Lord cochrane vs l’ordre des catacombes de Gilberto Villaroel, que résonne le cor de l’aventure

Qui sait ce qui se dissimule dans les catacombes ?

Le premier volume des aventures du fameux Lord Cochrane m’avait permis de faire de belles rencontres. La rencontre d’un auteur d’abord, Gilberto Villaroel, d’origine chilienne, résident à Paris, passionné d’histoire européenne et de littérature fantastique. La rencontre avec une maison d’éditions ensuite, aux forges de vulcain, dont les couvertures minimalistes et hautes en couleurs m’ont immédiatement séduites. Enfin j’ai pu faire connaissance avec une figure historique des plus fascinantes, le fameux Lord Cochrane, navigateur anglais, inventeur excentrique, héros du chili et tant d’autres choses encore. Inutile de vous dire qu’avec tous ces éléments réunis le livre n’est pas resté longtemps sur le présentoir de mon libraire.

L’aspect historique prend une place plus importante dans ce volume, là où le premier volume faisait plus office de parenthèse fantastique sans réel lien avec la marche incessante du monde. Le récit se situe durant la période ô combien confuse de la restauration monarchique. Napoléon et son empire sont partis en fumé mais pourtant son ombre imprègne tout le récit. L’auteur parvient à dérouler l’aspect historique de son récit tout en évitant de donner un simple cours d’histoire et c’est en grande partie grâce à son personnage principal, lord Cochrane.

La plume de l’auteur ne s’anime jamais autant que lorsqu’il s’agit de mettre en scène cet aventurier intrépide, ce soldat rebelle qui a dû dire adieu à sa patrie, cet inventeur touche-à-tout qui regrette la lenteur du monde qui l’entoure. À la fin de l’ouvrage, l’auteur explique que Lord Cochrane a probablement servi de source d’inspiration pour nombre de figures d’aventurier navigateur qui ont émergé dans la culture populaire contemporaine et ce n’est guère surprenant. Ce personnage charismatique dynamite les pages du récit, son aura de capitaine chevronné accorde au moindre dialogue une atmosphère chargée en testostérone, rendant la narration encore plus riche et savoureuse. La caractérisation sur ce personnage est très juste, l’auteur en fait un personnage complexe, non manichéen, plus âgé mais donc aussi plus sage mais toujours déterminée à faire mordre la poussière à ses adversaires.

En ce qui concerne l’intrigue l’auteur a décidé de s’aventurer vers des chemins plus balisés. Ce tome est l’occasion d’invoquer l’esprit des pulps d’antan, le Paris des mystères et ses ruelles insalubres. Cela donne un récit d’aventure honnête mais on y perd l’originalité du premier volume. L’auteur coche les cases des récits d’aventures du 19ème siècle. Le cimetière lugubre, les catacombes morbides, sans oublier les ecclésiastiques fanatiques qui font office d’ennemis au final bien peu menaçant mais très clichés. Le rythme est haletant, les personnages ont à peine le temps de s’extirper d’une situation mortelle qu’une nouvelle péripétie survient. Mais ce que l’on y gagne en rythme on le perd en atmosphère. L’apport de cet ordre des catacombes est minime, jamais le récit ne va développer de réelles intrigues politiques ce qui empêche d’accorder du crédit et de l’épaisseur narrative à cet ordre de fanatiques.

Le fantastique est quelque peu en retrait dans ce tome. L’univers Lovecraftien sert plus de toile de fond que de moteur à l’intrigue. Les horreurs surgies de l’esprit de Lovecraft n’ont qu’un rôle extrêmement secondaire. Les chapitres se déroulant dans l’Antiquité et incarnant deux autres personnages historiques majeurs, à savoir César et Vercingétorix, sont plaisants à suivre au début avant que l’on comprenne qu’il s’agit pour l’auteur de mettre à nouveau en scène un combat contre la divinité des profondeurs. Une confrontation intéressante mais qui a perdu la fraîcheur des débuts.

Un petit bémol également concernant la plume de l’auteur. Celle-ci est très riche et dense. L’auteur livre des éléments historiques, il dresse un portrait détaillé de la situation politique française et revient sur les dernières heures du règne de Napoléon, il effectue une biographie qui couvre plusieurs années de la vie de ce cher Lord Cochrane. Mais il nous donne aussi des détails techniques sur l’artillerie, la marine, la conquête de la Gaule par les Romains, et une étrange machine à vapeur qui servira vaillamment nos protagonistes. Tout ça fait que le récit souffre d’une certaine rigidité factuelle que la plume de l’auteur n’allège pas tend celui-ci tient à tout expliquer, tout détailler au risque de relâcher l’attention du lecteur. L’effort de produire le récit le plus complet possible que ce soit au niveau historique, technique ou des portraits de personnages est louables mais cela se fait au détriment de l’intrigue qui aurait pu être moins orientée action et offrir un peu plus d’effroi fantastique.

