Apparition est un thriller psychologique dans le monde secret de l’illusion.
Chronique : Il m’a fallu longtemps pour comprendre ce qui fait depuis de si longues années la grande réputation de Viktor Vincent, souvent qualifié de meilleur mentaliste français. de sa génération; si j’ai mis si longtemps, c’est que j’ai été dupé par l’artiste et sa classieuse mise en forme.
Tour à tour plus ou moins décousue, des multiples couches d’Apparition à la mise en abîme renversante de la fin du roman son style connaît à chaque type de narration employé une constante inchangée : l’intrigue simple complexifiée par la manière d’être narrée, par les jeux de dupe portés sur les certitudes laissées au lecteur et les astuces de mise en scène simplistes mais toujours astucieuses au point d’être difficilement discernables.
C’est pourtant élémentaire : il tient à une révélation qu’on aurait très surement jugée prévisible si c’est un autre écrivain qui l’avait faite, puisque mise sous notre nez du début à la fin; à l’image de cette course au meilleur tour d’illusion, Victor Vincent entre dans la course en dissimulant à peine la simplicité presque banale de sa révélation, qu’il rend sublime par un ironique et maîtrisé jeu de jeu de mot : ce n’est pas tant son écriture seule qui soit géniale mais son style propre à lui, c’est parce qu’ils les assemble avec un rare savoir-faire qu’il parvient à une telle réussite formelle qu’il parvient à tirer les larmes à quelqu’un qui connaît déjà sa conclusion, et pose tellement bien les éléments de sa conclusion tout du long.
Apparition ce lit vite, jeu de dupe allant jusqu’à la mise en abîme du travail de son écrivain, est en ce sens paradoxal qu’il est à la base dans la norme des thrillers dramatiques habituels, mais que l’homogénéité qui y règne, cette recette unique dont Viktor Vincent à le secret
Éditeur : Fleuve éditions (10 février 2022) Langue : Français Broché : 224 pages ISBN-10 : 2265155233 ISBN-13 : 978-2265155237
Aujourd’hui, tu passes tes premières vacances loin de la maison ! Confortablement blotti(e) dans ton lit avec ta nouvelle peluche licorne, tu sombres très vite dans un sommeil profond. Quand tu te réveilles, catastrophe ! Tu as atterri sur un immense nuage enchanté habité par des licornes ! Elles ont besoin de ton aide pour échapper à une terrible menace..
Chronique : Vous souhaitez découvrir les mystères des licornes Pour ce faire, il faudra aller ou vous allez. Une tâche périlleuse étant donné les histoires qui planent . Soyez prudent dans vos choix, même une banale chute pourrait bien sceller votre destin.
Les auteurs commence le livre dans un style roman pour ado , alors certes, on devines parfois quelques petites choses mais cela n’est pas dérangeant. On rentre dans l’aventure, l’écriture est simple et efficace, on vit certains passages, on stresse un peu, on râle aussi d’avoir fait de mauvais choix ! On est les personnages , littéralement…. On ressent ses émotions, on referme parfois le livre pour respirer un peu mais on y retourne sans pouvoir s’arrêter.
On ne rentrera pas dans les détails de l’aventure pour ne rien spoiler mais si vous aimez les aventures et devoir faire des choix, recommencer pour avoir toute les fins possibles et passer un super moment.
On ressent ses émotions, on referme parfois le livre pour respirer un peu mais on y retourne sans pouvoir s’arrêter.
ASIN : B09HWWLYX5 Éditeur : 404 Editions (3 février 2022) Langue : Français Relié : 46 pages ISBN-13 : 979-1032405604 Âge de lecture : 7 – 12 années
Dans sa grande maison aux abords de Stockholm, Maria aime sa famille recomposée avec son nouveau mari Samir, son petit Vincent, si fragile et attachant, et sa splendide belle-fille Yasmin, qui couvre ce dernier d’amour.
Chronique : Maria vit heureuse avec son nouveau mari Samir, son fils Vincent et sa fille bonus Yasmin. Jusqu’à ce qu’une nuit, Yasmin disparaisse et que sa vie soit bouleversée. La police pense d’abord qu’elle s’est suicidée, mais Samir est soudain arrêté comme suspect dans le meurtre de sa propre fille. La vie s’écroule pour Maria. Personne ne peut tuer son propre enfant, n’est-ce pas ?
