J’ai onze ans, peut-être douze, le CDI de mon collège est déjà un refuge pour échapper au brouhaha de la cour de récréation. Parmi les rayonnages de livres et de BD que je commence à connaître par cœur, je suis intrigué par une BD en deux volumes qui représente sur sa couverture deux souris anthropomorphes surplombés par un drapeau nazi menaçant. Le titre ne me dit rien, Maus, ça veut dire quoi Maus ? se demande l’adolescent inculte que je suis. Je ne le sais pas encore mais mon âme d’enfant va disparaître ce jour-là.
Jusqu’ici l’Holocauste était pour moi une page sombre de notre histoire. Cela évoquait en moi une longue procession de victimes anonymes en noir et blanc, marchant vers la mort. Une page lointaine de l’histoire qui ne me concerne pas. Maus va tout changer, tout anéantir et tout reconstruire.
Soudainement les victimes ont un visage, un corps, une personnalité, une âme et un cœur. Ce ne sont plus des silhouettes squelettiques aperçues lors des reportages télévisuels mais des êtres vivants dont le témoignage me soulève le cœur au plus fort d’une tempête émotionnelle sans nom, dont les destins m’écorchent le cœur aux lames de l’Histoire. Mes joues ne sont pas réchauffées par les rayons du soleil, ce jour-là, mais par le sel de mes larmes.
Aujourd’hui ce chef-d’œuvre fait de nouveau parler de lui suite à la campagne de pudibonderie dont seuls les États-Unis savent nous régaler. Résultat, on n’a jamais autant parlé de cette pierre importante de l’édifice mémoriel. Et de me dire que, peut-être un élève curieux n’aura jamais l’occasion de porter les yeux sur cet ouvrage parce qu’un adulte, qui se croit bienveillant, en a décidé autrement.
Alors j’ai décidé de témoigner moi aussi. À ma petite échelle, sur ce que ce récit m’a apporté, sur l’adulte qu’il a contribué à ce que je devienne. Je voudrais que mon petit statut d’amoureux des livres serve, à travers ce post, à rappeler combien il est important de se remémorer ces ténèbres qui ont hanté le monde.
Alors souvenez-vous.
Résumé : Récompensé par le prix Pulitzer, Maus nous conte l’histoire de Vladek Spiegelman, rescapé de l’Europe d’Hitler, et de son fils, un dessinateur de bandes dessinées confronté au récit de son père. Au témoignage bouleversant de Vladek se mêle un portrait de la relation tendue que l’auteur entretient avec son père vieillissant.
Éditeur Flammarion (14 janvier 2012) Langue Français Relié 295 pages ISBN-10 2081278022 ISBN-13 978-2081278028
Découvrez l’explication de la fin de la Saison 1 de Le Livre de Boba Fett sur Disney Plus ! Spoilers !
Le Livre de Boba Fett est disponible sur Disney Plus ! Si vous souhaitez connaitre l’explication de la fin de la Saison 1, lisez la suite ! Créé par Jon Favreau, Le Livre de Boba Fett est une série d’action-aventure de science-fiction. Elle fait partie de l’univers Star Wars et constitue la suite de The Mandalorian.
L’histoire se déroule après les événements de Star Wars 6 et suit le parcours du chasseur de primes éponyme après avoir survécu à la fosse du Sarlacc. Il sauve le maître assassin et chasseur de primes Fennec Shand d’une mort certaine.
Ensemble, ils décident de s’emparer des territoires autrefois contrôlés par Jabba le Hutt et de s’imposer comme les nouveaux seigneurs du crime de la galaxie. Si vous avez des questions concernant la fin de la Saison 1 de Le Livre de Boba Fett sur Disney Plus, on vous dit tout !
Explication de la fin de la Saison 1 de Le Livre de Boba Fett
Dans le sillage de la dévastation de l’équipe de Boba, les Pykes commencent à battre en retraite dans la confusion, tandis que Mando les poursuit dans la rue tout en tenant Grogu dans ses bras. Mais il y a encore une menace importante qui n’est pas prise en compte : Cad Bane.