Avec ce second volume des aventures de Lord Cochrane l’auteur a pris le parti d’une aventure plus terre à terre en rappelant à notre bon souvenir l’esprit des récits d’aventures mâtiné d’une légère touche de fantastique. On y perd donc l’originalité du premier volume pour suivre un récit d’aventures mouvementées mais manquant d’originalité, qui vaut surtout pour la présence de son héros principal qui illumine chaque page où il est présent.

Résumé: 1826, Paris. Jean-Baptiste Dallier, un bonapartiste ami des frères Champollion, est assassiné dans les catacombes. Le célèbre héros écossais Lord Cochrane arrive alors à Paris. Il y retrouve Champollion le Jeune qui possède les preuves de l’existence de Cthulhu, un monstre antédiluvien. Champollion a récupéré un manuscrit de la main de César, qui décrit comment il s’est rendu sur R’lyeh, la ville du monstre, au large du fort romain construit sur la longe de Fort Boyard. Cochrane, Champollion le Jeune et le capitaine Éonet partent aussitôt récupérer le manuscrit caché au cimetière du Montparnasse. Mais un mystérieux « Ordre des Catacombes » rode, décidé à empêcher leur enquête !

  • Éditeur : FORGES VULCAIN (19 février 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 445 pages
  • ISBN-10 : 2373050994
  • ISBN-13 : 978-2373050998
  • Poids de l’article : 570 g
  • Dimensions : 15.5 x 3 x 23.5 cm

LEGO®-Hidden Side Le train-fantôme 70424

Les jeunes constructeurs embarquent pour une aventure passionnante avec Le train-fantôme LEGO Hidden Side 70421. Ce jouet fascinant combine un modèle LEGO à construire et une application de réalité augmentée, pour proposer une expérience de jeu totalement interactive.

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Les trains sont un ajout plutôt amusant au monde de LEGO® et au fil des ans, il y en a eu quelques-uns. Mais même les chemins de fer de Newbury ne sont pas à l’abri des manigances effrayantes du côté caché. Le Ghost Train Express est l’un des plus grands des nouveaux ensembles Hidden Side. Comprenant un train, une gare et une section de piste, l’ensemble regorge de détails et de fonctionnalités de jeu intéressantes. L’un de mes ensembles de «  baleines blanches  » était le Monster Fighters Ghost Train, et j’ai réussi à en obtenir un l’année dernière, donc j’étais très intéressé de voir comment un autre LEGO fantomatique choo choo se comparerait. Prenez votre billet et préparez-vous à monter à bord de mon avant-dernier LEGO Hidden Side Review.

Description du produit

Plongez les enfants dans une expérience de jeu ultime en réalité augmentée avec cet ensemble de jeu passionnant Le train fantôme LEGO® Hidden Side ™ 70424. Ce jouet génial combine un modèle LEGO à construire avec une application de réalité augmentée pour offrir une expérience de jeu entièrement interactive. Téléchargez l’application Hidden Side et scannez le modèle avec un téléphone pour le rendre vivant – l’interaction avec le modèle fait bouger les choses dans l’application. Et avec des mises à jour continues, un fantôme de boss unique à combattre dans chaque ensemble, de nouveaux mystères à résoudre, des objets sympas à trouver, des jeux à jouer et des fantômes à collectionner, cet ensemble LEGO Hidden Side offre aux enfants une toute nouvelle façon de jouer et d’interagir avec LEGO des briques! Cet ensemble de jeu de train impressionnant comprend des détails fantômes, de haute technologie et cool pour inspirer des heures de jeu imaginatif. Et avec 5 figurines, dont les héros Jack et Parker,il y a beaucoup de play-starters donc l’action peut commencer tout de suite

  • Nom de l’ extension : Ghost Train Express
  • Numéro de jeu: 70424
  • 698 pièces
  • Prix ​​conseillé: 69,99 £ / 79,99 $ / 79,99 €
  • Mesures: plus de 14 cm de haut, 15 cm de large et 61 cm de long lorsqu’il est hanté
  • Minifigures: Jack Davids, Parker L. Jackson, JB, Mme. Santos et Chuck
  • Effrayant côté caché : le Bawa
  • Disponibilité:  LEGO Brand Store, LEGO.com et les détaillants LEGO
70424: Examen de Ghost Train Express

La construction

Comme beaucoup d’autres trains LEGO, ainsi qu’un train, vous obtenez également une petite gare. C’est là que la construction commence, la station est plutôt petite et ressemble plus à celle que vous passerez dans ces étranges villes de remous. La station comprend une petite plate-forme surélevée qui a des points de connexion pour la voie. Le bâtiment actuel utilise principalement des éléments bruns, mais il y a des éclairs de vert sable, qui sont utilisés dans la plupart des ensembles Hidden Side. Il y a quelques bonnes petites techniques de construction ici, qui ajoutent de jolis détails. J’adore le bac de recyclage vert et les marches menant à la plate-forme. À l’intérieur de la gare, il y a un peu plus d’ours, qui utilisent une billetterie pour s’y retrouver. Ceci, ainsi que le panneau de la gare de Newbury, au sommet du toit de la gare, arborent tous deux un logo familier. Les fans de LEGO sauront instantanément que le logo à double flèche est souvent présenté sur les ensembles basés sur les trains LEGO.Bien que l’ensemble comporte une piste, vous n’en avez pas assez pour construire un circuit. Au lieu de cela, vous obtenez quatre sections de pistes droites, l’une sur laquelle vous construisez un tampon et à l’autre extrémité est une nouvelle pièce, qui est mieux décrite comme un roulement sur une rampe. Le se connecte à la voie standard, mais permet au train de pousser d’une surface plane sur la voie.

