Les 40 signes de la pluie de Kim Stanley Robinson

Demain, à Washington… Anna et Charlie Quibler œuvrent aux applications des découvertes scientifiques visant à améliorer la vie sur Terre.

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Chronique : Kim Stanley Robinson est un érudit. Je l’ai déjà dit et je le répète : la quantité de connaissances qu’il possède dans tous les domaines est stupéfiante. Ce livre ne fait pas exception à la règle : il traite du changement climatique et de ses implications sur les gens, du citoyen moyen aux scientifiques, en passant par les lobbyistes, les sénateurs et le personnel présidentiel, mais aussi sur l’environnement politique, économique et social.

On peut difficilement le considérer comme de la science-fiction ; la dystopie sera plus exacte pour le moment, car, dans quelques années, je pense qu’il deviendra de la non-fiction. Ou de la fiction, du point de vue des personnages, mais basée sur des événements réels.

Et même si ce n’est pas un livre facile à lire, surtout à cause de tous les détails sur le travail des scientifiques (la génétique menant à la bio-ingénierie), la bureaucratie et les programmes politiques (que je digère rarement), c’est l’un de ses ouvrages les plus fascinants. La tension monte progressivement – la calotte polaire fond, les marées montent, les tempêtes se multiplient et s’intensifient. Dans ce contexte, les scientifiques font tout leur possible pour sensibiliser au réchauffement climatique et à ses conséquences catastrophiques, mais leurs efforts sont constamment rejetés au profit de l’économie .

Et même si ce n’est pas du tout un livre optimiste, il présente des situations hilarantes, la plupart fournies par le bambin d’un des personnages. J’ai vraiment bien ri et elles s’intègrent parfaitement dans l’histoire.

Ce qui se passe actuellement aux États-Unis, le retrait de l’accord de Paris et l’absurdité selon laquelle le dioxyde de carbone n’est pas l’un des principaux facteurs du changement climatique, c’est plus ou moins ce que vous trouverez dans ce livre (bien sûr, l’accord de Paris n’existait pas lorsque le livre a été écrit, mais le protocole de Kyoto est mentionné). Quoi qu’il en soit, il est étonnant de voir la ressemblance avec ce qui se passe de nos jours.

Bref, si vous voulez savoir comment Kim Stanley Robinson envisageait les choses aujourd’hui, allez lire le livre. Un scénario sinistre et effrayant mais tellement plausible.

Note : 9,5/10

  • Éditeur : Pocket (9 juin 2011)
  • Langue : Français
  • Poche : 512 pages
  • ISBN-10 : 2266183559
  • ISBN-13 : 978-2266183550

La chose de John W. Campbell, parfois la taille ça compte

Une chronique assez courte aujourd’hui pour un ouvrage assez court, 119 pages d’un récit acéré mais pas complètement convaincant. Il s’agit de ma première incursion dans la collection une heure lumière des éditions le Bélial’. Une collection qui met en avant des nouvelles ou des novellas signées par les plus grands auteurs de la science-fiction. Ici il s’agit du célèbre récit ayant été adapté par John Carpenter en 1982.

Les images de ce chef-d’œuvre du fantastique restent imprégnées en tête et représentent une première difficulté lors de la lecture. Difficile de séparer l’adaptation du récit original. Les scènes du film ne cessaient de parasiter ma lecture et m’empêchaient de me plonger sereinement dans la lecture.

La seconde difficulté tient au format du récit en lui-même, à peine plus de 100 pages pour raconter la lutte d’un groupe de chercheurs, piégés dans le grand désert de glace, contre une créature redoutable venue d’ailleurs c’est un peu court. Les personnages sont à peine esquissés et la tension n’a pas le temps de s’installer que déjà le récit s’emballe. La narration s’en retrouve hachée, avec parfois des ellipses brutales et des réactions abruptes des personnages. Je sais qu’il faut remettre l’œuvre dans son contexte, que les conditions de publications n’étaient pas les mêmes et que l’auteur a maintes fois remanié son texte qui était plus long à l’origine mais il n’en reste pas moins qu’il m’ait apparu difficile d’apprécier le récit en l’état.

J’ai quand même trouvé des éléments plaisants, toutes les explications et théories scientifiques pour tenter de saisir la nature de la chose et sa biologie infernale sont particulièrement délicieuses à suivre et le combat final dans le repaire du monstre est une leçon de maîtrise sur quelques pages à peine. Quelques pages qui donnent à voir le récit auquel on aurait pu avoir accès si l’auteur n’en avait pas décidé autrement.

