Sur le thème éculé de la rencontre de deux solitaires évoluant dans des sphères différentes, Byron Lane aurait pu écrire un récit corrosif sur l’aspect néfaste de la célébrité malheureusement à trop vouloir décrire le quotidien d’un assistant sans creuser son sujet il a loupé l’occasion.
Pourtant il y avait largement de quoi faire avec les personnages de Charlie d’un côté, pigiste paumé et peu sûr de lui qui étouffe dans Los Angeles et sa course à la réussite, et Kathi Kannon de l’autre, une actrice sur le retour qui vit sur sa renommée et qui souffre de légers troubles mentaux.
Ces deux êtres fracassés vont se trouver, s’apprivoiser, se compléter. La relation interdépendante entre les deux personnages est touchante et offre les meilleurs passages du récit, notamment une scène hilarante dans un restaurant japonais.
Les relations toxiques avec leurs parents, le père pour Charlie et la mère pour Kathi, offrent également un aperçu de ce que le l’ouvrage aurait pu offrir. Durant ces passages les personnages se retrouvent dénudés et démunis face à la figure imposante de leur géniteur, l’empathie pour les personnages est totale.
Malheureusement de ce terreau psychologique l’auteur n’en fera rien, préférant aligner les scènes de comportement absurde de Kathi, ses crises maniaques, sa consommation de substances qu’elles avale comme si c’était des pastilles pour la gorge. Un long naufrage auquel assiste impuissant Charlie dans un récit qui tourne très vite en rond, aussi inspiré du réel soit-il.
La lecture s’en trouve donc mitigée, l’envers du décor hollywoodien ne se révèle pas suffisamment passionnant pour porter le récit tout comme le personnage de Kathi dont on ne fait que gratter la surface sans jamais explorer ce qui se cache derrière ses addictions et son mal-être.
Résumé : Tous les matins, vous devez aller dans sa chambre, la réveiller doucement, lui donner ses pilules pour la journée bien gentiment, et vous assurer qu’elles ne vont pas la tuer.
Au petit déjeuner, Kathi prend un sachet de céréales amaigrissantes. Sans lait. Vous devez aussi lui apporter un verre rempli de glaçons avec une canette de Coca Zéro. Vous versez le Coca sur les glaçons pendant que vous êtes dans la chambre de façon à ce qu’elle entende le bruit des glaçons qui craquent. Ça va lui donner envie de boire et l’aider à se réveiller.
Éditeur Michel Lafon (10 novembre 2021) Langue Français Broché 352 pages ISBN-10 2749945348 ISBN-13 978-2749945347
Sam Jones, vétéran d’Irak et détective privé, tombe sur une inscription dans les toilettes d’un café: il va me tuer et je crois que je le veux. Après avoir passé six ans sur une affaire d’enlèvement qui s’est horriblement terminée, Jones décide de se racheter et de sauver l’auteur de ce messages, une jeune fille qui, il en est sûr, appelle à l’aide.
Chronique : Le détective privé canadien Sam Jones a eu une vie difficile, et récemment, elle n’a fait qu’empirer. Vétéran de la guerre en Irak, âgé de 42 ans, Sam a perdu un bras pendant le conflit. De retour des combats et désormais civil, il se trouve dans un café de Toronto et tente d’accepter ce qu’il vient de voir et ce qu’il vient de faire. Remarquant des taches de sang sur sa manche, il se rend aux toilettes pour s’en débarrasser. Le sang n’est pas le sien, mais il sait que la police va bientôt le rechercher, et qu’elle veut une explication pour deux personnes mortes – dont un simple garçon – gisant dans le sous-sol d’une maison qu’il a quittée peu de temps auparavant. Sam est également préoccupé par ce qu’il va dire à la mère du garçon. Six ans plus tôt, il s’était mis à la recherche du garçon dans l’espoir de le lui ramener vivant. Mais aujourd’hui, il a réalisé qu’il avait échoué. Cela, plus que tout autre chose, le trouble énormément. Alors qu’il nettoie le sang de sa chemise, Sam remarque un graffiti contenant un message énigmatique près d’une charnière de la porte de la salle de bain : Je sais que tu l’es, mais que suis-je ? Un défi agressif ou un appel au secours ? Sheena, une barista tatouée d’une vingtaine d’années, s’occupe du