70424: Examen de Ghost Train Express
70424: Examen de Ghost Train Express
70424: Examen de Ghost Train Express
70424: Examen de Ghost Train Express

Comme beaucoup de bâtiments à Newbury, il se passe quelque chose d’un peu étrange avec la gare. The Hidden Side a réussi à posséder la gare de Newbury, qui est représentée en renversant le panneau de la gare et en tournant l’horloge. Cela révèle un visage maléfique et deux mains griffues, on dirait que le monstre «  Gloomed  » jette un œil sur le toit de la station. Les gubbings à faire aux griffes semblent ne pas avoir fière allure à l’arrière du bâtiment, mais le look génial une fois «activé».

70424: Examen de Ghost Train Express

Une grande partie de l’esthétique des décors Hidden Side est ancrée dans le Midwest américain. Ce qui est très évident avec le train dans cet ensemble. Cela ressemble beaucoup aux moteurs de train que vous verrez gronder à travers les États-Unis. Il ne ressemble à aucun autre train LEGO que j’ai vu, avec son «  nez  » avant allongé, pour lequel il y a une raison (plus à ce sujet plus tard). La cabine avant a suffisamment d’espace pour accueillir une figurine et est accessible en sautant du toit. Mais le train cache une fonction de jeu très intelligente et tout aussi ennuyeuse. Les panneaux latéraux du train sont articulés, avec un interrupteur sur le toit. Tirer ce dos fait sortir une paire d’ailes fantomatiques vert pâle de ces panneaux. L’action est très satisfaisante et est vraiment cachée. L’autre étape de la possession se trouve sous cet avant «  nez  », un petit interrupteur gris près de la cabine,fait basculer cette section et révèle des dents. L’action pour cela est plutôt discordante et certainement pas aussi douce que les ailes. Le mouvement d’ouverture de la bouche attrape très légèrement, en fait, à quelques reprises, j’ai trouvé que l’action provoquait le basculement de l’élément mural 1 × 4 avant. Mais si vous n’êtes pas trop dur, il devrait s’ouvrir comme prévu.

70424: Examen de Ghost Train Express
70424: Examen de Ghost Train Express
70424: Examen de Ghost Train Express

En plus du moteur, le train dispose de deux voitures supplémentaires. Le premier est une chambre de confinement construite par JB Cela continue avec la palette de couleurs bleu et blanc de nombreux engins de JB. La chambre peut être ouverte pour y placer une figurine «  sombre  ». Le reste de la plate-forme du chariot comporte le cadran coloré nécessaire pour jouer avec les fonctions AR des ensembles. Toute une partie de la plate-forme peut être retirée de la base du chariot.

70424: Examen de Ghost Train Express
70424: Examen de Ghost Train Express

Le chariot final mêle la couleur rouge foncé du moteur à la technologie de JB. Il y a une petite boîte, accessible par quelques portes à l’arrière et au-dessus se trouve un pistolet de chasse. Cela ressemble à l’autre technologie de capture de fantômes vue dans d’autres ensembles Hidden Side. J’aime le fait que cela soit resté uniforme dans toutes les versions. Tous les détails présentés sur l’ensemble sont réalisés par des autocollants. Les meilleurs se retrouvent sur la dernière calèche sous forme de graffitis.

70424: Examen de Ghost Train Express
70424: Examen de Ghost Train Express

Le Ghost Train Express est l’un des premiers ensembles de trains LEGO à présenter de nouvelles roues. Ils ressemblent à d’autres éléments de roues de train, mais disposent d’un nouveau boîtier pour les roues. Les roues de style ancien comportaient un ensemble de roues connectées à une tige métallique. La nouvelle version les supprime pour avoir quatre roues qui tournent indépendamment. Ils sont toujours entièrement compatibles avec les voies ferrées LEGO existantes et les fonctions motorisées. Une chose qui est un peu différente est les connexions de couplage entre le moteur et les deux premiers chariots, cela utilise un connecteur à bille Technic. Bien que le chariot final ait le connecteur magnétique traditionnel.

70424: Examen de Ghost Train Express
70424: Examen de Ghost Train Express
70424: Examen de Ghost Train Express

Les figurines

L’ensemble comprend six figurines et deux fantômes cachés. Les deux personnages principaux de Hidden Side sont à nouveau présents, Jack et Parker étant les mêmes versions que ceux qui se trouvent dans deux autres ensembles de Hidden Side. Jack est dans son combo veste rouge et sweat à capuche, avec Parker dans sa tenue de veste en jean joliment détaillée. J’aime ces paires mais j’aurais aimé un peu plus de variété à travers les ensembles. Espérons que cela se produira avec la deuxième vague de sets. Jack et Parker sont rejoints par leur mentor passionné de science JB C’est la seule version de JB dans les sets actuels de Hidden Side. Malgré l’absence de différence, j’aime vraiment JB, c’est une superbe figurine, avec un nouvel élément de cheveux cool et un ensemble expressif de visages. J’aime aussi ses gants bleus et son torse détaillé.

