Killer Game : Explication de la fin du film ! Qui est le tueur ?

Dans la ville de maïs de plus en plus privatisée d’Osborne, tout le monde connaît tout le monde, mais un tueur en série menaçant du lycée d’Osborne est bien décidé à révéler au grand jour les secrets les plus profonds de ses camarades de classe.

En dépit d’une trajectoire quelque peu prévisible, le thriller reste vif et captivant grâce à l’attention portée aux moindres détails, car il tient le public en haleine jusqu’à l’exposé final.

Le drame du tueur en série de Patrick Kack-Brice devient vibrant grâce à un travail de caméra méditatif, un scénario à suspense et la voix éthérée de Sharon Van Etten. Si vous avez des questions concernant la fin de Killer Game, lisez la suite !

Explication de la fin de Killer Game

Ollie est mis en garde à vue, puis relâché. Makani se retrouve seule dans le bâtiment de l’école, après que le reste de l’école soit parti en excursion au labyrinthe de maïs de la famille Sanford, et que Makani ait manqué le bus. Quand elle voit la voiture d’Ollie s’arrêter, elle s’enfuit et tombe sur son ami Caleb dans le couloir.

Avant qu’elle puisse le mettre au courant, Caleb est poignardé avec une épée par le tueur. Au même moment, Ollie entre en courant dans l’immeuble, criant le nom de Makani pour la prévenir, ce qui signifie que le tueur n’est pas Ollie.

Le tueur, portant un masque du visage de Caleb, enfonce l’épée dans les mains de Makani. Ollie appelle à l’aide. Makani voit que quelqu’un a peint à la bombe sur les casiers, et réalise que le tueur va se rendre au labyrinthe de maïs où se trouvent tous ses camarades de classe.

Zach appelle Makani, et lui dit frénétiquement que le labyrinthe est en feu et qu’il va chercher son père. Makani dit à Ollie de conduire sa voiture à travers le labyrinthe en feu, afin de dégager un chemin pour que tout le monde puisse s’échapper. Alors qu’ils aident les élèves à évacuer, ils sont témoins du meurtre du père de Zach par le tueur. Puis le tueur enlève son masque, et c’est Zach, le fils du riche propriétaire de la ferme.

Zach explique dans son petit monologue de méchant que son intention était de donner une leçon à son père. Zach poignarde Ollie et explique qu’il n’est pas un sociopathe, et qu’il ne veut pas se sentir honteux simplement parce qu’il est né dans un milieu privilégié. Il parle aussi un peu du fait que tout le monde porte des faux visages, d’où l’histoire du masque. Puis Ollie tase Zach, et Makani le poignarde, et c’est fini.

killer game fin

Que devient le groupe d’ami ?

Ils obtiennent leur diplôme et se dispersent tout en restant en contact. Makani et Ollie se réconcilient après l’incident. Ils se marient, tandis que Caleb reçoit un appel de la Colorado State University. Dans le même temps, Alex poursuit ses rêves de musique et reçoit une lettre de la Manhattan School of Music. Darby suit ses rêves de NASA.

Mais avec l’absence de Rodrigo et Zach du groupe et la série d’événements qui entourent la ville, la vie n’est plus jamais la même. Cependant, le film s’achève sur le poème poignant de Makani sur les étés de leur jeunesse qui s’en va, lors de la cérémonie de remise des diplômes, et l’histoire s’attarde sur cette note tombante.

Family Business Saison 3 : Explication de la fin de la série !

Alors que la France s’achemine vers la légalisation de la marijuana, les Hazan transforment leur boucherie casher en difficulté en premier café du pays qui accepte la marijuana. Cependant, comme c’est souvent le cas avec les drogues, les choses vont sérieusement déraper. La famille fait face à la colère de la police et du cartel dans sa tentative de transformer « Hazan Meats » en « Hazan Weeds ».

Créée par Igor Gotesman, la série est remplie à ras bord de personnages grossiers, de circonstances ridicules et d’une famille dysfonctionnelle mais proche, ce qui garantit des rires et des halètements. Après tout, combien de fois avons-nous vu des grands-mères courageuses cultiver de la ganja ?

