Un toit pour Noël – 8 octobre 2020 de Rebecca HARRY

C’est le jour du réveillon, et Souricette vient d’arriver dans la Forêt des Cimes. Le temps de rencontrer ses voisins Plume, Renardeau et Nounours, voilà que le soleil est déjà presque couché… et Souricette n’a toujours pas de toit pour Noël !

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Chronique : Un grand coup de cœur sur cet album destiné à Noël. C’est un très bel ouvrage que les parents vont aimer raconter le soir avant le coucher de ses enfants.
Les illustrations sont très belles et scintillantes ; la neige brille de mille feux sur les branches des arbres et du vent. La grande gentillesse envers ses amis le jour de Noël est une vraie leçon de partage et d’amitié, ce qui est superbe est aussi la question du Père Noël qui est un sujet qui fait peur au parent en ce moment est abordé de façon simple et simplement par suggestion. Avec une jolie morale cet album est une belle leçon de partage et d’amitié.

Note : 10/10

ISBN-10 : 2324027046 ISBN-13 : 978-2324027048 Dimensions : 26 x 1 x 27.7 cm Éditeur : Grund (8 octobre 2020)

Timoté fête la Saint-Nicolas – 8 octobre 2020 de Emmanuelle MASSONAUD , Mélanie COMBES (

Aujourd’hui, c’est la Saint-Nicolas. À cette occasion, Timoté va rendre visite à ses cousins et assiste à la grande parade. Que de monde ! Dans la rue, Timoté émerveillé récolte des friandises, donne des carottes à l’âne de Saint-Nicolas et découvre, un peu effrayé, le Père Fouettard. Quelle journée magique !

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Chronique : Un livre de Timoté est toujours une une jolie histoire à raconté au enfants. Les couleurs du livre sont à la fois vives et douces et animent des dessins tendres et ronds. Il y a des détails charmants dans les illustrations. le jeune lecteur est invité à chercher des petites choses dans la page, à faire marcher son imagination et son observation. Il y a aussi un jeu de bonbon à la fin de l’album. L’album est adorable, Timoté et sa famille sont si mignons !

Note : 9/10

Relié : 32 pages ISBN-13 : 978-2324025891 ISBN-10 : 2324025892 Dimensions : 17.7 x 0.9 x 17.8 cm Éditeur : Grund (8 octobre 2020)

Pinceau magique – C’est l’hiver ! – 15 octobre 2020 de Mélisande LUTHRINGER

C’est magique ! Il te suffit de remplir ton pinceau avec de l’eau, puis de le passer sur les 6 décors de ton carnet pour voir apparaître en couleurs la magie de l’hiver. Attends un peu : les couleurs disparaissent à nouveau pour que tu puisses recommencer à l’infini !

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Chronique : En effet, les couleurs sont splendides et font ressortir les personnages en hiver ainsi que la végétation et tout ce qu’on peut trouver qui les accompagne de façon vraiment magnifique!
Les enfants prennent plaisir à « peindre » avec ce pinceau magique qui, une fois trempé dans de l’eau, peut faire découvrir de beaux paysages. En effet, en passant le passant le pinceau humide les couleurs apparaissent comme par magie!
Une belle activité que les enfants adorent!

Note : 9,5/10

Couverture à spirales : 14 pages ISBN-10 : 2324027100 ISBN-13 : 978-2324027109

Au coeur de la vague – 4 novembre 2020 de Patrick Chappatte

De mars à août 2020, Chappatte a tenu un journal dessiné de l’épidémie de Covid-19. Urgentistes, épidémiologistes, personnel soignant et personnel de service en sont les principaux protagonistes. Le dessinateur porte un regard sincère et poignant sur ces « combattants » de l’ombre.

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Chronique : Patrick Chappatte et les Arénes ose sortir cette bd reportage dans cette seconde vague et son peut dire que bravo parce qu’il s’agit ici d’un texte et une réflexion de la personne la plus posée, sensée et réaliste sur la crise actuelle. Loin de l’affectif et du politiquement correct qui se confond avec une dictature de la pensée par les temps qui court celui-ci nous décrit l’état de la santé dans le monde. Le moins que l’on puisse dire c’est que cela fait froid dans le dos et que l’argent a supplanté la vie des hommes. Je pense que cette Bd peut servir de déclic chez beaucoup d’entre nous afin de nous permettre de construire un monde ou l’être humain retrouvera sa juste place c’est à dire au centre. A partager au maximum et à faire lire à toutes les personnes curieuses ou perdues par les injonctions contradictoires de nos dirigeants. Patrick Chappatte a une écriture et un dessin lucide et très agréable à lire qui sert une immense expérience d’observation et de compréhension des pratiques scientifiques, de recherche et de la lecture des articles scientifiques. Son éclairage est utile, rassurant, étayé par de nombreuses et sérieuses sources et surtout très humain. Son humanité s’oppose radicalement à l’inversion des valeurs véhiculées par notre époque.

