultime ligne de défense séparant la civilisation des Rois des profondeurs. Des pluies rouges accablent sans cesse la terre, de nouvelles monstruosités se nourrissent de terreur dans l’ombre et le pouvoir des Sans-Nom, les dieux qui protègent la république, demeure inutilisable. Les capitaines des Ailes noires qui les servent sont éliminés un par un, et même les immortels ont fini par apprendre ce que mourir signifiait. Entretemps, le pouvoir des Rois des profondeurs n’a fait que croître ; ils sont sur le point d’assener le coup final.

Ryhalt Galharrow se tient à l’écart de tout cela.

Il s’est aventuré plus loin que jamais dans ce désert appelé la Désolation. Celle-ci l’a changé. Mais tous les pouvoirs ont un prix, et à présent les fantômes de son passé, jusqu’alors confinés dans ces terres perdues, l’accompagnent partout. Ils le suivront même, ainsi que les quelques capitaines des Ailes noires encore en vie, pour son ultime mission dans les ténèbres.

ASIN ‎B08YP2H4LD
Éditeur ‎Bragelonne (7 juillet 2021)
Langue ‎Français
Poche ‎552 pages
ISBN-13 ‎979-1028118808

L’Evénement avec Anamaria Vartolomei (Acteur), Kacey Mottet Klein (Acteur), Audrey Diwan (Réalisateur)

Achat : https://amzn.to/3NvihCk

France, 1963. Anne, étudiante prometteuse, tombe enceinte. Elle décide d’avorter, prête à tout pour disposer de son corps et de son avenir. Elle s’engage seule dans une course contre la montre, bravant la loi. Les examens approchent, son ventre s’arrondit.

Chronique : Tel un pur thriller, le film vous prend de bout en bout grâce au principe d’immersion totale dans la psyché et les entrailles de la jeune femme. Servi par une comédienne incroyable de justesse et de courage, Anamaria Vartolomei s’avère être une véritable révélation.

Dans les années 60, dans une fac de Lettres, Anne (Anamaria Vartolomei) tombe enceinte, alors qu’elle aborde les examens d’entrée pour l’université. A cette époque, avorter est illégal, et peut mener soit à la mort, soit en prison. Elle doit alors jongler entre sa cité U, le secret, la débrouille, le système D, les faiseuses d’ange…

‘est dans ces moments là que le cinéma est construit dans un but de réflexion, pour nous choquer, nous faire bouger. Quand on assiste à la saisissante reproduction d’une époque incompréhensible de nos jours, par l’asservissement du corps féminin aux volontés masculines, on ne peut qu’être glacé d’effroi. La quête de l’héroïne (et c’est une héroïne, vu ce qu’elle traverse), va la mener à travers des supplices incroyables, tant physiques qu’émotionnels, où rien n’est épargné, tant à elle qu’au spectateur.
Ce film c’est un peu le moment où même sans avoir d’utérus j’ai eu envie d’hurler quand quelques scènes montrent la souffrance de l’actrice principale, quand elle subit des violences absolument insoutenables – le film est hyper cru et graphique – et quand on a tantôt envie de la serrer dans nos bras pour l’aider, tantôt envie de secouer les médecins pour qu’ils l’aident.

Rien n’est camouflé, tout est soit montré en plein champ, soit laissé fortement à l’imagination des spectateurs. On serre les dents, on tente de ne pas s’imaginer les tortures infligées…la fin du film restera comme beaucoup dans la catégorie des moments où on ne s’imagine pas qu’une caméra puisse continuer à tourner, pour montrer ce qui malheureusement était monnaie courante pour beaucoup de femmes privées de leurs droits à cette époque.

On m’avait décrit ce film comme une claque, c’est pour moi plutôt un uppercut, qui prend bien le temps d’imprégner ses phalanges dans les gencives, pour y laisser une marque incroyablement tenace. Anamaria Vartolomei est vraiment incroyable dans ce film, qui la suit dans des plans séquences serrés, le format carré de l’image canalisant une angoisse graphique sur son incroyable bouille d’ange qui ne montre rien des tourments infâmes qu’elle subit.

On en sort secoués, parfois nauséeux, et on se souvient que dans les années soixante, les femmes avaient quelques libertés, mais que, comme aujourd’hui, elles étaient encore bien loin d’avoir LA liberté. Ce film est une pépite incroyablement brute et pure. Il est grand temps que ce cinéma social et politique prenne sa place, fasse bouger les lignes, et surtout les idées.
Film organique, indispensable à l’heure où le droit fondamentale est remis cause dans de nombreux pays, sa mise en scène extrêmement maîtrisée et merveilleuse d’inventivité et de modernité sur l’émancipation d’une femme qui garde le contrôle sur son corps envers le diktat de la société. bouleversant.

Rapport de forme ‏ : ‎ 1.37:1 Dimensions du colis ‏ : ‎ 19.1 x 13.9 x 1.7 cm; 110 grammes Audio description : ‏ : ‎ Français Réalisateur ‏ : ‎ Audrey Diwan Format ‏ : ‎ Couleur, Cinémascope, PAL Durée ‏ : ‎ 1 heure et 35 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 30 mars 2022 Acteurs ‏ : ‎ Anamaria Vartolomei, Kacey Mottet Klein, Eric Verdin, Alice de Lencquesaing, Luàna Bajrami Doublé : ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎ Français (Dolby Digital 5.1), Français (DTS 5.1) Studio  ‏ : ‎ Wild Side Video