Prunelle la sorcerelle doit fuir Tendreval. Son père, qui dirige le comté, s’entête à maintenir une loi injuste, interdisant aux sorcerelles d’utiliser la magie forte. Et son frère veut la séquestrer. Pourtant les terribles Obscurs sont sur le point d’envahir Tendreval.
Chronique :Regardez cette couverture sombre et magnifique qui vous donne envie de vous perdre dans cette histoire.
Il était une fois une fille qui retrouva un garçon perdu dans les bois. Elle touche son âme et le réchauffe, l’aidant à trouver ce qu’il cherchait et, entre-temps, elle découvre le but de sa vraie vie. Mais leur rencontre fera ressortir le danger, la malédiction et la mort dans leur vie !
Cette histoire est d’une beauté obsédante, d’un mystère enchanteur et d’une beauté surnaturelle. c’est un voyage magique qui vous fera croire à l’inexplicable et admirer l’inattendu. je pense que ce livre m’a jeté son propre sort.
Certains aspects de l’histoire m’ont semblé prévisibles, mais la prévisibilité vient du fait que j’ai eu l’impression d’avoir intelligemment saisi les subtiles allusions de l’auteur, et non pas parce que l’auteur était évident. et c’est certainement dû à l’écriture. l’écriture est exquise et si parfaite sur le plan de l’atmosphère. elle donne le ton et l’ambiance parfaits pour l’ensemble du livre.
Prunelle, l’ultime sortilège est un tome 2 si magique, mais aussi un livre qui donne des frissons en lisant. J’ai été très surpris, voire choqué, par la tournure des événements à la fin du livre. Bien que ce livre ait eu quelques défauts comme la formulation répétitive, qui m’a un peu ennuyé et quelques trous d’intrigue évidents. J’ai vraiment apprécié ce livre, c’était une lecture merveilleuse.
Note : 9/10
Éditeur : Rageot Editeur (26 janvier 2022) Langue : Français Broché : 320 pages ISBN-10 : 2700276817 ISBN-13 : 978-2700276817
« Ken’, c’est le verlan de niquer. Ça veut dire « baiser’, « posséder’ et aussi « battre, mettre ko’ : je vais tous les niquer. » Dès l’enfance, un imaginaire érotique et social est imposé aux femmes. Dans le monde des comédiennes, où évolue Rosa Bursztein, la pression est encore décuplée.
Chronique : Aujourd’hui, il va être question de mecs dans ce roman mais aussi de « ken », alors non pas le mec de Barbie, le verlan de « niquer ». Entendons-nous donc sur le mot “ken” qui renvoie non seulement à une furieuse envie de forniquer mais aussi au fait de mettre KO quelqu’un : le célèbre “j’vais t’niquer” (qui devient « j’vais te ken »). De fait dans ce podcast il est question de sexe mais aussi de domination, et de représentation.
“Les mecs que je veux ken” c’est signé Rosa Bursztein et c’est à retrouver c’est tout d’abord toutes les semaines ou presque sur toutes les plateformes de podcast. le livre interroge son rapport à l’amour, à la sexualité ainsi qu’à la création artistique au détour de discussions avec des artistes qu’elle admire donc désire… pourquoi veut-on « ken » (!) ceux qu’on trouve brillants, drôles, ceux qui pensent différemment? Comment la fantaisie et avoir une parole sincère rend beau?
ASIN : B09J1TGVWY Éditeur : Les Arènes (20 janvier 2022) Langue : Français Broché : 191 pages ISBN-13 : 979-1037505750
Chronique : Magnifique film sociétal sur la difficulté des relations familiales, bien que cela se passe dans la société américaine où tout est forcément plus dur, voire plus trash, on y reconnaît des caractéristiques universelles qui forment le fond des difficiles relations parents-enfants. La relation père-fille est particulièrement bien rendue et pour cause, elle forme toute la trame de ce film exceptionnel par les qualités psychologiques et le réalisme de cette histoire basée sur une histoire vraie. Une histoire qui entrera en résonance avec celle de beaucoup de spectateurs qui ont aussi connu à moindre échelle ces difficultés. Un scénario américain (au bon sens du terme) pour une histoire forte et empreinte d’authenticité, un film à cœur ouvert. le film un peu haché et décousu, sentiment appuyé par l’agitation frénétique de la caméra et les changements permanents de plans sur les images du passé en 8mm. Je me suis cependant laissé griser par la bonne musique et les images splendides pour comprendre que ces parents toxiques et ces relations torturées créent de magnifiques personnages blessés et émouvants. La mise en scène et le montage rendent l’histoire très vivante et y introduisent un charme mélancolique, comme une épine du passé glissée par un facteur facétieux dans la fente de notre mémoire : le spectateur retrouvera dans un bout de scène quelque chose qui lui parle.