comptoir. Elle n’est pas en mesure d’aider Sam à identifier l’auteur des mots, c’est donc à lui de le faire. Pris de remords de ne pas avoir réussi à retrouver le garçon vivant et à le rendre à sa mère, il est poussé à essayer d’identifier l’auteur du graffiti, manifestement en difficulté, et à tenter de l’aider. C’est ainsi que commence l’odyssée d’un homme bon pris dans un monde mauvais. Avant qu’elle ne s’achève, Sam s’assurera l’aide improbable d’un ancien braqueur de banque vieillissant alors qu’il navigue dans les rues sombres de Toronto, où les jeunes femmes vulnérables sont des proies faciles pour les hommes qui ne peuvent voir au-delà de leurs propres vies tordues, tout en fuyant la police, qui veut l’interroger sur la maison avec deux corps au sous-sol. Et comme si cela ne suffisait pas à alourdir ses épaules déjà bien chargées, alors que Sam est aux prises avec une jeune femme troublée qui ne veut peut-être pas être trouvée – et qui ne veut peut-être pas être aidée – il y a sa rencontre imminente avec la mère du garçon mort. Pour ajouter à ses malheurs, Sam doit également s’occuper de son père de 80 ans, qui se trouve dans une maison de soins . Il s’agit d’un récit à haute teneur en émotions, marqué par des dialogues crépitants et agrémenté d’une narration sombre et d’une utilisation habile de la métaphore, comme dans ce passage où Sam compare sa course pour échapper à la police au comportement des requins : « Les requins devaient rester en mouvement constant pour pouvoir respirer. Peu importe la quantité d’eau environnante – si le requin cessait de nager, il suffoquait au milieu de l’océan… Pour la même raison qu’il traversait la ville en voiture un lundi – cela l’empêchait de s’arrêter. S’il s’arrêtait, s’il perdait son élan, cela signifiait qu’il devait affronter l’inévitable, et… Jones avait une semaine avant que l’inévitable ne devienne inévitable. Sept jours – sa propre semaine Shark – à moins qu’il ne cesse d’avancer. Mais il y a aussi de l’humour noir, comme lorsqu’on demande à Sam comment il a perdu son bras et qu’il répond : « Je ne l’ai pas perdu. Je sais exactement où il est ». Les lecteurs à la recherche d’un roman sans compromis de notre époque troublée, racontée de manière exquise, trouveront beaucoup à admirer cet auteur.
Éditeur : Calmann-Lévy (8 juin 2022) Langue : Français Broché : 360 pages ISBN-10 : 2702182909 ISBN-13 : 978-2702182901
Le risque lorsqu’un auteur écrit un récit à la croisée des genres c’est que l’un d’entre eux prenne le pas sur les autres et éclipse le propos initial. Malheureusement pour Adrien Pauchet c’est ce qui s’est passé pour son ouvrage Désert noir.
Le récit bouillonne de bonnes idées mal, ou peu, exploitées. Comme une recette qui dispose de bons ingrédients mais qui donne un résultat brouillon. L’auteur brasse quantité de thèmes sans jamais réellement les développer, la difficulté de faire son deuil, la rédemption, la résilience et bien d’autres encore. Un traitement de surface peu satisfaisant dû à une narration trop axée sur le thriller au détriment du développement des personnages, peut-être trop nombreux aussi.
Perdus entre la frénésie narrative d’un thriller grand public et la réflexion sur le deuil, l’ouvrage ne raconte finalement pas grand-chose. L’aspect onirique de l’intrigue offre une jolie mise en page qui invoque le néant mais peine à faire oublier les incohérences et le manque d’approfondissement de l’intrigue et des personnages.
Désert noir s’avère être une œuvre brouillonne qui veut trop en dire sur trop de sujets, qui aurait mérité un affinage de son intrigue et de ses personnages. Une jolie attention gâchée.
Résumé : Jocelyn est un jeune flic qui, après une sale affaire, se retrouve mis à l’épreuve. Il intègre une équipe qui a pour mission de démanteler un trafic à Paris d’une nouvelle drogue qui permet, à celui qui la consomme, de revoir chacun des êtres chers qu’il a perdus. En butte à l’hostilité d’une partie de la police, sur le qui-vive, il finit par avoir l’impression de chercher à sauver une société qui ne veut pas l’être.