70424: Examen de Ghost Train Express
70424: Examen de Ghost Train Express

Les personnages principaux sont rejoints par trois autres figurines, qui sont exclusives à cet ensemble. Ceux-ci incluent le passager ferroviaire Paul, qui utilise un mélange de pièces de figurines précédentes et un torse exclusif. Il comporte un logo de banane, similaire à celui de l’ensemble de DC Comics «Gorilla Grodd Goes Bananas». Il est rejoint par les nouveaux cheminots Mme Santos et Chuck. Les deux ont un torse exclusif, qui est principalement coloré en rouge foncé pour correspondre au train et à la gare. Il y a de jolis petits détails sur les deux torses, dont le meilleur est ce logo familier des trains LEGO City. C’est agréable de voir Newbury exister dans le même univers que LEGO City.

70424: Examen de Ghost Train Express
70424: Examen de Ghost Train Express

Ces deux personnages ont le plaisir de devenir «  Gloomed  ». Mme Santos se fait remplacer la tête et les cheveux par Chuck qui prend une barbe effrayante et une nouvelle tête. L’artéfact d’âme de cet ensemble est une lanterne sombre.

70424: Examen de Ghost Train Express

Fonctions AR

L’une des fonctionnalités de jeu supplémentaires des ensembles Hidden Side est un jeu alimenté par AR. L’ensemble est parfaitement amusant en soi, mais vous pouvez améliorer le jeu avec l’ajout de l’application LEGO Hidden Side AR. Cela donne vie à l’ensemble en superposant des graphiques et des éléments animés autour de l’ensemble physique. Une fois que vous avez numérisé l’ensemble, il prend vie avec un arrière-plan animé et des éléments en mouvement. La numérisation du Ghost Train Express a instantanément fait rouler le décor le long des chemins de fer de Newbury, la gare prenant également vie. Lors de la lutte contre les fantômes, le train s’arrête, mais comme d’autres ensembles basés sur des véhicules, une fois que la bataille de boss commence, les trains recommencent à bouger et les fonctions AR peuvent en souffrir un peu.

Globalement

C’est un autre excellent ajout à la gamme Hidden Side. J’adore les fonctions hantées, en particulier les ailes et la gare. Ils ne sont descendus que par l’embouchure à l’avant du train. J’ai revérifié les instructions et je l’ai reconstruite plusieurs fois juste pour m’assurer que je n’avais pas fait d’erreur, mais tout semblait être au bon endroit, c’est juste un coup malheureux dans un ensemble par ailleurs impressionnant. C’est aussi un excellent ensemble à intégrer dans d’autres scènes basées sur la ville. Les éléments hantés sont très bien cachés, ce qui donne au train un aspect tout à fait normal. J’aime les nouvelles roues, elles ressemblent un peu plus à des éléments LEGO sans tige métallique, mais je crois comprendre qu’elles ont causé un peu d’inquiétude au sein de la communauté des trains LEGO; mais je suis sûr qu’avec quelques ajustements, ils pourraient être remplacés par les anciennes versions,si vous souhaitez les avoir là-bas. Les différentes figurines sont un bel ajout, bien que, comme mentionné ci-dessus, un peu plus de variété dans les héros aurait été la bienvenue. J’ai vraiment apprécié la construction de celui-ci, surtout en voyant à quel point les ailes sont bien intégrées dans les intérieurs du train.

70424: Examen de Ghost Train Express

Parents d’élèves De Noémie Saglio Avec Vincent Dedienne, Camélia Jordana, Alix Poisson

Vincent, trentenaire sans enfant, infiltre une tribu aux codes et au langage mystérieux : les parents d’élèves. Se retrouver aux réunions parents-prof, aux sorties d’école et à la kermesse de fin d’année relève d’un sacré exploit ! Mais voilà, Vincent a une très bonne raison d’être là et finit même par se sentir bien dans cette communauté un peu spéciale…

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Chronique : J’ai trouvé que c’était une très bonne comédie familiale. Le thème n’est pas original mais il est pris de manière sympathique. J’ai passé vraiment un bon moment devant. J’ai particulièrement apprécié le personnage joué par Vincent Dedienne. Je l’avais déjà apprécié dans TERRIBLE JUNGLE (2020), mais là il est encore meilleur. Il a un naturel dans son jeu. J’ai trouvé que ça apportait de la fraicheur. Avec ses petites réflexions, et son décalage par rapport aux autres parents d’élèves, il m’a fait beaucoup rire. Son association avec Camélia Jordana est convaincante. Il y a une certaine alchimie entre eux. J’ai été agréablement surpris par la chanteuse, qui après deux prestations décevantes dans LES CHOSES QU’ON DIT, LES CHOSES QU’ON FAIT (2020) et LA NUIT VENUE (2020), retrouve le sourire. Cette comédie porte une joie de vivre, et cela se ressent avec les autres acteurs. Le casting secondaire apporte pas mal de fun avec par exemple Alix Poisson ou Samir Guesmi. Chacun aura sa petite manie dont on aura le plaisir de se moquer gentiment. Pour compléter le tableau, on va nous rajouter une touche de romance, que ce soit coté adulte, mais aussi enfants. Le résultat est tout mignon. Le point noir reste surement le passage plus « réfléchi » quand la comédie bascule. C’est lent, et on a juste envie de revoir cette énergie de vivre.