Vidéo : Des tons froids recouvrent les visuels de Flag Day . Il n’y a pas beaucoup d’énergie dans la saturation des couleurs, le bleu est une force dominante. Les tons chair se réduisent à une teinte pâle. Les primaires abandonnent leur contrôle. Le contraste faiblit également, étouffé par le classement et rarement proéminent.
Hormis quelques instants prévus (notamment l’ouverture), le bruit n’est pas pris en compte. L’encodage maintient la clarté, totalement transparent pour un film de source numérique. Au milieu de l’action, il se produit parfois des échecs, clairement un appareil photo plus petit et plus polyvalent utilisé pour ces prises de vue complexes. Chacun est trop bref pour provoquer une alarme.
Une résolution stable apporte des détails complets, rendus proprement. Les détails du visage résolus impressionnent, et étant donné à quel point Flag Day repose sur des gros plans serrés, c’est important. Les extérieurs ont fière allure aussi, naturellement nets et riches en définition.
Son :La conception du son soulève l’action souvent à petite échelle en générant de l’énergie dans le bas de gamme. Le moteur de la voiture de Sean Penn crée un grondement régulier et impressionnant, accablant les choses d’une manière intelligente.
Les champs de débris et l’ambiance de la jouent bien, séparant l’audio pour créer une scène sonore convaincante. Les voitures se déplacent entre les canaux avec une précision totale.
Rapport de forme : 1.85:1 Classé : Tous publics Dimensions du colis : 19.3 x 13.7 x 1.7 cm; 90 grammes Réalisateur : Sean Penn Format : Couleur, Cinémascope, PAL Durée : 1 heure et 45 minutes Date de sortie : 2 février 2022 Acteurs : Dylan Penn, Sean Penn, Josh Brolin, Norbert Leo Butz, Dale Dickey Doublé : : Anglais, Français Sous-titres : : Français Langue : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1) Studio : Le Pacte
Il n’est pas toujours facile, pour les auteurs, de trouver le ton adéquat pour narrer les histoires qui leur trottent dans la tête. Tant a déjà été fait, qu’il peut paraître ardu de proposer quelque chose de neuf.
Joe Abercrombie a choisi lui. Ses saga déploient un ton caustique, acide et sarcastique qui dépoussière le genre. On pourrait lui reprocher d’avoir trouvé une formule qu’il réitère depuis sa première trilogie, La première loi. Mais lorsqu’on aime on est rarement rassasié.
Toute la force des récits d’Abercrombie repose sur le dynamisme des dialogues, à coups de sous-entendus grinçants, de menaces voilées, de répliques lapidaires. Pour qui aiment les échanges construits sous forme de ping pong narratif, les dialogues sont comme une boîte de bonbons acides, ça pique la langue mais on en redemande.
Des dialogues qui sont servis par des personnages à la psychologie travaillée. L’auteur met en scène une galerie de personnages névrosés, à la morale ambivalente, aux actions contradictoires. Le récit ne comporte pas vraiment de héros ni d’antagoniste clair, du moins pour les personnages principaux. De véritables paradoxes ambulants emportés par le fleuve de l’Histoire.
Là où d’autres auteurs vont déplacer leurs pions lentement sur leur échiquier, dévoiler progressivement les desseins des protagonistes, Abercrombie lui place le lecteur au coeur de l’échiquier. On assiste en direct aux trahisons, aux réunions secrètes des comploteurs, aux décisions unilatérales qui entraînent la mort de milliers d’innocents. L’impression d’être au cœur d’une trame tentaculaire où chaque pion dissimule une paire de poignards n’a jamais été aussi forte.