Note : 9,5/10

Broché : 124 pages ISBN-13 : 979-1037502650 Dimensions : 18.8 x 17.3 x 26.3 cm Éditeur : Les Arènes (4 novembre 2020)

À la folie, pas du tout – 5 novembre 2020 de M. J. ARLIDGE

Sept heures du matin. Alors que le soleil se lève dans un ciel rouge sang, une femme est retrouvée morte sur une route de campagne. Mais qui a bien pu tuer cette mère de famille et épouse aimée ?

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Chronique : M.J. Arlidge a créé un autre merveilleux roman pour séduire son large éventail de fans, dont beaucoup vont sûrement s’extasier devant ce septième épisode. Helen Grace est de retour dans un thriller qui donne un nouveau sens à la « course contre le temps ». Alors qu’elle se rend au travail, l’inspecteur Helen Grace est presque heurtée par un véhicule et tombe ensuite sur une victime apparente de carjacking, une femme ayant reçu deux balles à bout portant. Ce n’est qu’à ce moment que Grace réalise qu’elle a peut-être vu le tueur, au volant et s’éloignant à toute vitesse de la scène. Appelant son équipe, l’inspecteur Grace commence une enquête pour déterminer ce qui s’est passé et qui pourrait être derrière cet acte odieux. Pendant ce temps, les deux jeunes en trench-coat ont une deuxième cible en tête lorsqu’ils descendent chez un chimiste. Une confrontation à ce moment-là entraîne une plus grande effusion de sang, bien que les tueurs soient moins soucieux d’être identifiés lorsqu’ils laissent une victime derrière eux. L’inspecteur Grace reste déterminée à trouver les tueurs et un indice permet d’entamer la poursuite, mais ces tueurs sont un peu trop sournois et ont toujours une longueur d’avance. Alors que les minutes se transforment en heures, la journaliste Emilia Garanita refuse de laisser passer cette nouvelle, d’autant plus qu’elle n’a pas beaucoup de marge de manœuvre pour avoir mené à la machination de DI Grace. Trouvant un moyen d’aborder l’histoire de son propre point de vue, Emilia est rapidement prise au milieu d’une situation qui évolue et pourrait devenir la prochaine victime. Lorsque tous les regards se tournent vers une école locale, DI Grace sait qu’elle n’a pas le temps de réfléchir aux prochaines étapes, même si des réponses rapides entraînent parfois des erreurs dramatiques. Deux tueurs ne font bientôt plus qu’un et la chasse est ouverte, avec suffisamment de miettes de pain pour prédire où le tueur ira ensuite. Mais qu’est-ce qui alimente ce déchaînement d’un jour et l’inspecteur Grace pourra-t-il l’arrêter avant que quelqu’un d’autre ne soit tué ? Arlidge s’appuie sur les défauts des personnages des romans précédents pour construire une histoire merveilleusement sombre qui entraîne l’inspecteur Helen Grace dans toutes les directions et bien au-delà de son point de rupture. Merveilleux pour les fans de la série mais probablement pas un bon point de départ pour ceux qui sont curieux de connaître Helen Grace. Il vaut mieux commencer là où tout a commencé et travailler jusqu’à ce point culminant explosif.

