Cheyenne et Lola (OCS) : un western féminin entre Fargo et Breaking Bad

Dans un procédé désormais rodé pour toute série, Cheyenne & Lola débute sur une scène pré-générique (dite cold open) qui nous montre les deux protagonistes en sous-vêtement nettoyant une scène de crime. On ne sait ni qui elles sont, ni comment elles en sont arrivées là, mais quand l’une des deux apprend qu’un certain Yannick les rémunère seulement 50€ pour leur tâche, elle s’insurge “Pourquoi les hommes sont toujours radins avec nous ?”. S’il serait excessif d’affirmer que cette scène résume à elle seule toute la série, en bonne figure de style d’introduction pour un article comme celui-ci, elle propose déjà un bon aperçu de ce que la série veut nous racontera à travers son duo de personnages piqués au vif. Et puis, il est vrai que 50 balles pour nettoyer la basse besogne de la pègre du coin, c’est pas cher payé.

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Cheyenne est femme de ménage dans les ferrys qui font le transit entre la France et l’Angleterre. On la rencontre alors qu’elle veut partir au Brésil pour ouvrir un salon de tatouage, afin de fuir son ex-mari, un gangster qui reste accroché à elle malgré son incarcération. C’est par elle qu’on découvre petit à petit l’univers de la série : le Grand Nord, pas l’Américain, mais le Français, celui qui fait peut-être moins rêver et que Cheyenne veut absolument quitter. On s’immerge dans ces décors, à la fois mornes et chaleureux, dans cette ambiance proche du néo-western (la série dans les Hauts-de-France mais aussi à Cherbourg en Normandie). C’est dans ce contexte que Cheyenne rencontre Lola, bimbo de 27 ans complice d’une escroquerie pyramidale, bien plus attachée à ses statistiques Instagram qu’au respect de son prochain. Quand un meurtre va les forcer à travailler ensemble, le contraste entre les deux va donner lieu à des situations tantôt dramatiques, tantôt franchement comiques.
Car si Cheyenne est la force tranquille, une débrouillarde à qui tout le monde se fie, Lola est comme un poisson hors de l’eau, usant de ses charmes dans une ville qu’elle ne connait peu. Les deux actrices, Veerle Baetens (révélée dans Alabama Monroe) et Charlotte Le Bon, portent la série : très différentes, elles vont devoir se faire une place dans un milieu dominé par les hommes. Et notamment Yannick, le caïd du coin à la tête de tout le trafic de la région, qu’il soit de drogue ou d’humains. La série embrasse sa dimension policière et sociétale quand un trafic de migrant va redistribuer les cartes avec au coeur, Cheyenne & Lola. Au fil des épisodes, on nous présente toute une galaxie de personnages, qui auront chacun un lien entre eux, formant un maillage permettant à la fois de faire avancer l’intrigue, mais aussi d’en découvrir un peu plus sur cet univers si particulier.

On pense notamment à Babette, tenancière charismatique du “Bar des Amis” et dans l’ombre de son mari Yannick pour qui elle gère cependant les comptes. Un personnage énigmatique qui prendra de l’importance au fur et à mesure de la saison. Dans les seconds rôles, on se réjouit de la présence d’Alban Lenoir, bien connu des fans de Kaamelott et Hero Corp, en flic entre deux camps, ou encore Lubna Azaba, l’actrice du film Incendies de Denis Villeneuve joue ici l’avocate véreuse, mais pas trop, elle qu’on avait vu récemment dans des séries d’espionnage sur la BBC comme The Honourable Woman ou encore The Little Drummer Girl. Le casting sert cette galerie de personnages aux caractères bien marqués, on s’y attache peu importe la durée de leurs apparitions à l’écran, car ils n’ont aucune qualité de faire valoir et ont chacun leur importance.On apprend à connaitre tout cet entourage atypique (les voisins de Cheyenne, sa soeur extravagante, ses collègues) tout en comprenant un peu plus leur importance dans l’histoire et ses grandes thématiques. Cheyenne et Lola veulent toutes les deux s’échapper d’un certain emprisonnement moral, qu’il soit symbolisé par leur passé ou leurs choix regrettables. Malgré le contraste manifeste de leurs deux personnalités, elles vont apprendre à se connaitre et à travailler ensemble. La série dépasse la ficelle narrative d’une curieuse amitié entre deux contraires pour développer une relation qui permet aux deux personnages de se dévoiler au fil des épisodes dans un vrai jeu de sentiments. Lola, qui nous offre franchement les moments les plus drôles de la série, va prendre peu à peu de l’épaisseur dramatique, au-delà de la superficialité qu’elle ne cesse de projeter. Ce sont de vrais personnages de séries qu’on aime voir changer face à l’adversité, dont les conflits avec les autres et leur environnement ont l’effet de catalyseurs sur leurs personnalités et leur vision du monde.