Puis, alors que chaque pièce est à sa place, voilà que l’auteur sonne l’alalie. Les armées s’entrechoquent et le sang commence à couler dans une sarabande mortelle où l’auteur convient le lecteur à assister à un massacre impitoyable à hauteur d’homme. Un passage obligé dans les récits d’Abercrombie et qui est toujours aussi jouissif.
Le verbe acide et la profondeur des personnages font de cette saga un incontournable de la fantasy. Des atouts qui font oublier la pauvreté des descriptions et l’absence de carte.
Résumé : Ancienne reine des affaires à Adua, Savine dan Glokta a tout perdu lors des émeutes de Valbeck. Sa fortune, son flair et sa réputation… Il ne lui reste plus que son ambition et une solide absence de scrupules.
Pour un héros de guerre comme Leo dan Brock, la paix est une source d’ennui et de frustration. Mais avant de repartir au combat, il lui faut forger des alliances… et la diplomatie n’est pas son fort. Pendant ce temps, son amie Rikke lutte pour maîtriser son don maudit – avant qu’il finisse par avoir sa peau.
Fraîchement couronné, Orso doit avant tout se garder des coups de poignard que lui réservent ses « partisans ». Sans pour autant négliger ses ennemis désireux de libérer le peuple de ses chaînes, les nobles, concentrés sur leurs intérêts privés, ou encore les créanciers qui l’attendent au tournant de la dette.
L’ancien temps est mort et ses monarques avec. Les nouveaux découvriront vite que rien n’est éternel. Ni les pactes, ni les allégeances… ni la paix.
ASIN B09HJX6ZQ8 Éditeur Bragelonne (5 janvier 2022) Langue Français Broché 624 pages ISBN-13 979-1028112202
L’histoire de Paul Atreides, jeune homme aussi doué que brillant, voué à connaître un destin hors du commun qui le dépasse totalement. Car s’il veut préserver l’avenir de sa famille et de son peuple, il devra se rendre sur la planète la plus dangereuse de l’univers – la seule à même de fournir la ressource la plus précieuse au monde, capable de décupler la puissance de l’humanité. Tandis que des forces maléfiques se disputent le contrôle de cette planète, seuls ceux qui parviennent à dominer leur peur pourront survivre…
Chronique : DUNE (2021): Dès l’ouverture, nombreux personnages, plusieurs peuples, donneront cette impression de se trouver face à un scénario complexe. Une sensation qui se dissipera rapidement au fur et à mesure que l’histoire évoluera. Des situations qui s’enchaineront dans un univers parfois ensoleillé, mais souvent sombre, étrange, qui n’en finira pas de nous étonner. Le spectacle sera permanent, surprenant par des effets visuels hyperréalistes, des environnements très crédibles (on voyagera dans un autre monde). Ce premier chapitre « Dune » prendra le temps de développer ses personnages (surtout la relation entre Paul et sa mère Jessica, les piliers de l’histoire), entreprendra de positionner les enjeux d’une intrigue mystérieuse (une planète convoitée, une résistance, un élu qui se cherche, les craintes d’un empereur…). Un film de science fiction mature, aux aspects guerriers, une orchestration de Hans Zimmer toujours aussi énergique, bien adaptée. Réalisé par le canadien Denis Villeneuve qui aura pris soin de s’entourer d’acteurs charismatiques (que des têtes d’affiche): Timothée Chalamet (le jeune Tom dans interstellar), Oscar Isaac (Po, la dernière trilogie de Star Wars), Rebecca Ferguson (Mission Impossible 5 et 6), Javier Bardem (le vilain de Skyfall), Jason Momoa (Aquaman), Josh Brolin (agent FBI de Sicario), Dave Bautista (Drax, Les Gardiens de la Galaxie) et bien d’autres. Voici donc le commencement d’une fuite en avant au cœur de la planète Arrakis, qui elle aussi aura surement des secrets à nous révéler dans les prochains épisodes. Vivement la suite. J’ai vraiment adoré. Fantastique.