Je me souviens d’avoir lu la série Helen Grace l’été dernier et d’avoir été fasciné par la construction des personnages tout au long de la série. Cette histoire a un aspect intéressant qui diffère considérablement des autres romans de la série, et qui mérite une discussion dans un instant. Arlidge continue à développer la série Helen Grace après son incarcération, car elle est obligée de se résoudre à l’arrestation, à la peine de prison et à l’éventuelle exonération pour avoir été piégée. Pendant ce temps, d’autres personnes autour d’elle sont obligées de se réadapter, de voir Helen sous un nouveau jour ou d’essayer de revenir à ce qu’elles ressentaient avant, bien que l’odeur de la prison rende cela difficile. Le style de ce livre laisse peu de temps à la croissance d’Helen, mais la vie du tueur est explorée dans le récit, de telle sorte que le lecteur peut s’attirer une forte affinité avec le chasseur. En parlant de l’unicité du livre, la plus grande partie se déroule en une seule journée, à la Jack Bauer et la série télévisée « 24 ». La course est toujours en cours et l’histoire se développe sur de petites périodes de temps. Bien que certains lecteurs aient déploré cette approche, je ne saurais trop l’applaudir, car les courts chapitres demandent ce petit passage du temps. Le récit reste vif au fil des minutes et l’histoire se développe au fur et à mesure que le lecteur tourne la page (qui devient heureusement répétitive). Brillamment conçu et puissant dans sa présentation, Arlidge met le lecteur au défi de poser le livre

NOTE : 9,5/10

ISBN-10 : 2365695507 ISBN-13 : 978-2365695503 Éditeur : Les escales éditions (5 novembre 2020)

Eté 85 (DVD/BRD/VOD le 17 Novembre 2020) /De François Ozon Avec Félix Lefebvre, Benjamin Voisin, Philippine Velge

L’été de ses 16 ans, Alexis, lors d’une sortie en mer sur la côte normande, est sauvé héroïquement du naufrage par David, 18 ans. Alexis vient de rencontrer l’ami de ses rêves. Mais le rêve durera-t-il plus qu’un été ? L’été 85…

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Chronique : Le roman pour adolescents ‘La danse du coucou » (Dance on my Grave) d’Aiden Chambers, François Ozon l’a lu pour la première fois … en 1985, à l’âge de 17 ans, bien avant d’être cinéaste. Cela aurait pu être son premier long-métrage, ce n’est finalement que son dix-neuvième, juste après Grâce à Dieu, mais l’on sent bien que le réalisateur y a mis l’énergie des premières fois pour une histoire qui est celle d’un lumineux amour de jeunesse. Mais attention, à force de parler de film solaire et élégiaque, il ne faudrait pas oublier que Été 85 a aussi un côté très sombre. Ce n’est évidemment pas une nouveauté chez Ozon, ce mélange des genres, avec un côté transgressif qui fait pencher certains moments vers le burlesque un rien choquant (les scènes de la morgue et du cimetière). Le film assume l’aspect romance éthérée et estivale de son sujet mais l’enveloppe de nuages noirs dès son entame qui le positionne comme un puzzle à reconstituer (à vrai dire, le suspense est assez vite éventé mais ce n’est pas l’essentiel). Beaucoup de choses sont à mettre au crédit du film : le grain de ses images (tournage en pellicule) qui donne une grande sensualité aux gros plans, sa B.O où In Between Days (The Cure) et Sailing (Rod Stewart) activent la nostalgie, la mise en scène toujours à la bonne distance et surtout l’interprétation épatante des deux principaux protagonistes, Félix Lefebvre et Benjamin Voisin, dont l’alchimie est évidente. Ceux qui suivent le cinéaste depuis ses débuts reconnaîtront aisément son univers et de multiples références à ses films précédents. Il y en a également une très directe à La Boum, amusante mais aussi extrêmement pertinente pour comprendre ce qui unit et ce qui sépare les deux héros d’Été 85. Le prochain film d’Ozon devrait se tourner avec Sophie Marceau. Tout est donc absolument raccord.

Note : 9,5/10

Rapport de forme : 1.85:1 Classé : Tous publics Dimensions du colis : 19.2 x 13.6 x 1.4 cm; 70 grammes Audio description : : Français Réalisateur : François Ozon Format : PAL Durée : 1 heure et 40 minutes Date de sortie : 17 novembre 2020 Acteurs : Félix Lefebvre, Benjamin Voisin, Philippine Velge, Valeria Bruni Tedeschi, Melvil Poupaud Langue : Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0) Studio  : Diaphana

Eté 85

Divorce Club (VOD le 18 Novembre 2020 & en DVD le 2 Décembre 2020) /De Michaël Youn Avec Arnaud Ducret, François-Xavier Demaison, Audrey Fleurot

Après 5 ans de mariage, Ben est toujours aussi éperdument amoureux. Jusqu’au jour où il découvre en public que sa femme le trompe : humilié et plaqué dans la foulée !