Mais Cheyenne & Lola ne serait pas ce qu’elle est sans tout le travail de réalisation de Eshref Reybrouck et de son directeur de la photographie, Frederic Van Zandycke. On est sur chaque épisode scotché par certaines images, faisant la part belle aux arrière-plans urbains et industriels. On apprécie les nombreux jeux sur la profondeur, mais aussi les proportions, les personnages étant souvent écrasés par les proportions gargantuesques des bateaux qui passent par là. Il y a un vrai travail sur la couleur, une tonalité presque minérale qui renforce le côté western et organique de la série. En plus d’être très agréable à regarder, cette réalisation sert cette ambiance si particulière avec notamment une ambiance sonore et une musique qui nous rappellent tantôt Rectify, tantôt la partition désormais culte du jeu vidéo The Last of Us, pourtant dans un tout autre registre.Tous les éléments de la série, qu’ils soient narratifs ou esthétiques, s’imbriquent pour former un ensemble cohérent au service avant tout de ses personnages. En ça, Cheyenne et Lola est bien plus qu’un Thelma et Louise à la française et lorgne du côté de Fargo, une série qui a d’ailleurs été l’inspiration majeure de Veerle Baetens pour le personnage de Cheyenne comme elle l’évoque dans les lignes de France Info. La créatrice, Virginie Brac, parle d’elle d’un véritable “Breaking Bad dans les hauts de France” dans les lignes de 20 Minutes : la série a été un modèle dramaturgique pour la scénariste. Des comparaisons qui sont loin d’être excessives tant Cheyenne et Lola, par ses inspirations, mêlent des sensibilités flamandes, françaises et anglo-saxonnes dans une véritable série internationale.Cheyenne et Lola est diffusée sur OCS Max tous les mardis et disponible en intégralité à la demande.

La Petite fille aux allumettes sur Disney+ : découvrez cette pépite signée par le réalisateur du Roi Lion

Disney+ a mis en ligne le court métrage « La Petite fille aux allumettes », court métrage méconnu signé par le coréalisateur du Roi Lion, Roger Allers. Le film devait faire partie de « Fantasia 2006 », un projet finalement annulé.

Plusieurs courts métrages qui faisaient initialement partie de Fantasia 3, un projet avorté du studio Disney, ont tout de même été terminés et mis à disposition du public. Cette semaine, coup de projecteur sur La Petite fille aux allumettes. Adapté du célèbre conte d’Andersen, il présente une petite fille pauvre qui vend des allumettes pour vivre dans un Saint-Pétersbourg couvert de neige. Personne ne lui en achète et elle passe la nuit dans la rue, en plein hiver. Elle se réchauffe en craquant une à une ses allumettes, ce qui lui permet de fantasmer une vie meilleure.

Pensé pour être le second segment de Fantasia 2006, le court est muet, et mis en musique par le Emerson String Quartet sur une musique composée par Alexander Borodin. Il est mis en scène par Roger Allers, le coréalisateur du Roi lion et des Rebelles de la forêt. Long de seulement 6 minutes, le film possède quatre collaborateurs au scénario en plus d’Allers. Peut-être pour trouver la meilleure façon de traiter ce sujet tragique. Techniquement, ce court métrage est la dernière production Disney à utiliser l’animation par ordinateur, qui encre et peint de façon informatique.