S’en suit un duel entre Cad Bane et Boba Fett où Cad Bane dégaine son arme bien plus vite que Boba. Mais en conseillant à Boba de toujours faire attention à lui, il n’a pas tenu compte de tout ce qu’il a appris des Tuskens, ni même du bâton de gaffe qu’il porte sur lui. Boba est capable de faire tomber Bane et de le poignarder mortellement avec l’arme.
A la fin de la Saison 1 de Le Livre de Boba Fett et une fois libéré, le rancor se déchaîne, et comme personne ne sait quoi faire d’autre, ils ouvrent le feu sur lui, le faisant grimper frénétiquement sur une tour dans un hommage évident à King Kong.
Mais heureusement Grogu est à nouveau là pour endormir le rancor en utilisant la Force. Épuisé par l’effort, Grogo se blottit contre le rancor et tous deux s’endorment profondément.
Pendant ce temps, à Mos Eisley, Fennec Shand arrive enfin à la base d’opérations des Pyke et tue tout le monde, y compris le chef des Pyke, Mok Shaiz, et tous les autres chefs du crime de Tatooine. Tout est bien qui finit bien.
Explication de la scène post-générique
Dans la scène post-générique de Le Livre de Boba Fett, la caméra s’approche lentement d’une silhouette baignant dans le bleu dans la cuve bacta. Vous pourriez être distrait par la présence de l’homme qui s’occupe de la cuve : le Mod Artist, joué par Stephen « Thundercat » Bass. Il est muni d’un joli scalpel enflammé, et est prêt à se mettre au travail. Mais sur qui ?
La réponse n’est autre que Cobb Vanth, qui a été laissé pour mort par Cad Bane à Freetown dans l’épisode précédent. Donc, après tout ce remue-ménage, la version courte est que les rapports sur la mort de Cobb Vanth ont été fortement exagérés.
Non seulement il est en vie et guérit dans la cuve bacta de Boba Fett, mais il semblerait que le Mod Artist soit sur le point de se déchaîner comme il l’a fait avec le ventre de Fennec Shand lorsqu’elle se mourait d’une blessure. Vanth est-il sur le point de recevoir sa propre armure ? Qu’il ne pourra peut-être pas enlever ? L’avenir de Cobb Vanth est donc très ouvert.
Derrière les murs se cachent les plus sombres des secrets…
Un appel au cœur de la nuit. Des gyrophares qui tournoient dans l’obscurité. Une vieille bâtisse à l’abandon. Quand la commandant Virginie Sevran arrive sur les lieux, les techniciens de l’identité judiciaire sont déjà à l’œuvre à l’intérieur. Ils font face à l’insoutenable. À la noirceur de l’âme humaine. Au cadavre d’une gamine dissimulé derrière une cloison que le nouveau propriétaire tentait d’abattre.
Chronique : Après un superbe roman qu’était Requiem pour un Diamant voici le nouveau roman de cette superbe auteur. Avec Cabanac, le style est simple et efficace. Les descriptions des lieux comme des situations sociales et politiques sont très réalistes Avec ce nouveau roman on poursuit l’histoire de Virginie Sevran et Pierre Biolet. Que vous avez lu où non le dernier roman, le lecteur pourra quand même plonger dans « La petite ritournelle de l’horreur ». L’auteure nous livre un paysage de Paris horrible loin des complexes hôteliers, partagée entre les souvenirs de certaines grandeurs passées . Une enquête à tiroirs avec un auteur au meilleur de sa forme qui nous offre un turn over des plus puissant et arrive à dépasser ses tomes précédents. Excellent thriller d’un auteur qui maîtrise à merveille tous les codes, les finesses, les subtilités de la trame narrative. du grand art, on en redemande déjà dés la dernière page tourner.