Parents d'élèves: Camélia Jordana, Oscar Pauleau

Rapport de forme : 2.39:1 Classé : Tous publics Dimensions du colis : 19.2 x 13.6 x 1.4 cm; 91 grammes Audio description : : Français Réalisateur : Noémie Saglio Format : Couleur, PAL Durée : 1 heure et 25 minutes Date de sortie : 10 février 2021 Acteurs : Vincent Dedienne, Camélia Jordana, Oscar Pauleau, Alix Poisson, Samir Guesmi Sous-titres : : Français Langue : Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0) Studio  : TF1 Studio

Bonjour, le chien – 4 mars 2021 de Gilles ABIER (Auteur), Jean-Baptiste DROUOT (Illustrations)

Une amitié improbable entre un grand-père grognon et un joyeux petit chien.

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Chronique : De chapitre en chapitre, Gilles ABIER avec les illustrations de Jean-Baptiste DROUOT ont choisis de nous emmener dans des endroits différents introduisant tour à tour de nouveaux personnages. La plume est élégante, parfois pleine de poésie, belle à vous élever l’âme! Et ce style sert parfaitement l’intrigue . La mise en place des personnages, leur profondeur psychologique, leurs failles notamment sur ce duo ce chien et Papi Denis. Une écriture subtile qui crée une atmosphère et donne corps aux personnages. L’auteur nous livre ce récit, vif et extrêmement bien écrit.

Note : 9,5/10

Éditeur : Poulpe Fictions (4 mars 2021) Langue : Français Broché : 48 pages ISBN-10 : 2377421482 ISBN-13 : 978-2377421480

Trouille Académie – Fantômes connectés – 11 février 2021 de Bertrand PUARD (Auteur), Claudia PETRAZZI (Illustrations)

Lorsque Romane reçoit son premier smartphone, son meilleur ami Orphée s’empresse de lui installer UbiK, le réseau social dont tout le monde parle.

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Chronique : Cette série dans le type de RL Stine : Trouille Académie est un roman pour trembler.  C’est un roman junior bien écrit, facile à lire qui détonne un peu et fera bien flipper les petits lecteurs. Roman d’une descente dans l’enfer de la dépendance, mais aussi roman de la révélation, des autres, de l’amour, de l’amitié, de l’entraide, de la force  de l’intelligence émotionnelle. Roman sur  la conquête du bonheur, Ces personnages sont magnifiques et se transcendent, découvrent les vertus de l’altérité, ne renoncent pas à leur addiction, mais donnent désormais un sens à leurs actes, en commun. En interagissant les uns avec les autres, ils inventent la voie de leur propre jouissance, de leur éveil à la vie, de leur bonheur intérieur. Enfin, roman d’apprentissage car être heureux, c’est aussi et surtout vivre hors du cadre !
Une incitation à rejoindre le rang des ennemis de la vie ordinaire pour l’éternité !

Note : 9,5/10

Éditeur : Poulpe Fictions (11 février 2021) Langue : Français Broché : 168 pages ISBN-10 : 2377421407 ISBN-13 : 978-2377421404

Isaac, caniche maniaque – 11 mars 2021 de Charles MAZARGUIL (Auteur), Caroline Hüe (Illustrations)

Une enquête captivante menée tambour battant par un caniche surprenant !

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Chronique : Poulpe Fictions nous offre un nouveau bijou d’humour écrit avec brio par Charles MAZARGUIL avec les illustration de Caroline Hüe.

Les enfants et si vous aimez les romans drôles et avec des animaux  ce livre sont faits pour vous. On y découvre un héros espiègle dans ce caniche maniaque. De l’humour à fond et très bien maitriser avec d’autres thèmes qui sont présents comme la différence au autres  et le poids de la transmission familiale, les difficultés d’intégration et une critique sociale sur notre vie .
L’importance d’être aimé, et de donner de l’affection sont très présentes, et Isaac malgré ses airs est bien gentil, et ses péripéties et expériences en tous genres font rire.
Les petites illustrations sont tantôt cyniques, tantôt tendres ou même émouvantes.
Avec des traits relativement simples pour ses personnages, Charles MAZARGUIL réussit à faire passer tout un panel d’émotion à ses personnages. Une lecture à la fois facile, drôle, et étonnante. Un très bon voyage.