Lorsque le projet Fantasia 3 est finalement annulé, plusieurs segments du film suffisamment développés sont tout de même finalisés et sortis, comme Lorenzo, Un par un ou Destino. La Petite fille aux allumettes a été présenté dans divers festivals et bénéficié d’une avant-première en septembre 2006, lui permettant d’être éligible aux Oscars. Il recevra une nomination au Meilleur court métrage animé mais perdra au profit du Poète danois. Il sera mis à disposition du public dans diverses sorties DVD et Blu-ray en accompagnement de La Petite sirène, un autre conte d’Andersen. Cette jolie pépite est désormais disponible aux abonnés Disney+.

Regardez « Mes 40 meilleures lectures de l’année à offrir à Noël ! » sur YouTube

La chaîne il est bien ce livre présente sa liste de ses meilleures lectures de l’année dans une longue mais passionnante vidéo. Vous cherchez quoi offrir à Noël à un proche qui a déjà tout lu ? La réponse est dans cette vidéo.

Coup pour coup sur Netflix

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Coup pour coup est une nouvelle série de thrillers Netflix d’Espagne (titre org. Los Favoritos de Midas ). Bien qu’il s’agisse d’une production espagnole, elle est basée sur une nouvelle de l’auteur américain Jack London. Avec seulement six épisodes, il est rapide à regarder.

Le casting de Coup pour coup

Cette nouvelle série espagnole de Netflix met en vedette Luis Tosar, Willy Toledo, Marta Belmonte, Carlos Blanco et Marta Milans. Le protagoniste principal est Victor Genovés, interprété par Luis Tosar. Plus récemment, nous avons vu la star de Luis Tosar dans le film Netflix Eye for an Eye (2020).

Bien que Luis Tosar ait fait de nombreuses productions, pour moi, il sera toujours associé à sa performance dans Sleep Tight (org. Titre Mientras duermes ) de 2011. C’est vraiment une petite histoire brillante qui a été parfaitement exécutée dans ce film d’horreur psychologique réalisé par Jaume Balagueró et écrit par Alberto Marini . Il a même été refait en Corée du Sud sous le nom de Door Lock (2019) .

Les fans de la série Netflix White Lines (2020), qui a malheureusement été annulée après une seule saison, reconnaîtront également Marta Milans. Elle est brillante dans Les Minions de Midas en tant que femme d’affaires très directe et sans fioritures, qui est également une vieille amie de Victor. Également dans un rôle clé, nous avons Bea Segura qui vous sera très familier si vous avez regardé la récente sortie de Shudder 32 Malasana Street .

The Minions of Midas – Netflix Review

Basé sur une courte histoire de Jack London

Situé dans le Madrid moderne, l’histoire est inspirée de la nouvelle de Jack London Les Minions de Midas . Bien sûr, Jack London était un auteur américain (mieux connu pour « The Call of the Wild ») et si la nouvelle adaptée pour cette série Netflix date de 1901, cela montre simplement qu’une bonne histoire ne perd jamais sa pertinence.

De plus, j’aime le fait que cette histoire comporte de nombreuses zones grises que vous serez tout à fait libre d’interpréter et d’aimer ou de détester à votre guise. Peu de choses sont vraiment noires ou blanches – ni dans la vraie vie ni dans cette histoire. Même s’il y a encore une différence très nette entre le bien et le mal!

Fait intéressant, cette série Netflix m’a rappelé le tout premier épisode de Black Mirror jamais sorti. Pas en termes de complot réel, mais au fait, quelqu’un fait chanter une personne tout en étant anonyme. En outre, les maîtres – chanteurs , il est très clair qu’ils agissent sur leurs menaces. Et ils le font!

Regardez Les Minions de Midas sur Netflix!

La mini-série a été co-créée et réalisée par Mateo Gil, qui a écrit le scénario avec Miguel Barros. Coup pour coup est la première série télévisée écrite par Mateo Gil tandis que Miguel Barros a également écrit sur les séries à venir Libertad (2020) et Gigantes (2018-2019) .

Cependant, si le nom Mateo Gil sonne une cloche, c’est probablement dû à d’autres films très réussis. Son premier long métrage en tant qu’écrivain était Abre Los Ojos qui a été refait aux États-Unis avec le titre Vanilla Sky (2001). En outre, il a écrit The Sea Inside qui a remporté le Gilden Globe et l’ Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2005.