Un chef-d’œuvre de la science-fiction et du fantastique, un récit qui marquera peut-être plus ceux qui n’ont pas vu la brillante adaptation de Carpenter, leur imagination vierge de toute image de la terreur arctique se laissera peut-être plus facilement emporter par cette nouvelle pas assez consistante à mon goût.

Résumé: En Antarctique, quelque part. Enfoui sous la glace, aux abords d’un artefact aux allures de vaisseau spatial, des scientifiques découvrent un corps congelé gisant là, sans doute, depuis des millions d’années. Un corps résolument inhumain. Résolument autre. Le choix est alors fait de ramener la stupéfiante découverte à la station pour étude. Doucement, la gangue de glace autour de la créature commence à fondre, libérant peu à peu cette totale étrangeté à l’aspect terrifiant. Et les questions de traverser l’équipe de chercheurs : qu’est-ce que cette chose ? Comment est-elle arrivée là ? Et après tout, est-elle seulement morte ? N’ont-ils pas mis au jour la plus épouvantable des abominations, une horreur proprement cosmique ? Récit haletant paru en 1938, proposé ici dans une nouvelle traduction, La Chose est un immense classique de la science-fiction mondiale. Porté à l’écran à trois reprises, ce court roman pose les bases du récit de SF horrifique.

  • Éditeur : BELIAL (5 novembre 2020)
  • Langue : Français
  • Broché : 130 pages
  • ISBN-10 : 2843449707
  • ISBN-13 : 978-2843449703
  • Poids de l’article : 130 g
  • Dimensions : 12.1 x 1 x 17.7 cm

ST VALENTIN / LEGO 30411 – Chocolate Box & Flower – Friends – Speed Build Review

Une adorable boîte de chocolats en forme de cœur et une jolie tulipe violette à construire. À garder pour soi ou à offrir à un proche pour lui montrer combien il est spécial.

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Sang chaud de Kim Un-su, conte du banditisme ordinaire

Des histoires de mafieux qui rêvent d’un ciel plus bleu où ils seraient les seuls maîtres du jeu, baignants dans l’argent facile et la luxure, on en a eu un sacré paquet ces dernières années. Au cinéma évidemment avec le légendaire Scarface avec Al Pacino, mais chaque médium a su raconter ses histoires de luttes de pouvoir sanguinaires qui nous fascinent d’autant plus que c’est un monde qui nous est étranger. Aujourd’hui c’est au tour de la Corée du Sud de nous faire partager le parcours d’un voyou de jours meilleurs.

Un voyou, nommé Huisu, qui n’est pas la vitrine de vente idéale pour cette vie de mafieu particulière. Jugez plutôt, à l’aube de la quarantaine son seul logement est une chambre d’hôtel meublé de manière spartiate, il n’a pas de compagne, pas d’enfants, avale des litres d’alcool et accumule les dettes de jeux comme s’il cherchait le meilleur moyen de finir en nourriture pour les oiseaux de l’île de la châtaigne, l’endroit où son clan se débarrasse des gêneurs. Les premières chapitres du roman nous plongent dans la psyché d’un homme sombre et dépressif mais qui se révèle attachant de par son cynisme, sa lucidité sur le milieu dans lequel il évolue et son romantisme désespéré.

Et encore heureux me direz-vous car Huisu est de toutes les pages, de tous les chapitres. Il nous accompagne durant toute cette découverte de la mafia sud-coréenne. Son histoire d’amour maudite avec l’ancienne prostituée Insuk est touchante. Un mélange de fierté et d’amour-propre les empêchent tous deux de profiter de leurs sentiments réciproque. La description tout en pudeur de leur relation est une grande force de l’ouvrage.

Tel un guide touristique quelque peu désabusé, Huisu nous fait découvrir un milieu criminel où règne une apparence de sérénité, où les caïds sont de vénérables vieillards qui avalent leur bouillon de poule quotidien et pratiquent le golf mais ne vous y tromper pas derrière le paravent d’honorabilités derrière lequel il se cache, les luttes de pouvoir s’intensifient et la tempête gronde. L’auteur a réussi son portrait de cette mafia ronrronante, qui préfère la contrebande de piments aux trafics de drogue. Les cent premières pages permettent de faire connaissance avec un milieu exotique, les règles ne changent pas tellement et toute la question est d’engranger le maximum de wons, la monnaie locale, mais l’auteur enrobe cela dans une ambiance côtonneuse dans laquelle survient parfois quelques passages plus glauques afin de nous rappeler dans quel genre d’histoire on se situe.