Il s’agissait d’un livre au suspense psychologique plus que d’un roman policier traditionnel, j’ai vraiment apprécié ce livre. Le fait qu’il s’agisse du cinquième volet d’une série n’a pas eu d’importance non plus, car nous suivons la famille affligée bien plus que la police et son travail. Tous les livres de la série doivent être lus séparément.
Grebe utilise quatre perspectives narratives différentes. Il commence avec Maria, puis passe à Vincent. Sa voix narrative est intéressante car il s’agit d’un enfant de 10 ans atteint d’un syndrome (d’ailleurs mon préféré dans le livre !). Après Vincent, c’est au tour du point de vue de la police, sous la forme de Gunnar. Nous sommes alors dans le présent et la disparition de Yasmin remonte à 20 ans. Lorsque la dernière voix du narrateur se fait entendre, nous sommes de retour au moment de la disparition et nous entendons l’histoire de Yasmin. Cette mise en scène me rappelle « Une famille ordinaire » de Mattias Edvardsson et j’apprécie que ma perception change plusieurs fois. Il y a des choses que j’avais comprises, mais d’autres m’ont surpris – c’est comme ça que je l’aime !
Il y a des sujets difficiles ici, comme le racisme et la violence des hommes envers les femmes, et je pense que Grebe les traite bien. C’est frustrant et ça m’énerve, mais c’est malheureusement la réalité.
Les perspectives changent et vous découvrez lentement ce qui s’est passé en suivant les points de vue des différents personnages sur ce qui s’est passé, et comme vous devez souvent rassembler tous les points de vue avant de connaître la « vérité », ce n’est qu’à la fin que tout est révélé. Très rapide aussi !
Éditeur : Calmann-Lévy (9 février 2022) Langue : Français Broché : 464 pages ISBN-10 : 2702166709
Les hôpitaux sont censés être des lieux sûrs. Sauf quand une infirmière décide d’entrer dans la chambre d’un patient âgé avec une seringue contenant une surdose d’un médicament pour le cœur.
Chronique : L’histoire commence lorsqu’un livreur de journaux trouve le corps nu d’une femme morte gisant dans une fontaine, les bras marqués de petites incisions. Elle est morte par exsanguination, ce qui signifie que tout le sang de son corps a été drainé. Et d’autres corps ont commencé à être trouvés aux fontaines avec la même cause de décès. Les victimes sont reliées par un établissement pour jeunes adultes souffrant de maladies mentales . Quelqu’un cherche à punir l’équipe de l’hôpital et Jeppe Korner se lance dans une course contre la montre pour trouver l’auteur du crime !
Meilleure partie de ce livre : l’agaçante et bizarre Anette Werner qui est la championne pour pousser les boutons de son partenaire et l’irriter tortueusement, profitant de son congé maternel (je le reprends ! Elle est sur le point de perdre la tête, coincée entre une dépression post-partum et l’ennui). On n’a donc pas à la voir trop souvent ( je dois avouer qu’au début du premier livre, je la détestais mais petit à petit, elle m’est rentrée dans la peau et dans ce deuxième livre, ses pitreries m’ont conquise).
Quant à Jeppe Koper, il semble s’être remis de son divorce douloureux, il vit avec sa mère et rejette ses appels quotidiens contrôlant, et noue une relation avec Sara. Est-il prêt à prendre des risques et à s’engager avec Sara, à rencontrer ses deux filles ? Eh bien, il est toujours en difficulté sur le plan émotionnel et l’affaire passionnante sur laquelle il enquête ne l’aide pas à penser clairement à son propre bien-être. Il souffre d’insomnie à cause de la pression intense ! Un tueur vicieux continue de menacer un groupe d’employés de l’établissement et les suspects motivés ont des alibis en béton.
Et Annette saute ses obligations de maternité pour mener sa propre enquête. Pourrait-elle trouver quelque chose de crucial que Jeppe aurait manqué ?
J’ai aimé la conclusion, le rythme équilibré, le développement intrigant de l’histoire et il était également agréable de revoir Esther – propriétaire/auteur débutant du premier livre Tenant (elle était liée de manière intéressante aux suspects) !