La saison 1 a été diffusée pour la première fois le 28 juin 2019 et a reçu des éloges pour son intrigue excentrique, son humour extrêmement franco-juif et sa tournure sur le concept d’entreprise familiale. Un regard facile et divertissant, les fans souhaitent naturellement voir plus de la famille Hazan. Si vous avez des questions concernant la fin de la Saison 3 de Family Business, on vous dit tout !

family business saison 3 fin

Explication de la fin de la Saison 3 de Family Business sur Netflix

A la fin de la Saison 3 de Family Business, Youssef et Clem retrouvent Aure et Olivier, tandis que Léonard prend le dessus sur les autres. Il a un moment avec sa mère, qui le calme en lui expliquant qu’elle manipule les autres, mais lorsqu’ils s’embrassent, elle lui vole son arme pour faciliter leur fuite.

Tout le monde se réunit à nouveau et s’enfuit sur un bateau, où Jo ordonne le mariage de Gérard avec Catherine. Dans un moment agréable, Gérard demande à son fils d’être son témoin – Olivier. Aure n’est pas très enthousiaste à l’idée qu’il soit son frère de sang, pour des raisons compréhensibles.

Clem, quant à lui, pousse les festivités trop loin, déclare « Molotov » au lieu de « Mazel Tov », puis brise un vrai Molotov sur le pont du bateau, mettant le feu à l’ensemble.

La scène finale de « Mazel Tov », et vraisemblablement de Family Business dans son intégralité, se déroule deux mois plus tard. La caméra voit une pierre tombale sur laquelle sont gravés tous les noms des passagers du bateau, qui sont apparemment tous morts. Aida, Ludmila et beaucoup d’autres personnes assistent à leurs funérailles et, dans un petit discours, Ludmila révèle comment elle a été sauvée par une équipe du SWAT, ce qui comble ce petit trou dans l’intrigue.

Mais en fait, c’est Joseph lui-même qui se fait passer pour le rabbin. Toute la bande est en vie, mais se cache de la police. Leur plan est d’aller en Thaïlande avec de faux passeports. Ils attendent tous dans une camionnette à proximité lorsque Jo, qui se fait toujours passer pour le rabbin, accueille les triplés et commence à expliquer à Aïda comment ils ont survécu.

Chez LEGO : points VIP doublés jusqu’au 17 octobre 2021

C’est parti pour une semaine de points VIP doublés sur le Shop officiel LEGO, soit comme d’habitude l’équivalent de 10% de remise à valoir sur un prochain achat grâce aux points cumulés.

LEGO VIP doublés

L’opération dure toute la semaine, jusqu’à dimanche prochain 17 octobre 2021. Si vous n’êtes pas encore membre du programme VIP, l’inscription est gratuite à cette adresse. Pour rappel, 750 points cumulés vous permettent de bénéficier d’un bon d’achat de 5€. Pour convertir ensuite vos points en bons d’achat, ça se passe dans le Centre des Récompenses LEGO VIP.

Ces opérations VIP x2 sont surtout l’occasion de se faire plaisir avec les exclusivités LEGO qui viennent de sortir. Une petite sélection ci-dessous :

Cela peut également être le bon moment pour craquer pour les sets en fin de vie chez LEGO, avant qu’ils ne disparaissent définitivement du catalogue. Vous pouvez retrouver mon récap des sets qui vont bientôt prendre leur retraite à cette adresse.

LEGO VIP x2 octobre 2021

L’offre est évidemment cumulable avec celle qui permet d’obtenir jusqu’au 14 octobre prochain un polybag au choix dès 40€ d’achat : LEGO City 30568 Skater avec le code SK10 à saisir dans le panier, ou LEGO Friends 30414 Emma’s Magical Box avec le code MG10.