Éditeur : Fleuve éditions (13 janvier 2022) Langue : Français Broché : 475 pages ISBN-10 : 2265155241 ISBN-13 : 978-2265155244
Wyatt vient de faire sa rentrée à l’université. Il y retrouve son ami d’enfance, Jake, avec qui il partage sa chambre. Si le studieux Wyatt souhaite se consacrer pleinement à ses études, Jake est déterminé à profiter de la vie étudiante : il rejoint Omega Zeta Nu, l’une des fraternités les plus prestigieuses du campus. Mais rapidement, devant le changement de personnalité de son ami et l’émergence de phénomènes étranges sur le campus, une inquiétude envahit Wyatt : Omega Zeta Nu semble abriter un puissant démon aux desseins funestes…
Chronique : Voici un ouvrage dense de Jon Ellis et Hugo Petrus qui nous offre une histoire dont le personnage principal serait… les Fraternités. Les auteurs ont imaginé un fort tortueux et labyrinthique scénario autour de cette université. Un endroit peut vous marquer à vie et, même, vous sauver la vie. La magie est constamment évoquée dans le livre.Les métaphores abondent, les symboles et la grande force de l’ouvrage, totalement ouvert, est de vous faire poser tout un tas de questions sur qui on est en réalité. Il y a également pas mal d’humour mais aussi de sombres questionnements. C’est un comics totalement atypique et hors-norme qui ne ressemble finalement à rien de connu. Le sujet est précis et ultra-délimité. Voilà un album intéressant, différent et réussi. On pénètre dans une fable étrange et déjantée ourlée de philosophie. Beaucoup de questionnements naissent à sa lecture. Vicieux mais à lire pour ceux qu’aiment faire de grands plongeons dans l’inconnu.
Éditeur : Les Humanoïdes Associés (19 janvier 2022) Langue : Français Broché : 128 pages ISBN-10 : 2731635746 ISBN-13 : 978-2731635744
À dix-huit ans, Mario s’enfuit du Portugal dans le coff re d’une vieille voiture. Lâché par son passeur à la frontière franco-espagnole, il rencontre Nel. Avec ce jeune compatriote, il va découvrir la vie aventureuse des émigrés dans un bidonville de la région parisienne : travail sur les chantiers, soirées arrosées au vinho verde, drague, combines…
Chronique : Récit plein de coeur et d’amour, d’un fils revisitant les réalités de la migration des portugais, qui comme tant d’autres a été silencieuse et discrète, jusqu’à bel et bien cacher les difficultés et les souffrances de tout un peuple. L’histoire est très représentative de celle de beaucoup d’autres émigrés portugais à la même époque. L’histoire est racontée simplement ce qui l’a rend très touchante et pleine d’émotion ! Cette Bd est écrit simplement, sans mots compliqués et permet d’en savoir plus sur l’immigration portugaise exploite plusieurs sujets comme l’amour, l’amitié, la famille, la séparation et les illustration de Chico est tout est en finesse et en subtilité, alors que le sujet s’y prêtait difficilement.