En tant que grand fan des noirs nordiques, à l’âme écrasée, au sang glacé, éblouissants et sombres, ce livre correspondait parfaitement à mes attentes.
Éditeur : Fleuve éditions (3 février 2022) Langue : Français Broché : 416 pages ISBN-10 : 2265155020 ISBN-13 : 978-2265155022
APRÈS LES ÉVÉNEMENTS DRAMATIQUES DE L A LUMIÈRE DES JEDI, LES HÉROS DE LA HAUTE RÉPUBLIQUE S’EFFORCENT DE PRÉSERVER UNE PAIX DÉSORMAIS FRAGILISÉE.
Chronique : Un grand livre. J’ai apprécié ce livre encore plus que le premier livre . Ce livre est beaucoup plus riche en action et développe beaucoup plus les personnages.
J’aime aussi le service de certains personnages et situations. Dès que je pensais avoir une idée d’un personnage, il changeait ou prenait un chemin auquel je ne m’attendais pas. Par exemple, je pensais qu’un personnage pouvait avoir quelques qualités rédemptrices, puis il a complètement abandonné cette idée. Un autre exemple : je vois les signes de la chute d’un Jedi et quand je pense qu’il est allé trop loin, il me surprend.
L’une des choses que je n’ai pas aimé dans les Jedi de l’ère Disney, c’est qu’ils sont trop édulcorés. Soit ils ne sont pas assez puissants, soit ils sont trop puissants par rapport aux autres. Je n’ai pas non plus trouvé qu’ils étaient de grands guerriers. Dans l’ère de la Haute République, cela a beaucoup plus de sens car ces Jedi ont passé plus de deux générations sans avoir de véritables adversaires. Maintenant, ils mènent une guerre sur deux fronts.
J’aime le conflit dans ces personnages. Il les rend intéressants. J’aime la façon dont ces Jedi naïfs font face aux relations, à leurs propres sentiments, à leur ego, au combat réel, pas dans un cadre d’entraînement, et à l’attrait du côté obscur. J’aime aussi le style d’écriture des chapitres plus courts et le fait de donner à tous les personnages le temps de briller ou de tomber.
Une excellente continuation de la série, qui m’a laissé sur ma faim dès que je l’ai terminé. En plus de tout ce qui a été couvert dans ce livre, il y a encore tellement de personnages et de choses à explorer, et quelque chose de nouveau à libérer. J’apprécie vraiment la série Haute Republique. Tout le monde ne survit pas et tout le monde ne meurt pas
Éditeur : Pocket (27 janvier 2022) Langue : Français Poche : 560 pages ISBN-10 : 2266324934 ISBN-13 : 978-2266324939
Les deux premiers sets LEGO Jurassic World 2022 basés sur le film Jurassic World Dominion (qui sortira au cinéma en juin prochain) sont maintenant en ligne sur le Shop officiel LEGO, tout comme le joli set LEGO Jurassic Park 76956 T.Rex Breakout avec (enfin !) la scène culte avec le T-Rex et les Ford Explorer.
Ces trois boites seront disponibles à partir du 17 avril 2022 :
Du côté des personnages, nous obtiendrons notamment les minifigs de Claire Dearing, Franklin Webb, Ellie Sattler, Tim & Lex Murphy, Alan Grant et Ian Malcolm. Et un tout nouveau dinosaure avec le Pyroraptor.
Voici le nouveau set LEGO Star Wars 75326 Boba Fett’s Throne Room (732 pièces) annoncé par la rumeur au prix de 99,99€ avec une date de sortie au 1er mars 2022. Visuels via Amazon Allemagne où il est déjà proposé à la précommande, le set ne devrait donc pas tarder à être mis en ligne sur la boutique officielle LEGO.
Une boite qui affiche un packaging basé sur la série Disney+ The Book Of Boba Fett, même si cela correspond plutôt à la scène post générique du final de la saison 2 de la série The Mandalorian.
Sept minifigs au programme : Boba Fett (identique à la figurine du set 75312 Boba Fett’s Starship de 2021), Fennec Shand (a priori identique à celle du set 75315 Imperial Light Cruiser mais sans son casque, c’est radin), Bib Fortuna, Quarren, un garde gamorréen (dommage de ne pas avoir mis les deux, espérons que le second sera bientôt disponible ailleurs), un garde Weequay et une danceuse Theelin (probablement Rystáll Sant, même si LEGO ne prend pas la peine de la nommer sur la boite).