A noter que le cadeau LEGO 40485 FC Barcelona Celebration offert pour l’achat du gros stade de foot LEGO 10284 Camp Nou FC Barcelona (5509 pièces, 329,99€) est finalement prolongé jusqu’au 31 octobre prochain, après déjà une première prolongation jusqu’au 10 octobre. Soit LEGO avait vraiment mal calculé les stocks, soit les ventes du gros stade sont loin des objectifs prévus.

Jonna – 9 septembre 2021 de CRANK ! (Auteur), Chris SAMNEE (Auteur), Laura SAMNEE (Auteur), Matthew WILSON (Auteur)

Achat : https://amzn.to/3oVkYU0

Deux sœurs face à des monstres géants dans le premier projet personnel du génial Chris Samnee.

Rainbow est à la recherche de sa sœur Jonna depuis un an. La dernière fois qu’elle l’a vue, c’était aussi la première fois qu’elle voyait l’un des monstres qui parcourent maintenant la planète.

Chronique : L’ensemble de l’intrigue se lit comme une mise en place parfaite pour une saga à grande échelle des âges, qui n’est pas sans rappeler les premières entrées du chef-d’œuvre de Jeff Smith, Bone, un parallèle que je n’ai pas pu m’empêcher de faire puisque Smith a également fait l’éloge de ce livre sur la couverture. Nous sommes introduits dans un décor coloré qui semble s’inspirer fortement de l’architecture asiatique et des paysages tropicaux au cours d’une série de panneaux essentiellement pantomimiques. Ces pages font un excellent travail en mettant en avant les qualités d’immersion alors que des parties du monde sont révélées tout au long de l’histoire, tout en laissant suffisamment de mystère derrière cet univers pour que nous puissions le découvrir jusqu’à l’arrivée du prochain épisode.
Malgré le titre, je dirais que Rainbow occupe le devant de la scène en termes de présence à l’écran et de caractérisation. Elle est présentée comme une aventurière brillante et ambitieuse, vêtue d’une salopette et d’un chapeau rose, avec de petites oreilles d’animaux qui rappellent vaguement celles de Finn the Human (Adventure Time). Pendant ce temps, Jonna, qui est devenue une vagabonde sauvage, sert surtout de cynisme à la quête périlleuse de Rainbow. Cela n’enlève rien au caractère de Jonna, car plusieurs planches la montrent seule, décrivant son ingéniosité et son agilité qui lui permettent de survivre dans la nature. Il y a même des allusions à sa force extraordinaire qui pourrait jouer un rôle important dans les volumes suivants. Le travail du trait, les dessins des personnages et les arrière-plans m’ont tous étonné. Les couleurs fortement bleues à violacées, en particulier dans les scènes de jungle, se distinguent par leur style unique et constituent une toile de fond idéale pour toutes les scènes d’action exaltantes.

Dans l’ensemble, Jonna est une lecture rapide, courte mais agréable, qui semble répondre à des attentes colossales sur le plan théorique. Il s’agit d’une lecture idéale pour son public cible de niveau intermédiaire, mais qui comporte suffisamment d’enjeux pour enthousiasmer même les lecteurs plus âgés.

Note : 9,5/10

ASIN ‏ : ‎ B0948LKYCT Éditeur ‏ : ‎ 404 Editions; Illustrated – Unnumbered copies édition (9 septembre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 120 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1032404263

Neuf Morts par Quelques Nuits d’Hiver – 18 septembre 2021 de Jean-Pierre Andrevon

Achat : https://amzn.to/3AyxkDq

Dans un immense hôtel à l´abandon, perdu au cœur d´une vallée hostile de haute montagne balayée par des vents glacés, neufs ami(e)s de jeunesse \- neuf complices \- se retrouvent pour le partage longtemps remis d´un énorme butin. Mais, à peine arrivés, la mort frappe une première fois. Une tempête de neige et l´écroulement d´un pont bloquent désormais toute fuite. Une série de face\-à\-face tendus se met en place. L´heure des règlements de compte \- y compris intimes \- a sonné. Les vieilles rancœurs, les jalousies ressurgissent. Des dissensions quant au partage du magot se font jour. Rien ne va plus entre les vieux amis de toujours. Et la mort frappe à nouveau… Sur une trame bien connue \- celle des Dix petits nègres \- d´Agatha Christie, Jean\-Pierre Andrevon tisse un thriller bien sûr glaçant et totalement visuel : chaque chapitre \- court, rythmé \- est comme la séquence d´un film, la réalisation crue d´un cauchemar au ralenti!