Éditeur FORGES VULCAIN (9 octobre 2020) Langue Français Broché 240 pages ISBN-10 2373050587 ISBN-13 978-2373050585
Mark et Erin, un jeune couple londonien, partent en lune de miel sur l’île paradisiaque de Bora Bora. Tout se passe à merveille, jusqu’au jour où les époux vont faire de la plongée sous-marine. Sous l’eau, ils découvrent quelque chose qu’ils n’auraient jamais dû trouver.
Chronique : Une lente construction jusqu’à une découverte choquante, ce livre vous fera vous demander ce que vous feriez ! !!
Quel incroyable premier roman pour Catherine Steadman ! Alors que le livre démarre sur les chapeaux de roue, les 30 % suivants sont une lente construction au fur et à mesure que l’on apprend à connaître les personnages. Puis, à environ 35 %, l’histoire prend un tournant et les lecteurs se retrouveront à s’accrocher pour le trajet, sans savoir où ils vont finir ! !! Je n’étais pas sûre de ce livre au début, mais je dois dire que j’ai fini par l’apprécier et que j’ai trouvé que c’était une prémisse alléchante pour une histoire.
Je ne sais même pas à quoi je comparerais ce livre… Il est vraiment très différent des autres thrillers psychologiques, même si je suis sûre que certaines comparaisons (Ruth Ware, Paula Hawkins) ne manqueront pas de surgir. Je ne veux pas les faire parce que je ne pense pas que les lecteurs doivent se lancer dans ce livre en s’attendant à quelque chose de similaire à ce qu’ils ont déjà lu. Appréciez ce livre pour ce qu’il vaut !
Erin et Mark sont sur le point d’embarquer pour leur lune de miel de rêve…
Erin, réalisatrice de documentaires, est fiancée à Mark, un beau conseiller financier qui a réussi. Les deux ont une relation presque parfaite – chacun équilibre l’autre, et est capable de remonter le moral de l’autre quand il est déprimé. Erin est en train de créer un documentaire sur la réinsertion des prisonniers dans la société après leur libération, lorsqu’elle fait une pause et que Mark et elle quittent l’Angleterre grisonnante pour une lune de miel de rêve à Bora Bora.
Mark et Erin passent leurs journées à faire de la randonnée, à manger des plats exotiques, à se prélasser au soleil et à faire l’amour dans leur chambre – une lune de miel parfaite ! Erin affronte même sa peur de la plongée sous-marine pour voir les océans avec Mark. Mais après qu’une grosse tempête ait rendu les eaux troubles, ils sont obligés de changer de lieu de plongée et de se rendre sur une autre île, à environ une heure des côtes de Bora Bora.
Et là, sur un bateau au milieu de l’océan, ils entendent : ….
THUNK THUNK THUNK
Il y a quelque chose dans l’eau, et rien ne sera plus jamais pareil…
Je ne peux pas croire qu’il s’agit d’un premier roman ! Catherine a le don de créer des personnages, des décors et un langage très vivants, probablement grâce à sa carrière d’actrice. J’ai trouvé Erin et Mark si fascinants, à la fois en tant qu’individus et dans leur dynamique relationnelle. Mark est calculateur alors qu’Erin est créative. Erin est orientée vers l’action alors que Mark est stratégique. Tous deux sont ouverts à la compréhension lorsqu’ils ont mal compris l’autre.
Mais je ne veux pas oublier de mentionner les autres personnages ! Les trois prisonniers – Holli, Alexa et Eddie – sont fascinants, chacun à leur manière. Steadman montre l’incroyable diversité de ceux qui sont condamnés. Certains méritent pire que ce qu’ils ont reçu, et d’autres peuvent susciter de l’empathie, ou même vous faire prendre des décisions. Chacun d’entre eux a sa propre histoire, que l’on retrouve tout au long du livre dans les entretiens d’Erin avec eux.
Et le mystère ! !! Le « quelque chose » qui est dans l’eau ! !! Il déclenche une chaîne d’événements qui se succèdent rapidement, avec des rebondissements et des palpitations. À partir du moment où le bateau fait un THUNK THUNK, les lecteurs ne pourront PAS poser ce livre ! Erin et Mark gèrent tous deux la situation de manière très différente. Erin se surprend elle-même avec son audace, ce qui est merveilleux à lire. Erin est une excellente narratrice, même si j’avais parfois envie de la secouer et de lui dire d’arrêter.