Vidéo:
Le film Dune de Denis Villeneuve est presque similaire à celle de Mad Max : Fury Road dans la mesure où le contraste entre un ciel bleu et du sable orange est omniprésent. Dune va plus loin en proposant des tonnes de couleurs nuancées et plus sombres. Les structures en pierre sont parfaitement grises, argentées avec des éléments noirs qui ont presque l’air sinistres. Mais une fois sur la dangereuse planète de sable, les tons plus terreux dominent. Le Dolby Vision améliore les dunes de sable doré et fait ressortir la richesse des boucliers énergétiques rouges et bleus. Les yeux bleus des autochtones sont également étonnants, tout comme certains éclairages utilisés dans les limites du complexe du château de sable.
Une grande partie du film se déroule dans des couloirs sombres et sombres, mais ce Dolby Vision accentue vraiment les pièces froides et froides en faisant ressortir chaque once de détail et de couleur dans son propre monde. C’est vraiment une image fantastique. Les niveaux de noir de cette version 4K sont excellents. Il y a une tonne de séquences dans l’obscurité ou en basse lumière, et chaque morceau de couleur noire est profond, encré et riche. Il n’y a pas d’ombres sombres ou de saignement à trouver. Les tons de la peau sont également naturels. Les détails ne sont jamais gênés par les scènes plus sombres. Au contraire, le Dolby Vision permet à toutes les textures de s’exprimer facilement et joliment. Les coutures et les textures des costumes sont étonnantes et reflètent leur savoir-faire unique, qu’il s’agisse de fourrure, de tissu ou de quelque chose qui ressemble à du cuir.
Les gros plans révèlent les cheveux individuels, les boutons, les taches de rousseur, les blessures, les perles de sueur et les effets de maquillage pratiques. Les plans plus larges sont également excellents et ne sont jamais mous. Les grandes séquences CGI sont également incroyables, avec une richesse de détails dans chaque plan, notamment lors de la grande attaque au milieu du film. Il n’y a pratiquement aucun problème vidéo avec cette version.
Audio
Cette version est accompagnée d’un mixage Dolby Atmos et il s’agit probablement de la meilleure piste Dolby Atmos à ce jour, toutes versions confondues. Il s’agit d’un film à la sonorité immersive parfaite et tous ses éléments théâtraux ont été transférés sur ce disque 4K.
Les effets sonores sont à la fois puissants et nuancés. Les chorégraphies de combat ont du punch et ont des impacts sonores différents à chaque fois qui sonnent vrai et laissent un effet durable. Les basses sont également étonnantes. Lorsque les hélicoptères s’envolent des vers de sable, ils émettent une fréquence basse intense qui fera gronder les os de chacun. Le même niveau de basse nuancé est évident lorsque la voix est utilisée dans le dialogue magique de la sorcière. Cet élément vocal explore d’énormes basses fréquences qui utilisent des voix d’un autre monde pour créer ce son étonnamment obsédant. Les lasers des vaisseaux spatiaux, l’impact des boucliers d’énergie sont battus, tous ces sons sont merveilleux et complets. Les séquences de rêve explorent également différents thèmes audio. Les haut-parleurs en hauteur sont constamment utilisés, qu’il s’agisse du souffle du sable, du bourdonnement des basses ou d’autres éléments obsédants provenant des murs de sable.
Les séquences d’action plus importantes, comme l’attaque ou la scène du ver de sable, utilisent tous les sons sous tous les angles, y compris les voix humaines, les bruits de pas, les éléments naturels et même le ver géant ressemblant à un alien. La partition, tout aussi impressionnante, utilise un mélange de voix chorales et d’instruments qui imprègnent la peur et l’action de ce qui va se passer. L’ensemble du mixage Dolby Atmos est organique, plein, riche, et vise l’excellence, ce qu’il réussit à faire. Ce composant audio est presque un personnage en soi. Les dialogues sont propres, clairs et faciles à suivre, sans aucun problème. Il s’agit de la meilleure piste Dolby Atmos du marché.