Chronique : Condensé de cette œuvre de génie : Traité avec justesse, l’ouvrage est d’une qualité littéraire remarquable. Andrevon nous livre ici un superbe suspens digne d’Agatha Christie.

Plus on tourne les pages, et plus on se rend compte que l’on est dans une autre dimension.Immédiatement happé par les premières pages, le lecteur est plongé aux côtés des protagonistes. On se demande, tout comme eux : pourquoi ?  Et tant d’autres questions… Le lecteur est toujours sous pression et ne peut s’empêcher de tourner les pages, se perdant de chapitre en chapitre, afin de savoir qui est le coupable…

La construction du roman est parfaite,, il s’agit d’une prouesse remarquable.Ainsi, les points positifs sont nombreux, c’est un sans faute concernant le scénario. Pour ce qui est de l’écriture, il n’y a aucune lourdeur, le style de Andrevon reste simple, rythmé et efficace. Aucun de ses personnages n’est stéréotypé, chacun a ses ambiguïtés, là aussi le travail est époustouflant.Quant aux décors et aux descriptions, on n’est pas déçu, malgré les beaux horizons qui nous sont offerts on visualise les scènes et on voyage. Mais ce n’est pas tout, impossible de révéler un des gros rebondissements de l’histoire, mais il nous fait basculer dans une autre dimension, tel un triller paranoïaque, il nous fait vibrer et nous questionner encore plus

Le livre est un vrai turn-over, on le dévore d’une traite, pour assécher cette soif de savoir qui nous conduit vers la fin.La mise en place de l’intrigue est tellement parfaite et bien ficelée qu’à la fin, même si vous veniez à deviner (chose qui m’étonnerait) il y a toujours les explications des différents indices semés tout au long du roman, et que l’on avait manqué.

Note : 9,5/10

Éditeur ‏ : ‎ H et O Editions; H et O Editions (18 septembre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Poche ‏ : ‎ 320 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2845473923 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2845473928

Traverser la nuit de Hervé Le Corre, la nuit je mens

Une rencontre, cette lecture fût une rencontre. La rencontre d’un style qui vous assaille comme une averse hivernale. Chaque mot est une goute glacée qui va glisser le long de votre nuque, trempé votre cuir chevelu et inondez vos chaussures de sa sombre poésie glacée.

Une averse glauque et sordide. On ne peut pas dire que la ville de Bordeaux sorte resplendissante de ce récit sans concessions, pourtant l’auteur évite l’écueil du polar glauque vide de sens et juste gore grâce à une atmosphère morose, des dialogues ciselés et une narration à la troisième personne qui permet de s’imprégner des personnages et de leur vision délétère du monde qui les entoure.

L’auteur a invoqué en sa plume tout ce qu’il contient d’amertume, de désespoir résigné et de colère contenue pour les rassembler en trois personnages qui chacun à leur manière vont ébranler le lecteur dans ses illusions. Louise, de sa détresse de femme battue, et l’incarnation d’une précarité sociale qui hurle en silence. Le commandant Jourdan est le témoin impuissant d’une société qui se délite sous ses yeux comme une falaise érodée par les flots dont il se tiendrait trop près du bord. Enfin Christian est la rage inaudible, la fureur enchaînée qui frappe mortellement au cœur de la nuit. Des portraits fulgurants qui imprègnent le lecteur comme l’éclair imprègnent la rétine.

Ne commettez pas l’affront de croire, qu’une fois l’ouvrage refermé, vous allez pouvoir passez à autre chose. Ce polar fait partie de ceux qui vous hante, dont le destin des personnages résonne dans votre esprit comme une complainte meurtrie, dont le style vous empoigne le temps d’un brusque instant, juste le temps d’apercevoir toute la détresse du monde.