Cette première partie qui nous plante plutôt bien le décor de manière certes langoureuse mais charmante est suivi par une deuxième partie que j’ai trouvée moins convaincante. L’auteur a du mal à amener les enjeux de son intrigue ce qui fait que cette lutte de pouvoir pour le quartier de Guam paraît brouillonne, la profusion d’intrigants qui souhaitent leur part du gâteau entraîne une certaine confusion, on n’a parfois du mal à savoir qui fait quoi, qui trahit qui. Une chose de certaine finis la fausse camaraderie et l’ambiance cordiale de la première partie, place aux règlements de comptes, aux exécutions à la machette et aux festins sanglants. Cette seconde partie, au rythme plus soutenu, souffre de la comparaison avec une première partie, plus calme, mais qui parvenait à introduire ses protagonistes de manière plus solide. On peut dire que j’ai préféré l’annonce de l’ouragan à l’ouragan lui-même.

Sang chaud a le défaut de ces qualités. Il offre une plongée délicieuse dans la mafia sud-coréenne doublé d’un portrait convaincant d’un mafieux en mal de reconnaissance mais il ne parvient pas à transformer son récit du banditisme ordinaire en chroniques guerrières et sanglantes convaincantes. La faute sans doute à un rythme bancal, trop étiré dans sa première partie et trop resserré dans la seconde. Un ouvrage tout de même plaisant à lire et qui a le mérite de vous faire voyager dans un pays lointain.

Résumé: Huisu, homme de main pour la mafia de Busan, atteint la quarantaine avec pas mal de questions. Jusque-là, il n’a vécu que pour les coups tordus, la prison, les exécutions, tout ça pour se retrouver dans une chambre minable, seul, avec pour horizon des nuits passées à dilapider son argent au casino. Il est temps de premdre certaines résolutions.

Avec un solide couteau de cuisine dans son poing serré.

  • Éditeur : Matin calme (9 janvier 2020)
  • Langue : Français
  • Broché : 469 pages
  • ISBN-10 : 2491290006
  • ISBN-13 : 978-2491290009
  • Poids de l’article : 580 g
  • Dimensions : 15.7 x 3.4 x 22.6 cm

Piqûres de rappel – 13 janvier 2021 de Agathe Portail

Le major de gendarmerie Dambérailh a été missionné pour remplacer temporairement le chef de la brigade de Montraguil, petite bourgade paisible de Dordogne. Enfin, paisible… On note quelque agitation autour d’une châtaigneraie mise en vente par un monastère voisin et que se disputent un apiculteur et un propriétaire cherchant à étendre un parc photovoltaïque.

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Chronique : Avec ce nouveau livre qui n’est autre que la suite du superbe « L’année du gel » gagne en profondeur et en force dans ce récit qui est déjà un gros coup de cœur de cette année dans le genre du thriller. Si vous n’avez pas lu le tome 1 ce n’est vraiment pas grave c’est également une bonne entrée dans le style de l’auteur.   Agathe Portail immerge son récit dans une histoire à la où elle repart dans les terroirs et ici les apiculteurs qui frôle la démesure. Les idées qu’elle emploie sont proches de la folie, souvent totalement absurdes, mais on se plonge dans le monde qu’elle nous décrit car ce livre enchaîne les lieux comme  des plus étranges et des décors qui sont de plus en plus étranges.. Les descriptions sont nombreuses et précises . Il faut réussir à suivre l’auteur dans cet univers où l’absurde qu’il nous est dépeint : mais c’est aussi au lecteur de rester terre à terre et de ne pas croire chacune des théories de ses personnages . À chaque page, le lecteur peut rencontrer une nouvelle trouvaille qui repousse encore plus loin des limites qu’on pensait atteintes depuis longtemps. Les idées partent vraiment dans tous les sens historiquement ou non. L’auteur joue avec les superstitions et le Major Dambérailh côtoie ce monde où les cultures ce croise . Agathe Portail à également de l’humour avec Caragule & Crochat et leur trafic de dent, totalement hilarants !Tantôt incertain, tantôt sûr de son Major on se demande s’il est vraiment le personnage central de l’histoire ou s’il suit simplement le mouvement. Ce roman est agréable et la lecture et dés la dernière page refermer on veux continuer l’aventure.

Note : 9,5/10

Éditeur : Calmann-Lévy (13 janvier 2021) Langue : Français Broché : 384 pages ISBN-10 : 2702180302 ISBN-13 : 978-2702180303

Adventureman – Tome 01: La Fin et tout ce qui s’ensuit – 27 janvier 2021 de Matt Fraction & Terry Dodson

Tic. Toc. Tic. Toc… L’horloge sonne l’heure fatidique de l’affrontement final entre Adventureman et son rival, le Baron Bizarre. Accompagnés de leurs frères et sœurs d’armes, héros et vilains déploient leurs forces dans un duel titanesque, digne d’une bataille olympienne.