La série de petites décisions qui pourraient les mener sur des chemins différents à chaque étape était extrêmement bien écrite. À chaque étape, je me suis retrouvée incertaine de ce que je choisirais. Suivrais-je le même chemin qu’Erin et Mark ? Que ferais-je si j’étais celui qui trouvait quelque chose dans l’eau ? Je voulais éviter d’en dire beaucoup sur l’intrigue au-delà de la découverte, car les lecteurs vont absolument adorer le voyage que ce livre va leur faire faire ! J’attends avec impatience la suite des aventures de cet auteur.
Éditeur : Les escales éditions (9 juin 2022) Langue : Français Broché : 427 pages ISBN-10 : 2365696988 ISBN-13 : 978-2365696982
Apprenti comédien en galère, Cédric (Philippe Lacheau), décroche enfin son premier rôle dans un film de super-héros. Un soir, alors qu’il emprunte la voiture du tournage, il est victime d’un accident qui lui fait perdre la mémoire. A son réveil, vêtu de son costume de justicier et au milieu des accessoires du film, il est persuadé d’être devenu le personnage du film avec une mission périlleuse à accomplir. Mais n’est pas héros et encore moins super-héros qui veut…Et encore moins Cédric !
Chronique : Avec Super hero malgre lui » je m’attendais à un film sans aucune prise de risque avec encore un humour pour enfant portant uniquement sur le bas de la ceinture. Je m’attendais à un film hyper mal montée avec des dialogues osef sans aucun tenant et aboutissant. Alors oui, l’histoire est simple mais qu’est ce que c’est bien fait. Le long métrage dure 1h20 et ça fait vraiment du bien. Le film est pile dans les temps qu’il faut. Les scènes d’actions sont hyper bien montées, on comprend tout ce qui se passa à l’écran, les chorégraphies sont au millimètres et on voit vraiment une progression par rapport à Nicky Larson de ce point de vue. De plus les dialogues sont courts et efficaces. Il n’y a jamais 10 minutes de dialogue inutile. Ça va à l’essentiel, l’histoire se suit vraiment bien, les petites scènes d’histoire par ci par là comme le fameux spoiler: qui sera réutilisé à un moment alors qu’on pensait qu’ils avaient oublié. Vraiment c’est très bien fait chaque enjeu posé et réutilisé, chaque scène de dialogue apporte quelque chose au film ou en terme de comédie. Et pour finir toutes les références que ce soit à Marvel, X-men, les actualités plus ou moins dramatique, les personnalités présentent au sein de notre société. Bref tout ce cocktail en fait un film monstre et dans lequel je me suis éclaté du début à la fin d’autant plus que les scènes de combats vont jusqu’au bout de l’idée et ça il faut dire bravo.
Video : Il s’agit d’une présentation vidéo très détaillée, même si elle n’a pas les vues impressionnantes les détails fins sont généralement excellents dans l’ensemble, bien qu’il existe plusieurs bizarreries stylistiques qui offrent des perspectives biaisées et même des éléments flous dans le cadre. La palette a tendance à être automnale ou hivernale, avec des bleus et des blancs froids entrecoupés d’un certain nombre d’ambres et d’auburns plus chauds . Il existe quelques différences de clarté, qui ne semblent pas toutes liées à des choix stylistiques, mais dans l’ensemble, il s’agit d’un transfert d’apparence nette et attrayante qui n’offre pas de problèmes de compression majeurs.
Audio :
Le film propose une piste bien rendue qui ouvre régulièrement la scène sonore dans les deux environnements urbains extérieurs, mais aussi certaines des séquences impliquant des foules, comme dans une scène de fête . Il y a quelques choix de sources avec lesquels certains peuvent ergoter, Mais la partition sonne bien pleine corsé et spacieux. Le dialogue est rendu proprement et clairement tout au long de la présentation.
Scènes coupées • Le Super Making of Malgré tout! • Storyboards
Rapport de forme : 1.78:1 Classé : Tous publics Dimensions du colis : 17 x 13.6 x 1.3 cm; 60 grammes Réalisateur : Philippe Lacheau Format : Couleur, Cinémascope, Son HiFi Durée : 1 heure et 22 minutes Date de sortie : 8 juin 2022 Acteurs : Philippe Lacheau, Julien Arruti, Tarek Boudali, Élodie Fontan, Alice Dufour Doublé : : Français Langue : Français (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 2.0) Studio : TF1 Studio
La thématique LEGO Fairground Collection (fête foraine / parc d’attractions) s’enrichit d’un nouvel ensemble : les montagnes russes LEGO Icons 10303 Loop Coaster (3756 pièces, 399,99€), avec deux loopings.