Résumé : Louise a une trentaine d’années. Après la mort accidentelle de ses parents, elle a dérivé dans la drogue et l’alcool. Aujourd’hui elle vit seule avec son fils Sam, âgé de 8 ans, sa seule lumière. Elle est harcelée par son ancien compagnon qui, un jour, la brutalise au point de la laisser dans un état grave. Il blesse aussi grièvement la meilleure amie de Louise. L’enquête est confiée au groupe dirigé par le commandant Jourdan, qui ne reste pas insensible à Louise. Parallèlement un tueur de femmes sévit, pulsionnel et imprévisible, profondément perturbé.

Au cœur de ces ténèbres et de ces deux histoires, Jourdan, un flic, un homme triste et taiseux, qui tente de retrouver goût à la vie…

Éditeur ‎EDITIONS PAYOT & RIVAGES (20 janvier 2021)
Langue ‎Français
Broché ‎320 pages
ISBN-10 ‎2743651733
ISBN-13 ‎978-2743651732

Nouveautés LEGO 2022 The Batman : les quatre boites tirées du film sont en ligne sur le Shop officiel

Le film The Batman avec Robert Pattinson arrivera en mars 2022, et quatre boites sont prévues chez LEGO dès le 1er janvier pour en accompagner la sortie, dont une version LEGO Technic de la nouvelle Batmobile.

LEGO The Batman 2022

Les sets sont déjà en ligne sur le Shop officiel LEGO :

Au niveau des sets classiques, jolie brochette de minifigs avec Batman, le Drifter (Bruce Wayne), Selina Kyle, le Sphinx (The Riddler en VO), le Pingouin, Alfred Pennyworth et le commissaire Gordon. A noter que la petite Batmobile peut venir se garer dans la Batcave.

Les suicidés du bout du monde de Leila Guerriero, Les laissés-pour-compte du rêve argentin

Les laissés-pour-compte du rêve argentin

Une fenêtre sur une région du monde méconnue s’ouvre grâce à ce récit et ce qu’elle livre à notre vision d’occidentaux biens au chaud et protégés est à la fois une histoire vieille comme le monde et un constat amer sur la politique argentine.

Une histoire ancienne où ceux qui peuvent tout prendre prennent tout et ne laissent que les miettes aux masses laborieuses. Les condamnant à une vie misérable à l’horizon barré par les derricks des champs pétrolifères.

L’auteure a fait le choix d’épurer son récit de tout romanesque, asséchant ainsi sa plume pour ne garder que l’essentiel, l’effroi, la sidération et la consternation devant ces témoignages douloureux à lire. Des témoignages empreints d’une humanité poignante et qui nous livrent sans fard la l’échec d’une nation, Indifférente au renoncement ultime de ses enfants.

Les raisons de tous ces drames successifs sont rapidement cernés par l’auteure. Une gestion calamiteuse des ressources naturelles, l’absence de lien social (la bourgade ne propose aucun lieu de rencontre, de vie tout y fonctionnel), le manque d’infrastructures ( jusqu’en 2004 il n’y avait pas internet) et les conditions climatiques difficiles. Mais la raison primordiale est le sentiment qu’ont les habitants de ne compter pour rien, de n’être que des grains de poussière tout juste bon à être balayé par les vents mordants de la Patagonie.

Alors que la fenêtre se referme. Les questions se bousculent alors que la peine ou la colère se disputent la primauté des réactions. Un récit âpre, dur à lire et encore plus dure à oublié.

Résumé : Dans cette chronique saisissante d’une ville fantôme de Patagonie frappée par une épidémie de suicides de jeunes gens, Leila Guerriero, figure majeure du journalisme narratif en Amérique latine, mène l’enquête avec une empathie profonde pour trouver une explication à ce geste ultime et toujours incompréhensible. Est-ce une secte, l’ennui, l’alcool, la violence, la solitude, la religion, le climat ? Parcourant les rues désertes de ce bout du monde arasé par le vent et le froid, sorte de far west moderne où viennent échouer les pionniers misérables du pétrole, elle pose en réalité la question de ce qui nous tient en vie. Sa réponse se situe du côté de la solidarité, du lien aux autres, à la communauté.