Note : 9,5/10

Éditeur : Poulpe Fictions (11 mars 2021) Langue : Français Broché : 168 pages ISBN-10 : 2377421350 ISBN-13 : 978-2377421350

Kiki et Jax : la magie de l’amitié – de Marie Kondo & Salina Yoon – 18 mars 2021

Kiki et Jax sont des amis très différents : Kiki aime accumuler tout ce qu’elle trouve alors que Jax aime que chaque chose soit bien à sa place et que tout soit parfaitement rangé.

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Chronique : Kiki, un écureuil, et Jax, un hibou, étaient les meilleurs amis du monde, mais ils n’aimaient pas tout de la même façon. Kiki aimait collectionner des objets tandis que Jax aimait trier des objets.
Kiki avait tellement d’objets collectionnés dans toute la maison qu’elle ne pouvait pas trouver ce dont elle avait besoin lorsque Jax venait l’inviter à jouer ou à aller nager. Kiki devait toujours jouer chez Jax. Elle souhaitait pouvoir jouer avec sa meilleure amie chez elle, mais il n’y avait pas de place.

Jax a dit qu’il pourrait aider Kiki à trier ses collections. C’était ce qu’il préférait faire. Ensemble, ils ont trié, empilé et rangé. Désormais, Kiki a de la place pour toutes ses affaires préférées et surtout pour sa meilleure amie (….).

Marie Kondo a utilisé ses théories sur la magie du rangement pour faire participer vos enfants au processus de rangement. En le rendant amusant, le rangement peut devenir une activité que vous appréciez tous ensemble.
Les illustrations en couleur pleine page de Salina Yoon donnent un aspect visuel à l’histoire de Marie Kondo, dont les mots sont peu nombreux, ce qui en fait un livre parfait même pour les plus jeunes enfants de la famille.

À une époque où les enfants sont plus que jamais à la maison, il s’agit d’une histoire douce sur les avantages de garder une chambre bien rangée.
Bien que j’aie aimé l’idée de trier et de classer les objets par catégories (à garder, à donner ou à jeter), je pense qu’elle aurait pu inclure des informations sur le rangement et l’étiquetage afin que chaque objet ait sa place.

Kondo inclut son mantra « faire naître la joie » dans cette histoire et je ne suis pas sûre que cela se traduise dans la pensée d’un enfant. Tout suscite la joie chez un enfant, même si c’est une pierre, une plume ou une ficelle qu’il a trouvée en se promenant.

Note : 9,5/10

Éditeur : Grund (18 mars 2021) Langue : Français Relié : 40 pages ISBN-10 : 2324025256 ISBN-13 : 978-2324025259

La Part du démon – 4 mars 2021 de Mathieu LECERF

Une religieuse sauvagement assassinée et mutilée, à Paris, ça n’arrive jamais. Pourtant, c’est la première affaire du lieutenant Esperanza Doloria à son arrivée au 36, rue du Bastion.

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Chronique : Si vous cherchez quelque chose de différent dans le genre de mystère criminel, ne voulant pas lire sur un cortège de crimes horribles commis par des tueurs en série, mais une histoire humaniste à propos de la plupart des personnes moyennes prises dans des circonstances qui les détournent, alors vous êtes au bon endroit avec ce roman de Mathieu LECERF. Ce qui rend différent, c’est le temps consacré au monstre et au développement  des personnages, le lecteur voit les choses dans leurs yeux en alternant des chapitres. L’auteur les traite en tant que personnes en trois dimensions, en leur donnant autant, sinon plus.  L’écriture est très bonne avec des études de comportement habiles construites par phrase. Il n’y a pas de stéréotypes dans cette histoire qui est un soulagement rafraîchissant.

La première partie est plus lente et plus introductive mais le rythme prend de l’envergure et l’ensemble est génial ! On ressent tout le travail de l’écrivain sur le fond comme sur la forme pour rendre ce thriller véritablement unique ! Grâce aux différentes enquêtes nous ne nous ennuyons pas une seule seconde. Tous les éléments des enquêtes nous sont donnés au compte-goutte afin d’assembler petit à petit ce puzzle meurtrier.
Ce roman se sert d’un fait divers pour créer une histoire de toute pièce et c’est une totale réussite.

Note : 9,5/10

Éditeur : Robert Laffont (4 mars 2021) Langue : Français Broché : 432 pages ISBN-10 : 2221240537 ISBN-13 : 978-2221240533

Critique d’album: Evanescence – ‘The Bitter Truth’

Amy Lee a toujours été une femme avec une vision singulière. Bien que la pandémie mondiale actuelle ait pu la ralentir, elle ne l’a certainement pas fait dérailler et, en fait, les circonstances se sont avérées productives car de nouveaux documents ont été écrits et perfectionnés entre-temps.

Les fruits de ce travail se présentent sous la forme de l’album probablement le meilleur et le plus cohérent que le groupe ait sorti depuis leur premier album sismique ‘Fallen’, le matériau à la fois fougueux et montrant la maturité de l’expérience.