Fondamentalement, ce à quoi je veux en venir est le fait que le créateur de Coup pour coup sait raconter une bonne histoire. J’ai senti que cela devenait parfois un peu trop lent, mais je reconnais aussi que nous devons nous mettre sous la peau des personnages et du monde dans lequel ils vivent. J’ai été incroyablement intrigué par le premier épisode et j’ai senti que l’épisode 2 était un un peu plus faible, mais ensuite il a repris.

Jetez un œil à cette mini-série Netflix si vous appréciez un bon thriller policier avec une intrigue intelligente. Comme mentionné précédemment, le titre original est Los favoris de Midas , et vous pouvez regarder une version doublée. Néanmoins, je vous recommande (comme toujours) de l’essayer en espagnol avec des sous-titres en premier.

« Quoi qu’il arrive je vous aime » Sur Netflix …un chef d’oeuvre

Si vous avez 12 minutes à perdre, veuillez regarder ce court métrage d’animation sur Netflix intitulé «  Quoi qu’il arrive je vous aime  ». Basé sur le chagrin et la douleur des parents qui ont perdu leur fille lors d’une fusillade dans une école aux États-Unis, cela pourrait être décrit comme une narration à son meilleur. Le film est écrit et réalisé par Michael Govier et Will McCormack.

Il s’ouvre sur une scène de salle à manger d’une mère et d’un père assis aux extrémités opposées de la table. Sans contact visuel et sans rien dire, ils s’assoient tranquillement et mangent. Le seul son que vous pouvez entendre dans la pièce est celui de la coutellerie et rien d’autre que du silence. L’agonie, la misère et la solitude du couple se manifestent à travers les couleurs du noir et blanc, qui donnent du volume et de la profondeur à leur histoire. Dans leur esprit subconscient, qui se présente sous la forme d’ombres noires, les deux se battent, se disputent et se font entendre. Mais en réalité, essayez de gérer la douleur à leur manière.

L’ensemble du court métrage est en noir et blanc à l’exception des choses qui appartiennent à la fille. Par exemple, la marque sur le mur de l’époque où la fille jouait au football, le t-shirt qui sort de la machine à laver et le drapeau américain sur le mur de son école. Nous rappelant que les seules couleurs que les parents ont laissées dans leur vie sont les souvenirs de leur fille. Il s’agit d’un film muet, avec même pas un seul dialogue pendant 12 minutes. Mais, comme on dit, le silence parle plus que les mots. Ici, un flot d’émotions vous a frappé de la toute première scène à la dernière.

Après avoir montré ce que la vie des parents est devenue après l’horrible tragédie, cela revient à ce jour terrible où ils emmenaient leur fille à l’école. Nous ne voyons aucun visuel de la fusillade, mais entendons simplement le bruit des coups de feu et des cris d’enfants. C’est alors que la fille envoie un message à ses parents: «Si quelque chose arrive, je t’aime».

Cela nous rappelle cette terrible journée où ils emmenaient leur fille à l'école.

Le film a réussi à produire un impact aussi puissant sur une courte durée. Cela vous fait réfléchir au chagrin de nombreux parents qui ont perdu un être cher à cause de la terreur des fusillades à l’école. Avec rien à dire, mais des tas d’émotions à ressentir, ce court métrage vous laissera certainement beaucoup de larmes.

Sirènes et vikings T2: Écume de nacre – 4 novembre 2020 de GIHEF – DOMINICI

Victime d’une prophétie, la jeune Freydis fut abandonnée par son clan de sirènes et recueillie par une famille viking. Élevée en guerrière et fière de son appartenance au peuple norrois, elle est prête à tout pour anéantir les sirènes, auxquelles elle voue une haine farouche. Mais les liens du cœur seront-ils plus forts que les liens du sang ?