Éditeur ‎EDITIONS PAYOT & RIVAGES (6 octobre 2021)
Langue ‎Français
Broché ‎224 pages
ISBN-10 ‎2743654643
ISBN-13 ‎978-2743654641

Capital du nord tome 1 Citadins de demain de Claire Duvivier, miroir, corset et bonne manière

Je ne vais pas revenir sur le thème du miroir qui sous-tend toute la saga de la tour de garde créé par le couple Duvivier-Chamanadjian, d’autres que moi l’on fait et de bien belle manière. C’est une évidence que les deux sagas se répondent, se reflètent l’une et l’autre au point de reproduire le même schéma narratif et les mêmes thèmes.

Ce second volume ne m’a pas autant ravi que le premier volume de Capitale du sud. Est-ce le fait que l’on se retrouve à nouveau devant un tome introductif ? Ou bien la narration au passé simple en forme de journal intime ? Le fait est que l’intrigue, à l’image de son héroïne à certains moments du récit, m’a paru corsetée. Comme si l’auteure s’était imposé une marche à suivre qui l’empêchait de prendre complètement son essor et de laisser respirer son texte qui souffre d’une lourdeur de style à mon sens.

C’est ce balisage narratif corseté et assez prévisible qui m’a légèrement ennuyé. Je ne parvenais pas à trouver le souffle du récit. Pourtant malgré tout, ce premier volume de Capitale du Nord reste plaisant à lire. Sa description d’une cité portuaire à la géographie rectiligne, d’une bourgeoisie qui se repose sur ses prérequis et des tensions qui secouent leur relations commerciales avec les colonies est convaincante et pose les bases d’une intrigue aux multiples rebondissements.

Mais tout ceci ne serait rien sans le personnage d’Amalia. C’est par sa vision de jeune fille instruite, à l’esprit critique qui va s’affûter au fil de sa découverte de la cité de Dehaven, que l’on découvre cette ville austère où la notion d’appartenance sociale est primordiale. Ce personnage va se dévoiler petit à petit et gagner en profondeur jusqu’à un merveilleux chapitre 10 qui a revalorisé toute ma lecture. Grâce à un habile jeu de flashback l’auteure nous embarque dans une exploration mystérieuse et nous offre en même temps un dialogue d’une rare finesse entre Amalia et sa mère.

Une lecture en demi-teinte donc pour ce second volume d’une saga qui doit cesser de mettre ses pions en place pour enfin se lancer dans la véritable partie qu’attendent les lecteurs.

Résumé : Amalia Van Esqwill est une jeune aristocrate de Dehaven, issue d’une puissante famille : son père possède une compagnie commerciale et sa mère tient un siège au Haut Conseil. Progressistes, ils lui ont offert, à elle et à d’autres enfants de la Citadelle, une instruction basée sur les sciences et les humanités. Jusqu’au jour où le fiancé d’Amalia se met en tête de reproduire un sortilège ancien dont il a appris l’existence dans un livre. Au moment précis où la tension accumulée dans les Faubourgs explose et où une guerre semble prête à éclater dans les colonies d’outre-mer, la magie refait son apparition dans la ville si rationnelle de Dehaven. 

Éditeur‎FORGES VULCAIN (1 octobre 2021) Langue‎Français ISBN-10‎237305101X ISBN-13‎978-2373051018

The Nevers – Créée par Joss Whedon Avec Laura Donnelly, Ann Skelly, Olivia Williams – 6 octobre 2021

Achat : https://amzn.to/2WEvUcT

Août 1896. Le Londres victorien est ébranlé par un événement surnaturel qui donne à certaines personnes – principalement des femmes – des capacités anormales, du merveilleux au dérangeant. Mais quel que soit leur « tour » particulier, tous ceux qui appartiennent à cette nouvelle sous-classe sont en grave danger. Il incombe à la mystérieuse veuve au sang chaud Amalia True et à la jeune et brillante inventrice Penance Adair de protéger et d’abriter ces « orphelins » surdoués. Pour ce faire, ils devront affronter des forces brutales déterminées à anéantir leur espèce.