ASIN : B09K4T2MTD Éditeur : Les Arènes (3 février 2022) Langue : Français Relié : 133 pages ISBN-13 : 979-1037505774
Brisé par les tortures infligées par les gardes d’Aadyn, Ieven se réveille dans le royaume secret des Elfes. Entièrement à la merci du Tenno et de son Grand Conseil, l’ancien guide va se battre pour retrouver sa liberté et reprendre le contrôle de son destin. Il est loin de se douter que ses actions le feront entrer dans la Légende…
Chronique : Merci à Sophie Ginisty pour ce superbe livre qui nous offre une très belle suite encore meilleur que le tome un et qui va nous faire voyager vers des terres peu connues. Avec une superbe couverture, des chapitres bien mis en évidence…et c’est surtout un agréable roman Il y a de bons ingrédients permettant aux lecteurs d’apprécier cette histoire : magie, aventure et récit initiatique. On peut honnêtement dire sans gâcher une chose que ce roman offre de l’estime de soi. Car cela se ressent dans une véritable horreur depuis le début et jamais une fois la tension ne s’est glissée, se basant sur les détails, des caractérisations pointues et des révélations merveilleuses. On pourrait l’appeler une fantasy pour ado, bien sûr, ou une fiction avec un réalisme magique plié, ou même un conte. Cette saga est donc dotée de bien des qualités. La plume de l’auteur est enchanteresse et il est agréable de se laisser porter par les mots, rien que pour le plaisir de lire de belles phrases bien tournées. Et puis il y a l’histoire et ses personnages. Nous emmenant dans un univers riche et complexe à souhait, peuplé de créatures fantastiques, où nos héros ne pourront se contenter d’être de simple spectateur et entre dans ce cauchemar. Instruments de pouvoir ou créatures dotées de consciences, capables de ressentir . Plus qu’un roman de fantaisie d’aventure, Sophie GINISTY tire à chaque fois la bonne combinaison pour trouver alliés et solutions à chaque étape de son périple… Quel tome bien rempli ! Là encore, impossible d’arrêter ma lecture, de décrocher de cet univers car la structure du livre nous montrent les deux tableaux séparés avec les liens qui les unissent.Côté ambiance générale, c’est assez froid et fataliste quoi que réchauffé par de belles rencontres et de grandes surprises. L’amitié et la force de la fidélité façonnent dans ce tome la plume de l’auteur est fluide et met en place un parfait équilibre entre descriptions, dialogues et actions, nous présentant au travers d’une intrigue captivante, un sans faute.
Éditeur : AFNIL (12 janvier 2022) Langue : Français Broché : 536 pages ISBN-10 : 2958146103 ISBN-13 : 978-2958146108
2010. Alors qu’ils participent à une compétition sportive, cinq lycéens disparaissent dans les bois. Quatre d’entre eux réapparaîtront au bout de quelques jours. Ils auraient été séquestrés et torturés par Daniel King, un psychopathe. La cinquième membre du groupe serait morte. Le tueur, lui, semble s’être volatilisé dans la nature.
Chronique : 60 minutes est le neuvième épisode de la série Helen Grace, inspectrice-détective basée à Southampton, et bien que de nombreuses séries aient commencé à faiblir à ce stade, c’est grâce à l’intrigue magistrale d’Arlidge que cette série est l’une des plus fascinantes à ce jour. Comme chaque livre a une intrigue autonome, il n’est pas nécessaire d’avoir lu les épisodes précédents pour apprécier celui-ci, et l’histoire de Grace est suffisamment fournie pour que les nouveaux lecteurs qui veulent s’y plonger soient à la hauteur et sur un pied d’égalité avec les fans de longue date. Justin Lanning est plutôt décontenancé lorsqu’il reçoit un appel téléphonique anonyme et qu’une voix non identifiable prononce la phrase terrifiante « il ne vous reste qu’une heure à vivre », mais il prend naturellement cela pour une farce de mauvais goût et n’y pense pas trop. Il s’avère que ce n’était pas seulement une menace, mais aussi une promesse, car M. Lanning a trouvé la mort peu après. Le détective Grace et son équipe doivent rassembler les pièces du puzzle pour identifier et appréhender un meurtrier brutal qui ne fait que commencer…
Il s’agit d’un thriller sur les tueurs en série de la plus haute qualité et il a tout ce qu’un connaisseur du crime peut désirer dans une lecture – une intrigue absolument captivante tissée à la perfection, une intensité brûlante, des exploits dangereux, un tueur brutal, un protagoniste attachant, imparfait et sympathique, et un sentiment de tension palpable du tout début jusqu’à la dernière ligne. J’ai dû le poser à plusieurs reprises pour reprendre mon souffle, car mon cœur battait la chamade et je tournais fébrilement les pages comme si ma vie en dépendait. Il est effrayant, rapide, plein d’enjeux et exaltant, avec des rebondissements, des révélations, une utilisation superbe de la fausse piste et il est la définition même d’un clouage de bec. Faites-vous une faveur, procurez-vous un exemplaire pronto et installez-vous confortablement pour vivre une expérience passionnante qui vous laissera pantois. Arlidge est sans aucun doute l’un des auteurs de romans policiers les plus talentueux du moment. Un véritable page-turner avec plus d’excitation et d’action que prévu et l’une de mes lectures préférées de ce debut d’année. Je vous le recommande vivement.