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Chronique: Cette bd est vraiment bien tourné, l’univers est captivant. Ici, on va suivre le clan des sirènes et des norrois, deux peuples qui se vouent une haine depuis des siècles et se livre bataille à chaque fois qu’un des leur trépasse.
J’ai beaucoup aimé le déroulement de l’histoire, l’interaction des protagonistes. J’ai apprécié la tentative de trêve lancé par deux représentants de chaque clan, montrant à l’autre qu’ils ne sont pas si différents et qu’ils ne se connaissent pas si bien finalement. Mais la trahison rôde et des années de déchirement ne peuvent être effacés comme cela, surtout quand les complots s’en mêlent. Les auteurs nous livrent une histoire prenante et attachante avec une once de romance.
Le graphisme se prête à l’histoire et épouse à merveilles l’ambiance parfois sombre de ce volume. de plus, le réalisme du dessin est superbe, on distingue facilement les traits distinctifs que chaque peuplades.
Un dessin très plaisant et travaillé pour une histoire qui mélange divers univers, et des dialogues appuyés.

Note : 9,5/10

Broché : 56 pages ISBN-10 : 2731650273 ISBN-13 : 978-2731650273 Dimensions : 24.1 x 1 x 32 cm Éditeur : Les Humanoïdes Associés (4 novembre 2020)

Whisky de Arnaud Delalande, Stéphane Carrié, et al. | 12 novembre 2020

Lors d’une soirée totalement déjantée, Fix, trader déchu qui n’a plus goût à rien, fait la connaissance de l’un des plus grands dégustateurs mondiaux de whisky, Giorgio Paviani, aveugle. Celui-ci lui propose de relever un défi insensé lancé par un collectionneur italien : retrouver cinq whikies de légende dispersés aux quatres coins du globe

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Chronique : Whisky est un projet ambitieux et original qui permet d’en apprendre davantage sur cette boisson mais également sur notre civilisation. Les fictions développées dans la bd sont très différentes, en cohérence avec le contexte historique. Le contenu scénaristique est bien écrit face au contexte politique complexe. L’histoire, classique mais bien menée. Entre les lignes, on en apprend beaucoup sur le commerce du et les modes de consommation . On nous montre quelques moments comme ceux où le tandem nous fait comprendre le but de leur quêtes.
Voici une bd magnifique très bien écrit  dont on sent le travail pour aboutir à ce livre. On passe de l’émotion à la violence  par le regard des personnages qui ne s’attendent pas à ce qui va leur arriver. A lire et à recommander.

Note : 9,5/10

Broché : 130 pages ISBN-13 : 979-1037502339 Dimensions : 20.1 x 1.7 x 28.4 cm Éditeur : Les Arènes (12 novembre 2020)

Le Monde Atlantis: La Trilogie Atlantis, T3 de A.G. Riddle | 18 novembre 2020

Venu du plus profond de l’espace, un mystérieux signal révèle le secret des origines de l’humanité – et son ultime espoir de survie…

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Chronique : Le monde de l’Atlantide est le point culminant de la trilogie Origine. Dans ses premiers livres, A.G. Riddle a créé une histoire fraîche, diverse et complexe liant plusieurs domaines de la science et de l’histoire qui ferait tourner la tête d’un théoricien du complot. La Trilogie Atlantis a présenté nos protagonistes, le Dr Kate Warner et David Vale, aspirant à la carrière de MacGyver, alors qu’ils combattaient une organisation invisible en courant pour sauver leur vie. Ensemble, avec leurs alliés, ils ont couru pour trouver un remède à la peste de l’Atlantide, une pandémie mondiale menaçant de mettre fin à l’humanité ou de la modifier, tout en démêlant un écheveau de mystères entourant l’origine de l’homo sapiens. Le monde de l’Atlantide est la bataille finale pour le sort de l’humanité, révélant les objectifs de diverses factions à travers des millénaires d’histoire.

La fin est inattendue, mais elle est plus traditionnelle que les deux premiers livres de science-fiction. Au début de la trilogie, je ne savais pas vraiment si j’avais affaire à un thriller médical, à une histoire d’espionnage ou à un mystère sur la théorie du complot. La conclusion n’est pas parfaite et l’histoire a ses défauts, mais il faut féliciter Riddle pour ses débuts imaginatifs, pleins d’aventures à couper le souffle, de suspense intense et d’une intrigue complexe qui s’étend sur des éons et des étoiles.