Trois ans d’investigations, 250 témoins, le courage d’une poignée de lanceurs d’alerte, des dizaines de documents explosifs, plusieurs personnalités impliquées…
Chronique : Qui ne s’est jamais interrogé sur la fin de vie par le biais de ses proches concernés par le grand âge ? Ce livre et son contenu montre, via l’enquête d’un journaliste indépendant Victor Castanet, que le business autour des maisons de retraite privées mérite d’être posé par les conséquencesqu’elles peuvent engendrer. Bien sur, le phénomène n’est pas généralisé et heureusement, mais le seul fait que des dérapages se produisent ne peut être tolérable. Car, comme l’a constaté l’auteur, des fossoyeurs au sens de certains décideurs pour lesquels la vieillesse représente une source lucrative, peuvent mettre en œuvre des méthodes contestables entériner des règles inhumaines a l’adresse de nos anciens. Grâce à une enquête de terrain, on apprend ainsi que l’obsession de la rentabilité et de la diminution des coûts, on rogne sur les dépenses, on s’arrange pour bénéficier au mieux des subventions publiques où on jongle sans cesse avec les contrats de vacataires. Les ententes avec. Errai s élus ou hauts fonctionnaires viennent même faciliter certains arrangements locaux… Ce sont précisément des dysfonctionnements que l’auteur pointé du doigt à propos d’un groupe ayant pignon sur rue et possédant rien qu’en France, 220 ehpad et 1100 établissements à travers la planète. En près de trois ans d’enquête, les témoignages de 250 personnes ont enregistrés, des rapports confidentiels ont été lus, des courriels épluchés et des témoins entendus. Lá lecture de cet ouvrage laisse parfois sans voix en dévoilant un univers mal connu et des pratiques impensables… voilà bien une lecture indispensable sur un sujet grave qui nous touche tous ou nous touchera tous, un jour venant
Éditeur : Fayard (26 janvier 2022) Langue : Français Broché : 400 pages ISBN-10 : 2213716552 ISBN-13 : 978-2213716558
Le cinéaste et producteur Ivan Reitman, réalisateur des deux premiers volets de « SOS Fantômes » et auteur de comédies familiales à succès, est décédé le 12 février à l’âge de 75 ans.
STARMAX / BESTIMAGE
« Notre famille pleure la perte inattendue d’un mari, d’un père et d’un grand-père qui nous a appris à toujours rechercher la magie dans la vie. » C’est pas ce communiqué, relayé par Variety, que Jason Reitman, réalisateur du récent SOS Fantômes : l’héritage et sa famille ont annoncé la disparition à l’âge de 75 ans du cinéaste Ivan Reitman, célèbre pour avoir donné vie aux chasseurs de spectres de Ghostbusters. Décédé dans son sommeil, ce spécialiste de la comédie, auteur de grands succès familiaux, aura « apporté rire et bonheur à d’innombrables personnes dans le monde ».
Des débuts à la télévision
Né en Tchécoslovaquie après la Seconde Guerre mondiale, Ivan Reitman débarque au Canada à l’âge de 4 ans avec sa famille. Pendant ses études, il réalise et produit plusieurs courts-métrages, avant de fonder une société de distribution spécialisée dans le cinéma non commercial.
Il entre peu de temps après à la télévision en tant que producteur. C’est là qu’il fait la connaissance de Dan Aykroyd, qui sera à l’affiche de certains de ses films, à qui il confie la présentation d’une émission, Greed. C’est également grâce à la télévision qu’il fera la rencontre de deux acteurs qui collaboreront avec lui par la suite, Bill Murray et John Belushi. Les trois participent à la création de la série satirique The National Lampoon Show.