Bonus
Il y a 73 minutes de bonus, qui valent tous la peine d’être regardés. Cependant, la plupart de ce contenu est fait pour les nouveaux venus dans la franchise et l’histoire comme un cours d’introduction dans ce monde, plutôt que de véritables grandes informations. Ceci étant dit, il est fort probable que les prochaines versions contiendront des tonnes de commentaires, de scènes supprimées et d’importants reportages sur les coulisses du tournage. Néanmoins, ces films valent tous la peine d’être regardés.
Rapport de forme : 2.40:1 Classé : Tous publics Dimensions du produit (L x l x h) : 13.7 x 1.4 x 17.4 cm; 60 grammes Réalisateur : Denis Villeneuve Format : Couleur, Cinémascope Durée : 2 heures et 35 minutes Date de sortie : 26 janvier 2022 Acteurs : Timothée Chalamet, Rebecca Ferguson, Charlotte Rampling, Jason Momoa, Javier Bardem Doublé : : Anglais, Français Sous-titres : : Français, Néerlandais Langue : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1) Studio : Warner Bros. Entertainment France ASIN : B09G3G97NQ
Emmanuèle, romancière épanouie dans sa vie privée et professionnelle, se précipite à l’hôpital, son père André vient de faire un AVC. Fantasque, aimant passionnément la vie mais diminué, il demande à sa fille de l’aider à en finir. Avec l’aide de sa sœur Pascale, elle va devoir choisir : accepter la volonté de son père ou le convaincre de changer d’avis.
Chronique : Magnifique et grand film, alors que pourtant si simple et sobre dans sa réalisation. Un grand Ozon, qui revient en grande forme après son juste passable et vite oubliable « Été 85 » de l’année dernière.
Le sujet n’a rien d’emballant aux premiers abords mais le réalisateur a su prendre le recul nécessaire pour le traiter avec justesse de par le regard d’une famille, d’un père antipathique et égoïste et ses feux filles. On est pris dans cette histoire et ému aux larmes alors que le film aurait pu jouer sur cette corde sensible et en abuser, et qu’il a l’intelligence de ne pas l’avoir fait. On peut pleurer mais aussi rire, grâce à André Dussolier dont le personnage est aussi drôle autant qu’il est infect.
Sophie Marceau est confondante de naturel, très grâcieuse, et montre que c’est une grande actrice qui n’a pas eu les meilleurs rôles alors qu’il lui faut des réalisateurs comme François Ozon pour lui permettre d’autant démontrer son talent.
N’ayez pas peur d’aller voir ce film qui aborde un sujet délicat mais avec une telle intelligence et finesse. magnifique adaptation du roman du même nom et pour ceux qui l’ont lu, n’hésitez pas non plus, le ffilm apporte certains éclairages notamment sur les mécanismes familiaux qui se mettent en place ou se révèlent lors de situations difficiles
Rapport de forme : 1.85:1 Classé : Tous publics Dimensions du produit (L x l x h) : 13.5 x 1.3 x 19 cm; 80 grammes Audio description : : Français Réalisateur : François Ozon Format : Couleur, PAL, Cinémascope Durée : 1 heure et 47 minutes Date de sortie : 1 février 2022 Acteurs : Sophie Marceau, André Dussollier, Nathalie Richard, Géraldine Pailhas, Charlotte Rampling Sous-titres : : Français Langue : Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0) Studio : Diaphana ASIN : B09KN2N2L9
Patrick et Sébastien passent la pire journée de leur vie. En quelques heures, ils deviennent les méchants les plus recherchés de France. La raison ? Une fake news montée de toutes pièces par Virginie Arioule, présentatrice d’une chaine de débat prête à tout pour faire de l’audience, quitte à pactiser avec des trafiquants de clics.