Éditeur : Les escales éditions (10 février 2022) Langue : Français Broché : 489 pages ISBN-10 : 2365695752 ISBN-13 : 978-2365695756
Betty Ramdin, veuve et mère célibataire, loue une chambre dans sa maison de Trinidad à un collègue bien sous tous les rapports, Mr Chetan. C’est un vieux garçon doux et attentionné qui amène à Solo, le fils de Betty, la figure paternelle qui lui a tant manqué depuis la mort de son père. Pour Betty, il incarne une présence masculine rassurante. Et pour Mr Chetan, cette famille recomposée lui donne un foyer qu’il n’a plus eu depuis longtemps.
Chronique : Love After Love est le deuxième roman d’Ingrid Persaud qui traite de… eh bien, de l’amour ! Le livre se déroule à Trinidad et Tobago et suit la vie de Betty Ramdin, de son fils Solo et de M. Chetan.
Betty Ramdin n’avait que vingt ans lorsqu’elle a rencontré son mari Sunil. Ce mariage était le moyen pour Betty d’obtenir une certaine forme de liberté, de vivre dans sa propre maison et de la gérer. Le mariage a bien commencé mais s’est rapidement transformé en une relation toxique que Betty n’a pas pu quitter. Quelques années après le mariage, Betty a Solo, son fils unique qu’elle adore et qu’elle gâte peut-être beaucoup. Lorsque les choses se gâtent dans le mariage, Betty ne pense qu’à protéger son fils de Sunil. Le soir de l’anniversaire de Solo, le mari de Betty meurt en tombant dans les escaliers. À quarante ans, Betty est désormais seule pour élever son fils et s’occuper d’une maison qui est bien trop grande pour elle.
Le propriétaire de M. Chetan depuis de nombreuses années a récemment été agressé et ils ont décidé de faire leurs valises et de déménager aux États-Unis. Avec très peu de préavis et peu de places disponibles, M. Chetan devient le locataire de Betty Ramdin. M. Chetan est un homme très privé, il aime son espace, son intimité et n’est pas un grand bavard, il veut juste qu’on le laisse tranquille pour lire et faire son truc dans la cuisine. Cependant, en étant le locataire de Betty, il devra faire face à la compagnie de Solo 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. M. Chetan et Solo s’entendent bien et sont inséparables. Tous les trois tombent dans un arrangement bizarre mais génial qui fonctionne pour tous. Cependant, M. Chetan a un secret, un secret qu’il a peur de partager, un secret qu’il garde pour lui car il pense qu’il pourrait ruiner son arrangement actuel.
Solo a grandi sans vraiment savoir grand-chose de son père ou du côté de la famille de son père. Sa mère le gâte, s’occupe de lui et ils ont une très bonne relation. Avec l’arrivée de M. Chetan, Solo le considère comme une sorte de figure paternelle – un rôle que M. Chetan est heureux d’endosser. Solo ne manque de rien, du moins jusqu’à ce que sa mère commence à fréquenter quelqu’un, ce qui porte un coup à leur relation autrefois très étroite. Une nuit, Solo surprend une conversation entre sa mère et M. Chetan, et il est exposé à une vérité qui ruine leur relation. Solo travaille pendant ses études secondaires et part en vacances d’été pour rendre visite à son oncle Hari. Solo profite de cette occasion pour quitter définitivement sa mère et Trinité-et-Tobago. Son visa expire au bout de six mois et Solo est désormais un immigrant clandestin travaillant à New York. La vie est beaucoup plus dure que Solo ne l’imaginait, et il trouve des mécanismes d’adaptation malsains. Il n’a pas l’intention de retourner à Trinité-et-Tobago… jusqu’à ce qu’une nuit, il reçoive un appel téléphonique qui va changer sa vie.