La consécration SOS Fantômes
Après ce début de carrière dédié au petit écran, Ivan Reitman se lance dans la réalisation de son premier long-métrage en 1971, Foxy Lady, qu’il produit également. Accumulant les fonctions de producteur et de réalisateur, il ne rencontre son premier succès qu’en tant que producteur avec American College réalisé en 1977 par John Landis. Son premier grand succès derrière la caméra intervient en 1984, avec S.O.S. Fantômes. Il y dirige Bill Murray, qui devient une star avec ce rôle, Dan Aykroyd, Sigourney Weaver, Ernie Hudson, Harold Ramis
Travaillant sur des plateformes pétrolières, Bill Baker est un homme taiseux et taciturne qui a longtemps négligé sa famille. Il décide de faire le voyage de l’Oklahoma jusqu’à Marseille pour aller voir sa fille Allison, dont il n’a jamais été proche, mais qui est incarcérée pour un meurtre qu’elle affirme ne pas avoir commis.
Chronique : À un peu plus de la moitié du film Stillwater, j’ai eu l’impression que ce qui avait commencé comme un film captivant et intelligent sur la quête de justice d’un père dans un pays étranger était sur le point de se transformer en un thriller prévisible et banal. Malheureusement, mon pressentiment s’est trop vite réalisé, faisant de la dernière heure de la chronique à peine voilée du scénariste et réalisateur Tom McCarthy sur l’affaire Amanda Knox un slogans ardu et décevant.
Bien que le générique de fin du film contienne l’avertissement habituel selon lequel l’histoire est fictive et que la ressemblance des personnages avec des personnes vivantes ou décédées est purement fortuite, il n’est pas nécessaire d’être un Sherlock Holmes ou un Hercule Poirot pour déduire que ce mystère au rythme lent s’inspire fortement du cauchemar très médiatisé de Knox. Étudiante américaine ayant participé à un programme d’échange et reconnue coupable du meurtre de sa colocataire par un tribunal italien à l’issue d’un procès sensationnel qui a fait la une des journaux du monde entier, Mme Knox a passé près de quatre ans dans une prison italienne avant d’être acquittée à l’issue d’un second procès.
Stillwater apporte quelques modifications à l’histoire de Knox, en déplaçant l’action de l’Italie à la France et en transformant la meurtrière condamnée en une lesbienne qui a vraisemblablement tué sa colocataire/amante dans un accès de passion jalouse. Au début du film, Allison Baker (Abigail Breslin), qui clame haut et fort son innocence, en est à la cinquième année d’une peine de neuf ans de prison et son père veuf, Bill (Matt Damon), un ouvrier pétrolier de l’Oklahoma, alcoolique en voie de guérison et autoproclamé raté, arrive à Marseille pour l’une de ses visites périodiques. Allison implore son père, à la voix douce et distante sur le plan émotionnel, de porter à l’attention de son avocat une nouvelle piste possible dans son affaire, mais lorsque l’avocat brusque refuse d’enquêter, Bill prend l’affaire en main et, avec l’aide de Virginie (Camille Cottin), une mère célibataire locale qui a une jolie fille de sept ans appelée Maya (Lilou Siauvaud), il espère retrouver un jeune voyou qui aurait dit à des amis qu’il avait commis le crime.
McCarthy et Damon dépeignent efficacement Bill, un redneck de la classe ouvrière, comme un poisson hors de l’eau et un étranger en terre inconnue. Ses premières interactions maladroites avec Virginie et Maya et son malaise avec les Français et leur culture nous entraînent dans le récit. Le lien grandissant entre Bill, Virginie et Maya est tout aussi vrai, tout comme l’évolution de Bill vers un être humain plus responsable et plus mature. Bien qu’il nous fasse croire le contraire au début, Stillwater est vraiment l’histoire de Bill, mais au fur et à mesure que le film avance, McCarthy a du mal à la relier de manière transparente aux fils de la situation sordide d’Allison.
Comme beaucoup de thrillers, l’intrigue de Stillwater s’effondre dans un troisième acte décousu, qui ajoute une histoire d’amour inutile (est-il vraiment impossible pour un homme et une femme de partager une amitié profonde et chaleureuse sans que cela ne débouche sur des relations sexuelles ? Le fait de voir un excellent réalisateur, un scénariste oscarisé et des acteurs de premier ordre dévier à ce point de leur route provoque quelques soupirs mélancoliques et découragés, et lorsque Stillwater s’achève finalement après presque 140 minutes, les battements résonnants espérés sont remplacés par un sentiment de soulagement.