Si vous décidez de lire La Trilogie Atlantis, je le recommande aux personnes qui aiment les intrigues complexes, l’aventure et la science-fiction, mais qui ont lu les critiques des deux premiers livres avant de se décider, et qui ont lu les livres dans l’ordre séquentiel. Si vous envisagez de lire cette fin après avoir lu les deux premiers livres, je vous encourage à le faire. L’histoire complète en vaut la peine pour un fan du genre. Vous pourrez dire que vous avez lu l’ouvrage de première année de A.G. Riddle lors de sa première publication.

L’auteur parvient à livrer un livre qui, tout en conservant le feeling des deux autres livres, offre une expérience complètement différente. Ce livre demande beaucoup de concentration et peut parfois vous laisser un sentiment d’épuisement. Pour moi, c’était une excellente expérience car j’avais l’impression de travailler pour me divertir.

Note : 9,5/10

Broché : 352 pages ISBN-13 : 979-1028121662 Dimensions : 14.2 x 2.2 x 21.3 cm Éditeur : Bragelonne (18 novembre 2020)

Une terre promise – 17 novembre 2020 de Barack Obama

Dans le premier volume de ses mémoires présidentiels, Barack Obama raconte l’histoire passionnante de son improbable odyssée, celle d’un jeune homme en quête d’identité devenu dirigeant du monde libre, retraçant de manière personnelle son éducation politique et les moments emblématiques du premier mandat de sa présidence – une période de transformations et de bouleversements profonds.

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Chronique : Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, ce mémoire ne sera pas pour tout le monde. Il vous met en garde dès le début… Il n’a pas maîtrisé la brièveté. C’est indéniable. Avec ses 768 pages sur papier et ses 29 heures et plus sur support audio (comme j’ai pu le constater dans le livre, lu par le président Obama lui-même), A Promised Land est un engagement. J’étais plongé dans le livre, très plongé, très plongé, quand j’ai soudain réalisé que nous étions encore dans la première année de sa présidence. (Aïe !)

Donc, c’est un engagement, mais ce n’est pas un slogan. Au contraire, je n’ai cessé de me dire que c’était un privilège d’avoir cette vision franche de ses pensées et de ses expériences, documentées de manière exhaustive. Maintenant, c’est Barack Obama, donc vous savez qu’il ne laisse pas échapper une seule anecdote ou un détail qu’il n’a pas soigneusement examiné, mais cela a vraiment l’air authentique. Par exemple, il dit beaucoup de choses élogieuses sur Hilary Clinton. De toute évidence, il la respectait suffisamment pour la nommer secrétaire d’État. Mais il ne fait pas l’impasse sur l’acrimonie des deux côtés lorsqu’ils se sont battus pour l’investiture démocrate. Et parfois, tout au long du livre, il fait un commentaire ou un coup de pinceau subtil. Une revanche, je pense. Rien à Washington n’est jamais oublié.

Ne pensez pas, en vous basant sur ce que j’ai écrit ci-dessus, que c’est une sorte de révélation mesquine. Vous savez que ce n’est pas le cas. Et si vous cherchez à savoir ce qui se passe à Washington en ce moment, vous ne le trouverez pas. Donald Trump n’est pas vraiment mentionné avant l’avant-dernier chapitre, juste quelques pages avant la fin du volume 1. D’un autre côté, une grande partie du monde actuel est préfigurée par le temps passé par le président Obama. Elizabeth Warren était professeur d’université. Lindsay Graham était prête à traverser l’allée. Les juges – à ce moment-là – étaient confirmés à la Cour suprême sans le spectacle complet de l’horreur partisane. D’une certaine façon, c’était une époque plus simple.

Il y a tellement plus de choses que je pourrais dire sur ce livre. Hélas, comme Barack Obama, je n’ai pas encore maîtrisé la brièveté. À ce stade, j’ai lu tellement de livres de tant de personnages de l’orbite d’Obama, que sa voix est maintenant au centre d’un portrait de l’époque à la Rashomon. Je conclurai en disant que, aussi long et exhaustif que soit ce livre, j’attends avec impatience la lecture des volumes suivants. (Celui-ci se termine avant même que son premier mandat ne soit terminé, alors qui sait combien il y en aura). Le livre est terriblement bien écrit.