Chronique : On rigole bien si on est familier de l’univers de Mouloud achour (culture hip-hop, geek, revendications politiques gauchos des années 90, etc.), ce qui est mon cas. J’ai donc beaucoup ri à certaines scènes, d’autant que le jeu de Roman Frayssinet est comme toujours excellent (quoiqu’un peu sous exploité). La parabole du film critiquant la course au buzz des médias et leur incapacité à traiter les sujets en profondeur et avec sérieux est bien trouvée MAIS malheureusement, le film n’est pas très bien écrit, décousu, parfois niais, voire débile…
C’est drôle, et pas « méchant » justement. Les acteurs sont tous bons, bien que ce ne soit pas tous des professionnels du cinéma (c’est d’ailleurs peut-être ce qui fait c’est sympa à suivre) Le scénario est invraisemblable mais ça tient debout et je dirais même que ça fait avancer. J’ai lu des gens recommandé de plutôt aller voir « France » de Bruno Dumont, qui sur le fond traite le même sujet (les excès des chaînes infos, réseaux sociaux etc.) Sauf que ces deux films sont incomparables. Les deux sont bons dans leur genre respectif. En résumé, si vous aimez le cinéma intello avec un des grands acteurs mais un peu chiant, allez voir France. Si vous aimez les films sans prétention mais ficelé sympathiquement avec un jeu frais, allez voir « Les méchants ».
apport de forme : 1.85:1 Classé : Tous publics Dimensions du colis : 19.2 x 13.9 x 1.7 cm; 90 grammes Audio description : : Français Réalisateur : Mouloud Achour, Dominique Baumard Format : Couleur, Cinémascope, PAL Durée : 1 heure et 18 minutes Date de sortie : 26 janvier 2022 Acteurs : Roman Frayssinet, Djimo, Ludivine Sagnier, Anthony Bajon, Kyan Khojandi Doublé : : Français Langue : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1) Studio : Le Pacte ASIN : B09KN65XTC Pays d’origine : France
Trois drames qui ont tous eu lieu dans la rue Nanming. seraient-ils liés les uns aux autres ? L’inspecteur Ye Xiao, chargé de l’enquête sur la dernière affaire, doit répondre à tout prix à cette question.
Chronique : Le livre est un thriller tendu dans la lignée de Harlen Coben ou Keigo Higashino. Si vous vous lassez des thrillers typiques se déroulant dans un lieu américain ou britannique, essayez celui-ci. Située à Shanghai, une grande ville chinoise avec autant de secrets que de merveilles, l’histoire vous saisit dès le début. Un professeur de lycée, beau et populaire, est retrouvé assassiné. Lorsque la police tente de résoudre le crime, elle trouve plus de questions que de réponses en fouillant dans le passé de l’homme. Pendant ce temps, un jeune garçon précoce est adopté par une famille riche, et il semble en savoir beaucoup trop sur tout le monde. Le lien entre les deux pourrait être la clé de toute l’affaire, ou bien l’est-il ?
Cette histoire est un bon aperçu de la société chinoise contemporaine, où la réussite financière est apparemment valorisée par-dessus tout, et où les relations sont mises à rude épreuve par les attentes, les egos et les vendettas personnelles.
Le protagoniste, Shen Min, fidèle au Parti communiste chinois et enseignant dans un pensionnat de niveau secondaire (lycée), est un homme sournois qui cache ses secrets même à lui-même. En peu de temps, en juin 1995, il est accusé du meurtre par empoisonnement d’un élève ; il est arrêté ; libéré ; il tue, puis est tué – et finalement, même s’il n’y croit pas, il se réincarne – déterminé à identifier son assassin.
Éditeur : XO (20 janvier 2022) Langue : Français Broché : 398 pages ISBN-10 : 2374481824 ISBN-13 : 978-2374481821
Trois histoires d’amour, un lanceur d’alerte, une adolescente égarée, deux processions, Bouddha et Confucius, un journaliste ambitieux, une mort tragique, le chat Joseph, une épouse impossible, un sale trafic, une actrice incognito, une descente aux enfers, cet imbécile de Doueiri, un accent mystérieux, la postière de Lamberghem, grosse promotion sur le linge de maison, le retour du passé, un parfum d’exotisme, une passion soudaine et irrésistible.
Chronique : Abondamment nourri aux romans du XIXe siècle, Pierre Lemaitre prend un plaisir gourmand à imaginer une nouvelle saga, solidement ancrée dans la tradition du feuilleton. Après la trilogie des Enfants du désastre (Au revoir là-haut, prix Goncourt en 2013, Couleurs de l’incendie, Miroir de nos peines), qui s’achevait en 1940, l’auteur accompagne une autre famille, les Pelletier, à partir de 1948, entre Beyrouth, Paris et Saigon. Au Liban, Louis et Angèle, les parents, tiennent avec calme et dextérité la fabrique des Savons du Levant. Derrière eux se tiennent comme ils peuvent leurs quatre enfants, trois fils et une fille, qui n’ont pas forcément l’ambition de reprendre l’affaire paternelle.