«  The Bitter Truth  » attrape certainement le Zeitgeist, aussi actuel soit-il, Lee donnant le règne de certaines de ses paroles les plus simples et les plus percutantes à ce jour. Il y a une obscurité ici qui va au-delà de la façade gothique de beaucoup de tenues de rock plus typiquement symphoniques.

Il y a aussi du romantisme, quelque chose qui a toujours été présent, mais Evanescence n’est jamais tombée dans les paysages de rêve enneigés taillés dans «  Le Seigneur des Anneaux  » et «  Twilight  » dans lesquels leurs contemporains européens semblent pouvoir dériver automatiquement.

Il y a toujours eu quelque chose de tellement plus ancré et racontable dans leur musique, cette terre qui fait la grande différence, quelle que soit la hauteur et la grandeur de la musique.

Bien que la formation ait connu des tenants et des aboutissants au cours des dernières années, cette formation actuelle est sans doute la plus forte. Derrière Lee, le puissant batteur Will Hunt est un moteur qui ne s’arrêtera pas, frappant fort mais aussi avec beaucoup de verve, son partenaire dans la section rythmique Tim McCord sans effort cool et élégant.

Le partenariat à six cordes entre le collaborateur de longue date Troy McLawhorn et la recrue plus récente Jen Majura ajoute également sa propre magie, cette dernière apportant le bonus supplémentaire d’une voix qui complimente et renforce parfaitement celle de Lee. Cette chimie entre le quintette était parfaitement illustrée par le récent live-stream de leur studio de Nashville, l’énergie et la joie de jouer à nouveau en live capturées dans cette nouvelle version.

De l’intro atmosphérique de «Artifact / The Turn» au premier morceau complet, l’énorme sonorité «Broken Pieces Shine», vous savez que vous êtes entre de bonnes mains.

Il y a quelque chose à la fois familier et passionnant lorsque vous entendez «cette» voix, un instrument en soi, elle séduit, s’envole puis s’éviscère avec la même facilité. Elle prouve qu’elle n’est pas en reste sur les touches non plus, son jeu plein de touches habiles qui vous surprennent avec de petits feux d’artifice sonores qui illuminent le ciel.

Ce sac d’astuces jonchent l’album, ce qui en fait un album qui est une joie à écouter au fur et à mesure qu’il se déroule. «  The Game Is Over  » dégouline d’atmosphère, sa méchanceté à peine contrôlée révélée dans les barbes des riffs alors qu’il vous pousse à la soumission, tandis que, en revanche, avec son intro presque électro pop, «  Yeah Right  » continue de se déplacer dans le rock rebondissant territoire.

Le groupe, avec le producteur Nick Raskulinecz, tisse une tapisserie toujours changeante de sons et d’ambiances, du vampirique «  Feeding The Dark  » au terrain de jeu tordu du single principal «  Wasted On You  » avec son passage entre le désolé et le franc. https://translate.googleusercontent.com/translate_c?depth=1&hl=fr&prev=search&pto=aue&rurl=translate.google.com&sl=en&sp=nmt4&u=https://www.youtube.com/embed/IUCF50ByaaM%3Ffeature%3Doembed&usg=ALkJrhg96RN1mXgLu6ERlvTdFrZDJWRLdg&wmode=transparent

Parmi les rockers coriaces comme «  Better without You  » et «  Part Of Me  », le groupe n’a pas oublié comment vraiment s’appuyer sur son côté plus orchestral, cathédrale du son comme le prouve «  Take Cover  », urgent et sciemment cool mais en quelque sorte fragile.

Cochez la case pour la grande ballade, «Far From Heaven» est un showstopper mais le meilleur morceau de l’album se présente sous la forme de «Use My Voice». Si jamais Evanescence est parti avec l’intention d’écrire un hymne remplissant le stade, c’est bien celui-ci. Ballsy, multi-couches et un rugissement de défi, cela se révélera être un monstre lorsqu’il est joué en direct.

Evanescence semble être un groupe capable d’être au bon endroit au bon moment, ses débuts ayant débuté dans le monde entier et avec «The Bitter Truth», ils ont construit quelque chose pour notre époque. À vrai dire, l’écriture, les performances et la production de l’album en font quelque chose qui inspire une dévotion à couper le souffle bien après que nous ayons passé cette période remarquable de notre histoire et c’est ainsi que cela devrait être. C’est glorieux.

Petite louve de Marie Van Moere, aiguise tes griffes ma fille

Les fauves sont lâchés

La parentalité et toutes les conséquences que le fait d’être responsable d’une autre vie que la sienne entraîne, voilà un thème qui est prépondérant dans la littérature en ce moment. La cellule familiale mise en avant par Marie Van Moere va devoir faire face à de voraces prédateurs. Reste à voir ce que cette jeune auteure peut apporter de neuf à des thèmes déjà milles fois abordés.