Note : 9,5/10

Broché : 890 pages ISBN-10 : 2213706123 Poids de l’article : 1.1 kg ISBN-13 : 978-2213706122 Dimensions : 24.7 x 4.3 x 16 cm Éditeur : Fayard (17 novembre 2020)

The Mandalorian, saison 2, épisode 4 / Chapitre 12: The Siege

The Mandalorian Season 2 Episode 4 Recap: Time for Old Friends | NDTV  Gadgets 360

Il ne reste plus que quatre épisodes du Baby Yoda Show, mais jusqu’à présent, c’est amusant mais lent.

Arrivé à mi-chemin de La saison 2 de The Mandalorian , c’est le moment opportun pour voir jusqu’où le drame révolutionnaire nominé aux Emmy a évolué au cours des dernières semaines. Et la réponse, au niveau de l’intrigue, se trouve être «pas loin». Au cours de quatre épisodes, qui durent tous plus d’une demi-heure, sinon plus, Mando a fait un excellent travail pour faire sauter son vaisseau, se débattre avec un assortiment sauvage de créatures extraterrestres, se faire de nouveaux amis, se reconnecter avec quelques anciens, et garder Baby Yoda en vie tout en essayant de retrouver quelqu’un qui saura où les gens de Baby Yoda pourraient être.

C’est compréhensible si vous êtes frustré par la série telle qu’elle se présente actuellement; il ne se sent certainement pas aussi électrique que lors de sa première saison. Mais une grande partie de la frustration avec The Mandalorian se résume à ce que nous voulons que la série soit, pas à ce qu’elle est. Certains modèles ont été établis, y compris un rythme beaucoup plus tranquille que, très honnêtement, à quoi nous sommes habitués dans nos histoires de Star Wars : Chaque épisode n’a pas manqué d’action: la confrontation du dragon krayt du chapitre 9, la fuite du chapitre 10 des araignées de glace , L’aventure de braquage du chapitre 11 et l’attaque du chapitre 12 sur la base impériale ont tous été plus que des pièces maîtresses d’action conçues avec compétence pour structurer un épisode. Mais leur degré d’essentialité variable est le problème.

Je ne suis pas le premier à dire que la structure de l’histoire ne peut s’empêcher de rappeler les jeux vidéo traditionnels (« Mando, j’ai besoin que tu me fasses une faveur » est devenu un trope si souvent répété que les joueurs de jeux à boire, méfiez-vous ) – en particulier, des quêtes secondaires qui font avancer techniquement l’intrigue un peu plus loin grâce à une nouvelle pépite d’informations. Mais la raison pour laquelle les quêtes sont convaincantes est qu’il y a des personnages forts à leur base. Notre protagoniste Din Djarin (au cas où vous l’auriez oublié, c’est le vrai nom de Mando) allait toujours être difficile à faire vivre comme plus qu’un chiffre, et jusqu’à présent, cette saison a manqué de moments remarquables comme sa connexion étonnamment tendre avec la veuve chaude Omera ( Julia Jones) la saison dernière. Sa seule croissance personnelle notable – il ne faisait pas confiance aux droïdes jusqu’à ce que IG-11 sacrifie sa vie pour la sienne lors de la finale de la saison 1 – n’est pas grand-chose à accrocher, surtout lorsque vous ne pouvez pas voir son visage.