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Chronique : Pour le 3e film de Mickaël Youn. Divorce Club est pour moi un pari gagnant, c’est une comédie avec une très bonne énergie. On retrouve de nombreux conneries proposé par Mickaël Youn comme à son habitude. Il a bien proposé du show et du rire, un véritable spectacle dans le film. Cette comédie est bien vivable dans l’ensemble. Ce film a reboosté le cinéma français en quelque sorte. Une production très bien réussi même si on va pas dire que c’est original non plus. Avec Mickaël Youn on s’attendait exactement ce qui va se passer dans le film plus ou moins. Une comédie très enrichissante et enthousiaste avec plein de bonnes volontés et des idées très bien reçues même si faut faire attention à ne ce soit pas trop lourd parce que avec les critiques de ce que j’ai lu ça a l’air assez lourd dingue au premier coup d’oeil. Avec des blagues très « sales » c’est vrai que ça donne un petit malaise. Mais quand vous entrez dans la salle, vous pétez un plomb, c’est des barres de rire ! Un bijou d’humour sans cesse ! Après ça reste une comédie française, c’est vrai qu’on n’a pas l’attention de solliciter ce genre de films. Mais là pour le coup ça donne envie d’aller parce que c’est la comédie de l’été. Alors pas forcément d’aller le voir, mais je vous sollicite énormément pour ce film qui a du charme et qui fait du bien en cette période très douloureuse. Avec un casting prenant avec Arnaud Ducret, François Xavier-Demaison, Audrey Fleurot, Mickaël Youn, Mcfly et Carlito bref du très beau monde. Quelque soit le résultat de ce film. Mickaël Youn a fait un pari gagnant nettement réussi pour sa réalisation et son scénario plutôt pas mal et très passionnant. Une comédie sympathique ou l’on n’a pas besoin de réfléchir !!! Ce n’est pas un film qui va rester dans l’histoire du cinéma et je ne me suis pas ennuyé malgré des réserves au départ.

Note : 8,5/10

Rapport de forme : 2.39:1 Classé : Tous publics Audio description : : Français Réalisateur : Michaël Youn Format : PAL Durée : 1 heure et 44 minutes Date de sortie : 2 décembre 2020 Acteurs : Arnaud Ducret, François-Xavier Demaison, Caroline Anglade, Audrey Fleurot, Michaël Youn Langue : Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0) Studio  : M6 Vidéo

Divorce Club

Intégrale Alien sur Amazon Prime

L’intégralité de la saga « Alien » vient d’arriver sur Amazon Prime Vidéo

40 ans Alien : 35 secrets sur le film culte de Ridley Scott - Actus Ciné -  AlloCiné

LIEN : https://www.primevideo.com/search/ref=atv_nb_sr?phrase=alien&ie=UTF8

Il y a 40 ans et des poussières, l’héroine Ripley (Sigourney Weaver) débarquait sur grand écran et nous faisait frissonner face à Alien. La plateforme Amazon Prime Vidéo vient d’ajouter à son catalogue l’intégralité de la franchise, du premier volet Alien, le huitième passager en 1979 à Alien Covenant en 2017.

LEGO Harry Potter 2021 : les nouveautés Hogwarts Moments sont en ligne

LEGO Harry Potter Hogwarts Moment 2021

Du nouveau dans la gamme LEGO Harry Potter 2021 : une série de livres à construire Harry Potter Hogwarts Moments avec à l’intérieur de chacun une salle de classe de Poudlard à découvrir, un professeur et deux élèves. Et du mobilier pour la meubler.

Quatre livres, aux couleurs des quatre maisons de Poudlard : Gryffondor, Serpentard, Poufsouffle et Serdaigle. Comme le précise LEGO : “toute la collection s’emboîte pour créer une expérience de jeu à 360° dans le cadre de Poudlard”. Les dimensions des livres sont 12 cm de haut, 8 cm de large et 4 cm de profondeur.

Sortie prévue le 1er janvier 2021 au prix de 29,99€. Les nouveautés sont déjà en ligne sur le Shop officiel LEGO :

Livres LEGO Harry Potter 2021

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L’affaire Léon Sadorski de Romain Slocombe, sombre époque, sombre cœur

Voilà un roman noir qui remporte haut la main le prix de l’originalité. Pensez donc, prendre comme personnage principal un flic ripoux et collabo afin de revenir sur la période la plus honteuse de l’histoire française, à savoir l’occupation allemande durant la Seconde Guerre Mondiale. Une œuvre qui marche sur la corde raide tant le sujet est encore délicat à aborder de nos jours mais qui s’en tire plutôt bien.