La famille, l’amour de ces êtres avec lesquelles on partage le même sang, l’unité, le clan que cela crée. Une fois ma lecture achevée je me suis fait d’abord la réflexion que l’auteure ne proposait rien de neuf par rapport à d’autres récits abordant ce thème riche et complexe, le récit introduit même une figure paternelle de manière fort opportune. Le duo composé par Agathe et sa fille n’offre rien d’original mais c’est parce la richesse du récit n’est pas tant dans la relation mère-fille que dans l’image de la famille même. Une image qui s’esquisse en reflet avec cette autre famille, le clan Vorstein, une meute prête à tout pour protéger les siens. Le clan Vorstein n’obéit qu’à ses propres lois et elles sont simple, tu fais saigner un membre de ma meute, je te saignerai en retour. Une loi immuable simple mais qui implique une unité familiale inébranlable. À l’opposé la famille d’Agathe est désunie, le père batifole avec une autre femme, la mère est obnubilé par son désir de vengeance et par le désir de protégé sa fille, une fille qui se referme sur elle-même. La seule unité familiale forte du récit est donc une force nuisible et implacable tandis que l’autre famille est désemparée par la situation, en fuite et incapable de faire face à ses propres failles et contradictions.

Si j’ai trouvé la relation entre Agathe et sa fille si peu développée c’est tout simplement parce que, hormis les aspects essentiels à leur survie, la mère et la fille ne savent plus se parler, Agathe se sait pas interpréter les signes qui lui sont mis sous les yeux. Une louve aveugle qui doit protéger un oisillon traumatisé. À l’opposé, comme un reflet souillé, le clan Vorstein voit, observe, scrute les ombres à la recherche de leurs proies et sait réagir en conséquence. Deux images de la famille opposé mais complémentaires. Il est nécessaire de saisir cet aspect du récit pour en apprécier la lecture.

Le récit s’ouvre sur une inhumation. Agathe accompli un acte censé clore un chapitre douloureux alors qu’elle ne fait qu’ouvrir la boîte de pandore qui va les précipités, elle et sa fille sur un chemin sanglant. En cette nuit caniculaire Agathe enterre son nemesis mais aussi la femme qu’elle était. De cette nuit de sang il n’émergera qu’une louve. D’une plume acéré que l’on ne retrouvera qu’occasionnellement au cours du récit, l’auteure sonne le cor d’une traque vengeresse.

Par la suite la plume se fait plus sobre. Elle aligne les actions banales d’un quotidien qui n’a plus lieu d’être comme pour invoquer une normalité anéantie par l’irruption des fauves. À l’image des titres de chapitres, réduits à de simples verbes comme pour mieux souligner le fait que les protagonistes de ce sombre récit en sont réduits à des actions basiques, animales, instinctives. Mais qui sont aussi des rappels incessants pour les deux fugitives de ce qui n’est plus, d’un quotidien reduit en cendre par le brasier de la vengeance.

La vengeance, le désir primaire de rendre le mal que l’on nous a fait, à nous ou à un membre de notre famille, est le second thème dont s’empare l’auteure. Elle questionne cette loi du talion en laissant le lecteur tiré ses propres conclusions. Là encore le récit propose deux images de la vengeance à travers ses personnages. Une vengeance rageuse de mère blessée, une vengeance minutieuse et élaborée sans compromis et, de l’autre, une vengeance d’honneur avec Avi et Iro qui accomplissent leur devoir parmis d’autres méfaits, tels deux prédateurs qui ne savent plus quand doit cesser la chasse. Ces deux personnages me sont apparus comme les seuls failles du récit. Tantôt fauves ivres de violences, tantôt incarnation de Laurel et Hardy qui se seraient fait meurtrier. Une volonté de l’auteure sans doute de contrebalancer ces figures de la vengeance avant l’entrée en scène d’un ultime fauve, parfait reflet d’Agathe dans ses plus sombres aspects.

Le récit s’achève sur une promesse d’une renaissance. La promesse de laisser les plaies du passé cicatrisé. Le roman noir et viscéral de Marie Van Moere n’aura pas abordé les thèmes auxquelsje m’attendais, la relation mère-fille notamment, en tout cas pas comme je m’y attendais, mais c’est sans doute la force de bons romans de nous faire emprunter des sentiers que l’on ne se préparait pas à parcourir de prime abord.

Un dernier mot pour remercier la maison d’éditions la manufacture de livres pour l’envoie de l’ouvrage.

Résumé: La Corse. C’est là qu’Agathe va fuir après avoir entassé dans sa voiture leurs bagages et annoncé à sa fille qu’elles allaient prendre quelques jours de vacances. Cette chirurgienne sans histoire vient de rendre la justice elle-même. L’homme qui avait agressé sa fille, détruit l’équilibre de leurs vies, a été relâché, et elle lui a réglé son compte, définitivement. Mais ce type au casier déjà bien chargé, avait lui aussi une famille qui a l’intention de rendre les coups. Sur les routes de Corse s’engage alors une traque à mort où les femmes et leurs poursuivants se feront tantôt proies, tantôt prédateurs.
Dans ce roman noir au rythme implacable, Marie Van Moere nous offre une sorte de Thelma et Louise débridé où une mère et une fille accomplissent une vengeance qui les conduira sur les chemins les plus obscurs.

ROMAN NOIR

19.90 euros – 272 pages

Parution le 04/03/2021

ISBN 978-2-35887-734-3