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Chronique : L’ancienne flic Claire et son fils Tommy sont de grands fans des histoires d’Adventureman et de son équipe d’amis super-héros, qui protègent une ville qui ressemble beaucoup à New York rencontre Gotham. Le dernier livre d’Adventureman a laissé des traces qui ne semblent pas très favorables à l’équipe de super-héros, alors Claire met Tommy au défi de trouver sa propre fin. Claire gère sa dynamique familiale turbulente dans le calme de la librairie de sa défunte mère, tous deux jouant à des jeux différents avec ses appareils auditifs. Un jour, un mystérieux client arrive et laisse à Claire un exemplaire plus ancien, peut-être la première édition d’Adventureman, et la fiction commence à s’imprégner de sa réalité. Des hommes faits d’insectes poursuivent Claire, elle trouve un mystérieux gratte-ciel qu’elle n’avait jamais remarqué auparavant, et des étrangers, qui ressemblent à des personnages de fiction, commencent à aider Claire.
Le début de ce livre vous déstabilisera complètement. Ne vous inquiétez pas, continuez à lire. Vous n’avez pas manqué un autre volume, il n’y avait rien avant cela, et tout cela aura bientôt un sens. La présentation de Claire et de sa famille est l’un des débuts les plus sincères et les plus authentiques du développement des personnages que j’ai vus depuis un certain temps. La déficience auditive de Claire est traitée de façon magnifique, les lettres de Cowles changent pour correspondre à son niveau d’audition – lorsqu’elle baisse le volume, les mots deviennent plus faibles ; lorsqu’elle les enlève complètement, les bulles de parole n’ont qu’un soupçon de mots, suffisamment pour que vous sachiez qu’il ne s’agit pas d’une simple faute d’impression, mais suffisamment faibles pour montrer le peu qu’elle entend sans eux. En raison de la quantité monstrueuse de préparation du premier numéro de ce volume , nous n’avons pas couvert une tonne de kilomètres dans l’histoire principale – ce qui fait que vous n’êtes pas prêt pour la fin du premier volume et que vous attendrez un peu pour le prochain.

Dodson investit beaucoup dans les palettes de couleurs pour ses illustrations. Les méchants sont entourés de verts et de violets, que les gentils gardent dans des tons terreux. Chacun des super-héros est magnifiquement conçu. Les illustrateurs ont également entremêlé des thèmes de vieilles bandes dessinées en pâte à papier dans leurs décors et leurs personnages, et cela porte ses fruits. C’est une bande dessinée vraiment très bien conçue.

L’image convient à tout le monde, mais la narration est un peu plus sophistiquée que dans un cadre élémentaire.

Note : 9,5/10

Éditeur : Glénat BD (27 janvier 2021) Langue : Français Relié : 168 pages ISBN-10 : 2344044809

Edmund Kemper – 27 janvier 2021 de Jean-David Morvan , Damien Geffroy & Facundo Percio

Récemment mis en lumière par la série Mindhunter, Ed Kemper est un serial killer qui a fait trembler l’Amérique. Enfermé à perpétuité, cet individu diagnostiqué comme un dangereux psychopathe est l’auteur de multiples meurtres tous plus sordides les uns que les autres.

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Chronique: Une Bd surprenante qui introduit bien les monstres de notre époque.. J’apprécie le temps que l’auteur prend pour présenter l’histoire et nous donner une idée de ce qui va suivre. L’introduction a été très bien faite. Elle est très bien faite. Professionnelle. Bien organisée et exécutée.

L’histoire est un peu courte. Cependant, elle ne manque pas de détails : faits, dates, noms, etc. Ils sont tous là et présentés de façon très linéaire. Je déteste quand les auteurs sautent d’une page à l’autre lorsqu’ils écrivent de vraies histoires de crime. JDMorvan s’en abstient ici et j’adore ça. Je ne pense pas que cette histoire soit aussi courte que concise et impliquante.

Les meurtres sont présentés de façon claire et sans parti pris de la part de l’auteur. Il ne tisse pas de liens avec la religion ou l’opinion. Il ne s’agit que des faits. Ils sont en quelque sorte plus horrifiants à cause de cela.

La fin a été une surprise. Je ne savais pas qu’il était encore en vie. Apprendre qu’il est toujours en prison et qu’il est l’inspiration de tant d’œuvres contemporaines qui comprennent de la musique et des films a été surprenant. Apprendre qu’il avait menacé un profileur en prison… cela faisait très serial killer 101.

Je pense que je me joins à sa famille en espérant qu’il ne sera jamais libéré sur parole.