Pour ceux qui se poseraient la question, la gamme LEGO Icons est le nouveau nom donné par LEGO à tous les sets 18+ / for Adults qui ne rentrent pas déjà dans une gamme officielle (comme les sets LEGO Architecture ou LEGO Ideas par exemple). Il s’agit grosso modo du nouveau nom de l’ancienne gamme LEGO Creator Expert, que LEGO avait fait disparaître avec l’arrivée du packaging 18+
Cette scène est tirée du troisième épisode de la nouvelle série TV Disney+ Obi-Wan Kenobi, actuellement en cours de diffusion.
Il permet d’obtenir les minifigs d’Obi-Wan Kenobi, Dark Vador, Tala Durith et le droïde NED-B. Dommage de ne pas avoir aussi ici l’autre personnage clé qui les accompagne (je n’en dis pas plus pour ceux qui n’ont pas encore commencé à regarder la série), c’était l’occasion.
Parvenir à évoquer les loups-garous, la synesthésie et la naissance de liens de meute, tels étaient les défis auxquels s’est confronté Karine Rennberg dans ce roman atypique qui prend le contre-pied de la tendance actuelle.
Là où les auteurs de fantastique vont s’attacher à développer un univers et une intrigue addictive, l’autrice a préféré se concentrer sur les personnages en faisant fi du reste. Des personnages attachants, qui sous une fourrure rêche de violence, cachent un besoin d’être aimés, d’être acceptés, d’être entendus.
Le récit met en avant trois personnages principaux que l’on ne peut qu’apprécier. Nat le solitaire, au caractère ombrageux, inadapté à la vie en société qui va découvrir qu’il peut compter pour quelqu’un. Val, le tueur muet, sans doute le plus mature et réfléchi et enfin Calame, le louveteau brisé, hanté par une terreur que nul ne peut apaiser, petit être fragile au talent immense qui mélange couleurs et émotions.
Ces trois personnages soutiennent le récit de tous leurs traumatismes et de toute leur amitié, si vous ne vous attachez pas à eux, difficile d’apprécier la lecture. Mais il est encore plus difficile de ne pas s’attacher à eux. La synesthésie, ce trouble neurologique très complexe à expliquer, font des passages consacré à Calame les plus beaux que j’ai pu lire. Ce mariage de couleur et d’émotions rend le texte poétique et intense, tel une flamme ardente qui éclaire les ténèbres.
Meute est donc un récit sur la création de liens puissants, qui transcendent l’amour, l’amitié et le respect. Pauvre en worlbuiding il offre une palette d’émotions rarement vues dans la littérature fantastique, il aurait juste gagné à être plus concis.
Résumé : Roman atypique lycantrope, Meute suit Nathanaël, Val et Calame. Si le premier est un loup-garou né de la violence et la solitude, le second est un humain à qui l’on a volé la voix alors que le troisième est un loupiot traumatisé, incapable d’accéder à la moindre autonomie. Ce récit fantastique est avant tout celui d’une tranche de vie, de ce moment où tout bascule entre le noir et la lumière. Karine Rennberg est une autrice nantaise. Elle taille ses personnages dans la pierre en nuance de gris, de ceux à porter du sang en parure pour vous emmener dans les recoins sombres de l’imaginaire lupin
Éditeur ACTUSF (4 mars 2022) Langue Français Broché 320 pages ISBN-10 2376864380 ISBN-13 978-2376864387
Voici une annonce qui ne fait pas plaisir à entendre : LEGO va augmenter cet été les prix d’un grand nombre de sets, en mettant en avant l’augmentation du coût des matières premières et le contexte économique actuel. « C’est la crise ».
Malgré ses excellents résultats financiers, LEGO annonce donc une hausse des prix en août et septembre prochain sur environ un quart du catalogue, soit « 150 à 190 références » avec des augmentations conséquentes sur certaines références (jusqu’à +25% !), tout en affirmant que l’impact restera limité sur les gammes à destination des enfants. Le blabla officiel :
The current global economic challenges of increased raw material and operating costs are impacting many businesses.
Putting consumers first is at the heart of what we do as a company, and for some time, we have absorbed these costs to keep pricing stable. However, as these costs have continued to rapidly rise, we have taken the decision to increase the price on some of our sets. This increase will come into effect in August and September.