J’ai passé une journée entière à lire Love After Love et je n’ai absolument pas pu le poser. L’écriture d’Ingrid Persaud est belle, engageante, nuancée et parfois hilarante. Les personnages sont tous bien développés et sont des personnes que l’on a envie de rencontrer dans la vie réelle. J’ai trouvé que l’auteur a fait un travail incroyable pour montrer l’histoire de Trinité-et-Tobago, sa culture et le paysage actuel du pays. J’ai tendance à ne pas essayer de parler au nom des Trinidadiens (même si je vis ici depuis plus de 6 ans), mais j’ai trouvé que l’auteur rendait hommage à son pays d’une manière très belle, mais nuancée.
De nombreux thèmes sont explorés dans Love After Love, l’amour étant le thème de base. Persaud met en scène les différentes formes d’amour et les différentes façons dont nous aimons ou montrons notre amour. Je dois admettre que j’ai apprécié d’entendre une femme de 40 ans parler de ce que c’est que de sortir à cet âge-là à Trinidad et Tobago – c’était très bien fait et je trouve qu’on lit peu de choses sur les femmes caribéennes « plus âgées » qui sortent et trouvent l’amour. Il y a le thème de l’amitié et de ce à quoi elle » devrait » ressembler, et j’ai trouvé que Persaud a fait un travail spectaculaire pour nous emmener dans une véritable amitié entre Betty et M. Chetan – je pense que c’était si bien exploré et j’en voulais plus.
Honnêtement, je pourrais continuer encore et encore à parler de ce livre. Il est bien écrit, il explore la vie moderne des Caraïbes d’une manière réaliste et le livre vous laissera avec des tripes. Tant de moments inoubliables et de personnages magnifiques.
Éditeur : Les escales éditions (3 février 2022) Langue : Français Broché : 407 pages ISBN-10 : 2365696597 ISBN-13 : 978-2365696593
Elle n’est ni flic ni criminologue. Elle n’a jamais porté d’arme ni d’insigne, et pourtant, elle a résolu des dizaines d’affaires criminelles. Avant de tout arrêter. Depuis un tragique accident, Antonia se terre dans un appartement vide et n’aspire qu’à une chose : qu’on lui fiche la paix.
Chronique : L’intrigue est ininterrompue. Il est bien pensé et bien rythmé pour ne laisser aucun répit au lecteur. Un thriller d’école, de la littérature de divertissement et d’évasion, oui, mais depuis quand est-ce facile de divertir, car je ne suis pas diverti par n’importe qui. Il faut savoir comment le faire et Gómez-Jurado sait le faire. J’apprécie la prose de Reverte tout autant qu’un roman de Gellida ou un thriller de Gómez-Jurado. Chacun d’entre eux est un maître dans son genre et il le fait bien, et il le fait bien !