McCarthy a remporté un Oscar bien mérité pour le scénario de Spotlight, qu’il a coécrit avec Josh Singer, mais ici, il collabore avec trois autres auteurs (Marcus Hinchley, Thomas Bidegain et Noé Debré), et tous ces cuisiniers ont sûrement gâché le bouillon de Stillwater (lorsque plus de deux auteurs sont crédités à l’écran, cela signifie généralement que le scénario est un gâchis). McCarthy s’en sort mieux avec sa mise en scène, nous plongeant dans l’atmosphère marseillaise à la fois belle et grinçante et employant un style naturaliste discret pour mettre l’accent sur le réalisme, mais lorsque son récit déraille, il ne peut pas faire grand-chose pour masquer les lacunes de l’intrigue et remettre son film sur les rails.
Damon est ce qu’il y a de mieux dans Stillwater et il disparaît dans son rôle, offrant un portrait authentique d’un plouc macho et égoïste qui apprend à s’assumer et à assumer ses responsabilités tout en baissant sa garde émotionnellement. C’est une corde raide délicate à marcher et Damon relève le défi avec aplomb. Il crée également une belle alchimie avec Cottin, une actrice lumineuse qui n’émet jamais une note aigre. Breslin brille également dans le rôle de la fille maussade et souvent impudente qui en veut à son père mais doit apprendre à lui faire confiance, et il est impossible de ne pas tomber amoureux de Siauvaud dans le rôle de l’adorable Maya.
Stillwater prouve une fois de plus qu’un bon réalisateur et des acteurs de premier ordre ne peuvent pas sauver une histoire mal construite. Bien que les liens avec Knox confèrent au film une certaine notoriété (Knox elle-même s’est exprimée contre Stillwater, affirmant qu’elle se sentait exploitée par le film), ils jouent également en sa défaveur, préoccupant nos pensées alors que nous devrions nous concentrer sur l’action à l’écran. Si McCarthy voulait raconter l’histoire de Knox, il aurait dû en acheter les droits et la raconter.
Vidéo : Malgré ses lieux de tournage ensoleillés dans le sud de la France, Stillwater dégage un aspect plat et naturaliste. Le transfert 1080p/AVC MPEG-4 rend fidèlement la cinématographie de Masanobu Takayanagi et présente une clarté et un contraste excellents, mais ne vous attendez pas à une image éblouissante de type carnet de voyage. Les couleurs sont vraies, mais restent légèrement sourdes tout au long du film, bien que le bleu profond de la mer Méditerranée soit particulièrement attrayant lorsqu’il fait une brève apparition vers la moitié du film. Des noirs riches, des blancs bien définis, une forte délimitation des ombres et des détails d’arrière-plan nets se combinent pour créer une image agréable et très regardable, tandis que des gros plans très nets mettent en évidence les poils grossiers de la barbe quelque peu hirsute de Damon, le teint olive et sain de Cottin et le teint pâteux de Breslin. L’absence de grain se traduit par une présentation lisse qui dément le ton granuleux du film, mais offre une expérience visuelle homogène.
Audio : La piste DTS-HD Master Audio 5.1 manque de présence surround, à l’exception d’un feu d’artifice lors d’un match de football, mais il y a beaucoup de séparation stéréo sur les canaux avant qui donne au son une sensation d’expansion. Stillwater est un film plutôt calme, mais les subtilités du paysage urbain marseillais sont restituées proprement et une large échelle dynamique gère tous les aigus et les graves de la partition musicale de Mychael Danna sans la moindre distorsion. Les basses fréquences sont fortes, surtout pendant le feu d’artifice mentionné plus haut, et tous les dialogues sont clairs et faciles à comprendre. Largement discrète, la piste complète bien l’histoire, mais s’impose quand c’est nécessaire.
Classé : Tous publics Dimensions du colis : 19 x 13.7 x 1.7 cm; 60 grammes Réalisateur : Tom McCarthy Format : Couleur, Cinémascope, PAL Durée : 2 heures et 13 minutes Date de sortie : 26 janvier 2022 Acteurs : Matt Damon, Camille Cottin, Abigail Breslin, Lilou Siauvaud, Deanna Dunagan Doublé : : Allemand, Anglais, Français, Italien Sous-titres : : Allemand, Français, Portugais, Italien Langue : Italien (Dolby Digital 5.1), Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1) Studio : Universal Pictures France ASIN : B09K1YH6YX