Chronique : Si vous vous êtes déjà demandé à quoi cela ressemblerait si Derren Brown était chargé de X Men , The Nevers (Sky Atlantic) vous rassurera. Écrit par le créateur de Buffy Joss Whedon , ce nouveau drame HBO en six parties reprend la dynamique inadaptée-super-héros et la place dans un Londres victorien somptueusement réalisé. Les thèmes de l’aliénation et de l’acceptation se déroulent au milieu de poursuites hippomobiles, d’effets spéciaux coûteux, d’orgies de la haute société, de bagarres de corsets et de lambris à profusion. Si cela semble être une trop bonne chose, vous n’avez pas tout à fait tort.

Dans les dernières années du XIXe siècle, un mystérieux événement surnaturel, révélé à la fin de ce premier épisode, a conféré des dons particuliers à une petite partie de la population. Ils se disent « touchés » mais des voix moins sympathiques les appellent « affligés ». Dans un Londres du XIXe siècle dominé par de vieux hommes blancs sévères, ceux dotés de ces pouvoirs sont plus représentatifs du monde que les producteurs de télévision veulent voir en 2021 : un groupe diversifié, et principalement des femmes. Au lieu de l’académie des mutants du professeur Xavier, il y a un orphelinat pour les touchés dirigé par Amalia True (Laura Donnelly), avec l’aide de son amie Penance Adair (Ann Skelly). Le pouvoir de True est d’être capable de voir des bribes du futur, ce qui la rend confiante dans la conversation ainsi que dans un morceau. La pénitence peut exploiter l’énergie électrique, un pouvoir qu’elle utilise pour créer toutes sortes d’inventions étranges :un prototype de voiture, une voiture autonome et diverses grenades ornées.

Il n’est pas toujours immédiatement évident à quel point certains des autres cadeaux, connus sous le nom de « tours », sont utiles. Plusieurs semblent incommodes. Dans les premiers instants, Amalia et Pénitence sauvent Myrtle (Viola Prettejohn), qui est capable de parler un mélange de russe et de chinois. Primrose (Anna Devlin) est juste grande. Nous entendons parler d’une autre femme qui est capable de flotter, mais à seulement quelques centimètres du sol. Horatio Cousens (Zackary Momoh), qui a des pouvoirs de guérison, est un membre plus utile de l’équipe.

Il ne manque pas de personnes qui veulent exploiter les nouveaux pouvoirs pour leurs propres moyens, néfastes ou non. Il y a le gouvernement, représenté par le silex ministre Lord Massen (Pip Torrens) ; la riche famille Bidlow, dirigée par Lavinia (Olivia Williams) ; sans oublier un chef de gang, The Beggar King (Nick Frost) ; un dandy priapique Wildean appelé Hugo Swann (James Norton), qui a un penchant pour l’extorsion; et un tueur en série touché appelé Maladie (Amy Manson).

Il y a beaucoup à regarder, et à son meilleur, The Nevers offre des éclairs du dialogue vivant qui a élevé le meilleur travail de Whedon, sur Buffy ou Firefly , en donnant à ses manigances surnaturelles une drôle de légèreté d’esprit. Avec un si énorme coffre à jouets avec lequel jouer, cependant, ce premier épisode finit par être une brocante surchargée d’idées, de personnages, d’intrigues, d’effets spéciaux et de séquences d’action. L’enthousiasme se fait au détriment du développement de l’un des personnages au-delà de leur impact immédiat. La dynamique entre les deux leads est prometteuse. Malgré leurs avantages, elles doivent encore accepter d’être des jeunes femmes dans un monde dominé par les hommes. Mais la relation n’a guère d’espace pour respirer au milieu de tout le complot et de l’exposition.

Review Pilot - The Nevers : on continue ou pas ?