The increase will differ depending on the set and prices will change on around a quarter of the portfolio. On some sets we will not alter price, on others there will be a single digit increase and on larger, more complex sets the percentage increase will be higher.
We will continue to work to ensure our products offer great value and full recognise how important this is to our fans and everyone who love our products.
Dans les plus fortes augmentations attendues, on retiendra :
LEGO ayant déjà prévenu ses distributeurs de ces hausses de prix, voici ci-dessous une première liste partagée par StoneWars des sets concernés : si vous avez des achats prévus, il pourra donc être intéressant de les anticiper un peu pour éviter de les payer ensuite au prix fort…
Situé dans la vallée de San Fernando des années 1970, le film suit un lycéen, qui est également un enfant acteur à succès.
Chronique : Paul Thomas Anderson ne recule devant aucun sujet, aussi tabou soit-il. Que ce soit une star de la liste A récitant un monologue sur le respect d’une certaine partie du corps humain ou les hauts et les bas de l’industrie du film pour adultes, une étrange histoire d’amour ou même la religion – il y a toujours un sentiment innocent d’amusement et d’émerveillement à ces thèmes turbulents qu’explore Anderson. Il n’en va pas autrement dans Licorice Pizza puisque le sujet tabou concerne une relation entre un jeune lycéen et une femme de 25 ans. Cela semble peu recommandable au début, mais cela ne traverse jamais ce territoire grossier ou illégal, mais au lieu de cela, le film se déroule comme une aventure sauvage entre deux personnes qui s’adorent vraiment, mais ne le savent pas encore.
Le film suit Gary Valentine (Cooper Hoffman), 15 ans, qui se prépare pour sa photo d’annuaire scolaire, où il rencontre Alana Kane (Alana Haim), 25 ans, l’assistante du photographe. Il est clair dès le départ que Valentine n’est pas le jeune adolescent typique. Il est assemblé, s’habille comme un adulte, se coiffe parfaitement et a accompli une tonne dans l’industrie du cinéma et des affaires. Pendant ce temps, Alana n’arrive pas à se ressaisir et agit plus jeune que Valentine. Gary voit immédiatement quelque chose en Alana, mais elle n’accepte jamais vraiment ses offres de sortir avec lui, cependant, elle s’assiéra dans un restaurant avec lui pour voir de quoi il s’agissait.
Et à partir de là, les deux sont toujours ensemble même s’ils ne veulent pas être par une force de la nature qui comprend un accrochage avec la loi, une entreprise de lits à eau dirigée par le père de Leo DiCaprio, une cascade de film qui a mal tourné de Sean Penn et Tom Waits, et même une campagne politique qui ne se déroule pas bien, mais qui a des similitudes avec Taxi Driver , qui culmine dans une arcade et une soirée violente avec le cinglé hollywoodien Jon Peters (un Bradley Cooper impressionnant). Tout au long de toutes ces escapades, PT Anderson tisse une toile fantastiquement drôle et attachante de romance jeune et idiote qui rend ces films de passage à l’âge adulte si spectaculaires.
Gary Valentine est en fait basé sur le gars de la vie réelle nommé Gary Goetzman qui est un grand producteur à Hollywood. Il a produit presque tous les films de Tom Hanks depuis Philadelphie entre autres. Et ce n’est un secret pour personne que les éléments fantastiques apparents qui sont dépeints dans Licorice Pizza se sont sans aucun doute réellement produits. Le projecteur est vraiment entre Cooper et Alana. Ces deux-là ont juste une merveilleuse chimie à l’écran, un peu comme William et Penny Lane l’ont fait dans Presque célèbre. C’est à la fois innocent, drôle, étrange et inhabituel, mais il y a un amour si pur entre eux qu’il est difficile de ne pas s’enraciner, étant donné la différence d’âge. Mais cela n’entre jamais vraiment en ligne de compte d’une manière qui rendrait quelque chose de grossier ici, ce qui est un excellent témoignage de PT Anderson sur la façon d’écrire un scénario fantastique et de montrer une relation amoureuse non conventionnelle et tous ses hauts et ses bas.