La plupart des vrais livres de crimes s’enlisent dans les procédures policières pour trouver le tueur. Cette BD évite cela et va droit au but de l’histoire diabolique d’Ed Kemper. J’ai apprécié que l’auteur se concentre sur les événements des meurtres de Kemper et passe rapidement en revue les événements qui ont conduit à sa capture.

Note : 9/10

Éditeur : Glénat BD (27 janvier 2021) Langue : Français Relié : 144 pages ISBN-10 : 2344039538 ISBN-13 : 978-2344039533

Picsou et la fusée de la fortune – 27 janvier 2021 de Luciano Bottaro

Luciano Bottaro est connu du public français pour être l’auteur des aventures du petit pirate Pépito (en cours de réédition chez Cornélius). Mais il est aussi un des grands maîtres italiens qui s’est essayé avec succès à l’animation des personnages de Disney.

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Chronique : Le dictateur de Saturne Rebus est récupéré dans une clé Disney et comique et les habitants de Jupiter, dévoreurs de métaux de préférence précieux, sont présentés. Bottaro a l’opportunité de se livrer à la représentation de créatures et de paysages extraterrestres et à déformer les canards eux-mêmes, comme il le fera plus fréquemment dans les histoires de quelques décennies plus tard.
L’intrigue est pleine de gags visuels mais aussi verbaux et les éléments de satire sociale et politique ne manquent pas.
Donald devient le héros de Jupiter plus ou moins au hasard, mais au final, un Picsou plus cynique que jamais se moque de lui une fois de plus.
C’est sans aucun doute l’un des chefs-d’œuvre de Bottaro et l’une des histoires les plus représentatives de la première grande période de la bande dessinée italienne de Disney .Au cours de l’histoire, Bottaro subit ces déformations graphiques qui seront plus tard sa marque de fabrique: le pauvre Donald Duck, du fait de l’accélération de la navette, sera raccourci et allongé, subissant pour la première fois ces déformations qui, de manière encore plus lourde , devra passer, toujours par la main de Bottaro dans Donald Duck et le retour de Rebus . Dans la pratique, dans ces scènes, l’artiste est le véritable protagoniste, qui réélabore le personnage sous des formes nouvelles et inhabituelles.

Note : 9,5/10

Éditeur : Glénat Disney (27 janvier 2021) Langue : Français Broché : 192 pages ISBN-10 : 2344044922

Si ça saigne – 10 février 2021 de Stephen King

Les journalistes le savent : si ça saigne, l’info se vend. Et l’explosion d’une bombe au collège Albert Macready est du pain béni dans le monde des news en continu.

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Chronique : Stephen King l’a fait à nouveau et a imaginé une brillante série de quatre histoires ! Dans « Mr Harrigan’s Phone », vous apprendrez à ne jamais enterrer un téléphone portable avec un mort. Pourquoi ? Parfois, la communication peut dépasser le domaine de la mort. « La vie de Chuck » a commencé de façon un peu étrange, avec l’acte III pour être précis. Au début, j’ai pensé qu’il pourrait s’agir de quelque chose de futuriste. Mais ensuite, vous apprendrez qui était vraiment Chuck Krantz. Toute l’histoire est une sorte de chronologie de la mort annoncée. Puis nous arrivons à la plus longue histoire ici, « Si ça saigne ». Holly Gibney (que nous connaissons grâce à la trilogie Bill Hodges et The Outsider) se lance dans une nouvelle aventure. Un faux facteur livre un colis à une école. C’est explosif, beaucoup meurent. Mais qui est le mystérieux poseur de bombe et pourquoi Holly suit-elle un sinistre journaliste du nom de Chet Ondowsky ? Quel est le rôle de Dan Bell ? Si vous avez aimé The Outsider, vous allez adorer cette nouvelle. Veuillez lire The Outsider en premier pour en avoir l’aperçu complet. Suivi phénoménal de The Outsider. J’espère que ce n’est pas la dernière fois que nous avons des nouvelles de Holly et de ses amis. Nous en arrivons maintenant à la dernière histoire, « Rats ». Un professeur prend un congé sabbatique pour écrire son premier roman. Il se rend dans une cabane isolée dans les bois. Sera-t-il capable de finir son livre et qu’en est-il du rat ? Une grande histoire à la fin. De bons conseils sur la façon de s’occuper des rats. Maintenant, à la fin de ma critique, je peux absolument recommander cette série d’histoires ! Elles sont magiques et vous font réclamer plus de Stephen King.

Note : 9/10

Éditeur : Albin Michel (10 février 2021) Langue : Français Broché : 464 pages ISBN-10 : 2226451056