Difficile de résumer ce morceau romanesque plein de rebondissements, usiné comme au bon vieux temps. Pierre Lemaitre poursuit son projet historico-littéraire entamé avec sa première trilogie, en s’attaquant cette fois à la période des Trente Glorieuse. On en est ici aux prémisses, et donc loin encore de l’image de confort et de prospérité qui colle habituellement à cette période. La guerre est finie depuis trois ans, mais la France n’a pas encore achevé sa reconstruction, les pénuries de denrées, de logement, et le rationnement ont toujours cours dans une France qui commence à s’enliser dans des conflits coloniaux, notamment en Indochine.
Pierre Lemaitre saisit toute cette réalité d’après-guerre à travers le destin de ses personnages fictifs, mis en scène, eux, dans des évènements bien réels. Le romancier peaufine son mode opératoire en forme de feuilleton, chaque chapitre annoncé par une locution annonçant la couleur. Une méthode qui tient une nouvelle fois son lecteur en haleine de bout en bout.
D’une écriture vive et efficace, il déploie cette fresque à grands traits, et aussi par petites touches, nous restituant avec des descriptions bien mijotées l’atmosphère humide et l’ambiance poisseuse de Saigon, l’effervescence parisienne de la presse de l’après-guerre, ou encore la douceur de Beyrouth, qui semble à des années lumières de la violence qui fait rage dans les combats qui opposent soldats français et combattants Vietminh dans le bourbier de la guerre d’Indochine. Les lâchetés politiques, les appétits du grand capital, les violences policières…
On retrouve aussi la veine sociale et politique chère à Pierre Lemaitre, sous une plume que l’on sent toujours animée par une révolte qui s’applique à traquer les vilénies de l’âme humaine, mais aussi ses beautés.
Le romancier ménage ses surprises. Il fait par exemple attendre son lecteur jusqu’à la page 475 pour lui en offrir une de taille, qui jette un pont avec la première trilogie.
Fresque familiale, historique, récit tissé de suspense, de psychologie, de politique et d’ironie… on sort de cette lecture repu, avec l’impression d’avoir traversé le « Grand Monde » autant que les destins individuels de personnages auxquels on s’est attachés, et que l’on a hâte de retrouver.
Éditeur : Calmann-Lévy (25 janvier 2022) Langue : Français Broché : 592 pages ISBN-10 : 2702180817 ISBN-13 : 978-2702180815
Un roman choral vibrant sur les liens du sang et leurs secrets, sur ces attaches que l’on porte dans notre chair, sur ces morceaux épars de tendresse, de peine et de drôlerie qui nous rendent vivants.
Chronique : L’autrice girondine Séverine Vidal, bien connue de l’édition jeunesse, explore les non-dits familiaux pour son premier roman de littérature générale
« C’est simple, tu fais comme d’habitude… » Si Séverine Vidal avait des doutes, son éditeur les a dissipés, permettant à l’autrice girondine, bien connue du monde de l’édition jeunesse, de signer son premier roman de littérature générale. C’est donc cette même écriture, vive et fluide, qui porte « Le Goût du temps dans la bouche », récit choral qui explore non-dits, rancœurs et secrets d’une famille autrefois unie. Le livre met en scène Nicolas, musicien exilé en Suède, après un drame qui l’a profondément affecté. Il y a Suzanne, sa grand-tante chérie, qui souffle ses 100 bougies en 2021. Il y a André, son grand-père, qui cherche des réponses, au mitan des années 1950, dans la maison familiale de Saint-Palais-sur-Mer, près de Royan. Il y a enfin cette voix, au plus profond d’une grotte, qui fait écho aux blessures enfouies.
Éditeur : Robert Laffont (6 janvier 2022) Langue : Français Broché : 336 pages ISBN-10 : 2221254732 ISBN-13 : 978-2221254738