Ce roman m’a tenu en haleine pendant trois jours d’affilée. Comme j’ai tendance à avoir une vie sociale assez active, j’ai eu du mal à le lire plus souvent que je ne le voulais, mais quand je ne lisais pas, je pensais au livre et à ce qui allait se passer, mais je voulais rentrer à la maison et continuer à lire. Je n’avais pas voulu lire de critiques avant de l’avoir terminé et je vois qu’il y a un avis très générique sur l’intrigue, qui est très originale, et sur ses merveilleux protagonistes, avec lesquels je suis totalement d’accord. Quant à ces derniers, je dois faire un arrêt car je les ai vraiment aimés, j’ai aimé ces deux protagonistes si différents de ceux déjà vus ou déjà aimés dans d’autres romans. Ils sont vraiment particuliers et avec leurs excentricités et leurs personnalités si définies, j’ai vraiment cliqué avec eux. Puis je vois des commentaires moins positifs que je n’ai même pas remarqués. J’ai vraiment aimé le récit, il est léger, impliquant, sympathique, ce que j’ai trouvé très difficile à réaliser car l’intrigue est forte et stressante. Il y a de grandes phrases et une prose plus soignée que dans ses livres précédents. J’ai eu la chance de lire les livres qui ont précédé celui-ci sur la recommandation d’un grand ami et on peut voir l’évolution de l’auteur. Et bien que ce ne soit pas une obligation, je transmets ce même conseil. D’autre part, j’aime la critique qu’il fait sur le plan social et les familles qu’il décrit, qui sont un vrai reflet de la réalité même si le livre semble être une fiction. J’ai également aimé la dénonciation de l’homophobie dans les forces de police et la façon dont elles la gèrent. Un autre aspect que j’ai apprécié est l’atmosphère hollywoodienne, qui n’est généralement pas ma préférée, mais dans ce cas, j’ai eu l’impression de regarder un film au lieu de lire un livre. Si vous aimez le genre, je vous le recommande vivement !
Éditeur : Fleuve éditions (6 janvier 2022) Langue : Français Broché : 493 pages ISBN-10 : 2265155349
Trouble dissociatif de l’identité. Ou, plus communément, schizophrénie. C’est le mal avec lequel Sandrone, un chasseur de primes à l’ironie mordante, a dû se construire. Il est le Gorille. Mais dans les recoins de son cerveau se cache l’Associé, son double, un tueur sans pitié. Si cette cohabitation forcée n’a jamais été simple, l’Associé se fait discret depuis qu’il a quitté sa ville natale.
Chronique : Le Gorille (le protagoniste du roman) est l’un des personnages de série noire que j’ai le plus aimé, et j’ai trouvé très risqué, et peu satisfaisant, que l’auteur le reprenne dix ans après son dernier chapitre. Et je ne voulais pas gâcher le souvenir de ce personnage, si original et efficace en termes de narration de genre. J’avais tort. Le roman fonctionne, dans son ensemble. Et même pour quelqu’un qui n’a pas lu les nombreux chapitres précédents (mais que je recommande). J’avais pris note d’une courte critique dans un « grand » journal (que je ne citerai pas car le reste est nul). Il était écrit : « Dazieri sait ce qu’il veut – divertir – et comment l’obtenir – sans se soucier de rien (pur esprit punk), sauf du lecteur ». J’ai trouvé cela approprié, car pour les différents participants à cette « danse », il n’y a rien pour personne, aucune pitié, aucune affection. Mais pas moins qu’ils ne le méritent. Escrocs de toutes formes et de toutes tailles, gauchistes capitalisés, arrivistes sordides, mesquins et en faillite… Avec au centre le Gorille et son alter ego dissocié, ou inversement, on voit comment on le lit. Mais faites-le, je le recommande.
Sandrone Dazieri réussit à peindre toutes les nuances des nombreux personnages qui peuplent le monde du Gorille, et il le fait sans fioritures d’aucune sorte, réussissant toutefois à vous faire apprécier certains d’entre eux pour l’humanité profonde mais confuse qui les distingue.
Tout comme on ne peut s’empêcher d’aimer le Gorille et le Socio, deux faces d’une même pièce qui font tout leur possible pour ne pas se regarder, même s’ils partagent le même esprit et le même corps, mais qui, au bon moment, entrelacent leurs mains pour un objectif commun, qu’il soit bon ou mauvais, éthiquement correct ou incorrect.
Éditeur : Robert Laffont (3 février 2022) Langue : Français Broché : 336 pages ISBN-10 : 2221249658 ISBN-13 : 978-2221249659