Alana possède juste l’écran chaque fois qu’elle est devant et au centre. Sa confiance, sa maladresse et sa faible estime de soi dans le film sont parfaites alors qu’elle se transforme en la femme qu’elle réalise qu’elle est et avec qui elle veut être. C’est tout simplement fantastique. Cooper a un charme et un esprit merveilleux qui le rendent crédible en tant que personne qui a 15 ans et 30 ans ici, et il est facile de comprendre pourquoi tout le monde dans le film l’aime. Cooper s’amuse et tourne dans une performance nuancée de fou, méchant et hilarant alors qu’il terrorise Los Angles et ces enfants. Penn, Waits et Benny Safdie réalisent également des performances merveilleusement amusantes. De plus, Licorice Pizza a le camée le meilleur et le plus drôle de l’année. Si vous clignez des yeux, vous risquez de le manquer – mais c’est néanmoins extrêmement drôle.
Vidéo : Licorice Pizza est livré avec un excellent transfert HD 1080p qui garde le bon côté de la vie.
La palette de couleurs est principalement chaude avec des journées ambrées ensoleillées qui brillent bien dans le paysage californien. Le paysage des années 70 articule des après-midi dorés avec beaucoup de tons terreux et chauds de bâtiments orange et rouges, des arbres verts dans la ville et un ciel bleu qui ont tous l’air incroyables. Les intérieurs présentent des bois de chêne très foncés et du cuir rouge pour la plupart et des tons de bruns. Dans l’arcade et surtout à la convention des vendeurs, il y a aussi des tonnes d’enseignes au néon avec des couleurs primaires vives qui se vantent bien. Les niveaux de noir sont profonds et d’encre et les tons chair sont toujours naturels.
Les détails sont également nets et vifs, avec de jolis gros plans qui révèlent les poils individuels, le chaume, les taches de rousseur, les rides et les applications de maquillage. Les plans plus larges sont profonds et donnent une belle vue de Los Angeles dans les années 70. Il y a une très belle couche de grain qui donne aussi ce look nostalgique et ne ressemble jamais à une image numérique. Il s’agit d’une image magnifique sans aucun problème vidéo.
Audio : Cette version est livrée avec un fantastique mixage audio DTS-HD MA 5.1 sans perte qui passe à la vitesse supérieure quand il le faut. Les effets sonores des véhicules qui passent, des enfants et des gens qui crient dans la rue, des klaxons de voiture et des machines d’arcade sonnent tous merveilleusement bien. La directivité de ces éléments est parfaite et bien équilibrée. De plus grands effets sonores du camion en mouvement descendant la colline et remplissant les lits d’eau avec du liquide sonnent tous exquis.
Les plus gros sons viennent avec une cascade de moto et tous les indices de chanson incroyables qui apportent cet incroyable bas de gamme avec un joli grondement. Le dialogue est toujours propre, clair et facile à suivre. Il s’agit pour la plupart d’une piste lourde à l’avant, mais ces bruits ambiants passent souvent par les haut-parleurs surround. Il s’agit d’une excellente présentation audio sans aucun problème.
Bonus : Il n’y a que 18 minutes de séquences incluses ici, qui n’ont aucune rime ni raison. Il n’y a pas d’interviews, de commentaires ou de bloopers. Tout le monde porte également des masques à cause du COVID-19. Ce ne sont pas de grands extras, ce qui ne peut que signifier que quelqu’un comme Criterion le publiera bientôt en 4K avec un grand nombre de nouvelles fonctionnalités bonus.
Tests de caméra (HD, 4 min.) – Un montage de certains des acteurs répétant et bloquant leur dialogue et leurs mouvements avec des images des coulisses.
The Handman Scene (HD, 2 minutes) – Une scène supprimée avec Alana et Gary, qui a été laissée sur le sol de la salle de montage pour des raisons inexprimées.
Publicité de Fat Bernie (HD, 1 min.) – La publicité de Fat Bernie dans son intégralité.
Behind The Scenes (HD, 11 min.) – Une collection de photos et de vidéos du tournage des acteurs et de l’équipe travaillant sur le film.
Classé : Tous publics Dimensions du colis : 17.3 x 13.4 x 1.1 cm; 60 grammes Réalisateur : Paul Thomas Anderson Format : Couleur, Cinémascope Durée : 2 heures et 13 minutes Date de sortie : 1 juin 2022 Acteurs : Alana Haim, Cooper Hoffman, Bradley Cooper, Sean Penn, Benny Safdie Doublé : : Allemand, Anglais, Français Sous-titres : : Espagnol, Allemand, Français, Néerlandais, Tchèque Langue : Anglais (DTS-HD 5.1), Allemand (DTS 5.1), Français (DTS 5.1) Studio : Universal Pictures France