Le récit est donc avant tout le portrait d’un homme, un anti-héros comme on en fait peu. Tout le génie de l’auteur est d’être parvenu à dresser le portrait d’un homme de son époque tout en apportant quelques nuances salvatrices pour le lecteur, histoire de se dire que l’on n’est pas en train de suivre les enquêtes d’un parfait salopard, même si on en ait pas loin. L’inspecteur Sadorski est donc un homme de son époque, traumatisé par un épisode sanglant de la drôle de guerre, misogyne, raciste et fervent patriote. Un antisémitisme convaincu finit de brosser le portrait de ce français fier de collaborer avec l’Allemagne. Au niveau professionnel ce n’est guère plus reluisant, Sadorski empoche régulièrement des pots-de-vin, applique à la lettre les consignes de l’occupant, voue un culte au maréchal Pétain, capable des pires manipulations pour parvenir à ces fins et n’a rien contre la torture lors des interrogatoires. Un homme charmant donc, qui malgré son dévouement à la cause nazie aura l’occasion de découvrir les prisons douillettes de Berlin ainsi que les pratiques d’incarcération qui n’ont rien à envier aux prisons françaises. Ce sera l’une des seules occasions de voir se fendiller le masque mesquin de l’inspecteur et d’y déceler une trace d’humanité. Un personnage détestable donc mais que l’on prend plaisir à voir se débattre entre patriotisme mal placé et servilité infâme. Il y a juste une scène vers le dénouement qui m’a un peu surpris par son voyeurisme. Une scène qui tranche avec l’élan d’empathie dont il a pu faire preuve quelques pages en amont mais c’est un détail, globalement l’auteur dresse un portrait convaincant d’un homme complexe.

En ce qui concerne l’intrigue celle-ci ne commence qu’après cet intermède douloureux sur les terres d’Hitler. En fait d’enquête durant l’occupation l’auteur a surtout voulu retranscrire le quotidien d’un policier durant cette période trouble. On suit donc ce cher Sadorski durant des rafles, des contrôles publics, des interrogatoires musclés et lors de promenades bucoliques avec des officiers allemands. L’enquête passe quelque peu au second plan sans pour autant que le rythme s’en retrouve alourdi. La description du travail auquel s’applique l’inspecteur est suffisamment glaçant pour nous maintenir en haleine.

Par contre il faut souligner que l’auteur n’est pas vraiment parvenu à décrire Paris et l’atmosphère de cette France pétainiste. La faute a un style technique qui déroule tout l’organigramme des services de police français et ceux de la Gestapo mais oublie d’insuffler un peu de caractère aux rues de Paris. Le roman s’attache beaucoup à la psychologie de son personnage principal, qui est une réussite, mais ne parvient pas à nous faire respirer l’air de cette époque si particulière dans les lignes de son récit.

Un roman courageux, qui a le mérite de regarder en face un passé que beaucoup préfèrent oublier. Un roman original mettant en scène un personnage à la psychologie fine, un monstre persuadé de servir une cause juste mais avec tout de même un certain sens de la justice. Un récit qui ne peut laisser indifférent, un témoignage nécessaire sur une sombre époque hanté par de sombres coeurs.

Résumé: Avril 1942. Au sortir d’un hiver rigoureux, Paris prend des airs de fête malgré les tracas de l’Occupation. Pétainiste et antisémite, l’inspecteur Léon Sadorski est un flic modèle doublé d’un mari attentionné. Il fait très correctement son travail à la 3e section des Renseignements généraux, contrôle et arrête les Juifs pour les expédier à Drancy. De temps en temps, il lui arrive de donner un coup de main aux Brigades spéciales, d’intervenir contre les  » terroristes « .
Mais Sadorski est brusquement arrêté par la Gestapo et transféré à Berlin, où on le jette en prison. Le but des Allemands est d’en faire leur informateur au sein de la préfecture de police… De retour à Paris, il reçoit l’ordre de retrouver son ancienne maîtresse, Thérèse Gerst, mystérieuse agent double que la Gestapo soupçonne d’appartenir à un réseau antinazi.

  • Poids de l’article : 499 g
  • Broché : 512 pages
  • ISBN-10 : 2221187776
  • ISBN-13 : 978-2221187777
  • Dimensions : 14.2 x 3.6 x 22.6 cm
  • Éditeur : Robert Laffont (25 août 2016)
  • Langue : : Français