The Mandalorian' Season 2, Episode 4 Recap: Old School - The New York Times

Bien sûr, sa fidélité sans faille à Baby Yoda fait de lui notre précieux Space Daddy, mais si certaines des meilleures comédies de la série viennent de lui aux prises avec ses devoirs parentaux, il y a aussi jusqu’à présent une intrigue secondaire très négligée sur la forme physique de Mando en tant que parent – comme pourquoi il pense que c’est une bonne idée de demander à son jeune pupille de l’aider pour des réparations dangereuses à bord du navire …

Regardez, il est si facile de se nouer dans les détails de The Mandalorian , ce qui est tout à l’honneur de la série, car existant comme il le fait sur les bords de l’ univers Star Wars , au sens figuré et littéralement, ces détails sont un regard fascinant sur une histoire monde que nous ne comprenons généralement qu’à une échelle épique. L’un des grands moments de cette saison jusqu’à présent a été le flash-back du chapitre 9 dans la nuit où la deuxième étoile de la mort a été détruite, comme l’ont vécu les habitants de Mos Pelgo: un moment de triomphe, observé à distance, pour être jeté sous l’ombre grâce au Mining Collective se précipite pour ruiner la fête – un rappel que le pouvoir a toujours horreur du vide.

Assez convenablement pour la mi-parcours, le chapitre 12, « Le siège », a offert des informations réelles et substantielles sur la raison pour laquelle exactement Baby Yoda est un point d’intérêt pour l’Empire (oui, nous revenons à parler de midi-chlorians, y ‘tout). Et la seconde moitié de la saison pourrait accélérer l’action, maintenant que Mando semble avoir les éléments clés dont il a besoin pour se rapprocher de son seul objectif: réunir Baby Yoda avec son peuple.

Et parlons-en, au fait, car c’est probablement la seule grande décision à venir bientôt à notre ami Din qui pourrait le définir comme un personnage: il est clairement devenu amoureux de l’enfant, car la série insistera toujours pour l’appeler, mais sera-ce difficile pour lui de lâcher prise? De toutes les choses probables à venir cette saison, y compris l’arrivée d’Ahsoka Tano et un face-à-face avec Moff Gideon et son sabre noir, c’est celle qui m’intrigue le plus, car cette séquence nous en dira plus sur cette personne que mille claques de stormtrooper.

C’est aussi un moment parmi tant d’autres complètement déconnecté du récit principal de Star Wars , qui semble être une grande partie de son attrait pour ses créateurs. Quiconque vient jouer dans un bac à sable aussi bien établi que celui-ci le fait en sachant qu’il joue avec les jouets de quelqu’un d’autre à la fin de la journée. Cependant, Mike Ryan d’Uproxx a évoqué cette semaine l’idée que le créateur Jon Favreau est littéralement influencé par les jouets – en particulier la ligne Kenner Star Wars qui a fait de Boba Fett une obsession d’enfance pour tant de personnes à la fin des années 1970. Producteur exécutif Dave Filonià sa manière joue également avec des jouets – en particulier des personnages pré-établis comme Bo-Katan et Ahsoka Tano de la série animée de la semaine dernière.

Et c’est bien! Malgré des rythmes maladroits, des lignes de dialogue que vous pouvez voir venir à des millions de kilomètres, et le cas occasionnel d’un enfant en bas âge tentant un génocide, je dois dire que je m’amuse ici! Après des mois sans salles de cinéma, il est difficile de se mettre en colère contre une émission qui livre, à une échelle plus petite que d’habitude, des batailles spatiales et des extraterrestres sagaces et Timothy Olyphant faisant des choses Olyphant. Enfer, c’était même agréable de voir Gina Carano revenir cette semaine (malgré ses singeries sur les réseaux sociaux ces derniers temps me donnant de nombreuses raisons de souhaiter que Cara Dune tire un Poochie, même si je suppose qu’elle ne peut pas retourner sur sa planète natale … trop tôt?).

Plus important encore, la manière calme dont cette interprétation de l’ univers de Star Wars parvient à se sentir un peu plus sauvage, dangereuse et inclusive que ce qui a précédé doit être félicitée. Mais pour vraiment l’adopter, il semble qu’il faille s’installer dans l’idée de simplement jouer avec Space Lone Wolf et Cub, attendre patiemment les quelques choses que nous savons qui vont se passer, et en attendant simplement profiter de la vue, que ce soit magnifiquement des panoramas numériques rendus, Timothy Olyphant faisant des choses Olyphant, des Landspeeders plongeant au-dessus des falaises ou Baby Yoda se conduisant mal. Il est difficile de s’enthousiasmer pour la destination en ce moment. Mais ce n’est pas difficile d’apprécier le voyage.